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Côte d’Ivoire : la Croix-Rouge toujours mobilisée

Publié: 9 juin 2011 16:39 CET

Moustapha Diallo, Chargé de communication FICR en Côte d’Ivoire

Il y a un mois, quand les violences post-électorales avaient atteint leur paroxysme en Côte d’Ivoire, plusieurs agences humanitaires avaient suspendu leurs opérations. La Croix-Rouge de Côte d’Ivoire faisait partie des rares organisations à braver le danger et l’insécurité pour apporter soutien et réconfort aux communautés touchées par les violences.

« L’insécurité était partout, le risque pesant, seuls nos volontaires etaient sur le terrain pour apporter une assistance aux populations en détresse» explique Dr Nioulé Zeadé Leonard, Secrétaire Général de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire.

Un soutien inestimable

D’un courage exceptionnel, les volontaires de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire ont travaillé sans relâche, au plus fort des combats, pour apporter un soutien salvateur aux personnes affectées par la crise.

A Abidjan et dans l’ouest du pays où les combats ont été les plus violents, ils ont défier la peur, pour fournir les premiers soins aux bléssés et évacué les cas les plus graves vers les structures de santé.

Des vivres et des articles de première nécessité ont été distribués et des latrines ont été construites dans les sites de déplacés internes. Pour fournir un accès à l’eau potable, les volontaires ont désinfecté et traité au chlore des milliers de puits et mené des campagnes de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène.

Poursuite de l’aide

Aujourd’hui encore, avec l’amélioration de la sécurité en Côte d’Ivoire, la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire, continue de jouer un rôle actif dans les opérations d’assistance humanitaire, grâce à l’appui de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et le CICR.

Dans certaines localités de l’ouest du pays, à Duékoué, Guiglo, Blolequin, Toulepleu, ce sont les cliniques mobiles de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire, appuyées par le CICR, qui assurent gratuitement les soins aux populations.

« La plupart des structures sanitaires ont été pillées et ne sont pas fonctionnelles, faute d’équipements. Dans certains cas, le retour du personnel médical n’est pas encore effectif, la majorité ayant déserté la zone pendant le conflit » souligne Oula Yoro Jean Coordonnateur santé de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire à Duékoué. « Devant le besoin de se soigner, les populations se retournent mais à la Croix-Rouge les besoins sont immenses. »

Les volontaires continuent de mener des activités de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène grâce à l’appui de la FICR. Ils s’impliquent aussi dans des campagnes de lutte contre le choléra et la fièvre jaune dans certaines localités du pays, en partenariat avec l’UNICEF et MSF.

Des besoins énormes

En dépit des efforts de la Croix-Rouge et d’autres acteurs humanitaires, les besoins des populations affectées par la crise restent énormes. Des milliers de personnes restent déplacées à l’ouest du pays et vivent dans des conditions très précaires où l’eau, la nourriture, les services de santé et les latrines manquent terriblement.

La plupart des maisons sont sévèrement endommagées ou détruites contraignant leurs occupants au déplacement. Certaines veulent rentrer mais n’ont pas les moyens de restaurer leurs habitations. D’autres attendent de meilleures garanties de sécurité. Dans de nombreux cas, les familles rentrées font face à des problèmes d’abris, de nourriture, de santé et d’accès à l’eau. Sans moyens et sans assistance, il leur sera difficile de reconstruire leurs vies.




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