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Hors du camp, la vie s’améliore peu à peu

Publié: 11 janvier 2013 14:53 CET

Lorraine Taggart

Trois ans après le tremblement de terre qui a ravagé la capitale haïtienne, les efforts se poursuivent pour aider les rescapés à reconstruire leurs existences.

Le 12 janvier 2010, le séisme a semé la désolation à travers Port-au-Prince, détruisant des milliers d’habitations. Surprise dans la rue par la catastrophe, Lucienne Bounba s’est retrouvée sans toit et contrainte de chercher un nouvel endroit où s’installer. Elle a abouti au camp de Maïs Gâté où une multitude de familles partageant le même sort avaient commencé à dresser des abris de fortune.

Pour survivre, elle s’est tournée vers ses amis et parents qui lui ont fourni argent ou nourriture dans la mesure de leurs moyens. Ses enfants, eux aussi durement éprouvés, étaient dans l’impossibilité de la recueillir.

Pour aider les sinistrés à quitter les camps, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) offre des allocations de réinstallation assorties de différentes options, selon que les familles bénéficiaires souhaitent prendre un logement locatif dans la capitale ou aller s’établir en province. En outre, elle a mis en place des programmes de soutien des moyens de subsistance afin que les gens puissent satisfaire leurs besoins les plus pressants et assumer à terme la charge de leurs loyers. A ce jour, près de 5000 personnes ont bénéficié de cette assistance, un millier d’entre elles ayant choisi de refaire leur vie loin de la capitale.

Au camp de Maïs Gâté, où résidaient Lucienne et sa famille, la FICR a enregistré 2000 familles dont la plupart ont décidé de partir avec une allocation de loyer. Ce site fait partie de ceux englobés dans le projet 16/6 du gouvernement haïtien visant à fermer six camps et à réhabiliter 16 quartiers de la ville.

Un an après la tragédie, Lucienne a pu quitter Maïs Gâté et emménager dans un nouveau foyer. Ses conditions d’existence ayant commencé à s’améliorer peu à peu, elle a pu reprendre du même coup son activité antérieure qui consistait dans la vente de produits ménagers.

«J’avais perdu tout mon stock dans le tremblement de terre», raconte-t-elle. «Maintenant, j’ai enfin le sentiment de pouvoir reprendre une vie normale.»

A la veille du troisième anniversaire de la catastrophe, Lucienne s’en sort plutôt bien et son commerce s’est développé au point de lui permettre de payer son loyer. Avec le temps, elle espère que son affaire sera à nouveau aussi florissante que par le passé.

«J’ai économisé pour pouvoir payer mon propre loyer et je suis profondément reconnaissante pour l’aide qu’on m’a offerte afin de quitter le camp. Les choses ne sont pas ce qu’elles étaient autrefois, mais ça commence à s’arranger.»




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