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En quête d’une vie meilleure, cette femme a pratiquement tout perdu

Publié: 11 janvier 2013 14:56 CET

Trois ans après le tremblement de terre qui a ravagé la capitale haïtienne, les efforts se poursuivent pour aider les rescapés à reconstruire leurs existences.

Monica Jean avait quitté sa ville de Les Cayes pour Port-au-Prince dans l’espoir de trouver un emploi qui lui permît de subvenir aux besoins de la famille. Elle avait démarré un petit commerce de vente de cosmétiques sur la voie publique. Le 12 janvier 2010, quand la capitale a été ébranlée par un violent séisme, elle se trouvait dans la rue. Il lui a fallu plusieurs heures pour regagner son quartier de Carrefour où elle a découvert qu’une maison voisine s’était écrasée sur son habitation. Outre son foyer, elle avait perdu pratiquement tous ses biens. Par bonheur, son mari et les deux enfants étaient indemnes.

Monica et les siens ont dû se résoudre à s’installer au camp de Maïs Gâté 2, non loin de l’aéroport de Port-au-Prince.

«La vie dans le camp n’était pas facile», raconte-t-elle. «Sous les tentes, on étouffait de chaleur et quand il pleuvait, tout était détrempé. Nous étions complètement démunis, mais la Croix-Rouge venait de temps en temps et distribuait des produits de première nécessité comme du savon, des serviettes hygiéniques ou des couvertures.»

Monica rêvait de retourner à Les Cayes, mais, faute de ressources, elle ne pouvait pas quitter le camp. La famille a vécu dix-huit longs mois à Maïs Gâté 2. Puis, au début de 2012, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a lancé en partenariat avec la Croix-Rouge haïtienne un programme de désengorgement des camps en offrant à ses résidants la possibilité de se réinstaller dans des logements permanents, soit dans la capitale, soit dans les provinces.

Monica a choisi de retourner à Les Cayes. Enceinte de son troisième enfant, elle a utilisé l’argent d’une allocation de la Croix-Rouge pour louer une maison, payer les honoraires du médecin et acheter les produits essentiels dont elle aurait besoin pour le nouveau-né.

«Je suis heureuse d’avoir pu quitter le camp avant la naissance du bébé, parce que j’ai dû accoucher par césarienne et je ne pense pas que cela se serait passé aussi bien si nous étions restés à Maïs Gâté», commente-t-elle.

Aujourd’hui, près de six mois après le retour à Les Cayes, la vie commence à prendre une meilleure tournure pour Monica et sa famille. Les enfants ont repris l’école et ne logent plus sous tente. Monica envisage de redémarrer son commerce de cosmétiques dans les mois à venir.

«La Croix-Rouge m’a rendu à la vie. J’espère que tous ceux qui vivent encore dans les camps pourront partir comme je l’ai fait.»

A la question de savoir si elle retournera jamais à Port-au-Prince, elle répond: «J’aimerais y retourner un jour, mais, pour le moment, mon seul but est de recoller les morceaux de mon existence dans ma ville natale.»




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