IFRC


Les espoirs d’un homme pour sa famille

Publié: 2 avril 2014 11:21 CET

Susan Onyango, FICR

Philip Alier Achiek regarde le lever du soleil dans le camp de réfugiés de Baratuku, au nord de l’Ouganda. Ses quatre enfants sont assis patiemment sur ​​une natte regardant leur mère préparer le petit-déjeuner à base de bouillie sur un fourneau fait de trois pierres. Depuis deux semaines, ils habitent dans un abri temporaire fabriqué de roseaux et de bâches en plastique, qui leur sert désormais de maison.

Lorsque la violence a éclaté au Soudan du Sud à la mi-décembre 2013, Philippe et sa famille ont fui sur une moto, ne sachant ni où aller ni pour combien de temps. Ils se sont cachés dans la brousse et ont survécu avec le peu de nourriture qu’ils avaient pris en quittant précipitamment leur maison.

Le voyage de neuf jours en Ouganda fut difficile comparé à celui effectué par d’autres réfugiés qui ont eu la chance de trouver des véhicules pour les transporter. Mais ils trouvent tous, la vie de camp difficile.

«La situation dans le camp est difficile. Les enfants ont du mal à s’adapter à la nourriture qui est disponible. A la maison, il y avait toujours du lait, mais ce n’est pas le cas ici », explique Philip. «Il fait froid dans cet endroit et il y a beaucoup de moustiques. Les enfants souffrent de la grippe comme vous pouvez le voir ».

Ignorant totalement  combien de  temps ils resteront ici avant de pouvoir rentrer chez eux, Philip souhaite trouver des moyens pour s’occuper de sa famille.

«Je voudrais planter du maïs, du mil et du sésame pour nourrir ma famille. Avec d’autres réfugiés en provenance du Soudan du Sud, nous tenons à nous organiser en groupes pour obtenir des prêts et faire des affaires».

Des volontaires de la Croix-Rouge Ougandaise visitent régulièrement les camps de réfugiés pour offrir un soutien psychosocial et enseigner les bonnes pratiques d’hygiène aux réfugiés.

«Ma famille est reconnaissante pour le soutien des volontaires de la Croix-Rouge. Ils ont défriché cet endroit pour le rendre plus habitable. Bien qu’ils ne soient pas nombreux, nous apprécions leurs visites»

La Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a lancé un appel d’urgence d’un montant de 1 722 559 francs Suissespour permettre à la Croix-Rouge Ougandaise de fournir une assistance à ces réfugiés. Cet appel vise à améliorer les conditions de vie de 25 000 réfugiés sud-soudanais en leur fournissant de l’eau potable, des abris et des services de santé.

En fuyant la violence, des familles sont souvent séparées. La Croix-Rouge Ougandaise a mobilisé des volontaires pour aider à réunir les familles. La semaine prochaine sur www.ifrc.org/afrique, nous allons rencontrer une mère qui essaie de chercher sa fille disparue lorsque sa famille a fui la violence au Soudan du Sud.




Carte


La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.