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En dépit du
discours sur les pratiques de bonne donation et du développement
de la réforme de l’aide internationale, des
millions de personnes restent aux prises avec des catastrophes
et des crises oubliées de tous. Chaque jour, elles
luttent pour leur simple survie. Ce rapport explique sans
complaisance pourquoi il en est encore ainsi. C’est
un document que doivent lire absolument tous ceux qui entendent
accélérer le changement. |
» |
Mukesh Kapila, ancien
chef du Département des conflits et des affaires
humanitaires, Ministère britannique du développement
international |
Qui
sont les personnes qui ne bénéficient pas d’une
assistance humanitaire, celles qui sont laissées pour compte
parce qu’aucun journaliste ne parle d’elles, aucun
donateur ne s’intéresse à elles, aucune institution
n’a évalué leurs besoins, ou encore parce
que leur gouvernement ignore ?
Le rapport de cette année
pénètre dans un monde qui, contrairement aux catastrophes
très médiatisées de 2005-2006, n’a
pas été placé sous le feu des projecteurs.
Il s’appuie sur des rapports de première main et
une analyse critique des flux de l’aide et des préférences
des donateurs, pour mettre en évidence les lieux et les
problèmes qui auraient dû exciter l’attention.
Le rapport appelle les organisations d’aide, les journalistes,
les gouvernements et les universitaires à agir de concert
pour combattre les symptômes – et les causes –
des crises humanitaires négligées.
Le Rapport sur les catastrophes
dans le monde 2006 se compose des chapitres suivant :
Les réponses fragmentaires perpétuent les souffrances
Crise alimentaire au Malawi : tragiques retards
L'ourgan Stan exacerbe la vulnerabilité du Guatemala
Maternité à risque : la tragédie cachée
du Népal
Des migrants prennent tous les risques pour gagner l'Europe
« S'il vous plaït, ne parlons pas d'hommes ou de
femmes mainenant, nous sommes dans l'urgence! »
Adéquate ? Équitable ? Opportune ? Les tendances
de l'aide humanitaire en 2005
Chaque année, depuis 1993,
le Rapport sur les catastrophes dans le monde fait le point sur
les crises contemporaines, qu’elles soient d’origine
“naturelle” ou humaine, et en analyse les tendances.