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Les familles sud-soudanaises dans le besoin dans les camps de réfugiés en Ouganda

Publié: 11 mars 2014 7:22 CET

Susan Onyango, FICR

John Adjak Mapior regarde ses jeunes enfants jouer innocemment au camp de réfugiés d’Alere au nord de l’Ouganda. Ils habitent depuis plusieurs semaines dans ce camp, distant de centaines de kilomètres de leur domicile au Soudan du Sud.

Quand les combats ont éclaté dans son pays, John et sa famille composée de ses deux femmes et quatre enfants avec quelques autres parents, ont fui pour sauver leurs vies. Il devait s’assurer que ses jeunes enfants et sa vieille belle–mère pouvaient faire face au long et difficile voyage vers l’Ouganda.

«Nous avons eu la chance que ma mère soit déjà installée à Alere; elle est venue ici en mai dernier après une vague de troubles au Soudan du Sud. Mon frère et sa famille sont venus avec elle. Ils nous ont demandé de venir et de rester avec eux dans ce camp», a expliqué John. «Nous sommes 21 personnes et dormons tous dans les deux cases qui appartiennent à ma mère et mon frère».

John a travaillé dans l’industrie de la construction et se faisait assez d’argent pour prendre soin de sa famille et de ses proches. Mais tout cela a connu une fin brusque lorsque la violence a éclaté en décembre.

«Nous avons tout laissé derrière nous, de la nourriture, des articles ménagers, des animaux et même nos emplois. De nombreuses personnes sont mortes et nous avons perdu aussi des membres de notre famille. Je ne sais pas où se trouve mon père. Nous ne pouvons pas rentrer tant que la paix n’est pas revenue».

La mère de John a un jardin maraîcher dans le camp où elle cultive le gombo et les choux dont une partie est destinée à la vente. Ils espèrent acheter quelques matériels de construction avec l’argent qu’elle va gagner.

Les volontaires de la Croix-Rouge Ougandaise rendent quotidiennement visite aux réfugiés dans leur site d’implantation. C’est grâce à eux que John a appris qu’une parcelle de terrain lui a été attribuée, mais dans un autre camp. Les rations alimentaires vont y être distribuées. Cela signifie que John et sa famille devront bientôt quitter pour rejoindre la parcelle de terrain qui leur a été attribuée, laissant derrière eux sa mère et la famille de son frère.

La Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a lancé un appel d’urgence d’un montant de 1,722,559 Swiss francs (Uganda Population Movement Emergency Appeal) pour permettre à la Croix-Rouge Ougandaise de fournir une assistance à ces réfugiés. Cela comprend l’accueil au niveau des camps de transit et d’implantation, les premiers secours, le soutien psychosocial, la promotion de l’hygiène, la fourniture d’articles non alimentaires et la restauration des liens familiaux.

La Croix-Rouge Ougandaise travaille en coordination avec le gouvernement et d’autres organisations dans cette opération.

La semaine prochaine sur www.ifrc.org/afrique, lire comment la Croix-Rouge Ougandaise travaille contre vents et marées pour s’assurer que les enfants réfugiés en provenance du Soudan du Sud, qui ont fait seuls le voyage vers l’Ouganda, sont de nouveau réunis avec leurs familles.




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