IFRC


Un nouveau foyer et un nouveau travail après deux années sous tente

Publié: 11 janvier 2013 15:03 CET

Lorraine Taggart

Trois ans après le tremblement de terre qui a ravagé la capitale haïtienne, les efforts se poursuivent pour aider les rescapés à reconstruire leurs existences.

Sa maison ayant été détruite par le tremblement de terre et n’ayant d’autre endroit où dormir, Rose Thelene, 52 ans, s’est retrouvée sur le site de Camp Dadadou. «Certains jours, je pleurais jusqu’à l’épuisement, car je ne voyais aucune lueur d’espoir pour ma vie et je doutais même de pouvoir quitter un jour le camp.»

Rose vit seule. Ses enfants, qui tous sont adultes et ont fondé leur propre famille, étaient dans l’impossibilité matérielle de l’accueillir chez eux. Chaque fois qu’ils le pouvaient, cependant, ils lui apportaient de la nourriture et autres produits de première nécessité. Rose, qui avait toujours été indépendante, souffrait de dépendre de la générosité de ses proches et des organisations humanitaires.

«J’ai toujours travaillé», explique-t-elle. «Mais, dans le camp, c’était impossible de penser à des choses comme de monter une affaire ou de trouver du travail, parce que le souci de la nourriture, de l’eau et de l’abri absorbait toute mon énergie. Comment aurais-pu y songer quand je ne savais pas si j’aurais ou non de quoi manger le lendemain», insiste-t-elle.

En mai 2012, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé en partenariat avec la Croix-Rouge haïtienne un programme pour aider les résidants de Dadadou à trouver un logement permanent à Port-au-Prince ou à se réinstaller dans les provinces.

C’est ainsi que Rose Thelene a pu réaliser le rêve qui la hantait depuis deux ans: quitter le camp. Elle a trouvé une maison non loin du site et a emménagé dans les jours qui ont suivi le versement d’une allocation de 500 dollars US par la FICR.

Grâce à cet argent, Rose a pu monter un petit commerce de denrées alimentaires telles que riz, lait et haricots. Elle espère que son affaire va se développer et qu’elle pourra de la sorte retrouver un jour le genre de vie qu’elle menait autrefois.

«A présent, je peux songer à d’autres choses», commente-t-elle. «Je peux réfléchir à la manière dont je vais reconstruire mon existence et payer mon loyer l’année prochaine. C’est bon d’être enfin sortie de ce camp, de ne plus être confinée sous une toile de tente où la pluie vous transperce et où le soleil vous brûle de ses rayons.»




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