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Redtalk – Les jeunes en tant qu’agents du changement de comportement : promouvoir une culture de non-violence et de paix

Dr Katrien Beeckman, cheffe du département Principes et valeurs, Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et auteur de l’initiative YABC.

C’est l’histoire d’une petite dame âgée et éclopée qui tenait un stand à hamburgers dans le centre de Manhattan, à New York. Ce stand était connu à des kilomètres à la ronde parce qu’il défiait tout simplement l’imagination. On y trouvait des hamburgers de toutes sortes. Des hamburgers avec des cornichons, des oignons et du ketchup – un classique –, mais aussi des hamburgers à la glace aux noix ou aux graines de tournesol pour favoriser la digestion. Arriva une riche femme d’affaires de Wall Street, qui voulait repousser les limites du possible. Avec impatience, elle se précipita vers la vieille dame et lui dit : « Faites-m’en un avec tout ». Lentement et méticuleusement, la vieille dame rassembla toutes les garnitures une à une, même le tournesol, et tendit le hamburger à la cliente, qui lui remit un billet de cent dollars en disant « je n’ai pas de monnaie, vous avez du change ? » La veille dame lui sourit, rangea le billet dans sa caisse qu’elle ferma. « Le changement, madame, vient de l’intérieur ». Ce RedTalk est dédié aux jeunes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier, et rend hommage à leur action et à leur engagement, que reflète la Déclaration de la Jeunesse de juillet 2009. Cette déclaration a été publiée lorsque les jeunes se sont rassemblés pour célébrer le 150e anniversaire de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, commémorer la bataille de Solferino et honorer Henry Dunant, notre fondateur : « Dans un monde où les défis abondent, nous les jeunes du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous nous engageons à : 1. encourager un changement profond et le développement de compétences pour promouvoir l’harmonie et les attitudes positives au sein des communautés ; 2. vivre nos sept Principes fondamentaux, en tant qu’agents du changement de comportement au sein de nos communautés […] ».

Alors que je me préparais en 2008 à prendre mes fonctions actuelles, j’ai constaté que deux questions revenaient sans cesse dans les documents officiels de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il m’a semblé qu’elles représentaient l’essence même de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

La première était : comment traduire dans la pratique la connaissance et la compréhension théoriques de nos sept Principes fondamentaux ? Autrement dit, comment vivre ces Principes fondamentaux, comment en imprégner ce que nous sommes et ce que nous faisons, comment nous en imprégner en tant qu’individus dévoués à la Croix-Rouge et au Croissant-Rouge ?

La seconde était : comment pouvons-nous promouvoir un changement d’attitude, de mentalité et de comportement au sein des communautés ? Cette question se posait depuis 1999, quand la Fédération internationale s’était engagée, dans sa Stratégie 2010, à favoriser dans les communautés un changement de comportement en faveur de la non-discrimination et du respect de la diversité. Aujourd’hui, une importance encore plus grande est donnée à cette question dans notre Stratégie 2020, qui établit que l’un de nos trois objectifs stratégiques est la promotion d’une culture de non-violence et de paix.

En examinant les engagements et les décisions pris par les responsables des Sociétés nationales et par les États à la Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, des idées me sont venues pour une initiative que le département Principes et valeurs pourrait proposer à nos membres. Le premier élément de réponse était qu’en vivant conformément à nos Principes fondamentaux ou en montrant l’exemple, nous serions à même d’inspirer un changement de comportement. D’autres éléments m’ont paru essentiels : le fait de donner aux jeunes les moyens de jouer un rôle de leadership ; le pouvoir de l’éducation non formelle par les pairs ; et l’importance de l’éducation humanitaire au-delà du cognitif, pour toucher les cœurs et faire appel aux sentiments.

C’est ainsi que l’initiative YABC (Youth as Agents of Behavioural Change – les jeunes en tant qu’agents du changement de comportement) est née. J’ai mélangé tous ces ingrédients pour en faire un cocktail savoureux, attrayant et novateur.

Mais revenons à la question centrale. Comment vivre conformément à nos Principes fondamentaux ? Prenons le principe d’humanité. Dans son Commentaire, l’un des grands penseurs de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Jean Pictet, explique qu’il consiste, notamment, à soulager les souffrances des hommes et à traiter humainement les bénéficiaires ou autrui. Pictet met en évidence les valeurs humanitaires essentielles qui étayent le principe d’humanité, par exemple la compréhension mutuelle, la compassion et le respect de l’être humain. Comment traduire cela dans la pratique ? L’humanité touche aux relations humaines, au fait d’établir des liens les uns avec les autres. C’est un échange d’énergie, de pensées et de sentiments. Je me suis dit que l’empathie était ce dont nous avions besoin pour vivre le principe d’humanité. Et l’empathie est quelque chose – une compétence, une aptitude, une qualité – que l’on peut développer.

