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Un volontaire du Burundi lance un vibrant appel à la solidarité humaine

Publié: 28 novembre 2011 11:30 CET

Kate Bundra Roux

Olivier Haringanji, volontaire et coordinateur des programmes de jeunesse à la Croix-Rouge du Burundi, a appelé les participants à la 31e Conférence internationale à reconnaître, protéger et promouvoir les volontaires à travers tout le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. «Dans la situation la plus désespérée, il y a toujours une lueur d’espoir qui nous pousse à agir», a-t-il déclaré, résumant de façon saisissante le formidable travail accompli par les volontaires dans le monde entier.

Avec le temps, a-t-il expliqué, et surtout à la suite de la guerre civile, il a compris le sens du volontariat et ce que les bénévoles peuvent faire pour la communauté, sous l’inspiration en particulier du Principe fondamental d’humanité. «Cela a été le catalyseur de notre solidarité», a-t-il commenté. «Comme beaucoup de gens me l’ont dit, personne n’est mieux placé pour aider que son voisin.»

En 2007, la Croix-Rouge du Burundi comptait environ 2000 volontaires, mais, aujourd’hui, elle peut s’appuyer sur plus de 350 000 personnes unies au nom de la solidarité humaine. Comme l’a souligné Olivier Haringanji, les volontaires comprennent les gens qu’ils assistent parce qu’ils partagent la même existence. «Ils sont confrontés aux mêmes problèmes économiques et sociaux», a-t-il ajouté.

Comme tant de ses concitoyens, il a connu les terribles souffrances de la guerre, mais, au plus fort des combats, il a aussi été le témoin du dévouement des volontaires dans les campagnes du pays. Ceux qui possédaient le moins donnaient le plus généreusement. «Cela m’a profondément touché», a-t-il raconté. «J’ai réalisé que le volontariat n’est pas une affaire d’argent, ni même de compétences ou de qualifications particulières. C’est une question de foi dans l’humanité.»

Grâce au volontariat, la Croix-Rouge du Burundi a changé les existences – et sauvé des vies – à travers tout le pays, par le biais de services de premiers secours, d’aides à la construction de maisons et au développement de moyens de subsistance, ainsi qu’en renforçant ses capacités d’intervention d’urgence en cas de catastrophe. Ensemble, ses volontaires ont posé les fondations d’un pays plus harmonieux, plus digne et mieux préparé à faire face aux défis futurs.

«Le volontariat est la plus grande des richesses», a poursuivi l’orateur. «Nous n’avons pas besoin de posséder pour donner. L’esprit de solidarité humaine anime chacun d’entre nous. Il est contagieux et c’est un formidable outil de transformation sociale.»

Dans son allocution devant la 31e Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Genève, Olivier Haringanji a appelé le Mouvement et les gouvernements à soutenir et protéger leurs volontaires et à leur faciliter l’accès aux plus vulnérables. Il a noté que la tâche pouvait sembler difficile à beaucoup, mais qu’il était confiant dans la possibilité d’un véritable changement. «Je suis ici aujourd’hui parce que j’y crois.»




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La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.