IFRC


Aider à élaborer des lois propices aux victimes des catastrophes

Publié: 6 mai 2013 19:51 CET

A l’origine, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge avait été établi afin de limiter les horreurs de la guerre, à la fois en secourant ses victimes et en soutenant l’élaboration et la mise en oeuvre du droit international humanitaire (DIH). Dès la 2e Conférence internationale de la Croix-Rouge, en 1869, les Sociétés nationales ont toutefois résolu d’étendre leur assistance à des personnes éprouvées par d’autres tragédies, en particulier les catastrophes naturelles.

Aujourd’hui, le Mouvement continue de secourir les populations affectées par les conflits armés, mais ses Sociétés nationales répondent aussi à des centaines de catastrophes naturelles chaque année, dans tous les pays de la planète.

Pourtant, si le DIH s’est développé rapidement et de manière conséquente, les règles internationales régissant les interventions en cas de catastrophe naturelle ont évolué beaucoup plus lentement et bénéficié d’une cohérence et d’une visibilité nettement moindres. Les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été associées à quantité d’initiatives majeures dans ce domaine, comme la création en 1927 de l’Union internationale de secours, l’élaboration en 1977 des ‘Mesures propres à accélérer les secours internationaux’, l’adoption en 1994 du ‘Code de conduite pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et pour les ONGs lors des opérations de secours en cas de catastrophes’ et celle, en 1998, de la Convention de Tampere sur la mise à disposition de ressources de télécommunication pour l’atténuation des effets des catastrophes et pour les opérations de secours en cas de catastrophe.

Ce n’est toutefois qu’en 2001 que la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a formulé son premier programme spécifiquement dédié au droit relatif aux catastrophes.

Baptisée à l’origine Programme international de règles, lois et principes applicables aux actions internationales en cas de catastrophes (IDRL), cette initiative s’est dans un premier temps focalisée sur les réglementations de plus en plus complexes qui entravent les opérations internationales de secours lors de catastrophes. Au fil des ans, les études et consultations menées dans le cadre du programme ont confirmé que de nombreuses interventions pâtissent, d’une part, de délais, frais et restrictions d’ordre administratif et, d’autre part, de problèmes de coordination, de qualité et de compatibilité entre les acteurs internationaux et nationaux.

Partant de ce constat, les Etats Parties aux Conventions de Genève ont adopté  à l’occasion de la 30e Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tenue en 2007 des ‘Lignes directrices IDRL’ pour aider les gouvernements à améliorer les lois et procédures régissant les opérations de secours internationales. Depuis lors, la FICR et les Sociétés nationales ont fourni un appui technique à plus de 25 pays dont une douzaine ont adopté des lois ou procédures inspirées de ces directives. En outre, plusieurs organisations mondiales et régionales ont entrepris d’intégrer ces dernières dans leurs plans et programmes respectifs.

En 2011, la 31e Conférence internationale a invité la FICR et les Sociétés nationales à poursuivre et à étendre leur travail dans ce domaine, sans plus se limiter aux seules opérations internationales. Au titre de son nouveau ‘Programme du droit relatif aux catastrophes’, la FICR s’emploie désormais avec ses Sociétés nationales et d’autres partenaires à élargir les connaissances sur les meilleurs moyens d’utiliser les outils juridiques pour réduire les risques, répondre efficacement aux catastrophes et accélérer les processus de relèvement. 




Carte


La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.