Autre exemple, le principe d’impartialité de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Jean Pictet dit que c’est une action guidée uniquement par les besoins, la non-discrimination et une prise de décisions objective qui ne souffre aucune interférence des sentiments personnels. Les valeurs humanitaires essentielles qui étayent ce principe sont le respect de la diversité et l’ouverture d’esprit. Si nous examinons attentivement la manière dont nous prenons nos décisions, nous constatons que, souvent, celles-ci sont guidées non par ce que les autres expriment mais par la façon dont nous interprétons ce qu’ils expriment. Souvent, aussi, nous tirons des conclusions hâtives sans essayer d’avoir une vue d’ensemble de la situation, ou nous nous laissons influencer par nos préjugés ou des stéréotypes ancrés dans notre société plutôt que par une analyse objective. Il semble donc que pour donner corps à l’impartialité, il soit essentiel de développer ou de renforcer certaines compétences comme l’écoute active, la pensée critique et l’objectivité.

Sur une étroite route de montagne, deux voitures roulant l’une vers l’autre, amorcent un virage en épingle à cheveux. Les conducteurs sont un homme et une femme. À la sortie du virage, la femme parvient de justesse à éviter l’autre véhicule, au milieu de la chaussée. Elle crie alors au conducteur : « porc » ! L’homme reste un instant sans voix, puis lance « grosse vache » ! Ce n’est qu’à la sortie du virage qu’il voit un porc au milieu de la route.

La plupart des êtres humains forment leur opinion sur quelqu’un dans la première minute qui suit la rencontre. Est-ce de l’intuition, de l’instinct ou une façon de cataloguer autrui ? L’éducation cognitive nous pousse à décomposer les choses, à les mettre dans des boîtes et à les classer. Comment ne pas cataloguer Tom comme un étranger invalide mais le voir comme un homme qui aime le foot et s’occupe bien de ses enfants ?

C’est dans cette perspective que YABC met l’accent sur les compétences. Nous avons présenté l’idée à un groupe de 25 Sociétés nationales en septembre 2008 et, ensemble, nous avons convenu que nous nous concentrerions sur l’empathie, l’écoute active, la pensée critique, l’objectivité et le non-jugement, la communication non violente et la médiation. Pour nous, YABC devait viser à donner aux jeunes les moyens d’agir. Nous avons donc décidé que l’initiative se ferait pour les jeunes, avec les jeunes et au travers des jeunes ; les jeunes donneraient forme à YABC avec les chargés des Principes et des valeurs ; ils seraient au cœur de YABC et en seraient la figure de proue, en tant qu’apprenants, pairs éducateurs et agents du changement de comportement dans leur Société nationale et au sein de leur communauté locale.

Au moment de définir la méthodologie à suivre, nous nous sommes posé la question suivante : comment pouvons-nous optimiser l’apprentissage, l’engagement et l’action ? Nous étions d’accord sur le fait que l’apprentissage est beaucoup plus facile lorsque les sentiments entrent en jeu et que l’on se sent connecté avec quelque chose. Nous avons donc opté pour une méthodologie non cognitive, allant « du cœur à l’esprit ». Les jeunes abordent un sujet comme la non-discrimination par le biais de jeux de rôles, de jeux, de représentations visuelles et du sport, et il est d’abord fait appel à leurs émotions. Par exemple, au travers d’un jeu où ils ont les yeux bandés, ils découvrent ce qu’on ressent lorsqu’un incendie éclate soudain dans la pièce et qu’on est livré à soi-même, bousculé par d’autres personnes qui se précipitent vers une porte qu’on ne peut pas voir.

Dans un deuxième temps seulement, nous en venons à l’aspect cognitif, en analysant la situation rationnellement. Les jeunes forment un cercle et débattent des questions suivantes : Que ressent-on quand on a les yeux bandés et que l’on est mis à l’écart ? Certaines personnes dans notre société ont-elles « les yeux bandés » ou sont-elles vulnérables ? Les jeunes peuvent alors refaire le jeu, mais en inversant les rôles. Ceux qui avaient les yeux bandés la première fois et ont pu découvrir ce que l’on ressent dans une telle situation ont désormais pris conscience de cette vulnérabilité et guident les nouveaux « aveugles » vers la sortie. Lors d’une autre discussion, les jeunes échangent leurs impressions et se forment, individuellement et avec le groupe, leur propre compréhension de l’expérience vécue. Ainsi, l’apprentissage vient d’eux et ils peuvent se l’approprier. C’est là d’ailleurs la véritable signification du terme « éducation », qui vient du latin e-ducere, « faire sortir ce qui est déjà à l’intérieur ». Si vous êtes touché par ce jeu, alors vous êtes davantage susceptible de venir en aide à une personne en fauteuil roulant devant un escalier.

