IFRC

Cyril Stein

Cyril Stein n’est pas un novice dans la sphère humanitaire, en particulier celle de la Croix-Rouge. Sa première expérience remonte à l’année 2000, où il avait travaillé pour la Croix-Rouge française au sein de l’équipe de premiers secours d’urgence. Il a ensuite continué à satisfaire cette passion pour l’humanitaire avec la Croix-Rouge canadienne, en aidant les victimes du tremblement de terre en Haïti en janvier 2010 – l’une des opérations de plus grande ampleur du Mouvement. Cyril travaille actuellement à la représentation régionale de la Fédération pour l’Afrique centrale, en tant que coordinateur des opérations d’urgence. 

Quelles sont vos fonctions actuelles, quel rôle assumez-vous à la Fédération, et dans quelle région travaillez-vous ? Dites-nous quelles sont vos activités courantes.

Depuis septembre 2013, je suis coordinateur des opérations d’urgence pour sept Sociétés nationales d’Afrique centrale. J’aide ces Sociétés nationales à mettre en œuvre les interventions en cas de catastrophe, et je collabore également avec des partenaires internes et externes pour mieux développer le potentiel de la région. De plus, je surveille au quotidien les risques de catastrophes ou d’autres situations d’urgence dans la région, je maintiens un contact permanent avec les responsables de la gestion des catastrophes des sept Société nationales, et je trouve des solutions aux problèmes auxquels ils doivent faire face afin de pouvoir collaborer étroitement avec les partenaires du Mouvement et optimiser la fourniture d’assistance aux populations les plus vulnérables d’Afrique centrale.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler pour la Fédération ? Qu’est-ce qui vous a incité à être candidat pour ce poste ?

C’est pour moi une perspective d’évolution professionnelle. Après avoir été volontaire puis responsable des opérations dans des actions de secours de grande ampleur, j’ai maintenant l’intention de mettre mes compétences au service des Sociétés nationales d’Afrique centrale, afin d’améliorer l’assistance fournie aux victimes de catastrophes et de contribuer à l’élaboration de stratégies qui permettent une reconstruction rapide et durable après les situations d’urgence et autres crises.  

Quels événements ont particulièrement marqué votre carrière humanitaire jusqu’à présent ?

L’opération d’assistance aux victimes du tremblement de terre en Haïti reste jusqu’à présent l’une des plus difficiles de ma carrière sur le plan émotionnel. Je devais constamment gérer de nouvelles situations, et prendre des décisions dans un délai très court pour sauver des vies et faire retrouver le sourire aux survivants. Je me souviens encore de cette jeune femme enceinte que nous avions secourue pendant une tournée sur le terrain et qui a ensuite donné le jour à son enfant dans notre véhicule.

Quelles sont, selon vous, les qualités qu’il faut avoir pour bien réussir dans son travail à la Fédération ?

L’esprit d’équipe devrait être le maître-mot, car seules une bonne cohésion et une dynamique de groupe peuvent nous aider à réaliser nos objectifs et à obtenir des résultats positifs. De plus, comme nous travaillons essentiellement dans un environnement multiculturel et que les bénéficiaires de nos services sont issus de cultures et d’horizons différents, nous devons exceller dans l’art de la communication, du dialogue, de l’interaction et de l’apprentissage mutuel, c’est-à-dire apprendre des autres tout en les faisant profiter de notre propre expérience.

Pour travailler à la Fédération, il faut être très efficace, car il s’agit d’améliorer les conditions et moyens d’existence des populations. Nos actions ont un impact sur la vie des gens et nous avons donc une grande responsabilité à l’égard des personnes vulnérables.

Avez-vous eu l’occasion de voyager dans le cadre de vos fonctions ?

Oui. Comme je l’ai déjà dit, j’ai travaillé dans plusieurs pays et rencontré des gens de diverses cultures et, surtout, j’ai apporté de l’aide à des hommes et des femmes. Chaque fois, j’ai été satisfait d’avoir contribué à alléger leurs souffrances. 

Qu’est-ce que vous aimez dans le travail de terrain ?

Sur le terrain, j’aime particulièrement le travail remarquable qu’accomplissent les volontaires. C’est aussi pour moi l’occasion de vivre l’expérience passionnante du travail d’équipe. Mais au-delà de cela, travailler sur le terrain veut aussi dire réconforter ceux qui sont dans la détresse et apporter des secours là où le besoin d’assistance est vital. Enfin, cela signifie mobiliser des ressources afin de réduire la vulnérabilité et de sauver des vies.


Profile

Coordinateur des opérations d’urgence, Afrique centrale 

Education : MBA (maîtrise d’administration des entreprises)


La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.