IFRC

Awa Diagne

Comment êtes-vous arrivée au Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ?

Avant d’entrer à la Croix-Rouge, je travaillais pour l’Agence sénégalaise de régulation des télécommunications à Dakar. J’ai rejoint les rangs du Mouvement parce que je rêvais de devenir une travailleuse humanitaire, d’aider autrui. Et lorsque l’occasion s’est présentée, je n’ai pas hésité.

Quels sont actuellement votre rôle et vos responsabilités à la Fédération ?

En tant que responsable du développement organisationnel, j’apporte un soutien à dix Sociétés nationales dans le Sahel. Il s’agit particulièrement d’améliorer les fonctions dirigeantes ainsi que les capacités de ces Sociétés en matière de ressources humaines, d’élaboration de programmes et de planification, d’équité entre les sexes et de non-violence, de gestion des volontaires et de développement des organes directeurs, tout en améliorant également leur base juridique. 

Qu’est-ce qui vous attirée vers la Fédération et votre poste ? Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail ?

Le principal attrait a été la possibilité de travailler dans un environnement multiculturel, riche de diversité et de défis inattendus – ce qui, bien que passionnant, est aussi très stressant. Ce que je préfère dans mon poste est le fait de travailler avec des volontaires sur le terrain en sachant qu’ils agissent sans rien attendre d’autre en retour que le sentiment d’aider les personnes vulnérables.

Quel a été jusqu’à présent pour vous l’épisode le plus mémorable de votre travail à la Fédération ?

L’épisode le plus mémorable a été mon déploiement sur le terrain dans le cadre d’une équipe régionale d’intervention en cas de catastrophe pendant la crise de la sécurité alimentaire de 2005. Je n’oublierai jamais les images que j’ai vues en visitant les centres de nutrition. Cela a été un choc de voir autant d’enfants souffrant de malnutrition et squelettiques.

Quelles sont, selon vous, les qualités qu’il faut avoir pour bien réussir dans son travail à la Fédération ?

De l’humanité, du sang-froid, de la patience, la volonté d’aider.

Travailler pour la Fédération signifie être en relation avec les Sociétés nationales, avec des personnes différentes, des cultures et des croyances différentes, en se concentrant sur une priorité : répondre aux besoins des personnes et communautés vulnérables. Le fait de mener des opérations dans quelques-uns des contextes les plus éprouvants que l’on puisse imaginer est parfois très difficile. Outre certaines qualités telles que l’humanité et la volonté d’aider, les employés de la Fédération devraient être attentionnés, dévoués et passionnés.  

Avez-vous eu l’occasion de voyager dans le cadre de vos fonctions ?

En couvrant ayant affaire à dix Sociétés nationales dans le Sahel, j’ai l’occasion de voyager et de travailler dans de nombreux pays. Cela rend mon poste plus passionnant et cela me permet de développer mon état d’esprit international grâce à des milieux et des cultures très divers. J’ai aussi la possibilité de me rendre dans d’autres zones dans le cadre d’un échange entre les régions et de la mise en commun des expériences.

Quels sont les aspects positifs d’un emploi à la Fédération ?

La possibilité de travailler dans un environnement multiculturel où nous recevons des enseignements les uns des autres, et avec différents spécialistes qui nous aident à développer nos compétences. L’accès à des formations très utiles grâce à la Plateforme de formation est également un avantage.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite travailler dans l’aide humanitaire ?

Ce n’est pas évident au début, mais plus on avance, mieux c’est. Il faut être patient et faire preuve d’engagement s’il veut que son travail soit reconnu par l’organisation. Le plus important est l’ambition, et la foi en l’action humanitaire.



Profile

Responsable du développement organisationnel, Représentation régionale pour le Sahel

Education : Droit et Anglais à l’université de Paris. Diplôme supérieur de Management à l’ESIG (Ecole supérieure d’informatique et de gestion de Paris). Master en management de projet à école supérieure de gestion (ESMT) à Dakar


La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.