Tout cela est également lié à une autre question cruciale : le changement. Comment changer ? Comment changer les comportements ? Ne fais pas ça ! N’y va pas ! Stop ! Voilà comment nombre d’entre nous, parents, essayons de faire changer nos enfants de comportement. Les véritables changements, les changements durables, viennent de l’intérieur ; ils ne sont pas imposés ou dictés, et on n’y cède pas par crainte. La clé réside dans le choix, l’autonomie, la liberté de penser et de prendre des responsabilités. Ainsi, YABC ne transmet pas un « savoir », mais fait naître l’habitude de remettre les choses en question, d’analyser sa propre conduite en toute objectivité, et de chercher avec ses pairs une alternative ou une solution que l’on puisse faire sienne et défendre.

Il en va de même quand il s’agit de favoriser le changement au sein des communautés. Ce qu’il faut, c’est instaurer la confiance et, là encore, l’écoute, l’ouverture, etc. sont la clé. Ce n’est pas en l’imposant qu’on obtient le changement, ni en étiquetant ou en jugeant autrui. Avec YABC, les jeunes tendent la main à leur communauté et s’efforcent d’accroître sa prise de conscience et sa compréhension de la non-discrimination, de la prévention de la violence, du dialogue interculturel, de la problématique hommes-femmes et de l’intégration sociale, par le biais du théâtre, de la musique, de l’art, de la danse et du sport. Nous mettons aussi l’accent sur une autre compétence : la recherche de la paix intérieure. Il nous a semblé qu’il était essentiel, pour promouvoir une culture de non-violence et de paix à l’extérieur, que chacun cultive sa paix et son harmonie intérieures. Lutter contre les problèmes tels que la discrimination et la violence demande beaucoup d’énergie. Comment s’y prendre pour ne pas s’épuiser ? Avoir de l’empathie pour les autres est très bien, mais il ne faut pas se laisser submerger par l’émotion et ne plus pouvoir agir. Comment renforcer notre capacité de gérer le stress, de supporter la pression des pairs et de résister ? Dans cette perspective, nous avons intégré à YABC des disciplines « intérieures » comme la respiration, la relaxation, le yoga et le qi gong.

Voilà comment est née YABC. Nous avons parcouru un long chemin en très peu de temps. L’initiative s’est propagée comme un bon virus que les jeunes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier veulent attraper, de la France au Liban, en passant par l’Ouganda, Sri Lanka et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. En moins de trois ans, 1950 jeunes issus de 140 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été initiés à YABC, et 260 jeunes de 60 Sociétés nationales ont été formés au rôle de pairs éducateurs. Ce ne sont là que les chiffres au niveau « international », car les pairs éducateurs font ensuite connaître l’initiative aux autres jeunes de leur Société nationale, au travers de rassemblements, de camps Jeunesse (comme le camp Atlantis organisé par le Centre pour la coopération en Méditerranée), d’ateliers et de formations. Rien qu’en Égypte, par exemple, deux pairs éducateurs égyptiens ont formé 650 jeunes. Ensemble, nous avons préparé une trousse à outils YABC, comprenant du matériel non cognitif élaboré sur la base de supports Croix-Rouge/Croissant-Rouge existants. Cette trousse sera lancée en ligne à l’occasion de la Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de cette année.

Venons-en à l’impact de l’initiative YABC, sur les jeunes d’abord. Les jeunes ont estimé que YABC leur avait permis de prendre davantage confiance en eux, de développer leur capacité de travailler en équipe et en coopération, leur sens de l’humilité et de l’intégrité, ainsi que leur résilience personnelle. Permettez-moi de leur donner la parole en vous lisant ce que certains ont dit dans le cadre de l’évaluation des formations et des activités.

