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Afrique du Sud: l’assistance s’intensifie dans la mesure où le mois de sensibilisation sur la tuberculose tire à sa fin

Publié: 4 avril 2014 13:17 CET

Hansika Bhagani, FICR

Ce mois n’aura pas été de tout repos pour le comité de la Croix-Rouge Sud-Africaine du Cap oriental. Alors que le mois consacré à la sensibilisation sur la tuberculose tire à sa fin, un débordement d'activités a été constaté en matière d’éducation et de dépistage de cette maladie.

«Etant donné que le mois de mars est dédié à la lutte contre la tuberculose, le projet  résistance tuberculeuse à plusieurs médicaments  a décidé de cibler les zones vulnérables  ou exposées à l'infection de la tuberculose», explique Ruth Mufalali-van Rooyen, coordonnatrice du projet à la Croix-Rouge Sud-Africaine. «Cette initiative est étendue aux zones surpeuplées et insalubres où les gens n'ont pas un accès direct à l'eau ou à l'électricité ainsi qu’aux zones marécageuses. Nous y avons organisé des campagnes de sensibilisation en milieu scolaire et du porte-à-porte. Nous avons retenu les écoles dont la plupart des enfants qui y fréquentent sont issus de ménages défavorisés. Certains avaient un membre de leur famille infecté par la  tuberculose à bacilles multirésistants, tout comme d’autres enfants eux-mêmes». .

Au cours du mois, 724 enfants venant de cinq écoles ont été édifiés quant aux signes et symptômes de la tuberculose. Plus de la moitié de ces élèves ont passé le test de dépistage. Dans le cadre du porte-à-porte, 150 personnes ont été sensibilisées. 

Les volontaires ont joué un rôle crucial en encourageant les gens à se faire dépister, dans une société  où la stigmatisation et la discrimination  envers les personnes atteintes de tuberculose sont encore monnaie courante. «Quand les gens sont testés positifs  au niveau de la clinique, ils sont ensuite envoyés à l'hôpital de référence de cas de tuberculose où ils sont consultés par un médecin qui confirme le diagnostic  et prescrit un traitement», dit van Rooyen.

Les volontaires entrent alors en jeu pour assister les personnes atteintes de tuberculose à chacune des étapes de leur prise en charge. «Le projet a des points focaux communautaires  qui s’assurent que les malades continuent de prendre leur traitement», explique van Rooyen. «Ils éduquent également les membres des familles sur la lutte contre l’infection et la prévention. Ils procèdent aux dépistages réguliers chez ceux qui présentent des symptômes de la maladie »

La tuberculose est une maladie qui affecte généralement les poumons. Bien qu'elle soit évitable et curable, elle reste la principale cause de décès chez les personnes infectées par le VIH dans le monde. C'est une maladie opportuniste qui profite de la vulnérabilité des personnes dont le système immunitaire est déjà affaibli.

La complication du traitement chez certains malades est liée aux effets secondaires de l’association d’antituberculeux et d’antirétroviraux. En Afrique du Sud, le taux de séroprévalence est de 17,9 % et bon nombre de personnes infectées par les deux maladies sont souvent défaillantes dans la prise d’au moins un de leurs traitements. Le projet mis en œuvre par la Croix-Rouge Sud-Africaine, cible ce groupe particulièrement vulnérable et les encourage à persévérer dans la prise de leurs médicaments.

Un traitement classique de la tuberculose peut impliquer la prise d’une combinaison de médicaments pendant six mois à un an. Mais si les gens ne prennent pas correctement leurs médicaments, ou arrêtent de les prendre quand ils se sentent mieux, la souche de la tuberculose peut devenir résistante aux deux antituberculeux les plus efficaces, à savoir l'isoniazide et la rifampicine. Cette nouvelle souche peut être transmise à d'autres personnes, et dans ce cas le traitement peut prendre jusqu'à deux ans avec des médicaments plus coûteux, moins efficaces et plus toxiques.

Le rapport du Département Sud-Africain des affaires intérieures intitulé «Mortalité et causes de décès en Afrique du Sud» montre  que la tuberculose est la principale cause de décès dans le pays, responsable de 10% des décès en 2011, tuant 54’112 personnes.

Toutefois, avec le soutien psychologique et pratique apporté, van Rooyen et son équipe de volontaires de la Croix-Rouge  ont de plus en plus espoir. «Etant donné que nous fournissons trimestriellement aux patients des kits d'hygiène, des rations alimentaires et une éducation sanitaire, nous constatons que le nombre de défaillants est en baisse  et plus de malades terminent leur traitemen.»

 

 




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