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Un an après l’apparition de l’épidémie, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge appelle à poursuivre les efforts entrepris et à utiliser les « bons mots » contre l’Ebola

Publié: 20 mars 2015

Genève, 20 mars 2015 – Il y a un an l’Afrique de l’Ouest était touchée par une épidémie d'Ebola, qui a fait des milliers de victimes et laissé de profondes cicatrices dans les communautés et les pays touchés.

Pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’excès de confiance et le silence sont aujourd’hui nos plus grands ennemis dans le cadre de la lutte contre la maladie. Aussi il a décidé de lancer aujourd'hui une campagne de sensibilisation internationale autour de l'utilisation de « mots justes » pour en finir avec l’Ebola.

L’objectif de cette campagne – Des mots contre Ebola - est de promouvoir des activités d’information et de sensibilisation afin de réduire la peur, d’éviter tout excès de confiance et de créer une communauté de soutien à l’échelle mondiale afin de parvenir à l’objectif de zéro cas d’Ebola.

Le matériel médical seul n’est plus suffisant. Certaines pratiques doivent changer et les mots sont les meilleurs outils pour y parvenir, même si cela prendra du temps et nécessite un engagement indéfectible.

Poursuivre les efforts engagés

Des hauts responsables du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Genève appellent ensemble à la poursuite des efforts engagés pour lutter contre l’Ebola et à ne pas abandonner à leur sort les populations d’Afrique de l’Ouest.

«Nous sommes arrivés à un carrefour», prévient Yves Daccord, Directeur général du CICR. Nous pouvons emprunter le chemin qui est devant nous et qui consiste à encourager la solidarité au niveau international de manière continue et à mettre en avant l’héroïsme des volontaires locaux et des travailleurs de santé sur le terrain. Alors, nous pourrons atteindre l’objectif de zéro cas d’Ebola, renforcer les systèmes de santé et permettre aux communautés touchées de se relever de leurs blessures. »

«Mais si nous nous engageons sur la voie de l’excès de confiance ou succombons à la lassitude, nous pourrions nous retrouver face à une catastrophe silencieuse endémique, qui, à l'approche de la saison des pluies, ne fera que rendre l'accès aux collectivités encore plus difficile », prévient-il.

Ensemble nous pouvons stopper l’Ebola

La campagne Des mots contre Ebola Against Ebola est lancée en parallèle de plusieurs évènements médiatiques en Europe et en Afrique de l’Ouest.

« Utilisons le pouvoir des mots pour dissiper idées préconçues, promouvoir le dialogue et l'engagement auprès des communautés, encourager un changement de comportement, et, au final, parvenir à l’objectif de zéro cas d’Ebola », indique Elhadj As Sy, Secrétaire général de la Fédération internationale.

La limitation des pratiques funéraires qui voyaient les proches des victimes manipuler des corps encore contagieux est l’un des principaux facteurs de réduction des cas d’Ebola au cours de cette année. Mais dans certains endroits, ces pratiques dangereuses ont toujours cours.

Les trois pays les plus touchés par le virus Ebola – la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone – continuent de faire état du refus de certaines communautés de coopérer dans le cadre de la mise en place de mesures de santé publique, un refus qui va parfois jusqu’à des agressions contre les intervenants.

«Nos mots et nos actions peuvent changer les choses. Ils ouvrent la voie vers le retour à la confiance et à la résilience. Nous avons besoin de mots pour briser la stigmatisation dont les travailleurs de santé et les survivants sont victimes ; des mots pour éduquer les communautés sur la façon dont l’Ebola se propage ; des mots de solidarité venant du reste du monde pour dire aux gens que nous ne les laisserons pas tomber et qu’ensemble nous pouvons stopper l’Ebola », rappelle Elhadj As Sy.

Notes aux rédacteurs :

  • De plus amples informations concernant la campagne Des mots contre Ebola sont disponibles sur le site : www.wordsagainstebola.org. 
  • Il y a exactement un an, l'OMS faisait publiquement état pour la première fois d’une épidémie d'Ebola en Guinée. Des résultats confirmant qu’il s’agissait bien du virus Ebola sont parvenus à l'Institut Pasteur de Lyon le 22 Mars 2014 et, depuis décembre 2013, les cas suspects et les décès n’ont cessé de s’accumuler en Guinée.
  • La Fédération internationale a mis en place des programmes de préparation et d’intervention dans 16 pays africains. Le CICR est, quant à lui, très présent dans la région, en particulier au Libéria et en Guinée, du fait des conflits qui s’y sont déroulés. Six appels, dont le montant total s’élève à 100 millions de francs suisses, ont été lancés par la Fédération internationale afin de financer les interventions, qui visent à atteindre 39 millions de personnes.
  • Depuis le début de la crise, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont inhumé dignement et en sécurité plus de 15°000 personnes, fourni des soins médicaux au travers de la création de trois centres de traitement (un en Guinée et deux en Sierra Leone), et mené des activités de recherches des personnes entrées en contact avec les malades, de soutien psychosocial et de mobilisation sociale dans les trois pays les plus touchés.
  • Trente-neuf Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont beaucoup proviennent du continent africain, ont pris part aux interventions.
  • Les volontaires vivant dans les communautés touchées ont été parmi les premiers à répondre à la crise.
  • Dans les trois pays les plus touchés, plus de 4500 volontaires de la Croix-Rouge étaient présents sur le terrain aux côtés des autorités locales et des acteurs internationaux rien qu’au cours des dernières semaines.

Pour plus d’informations, prière de contacter :

A Genève :

  • Benoit Carpentier, chef de l’équipe de communication publique, FICR,

Tél : +41 79 213 24 13, courriel : benoit.carpentier@ifrc.org

 

  • Claire Kaplun, responsable des relations publiques, CICR

Tél: +41 79 244 6405, courriel: ckaplun@icrc.org

A Accra :

  • Corinne Ambler, Coordonnatrice régionale chargée de la communication Ebola

Tél. +233 (0) 266 444 374, courriel : corinne.ambler@ifrc.org 

A Dakar :

  • Nicole Robicheau, Coordinatrice de la communication Ebola, Tél : +41 (0)79 124 4126 courriel : nicole.robicheau@ifrc.org 

A Addis Ababa:

  • Katherine Mueller, Responsible de la communication, FICR Afrique

Tél: +254 731 688 613 or +251 930 03 3413, courriel: katherine.mueller@ifrc.org

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La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.