« YABC ne fait pas que nous donner une certaine ouverture d’esprit. Elle renforce aussi notre capacité de remettre en question les préjugés, de modifier notre perspective et de penser différemment, ce qui nous conduit par exemple à trouver des alternatives à la violence. »

« J’ai un jour obligé par la force un ami gay à “se conduire en homme”. YABC a radicalement changé ma façon de voir les choses et m’a fait comprendre à quel point mon attitude était déplorable. »

Un responsable de la Fédération internationale sur le terrain a déclaré : « YABC aide les jeunes à se livrer à une véritable introspection et à en apprendre davantage sur eux-mêmes. Elle révèle leurs talents et renforce leurs compétences, ainsi que la conviction qu’ils ont de pouvoir faire quelque chose d’utile pour leur communauté. »

Concernant l’impact de l’initiative sur les activités Croix-Rouge et Croissant-Rouge, il est encore un peu prématuré de tirer des conclusions, mais les jeunes et les responsables laissent entendre qu’elle a une influence positive sur la qualité de notre travail, notamment sur la manière dont nous le faisons. Voici quelques exemples. La Société du Croissant-Rouge égyptien a intégré des jeux YABC sur l’empathie, l’écoute active et la pensée critique à ses formations aux premiers secours. En comparant les exercices de simulation effectués avant et après l’intégration de YABC, les acteurs ont constaté une différence frappante dans la manière dont les premiers secours étaient dispensés : on était passé de la mise en œuvre pratique de la théorie à un service venant du cœur. Le personnel et les volontaires formés ont déclaré qu’ils voient maintenant que les premiers secours, qu’ils considéraient comme l’application de gestes techniques, sont au cœur de nos Principes fondamentaux et de nos valeurs.

Au Croissant-Rouge du Pakistan, des jeux YABC mettant les participants dans la peau de réfugiés ou de personnes déplacées ont été intégrés dans la formation aux interventions en cas de catastrophe. Les employés du Croissant-Rouge ont déclaré que ces jeux leur avaient permis de mieux prendre conscience de ce que vivent les déplacés et des épreuves qu’ils traversent en tant qu’êtres humains. En Sierra Leone, où la Croix-Rouge a associé les jeunes vulnérables, les travailleurs du sexe et les toxicomanes à YABC, le coordonnateur national Jeunesse nous a expliqué que le sentiment d’appartenance créé par YABC est un élément clé pour mobiliser de nouveaux volontaires. La Croix-Rouge de Sri Lanka a intégré YABC dans son programme « les volontaires en action » visant à élaborer une approche globale dans laquelle les volontaires qui ont des compétences diverses peuvent répondre aux besoins tant physiologiques qu’émotionnels des bénéficiaires.

En Afrique du Nord, une campagne de grande ampleur a été mise sur pied avec le soutien résolu de la délégation régionale pour favoriser une prise de conscience accrue de la vulnérabilité des migrants et sensibiliser les communautés à la diversité culturelle. Les jeunes ont organisé des matchs de football et des discussions avec des migrants, et ont distribué des brochures attrayantes. En Tunisie, YABC a permis de conduire sur les plages des activités de prévention du VIH/sida dans le cadre du programme « Été sans risques » du Croissant-Rouge tunisien. La Croix-Rouge française, partenaire officiel du ministère de l’Éducation pour la diffusion des valeurs humanitaires dans les écoles, a récemment lancé des exercices YABC. Les enseignants ont jugé l’expérience très positive. Les enfants, âgés d’une douzaine d’années, ont apprécié la liberté d’expression et ont le sentiment d’une plus grande égalité entre « enseignants » et « élèves ». À travers un jeu sur la catégorisation et la stigmatisation, ils ont compris combien la moquerie est monnaie courante à l’école, à l’encontre des camarades de classe ou d’école qui ne se conforment pas à la « norme » ou au courant dominant. Au Pakistan, dans les zones tribales des régions montagneuses, les jeunes se sont engagés, après la formation YABC, à convaincre leurs parents d’envoyer aussi les filles à l’école.

Les jeunes sont donc en action grâce à YABC. J’ai d’abord dédié mon intervention à tous les jeunes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il est temps maintenant d’applaudir aussi les dirigeants des Sociétés nationales qui ont permis aux jeunes de mettre à profit leur enthousiasme, leur dynamisme et leur vision.

Mesdames et messieurs, chers collègues et amis, pour conclure, je vous invite à fermer les yeux et à écouter avec votre cœur un poème YABC créé lors de notre réunion au Mali par Tamer de la Société du Croissant-Rouge égyptien et Sally de la Croix-Rouge britannique :

(L’arbre est la vie, les valeurs sont ses racines, les feuilles son sommet.

Le tronc, gorgé de sève, grandit et les nourrit toutes.

Jaunies ou vertes, séchées ou tendres, les feuilles sont toutes dans le cœur,

Elles sont toutes différentes, mais elles sont à jamais ensemble.)

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 187 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.