IFRC

Dorottya Patko

Je suis entrée à la Fédération en décembre 2012, mais je n’ai pris mes fonctions dans l’unité Planification et compte rendu que depuis mai 2013. Dans notre travail quotidien, nous faisons notamment du contrôle de qualité, ainsi que de l’analyse et de la finalisation de rapports provenant de divers postes hors siège en Europe. Mais c’est en fait une part mineure de nos activités. La part la plus importante consiste à assurer un suivi continu, à communiquer et discuter constamment avec nos collègues sur le terrain, pendant toute la durée d’un projet, pour améliorer l’efficacité de nos études et garantir leur exactitude à la fin. Je trouve donc que nous sommes en plein cœur de l’organisation, parce que presque toute l’information entrante ou sortante passe par notre bureau. 

Ce travail correspond-il à ce que vous pensiez faire ?

Je n’avais jamais imaginé trouver une voie professionnelle qui associe ma passion pour les relations internationales et l’aide humanitaire. J’ai étudié les relations internationales à l’université Corvinus de Budapest. À cette époque, je n’aurais jamais pensé que je me retrouverais ici, bien qu’ayant toujours voulu travailler pour une organisation internationale non gouvernementale. Je suis tombée par hasard sur l’annonce d’un poste à pourvoir à la Fédération et j’ai pensé : « Pourquoi ne pas essayer ? ».Le processus des entretiens de sélection – en deux temps – a été ardu, alors j’ai été vraiment heureuse et contente de moi quand j’ai été recrutée. Au début, c’était un poste d’assistante, puis on m’a proposé la fonction d’administratrice Planification et compte rendu à titre intérimaire. J’ai obtenu ce poste en août, après avoir franchi avec succès les étapes de la procédure de candidature. Inutile de dire que je suis heureuse et que je trouve que j’ai de la chance d’avoir ce travail.

Quels ont été les temps forts dans votre carrière à la Fédération jusqu’à présent ?

Je crois que les inondations qui se sont produites dans toute l’Europe entre mai et juin 2013 – et nous ont touchés aussi en Hongrie – m’ont vraiment ouvert les yeux. En Autriche, en Serbie, en Croatie et en République tchèque, des maisons ont été inondées, des écoles ont été fermées et des industries ont cessé de fonctionner. Bien que je n’aie pas été sur le terrain moi-même, cela a été une période très intense car nous sommes restés à pied d’œuvre pendant toute la durée de l’opération, à recueillir des données statistiques et à absorber des rapports. Aussi triste que cela puisse être, dans notre type de travail et pour les personnes extérieures, les catastrophes représentent une occasion pour nous de montrer ce que nous faisons

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre travail ?

Nous ne faisons pas que nous occuper de rapports et de planification. Mon travail est loin d’être monotone, et il est très stimulant pour moi d’avoir affaire à un vaste éventail de programmes Croix-Rouge. Notre organisation travaille beaucoup avec les jeunes – une tendance démographique essentielle et croissante de notre effectif de volontaires. Et même si ce n’est pas la responsabilité principale de notre département, je trouve stimulant de savoir que notre organisation s’implique avec les jeunes.  

Quel est votre premier souvenir de travail Croix-Rouge ?

En 2010, nous avons eu une catastrophe industrielle en Hongrie : une énorme vague de boue toxique rouge a commencé à se déverser dans les villages, puis dans le Danube. Cet accident industriel a coûté la vie à plusieurs personnes. Bien qu’il ne se soit pas agi d’une énorme catastrophe, si on la compare à Haïti (le séisme de 2010) ou au récent typhon des Philippines (le typhon Haiyan, en 2013), cela a été un désastre ici. Nous avons vu la Croix-Rouge hongroise faire un travail très positif en matière d’aide aux familles et d’organisation d’unités d’intervention d’urgence, et cela aussi a été très instructif.   

Qu’envisagez-vous de faire à l’avenir ?

Je suis une personne sensible aux questions sociales, c’est pourquoi je crois qu’avec le travail que je fais, je suis exactement là où je dois être sur le plan professionnel. Je suis sensible aux besoins des communautés vulnérables et désavantagées. Même si je n’ai pas pu donner forme concrète à ces sensibilités et à ces aspects de ma personnalité quand j’étais jeune, je suis maintenant en mesure de savoir clairement que je veux aider les autres autant que je peux, de toutes mes compétences, mon expérience et mes connaissances.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite travailler dans l’aide humanitaire ?

Même si vous ne savez pas ce que sera l’intitulé de votre poste, allez dans la direction où votre cœur vous dit d’aller, et le reste suivra. Aussi, à la Croix-Rouge, nous avons la fierté d’être la plus grande organisation de volontariat au monde. Les jeunes peuvent commencer par être volontaires, ce qui, selon moi, est une excellente étape de transition vers une nouvelle carrière. Bien sûr, vous devrez avoir l’esprit d’équipe, bien communiquer et être très ouvert et flexible. Cela étant, il y a vraiment un climat propice au développement dans l’organisation, des possibilités d’évolution et une énorme expérience accumulée depuis plus de 150 ans.  


Profile

Administratrice Planification et compte rendu, Budapest

Educational: Relations Internationales. Université de Corvinus, Budapest


La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.