IFRC


En l’espace de cinq ans, les communautés Haïtiennes sont en meilleure santé

Publié: 13 janvier 2015 16:03 CET

Gennike MAYERS/ FICR  

“Avant l’arrivée de la Croix-Rouge ici, il y avait beaucoup de choses que je ne savais pas mais maintenant nous avons beaucoup d'activités dans la zone pour éduquer les gens et je sais beaucoup de choses maintenant. Par exemple, avant nous avions beaucoup de cas de cholérine, mais plus maintenant. Les gens attrapaient la fièvre très facilement, mais plus maintenant. Les personnes ont encore la grippe, mais elles n’ont pas les fièvres aussi facilement qu’elles les avaient avant,”  selon Ema Samedi, animatrice communautaire du programme Communautaire de Santé et de Premiers Soins  mis en place par la Croix-Rouge Canadienne dans le village de Corail-Anna, situé dans les régions montagneuses, surplombant la ville de Jacmel dans le Sud.

Ema est fière du rôle qu’elle joue dans la Communauté, “J'ai rendu service à la Croix-Rouge en parlant aux gens et en les  sensibilisant sur toutes sortes de maladies découvertes dans cette zone. Personnellement, je me sens beaucoup plus forte dans la communauté grâce à la Croix-Rouge parce qu'elle a donné une certaine importance aux animateurs de Corail-Anna. Ils ne nous donnent pas à manger quoique la nourriture est importante, mais ils nous ont donné des informations importantes sur la manière de rester en bonne santé et la santé passe  avant la nourriture.”

Grâce à un projet conjoint de la Croix-Rouge Canadienne et de la Croix-Rouge Néerlandaise, les résidents de Corail-Anna ont eu accès à la santé globale et à la formation sur l’hygiène durant la première phase du projet. Selon Ema, “Lorsque nous participons à la formation de la Croix-Rouge nous ne gardons pas les informations pour nous-mêmes et notre famille, nous faisons le tour de la Communauté, nous passons de maison en maison pour partager les  informations avec eux pour leur faire savoir comment se laver les mains, comment prendre soin d'eux-mêmes, on leur demande de se laver les mains après avoir été aux toilettes et après avoir travaillé dans les champs et on leur dit qu'ils ne devraient plus déféquer sur le sol afin de protéger leur santé.”

Dans la deuxième phase du projet, les résidents participent activement dans la construction de latrines avec une orientation technique et du matériel de support de la Croix-Rouge, mais ceci a été assez difficile. “Nous remercions la Croix-Rouge et les ingénieurs de ce projet de latrines. Ils ont été très patients avec nous parce que nous devons aller très loin pour chercher de l'eau et nous n'avons pas des routes convenables pour transporter les matériaux de construction pour les latrines. Lorsque nous avons dû emmener du sable, c'était difficile. Nous avons utilisé les ânes, mais nous avons fait de notre mieux car nous étions contents de construire des latrines,” rapporte Ema.

Même pour ceux pour lesquels nous n’avons pas encore construit une latrine,  Ema assure que, “les gens savent maintenant que même si vous n'avez pas de latrine, vous ne devez pas déféquer partout mais chercher un endroit discret loin de la maison pour le faire, afin que les mouches ne viennent pas se poser  là-dessus et voler après  dans la maison pour contaminer les aliments et l'eau stockée.”

Une autre composante du programme de sensibilisation qui a changé le statu quo a été la distribution de filtres à eau en argile. Ema partage une anecdote qui illustre le changement de comportement avec succès au sein de la Communauté.  “Aujourd'hui, les gens qui ont des filtres ne boivent plus de l'eau non filtrée. Si vous allez chez un voisin et il vous offre de l'eau à boire, les gens demandent si l'eau est filtrée parce que tout le monde sait maintenant que si vous buvez de l'eau non filtrée ou non traitée, vous pouvez tomber malade. Même si c'est l'eau de pluie ils vous demanderont  si vous l’avez filtrée.

En dépit des progrès mesurables dans les habitudes de santé et d'hygiène, un des principaux défis demeure une source d'inquiétude pour la communauté comme l’explique Ema, “Nous pouvons seulement faire un voyage par jour pour aller chercher de l'eau parce que c'est vraiment très éloigné, donc nous demandons à la Croix-Rouge si elle peut nous aider à trouver de l'eau dans la zone ou si elle peut trouver un moyen d'améliorer la route, donc il sera plus facile d’emmener de l'eau à la communauté. Ce serait une grande aide pour nous.”

Grace à votre soutien à la Croix-Rouge, en cinq ans plus de 39 000 de ménages ont accès à une installation sanitaire améliorée. En outre, plus de 91 000 ménages bénéfi­cient d’un accès accru à l’eau potable.




Carte


La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.