Renforcer la résilience communautaire
Participation et responsabilisation sont deux éléments clés de la résilience communautaire, selon les conclusions de l’atelier consacré hier à ce thème. Jo da Silva, consultant pour la FICR, s’est fait l’écho de sept Sociétés nationales qui ont convenu qu’il est vital de donner aux communautés les moyens de prendre en main leur développement et leur préparation. «Il vaut mieux apprendre à quelqu’un à pêcher que lui donner un poisson», a résumé Zamir Muca, secrétaire général de la Croix-Rouge albanaise. Les participants ont toutefois souligné que pour améliorer leur propre résilience, les communautés ont besoin de soutien et de formation. Da Silva a engagé les Sociétés nationales à s’associer aux pouvoirs publics et aux ONG locales pour promouvoir la mobilisation communautaire.
La Croix-Rouge du Sud-Soudan espère être bientôt admise à la FICR
Suite à l’admission mercredi du Croissant-Rouge des Maldives au sein de la FICR, la Société nationale du plus jeune Etat indépendant de la planète a fait part de son vif désir de devenir le prochain membre du plus grand réseau humanitaire du monde. Le Sud-Soudan est entré dans la communauté des nations le 9 juillet dernier et son gouvernement a déjà formulé des lois instituant la Croix-Rouge du Sud-Soudan comme auxiliaire indépendant de l’Etat. Mark Akio, président par intérim de l’organisation, a souligné que celle-ci n’était pas partie de rien. «Nous comptons 4000 volontaires qui ont assisté les plus vulnérables tout au long des années de guerre», a-t-il déclaré. «La transformation de notre pays présente de nombreux défis, mais, avec l’appui du Mouvement, nous saurons en venir à bout.»
Leadership des jeunes : promesse tenue
Reconnaissant le potentiel d’innovation des jeunes et leur aptitude à assumer un rôle de leaders dans l’action humanitaire, l’Assemblée générale a approuvé la Politique de la jeunesse de la FICR et appelé les Sociétés nationales à promouvoir plus largement la participation des jeunes. Depuis la Déclaration des jeunes de Solferino en 2009, 72 Sociétés nationales se sont engagées à renforcer leur présence au niveau de la gouvernance, à les soutenir comme leaders et comme moteurs du changement, et à renforcer leurs réseaux. Ashanta Osborne-Moses, de la Croix-Rouge de la Guyane, est présidente de la Commission de la jeunesse de la FICR. Commentant la publication d’un rapport basé sur des consultations avec de jeunes humanitaires, elle a déclaré: «A présent, il s’agit de concrétiser nos bonnes intentions».
Pour contribuer à une conférence plus écologique, le Bulletin a été ramené à deux pages avec un nombre réduit de photos pour économiser encre et papier. En complément de ce feuillet et du Bulletin vidéo, on trouvera toutefois des galeries de photos et des informations plus détaillées sur les sites Internet de la conférence.
Les défis du volontariat
«Lors du tremblement de terre de Bam, nous avons fait le cruel constat que nous manquions de volontaires bien formés et préparés», a déclaré Leili Khaleghi, du Croissant-Rouge de l’Iran, dans le cadre d’un atelier sur le volontariat tenu mercredi. La Société nationale a récemment mis en place à travers tout le pays plus de mille centres destinés à développer les réseaux de volontaires, à améliorer leurs compétences et à les associer aux prises de décisions. Mukesh Kapila, secrétaire général adjoint de la FICR en charge du développement des Sociétés nationales et des capacités, a résumé les principaux défis relatifs au volontariat: maintenir le niveau, fidéliser les volontaires, évaluer la qualité et les résultats. «Les volontaires attendent quelque chose en retour: ils veulent progresser et acquérir des aptitudes professionnelles», a-t-il déclaré.
Améliorer la préparation en prévision des accidents nucléaires
La catastrophe du printemps dernier au Japon a inspiré une discussion sur les moyens d’améliorer la préparation des communautés vivant à proximité d’installations nucléaires – un sujet d’autant plus d’actualité que cette année marque le 25e anniversaire de la tragédie de Tchernobyl. Les Sociétés nationales ont été invitées à renforcer leurs plans d’aide d’urgence en faveur des populations susceptibles d’être affectées par des accidents nucléaires. La Croix-Rouge du Japon a souligné que des plans tenus pour efficaces pouvaient s’avérer insuffisants à l’épreuve des faits et a convié toutes les Sociétés nationales à une conférence sur ce thème qui se tiendra en 2012 dans son pays. Avec plus de 400 centrales nucléaires dans 30 pays, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge pourraient bien être confrontés un jour ou l’autre à un nouvel accident.
Apprendre du passé, bâtir pour l’avenir
Au cours de la décennie écoulée, on a observé une nette tendance à la hausse pour ce qui concerne la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles, si bien que la FICR et les Sociétés nationales se sont engagées dans un nombre croissant d’opérations d’urgence. Le débat de vendredi en séance plénière a constitué une excellente occasion de tirer les leçons de ces expériences. «Nous devons avoir le courage d’examiner de façon critique l’efficacité de notre réponse», a noté Mathias Schmale, secrétaire général adjoint en charge du soutien aux programmes. Divers intervenants ont plaidé pour des approches multilatérales et pour un recentrage sur nos atouts majeurs. Il a également été convenu que la FICR évaluerait son rôle dans le secteur abris.
Echos de la communauté
Suite aux ateliers de mercredi sur la sécurité routière, nous avons demandé aux membres de notre communauté Facebook quel était à leur avis la plus grave menace pour la sécurité routière dans leurs communautés respectives. Voici les réponses: conducteurs agressifs 50,7%, utilisation de téléphones mobiles au volant 42,3%, mauvais état de la chaussée 5,6% et animaux sauvages 1,4%.
Un ‘speakers’ corner’ (tribune publique) a été installé dans le village humanitaire pour donner aux participants la possibilité de s’exprimer et de débattre sur des sujets d’intérêt commun. La jeunesse, la sécurité routière et le volontariat au Burundi figurent parmi les thèmes évoqués à ce jour.