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Ebola: les volontaires de la Croix-Rouge défient la peur pour sauver des vies en Guineé

Publié: 22 avril 2014 13:48 CET

Moustapha Diallo, FICR

A Conakry, la capitale de la Guinée, tout le monde a peur de la maladie à virus Ebola. C’est la première fois que l’un des virus les plus meutriers dans le monde a été détecté dans le pays et les histoires les plus anecdotiques font surface pour illustrer la panique au niveau des populations. Comme par exemple le jour, où des passagers d’un véhicule de transport public ont abandonné un bus, au milieu d’un grand embouteillage, quand une femme enceinte a vomi à l’intérieur.

«La plupart des gens se souviennent d’un film d’horreur, passé à la télé, il y a quelques années, montrant des personnes infectées par le virus Ebola, saignant de la bouche et du nez, et ayant des convulsions violentes avant de mourrir», explique Mariama Diallo, une volontaire de la Croix-Rouge Guinéenne. «Maintenant, avec l’épidémie d’Ebola en Guinée, un virus, qu’ils ne connaissent pas, certains sont pris de panique, retirant leurs enfants de l’école et évitant de s’aventurer loin de leurs domiciles»

En collaboration avec le Ministère Guinéen de la santé et d’autres agences  internationales d’aide, comme la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix -Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), la Croix-Rouge Guinéenne a réagi rapidement à l'épidémie, en déployant ses volontaires sur le terrain pour sensibiliser les communautés sur la façon de se protéger contre l’infection, mais aussi pour aider à atténuer les craintes.

«Nous enseignons aux gens comment prévenir la propagation du virus, tout en les demandant de rester vigilants, de suivre de bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement, et de se laver les mains fréquemment avec du savon et du chlore», explique mademoiselle Diallo. «Nous leur faisons comprendre également que le virus Ebola n’est pas une maladie qui se propage dans l’air et qu’il ne peut être transmis qu’à travers un contact direct avec le sang ou des sécrétions corporelles d’une personne infectée»

Résultat, la panique à Conakry est en train de fléchir.

«Lorsque vous traitez quelque chose dont vous n’êtes pas familier, comme l’Ebola, vous avez forcément peur. C’est une réaction humaine normale », explique Dr Alain Kapete, un membre de l’équipe de santé déployée par la FICR pour soutenir la Croix-Rouge Guinéenne.

«Il y avait des volontaires qui avaient peur au début de l’épidémie, mais ils ont bravé cette peur pour sauver des vies. Quand nos communautés sont en danger, notre rôle en tant que volontaires est de les aider. C’est notre engagement» ajoute mademoiselle Diallo.

En plus des activités de sensibilisation, les volontaires de la Croix- Rouge sont également impliqués dans la désinfection des maisons et des établissements de santé infectés par le virus, la gestion des cadavres, et le suivi des personnes qui ont pu entrer en contact avec des personnes infectées.

La Croix-Rouge a lancé des opérations d’urgence et/ou de préparation dans six pays ouest-africains. Certains pays ont été touchés par l’épidémie d’Ebola (Guinée, Libéria ), et d’autres sont à risque (Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Sierra Leone). Ces opérations devraient toucher jusqu’à 10 millions de personnes.




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