IFRC

Le Bostwana se prépare au pire

Publié: 8 mars 2014 11:16 CET

Hanna Butler et Ida Marstein, FICR

Une catastrophe de grande ampleur frappe un pays. Des centaines de milliers de personnes sont affectées et ont besoin d’une assistance immédiate. Des centaines d’organisations internationales descendent dans le pays pour offrir leur assistance.

Comment les agences internationales envoient-elles les matériels de secours et les équipes d’urgence à temps et de manière coordonnée? Est ce que le personnel international est en attente de visa pour entrer dans le pays? Est ce que les articles d’urgence comme la nourriture, l’eau et les tentes attendant au port pour le dédouanement? Est ce que l’aide est même adaptée au contexte local? Ces questions ont été récemment discutées quand la Croix-Rouge du Botswana, appuyée par la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), a lancé un rapport sur la préparation d’un cadre juridique au Botswana pour faciliter et réglementer l’assistance internationale en cas de catastrophe.

Le rapport examine les lois et procédures existantes liées aux questions de l’assistance internationale en cas de catastrophe au Botswana. Il constate que les lacunes et la nature fragmentée de la réglementation au Botswana pourraient conduire à des difficultés dans la coopération en cas de castatrophe de grande échelle.

Titus Makosha, Secrétaire général adjoint à la Croix-Rouge du Botswana indique que la forte augmentation du nombre de catastrophes naturelles dans le monde, a incité le Mouvement de la Croix-Rouge à consacrer plus d’attention aux activités de préparation aux catastrophes. «Nous commençons à voir des sécheresses, des tempêtes et les inondations de plus grande intensité qui se produisent dans de nouvelles zones et qui affectent plusieurs communautés. L’accroissement du nombre de catastrophes entraîne une plus grande diversité d’acteurs humanitaires internationaux, ce qui rend beaucoup plus difficile la coordination de l’aide, le contrôle du type et de la qualité des secours offerts aux populations au niveau du pays affecté » souligne Makosha.

Le rapport a été présenté aux acteurs locaux à travers le pays, en vue de développer une compréhension commune des potentiels défis juridiques. Divers intervenants allant de ‘Air Botswana’ au ‘Service de transfusion sanguine du Botswana’ ont débattu des conséquences d’une catastrophe à grande échelle sur leurs services et la façon dont ils pourraient mieux faciliter l’aide internationale.

«Bien que l’accent de cet exercice est d’évaluer la façon dont les cadres juridiques actuels du Botswana peuvent mieux faciliter les secours en cas de catastrophe dans le pays, nous devons aussi considérer l’inverse - si le Botswana en tant que membre de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et de la communauté internationale, a des cadres juridiques suffisants pour faciliter la fourniture de l’aide d'urgence à ses voisins et à la communauté internationale dans son ensemble », explique le Dr Kennedy Masamvu, un membre de la SADC.

L'atelier a été salué par le président du comité parlementaire sur le changement climatique, Frank Ramsden qui a dit que c’était un pas dans la bonne direction et que les législateurs ne peuvent adopter des lois que si des initiatives de plaidoyer comme celles-ci continuent.

La Croix-Rouge du Bostwana continuera de collaborer avec le gouvernement et d’autres parties prenantes afin de booster le processus de renforcement des systèmes juridiques existants ou le développement de nouveaux instruments juridiques.

Pour plus d’informations sur les initiatives de la FICR concernant le droit relatif aux catastrophes en Afrique subsaharienne, merci de visiter http://ifrc.org/en/what-we-do/disaster-law/news/africa/




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