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Un combat pour éloigner la maladie loin des camps de réfugiés en Ouganda

Publié: 18 mars 2014 10:04 CET

Susan Onyango, FICR

Lorque la violence a éclaté au Soudan du Sud au mois de décembre 2013, des dizaines de milliers de personnes ont fui vers l’Ouganda voisin pour chercher la sécurité. Elles sont maintenant logées dans plusieurs endroits aux alentours d’Adjumani, une localité située à environ 440 kilomètres au nord de Kampala, près de la frontière avec le Soudan du Sud.

Les infrastructures sanitaires dans le camp de transit de Nyumanzi ne peuvent pas satisfaire la demande. Avec les pénuries d’eau et le manque d’asssainissement, les familles refugiées sont très exposées aux risques de maladie et de flamblée épidémique.

 «Les conditions d’hygiène au camp de transit de Nyumanzi sont lamentables. Il n’y a pas d’assez de latrines pour servir le nombre de réfugiés dans le camp» explique Emmanuael Khamis Napoleon, un volontaire de la Croix-Rouge membre de l’équipe en charge des activités de promotion de l’hygiène. «En plus, nous n’avons pas suffisamment de bottes et de gants pour maintenir les infrastructures propres».

Les salles de bain existantes n’offrent pas d’assez d’intimité, obligeant de nombreux réfugiés à les utiliser la nuit. D’autres doivent attendre l’obscurité de la nuit pour prendre leur bain en plein air. Avec l’absence d’infrastructures adéquates dans le site, les réfugiés lavent leurs habits sur le sol, parfois à proximité des points d’eau ou de leurs abris. C’est la situation dans tous les camps autour d’Adjumani.

« Il n’y a pas assez de salles de bain et de toilettes pour nous tous» explique Akon Woi, un réfugié sud-soudanais. «Nous sommes obligés d’utiliser les installations communes qui ne sont pas souvent propres.

L’eau est acheminée dans les camps, à travers des camions, et ensuite versée dans des réservoirs placés à des points stratégiques. Mais le nombre de réservoirs disponibles est limité, ce qui signifie que les camions font plusieurs voyages vers le fleuve du Nil et les forages proches pour recueillir l’eau.

Avec le soutien de la Croix-Rouge Norvégienne, la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a installé un kit d’urgence pour traiter l’eau dans le district d’Adjumani. Ce kit vise à améliorer les conditions liées à l’eau et l’assainissement dans les camps de réfugiés. Il est conçu pour fournir de l’eau potable à 5000 personnes environ, à faciliter l’installation d’un service d’assainissement de base, y compris la construction de latrines d’urgence, la promotion de l’hygiène et la prévention de maladies. Il peut traiter jusqu’à 75’000 litres d’eau, dont certains peuvent ensuite être transportés vers les points de distribution. La Croix-Rouge Ougandaise gère le kit, et organise dans le même temps des activités liées à la promotion de l’hygiène pour prévenir l’apparition de maladie qui est souvent une menace dans les situations d’urgence.

La FICR a lancé un appel d’urgence de 1’722’559 francs suisses pour permettre à la Croix-Rouge Ougandaise de fournir une aide indispensable à ces réfugiés. Cet appel vise à améliorer les conditions de vie de 25’000 réfugiés sud-soudanais en leur fournissant de l’eau potable, des abris, et à faciliter leur accès aux services de santé. 

 




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