 |
Personnes
déplacées, personnes en mouvement
Le nombre total de personnes déplacées à travers
le monde n’a cessé d’augmenter au cours de la décennie
écoulée. Ce chiffre double tous les sept ou huit ans
et la tendance à la hausse ne montre aucun signe de fléchissement.
On compte actuellement quelque 37 millions de personnes déracinées
dans le monde, forcées de fuir leurs foyers pour chercher refuge
ailleurs, généralement en raison de conflits armés
et de catastrophes économiques ou naturelles. Plus de 22 millions
d’entre elles sont déplacées à l’intérieur
de leur propre pays et une quinzaine de millions de réfugiés
ont fui vers un autre pays.*
En cas de mouvements de population, il est important d’opérer
immédiatement une distinction entre demandeurs d’asile,
réfugiés, migrants ou personnes déplacées
à l’intérieur de leur propre pays. Cette différenciation
est capitale car les mécanismes d’aide en jeu et le statut
juridique des personnes peuvent influer sur la nature de l’intervention.
On entend par personnes en mouvement et personnes déplacées,
les populations suivantes:
Réfugiés et demandeurs d’asile
Les réfugiés sont des personnes qui ont fui à
l’extérieur de leur pays d’origine en raison de
conflits armés et, aujourd’hui de plus en plus, à
cause de catastrophes naturelles. Ces déplacements prennent
souvent la forme d’exodes de masse.
Selon la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés,
le terme « réfugié » s’applique
à toute personne qui, «craignant avec raison d’être
persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa
nationalité, de son appartenance à un certain groupe
social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont
elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte,
ne veut se réclamer de la protection de ce pays.»
Les personnes déplacées qui ont franchi une frontière
sans obtenir le statut de réfugié, sont des demandeurs
d’asile.
Personnes déplacées à l’intérieur
de leur propre pays
L’expression « personnes déplacées
à l'intérieur de leur propre pays » s’applique
à toutes « personnes ou groupes de personnes qui
ont été forcés ou contraints à fuir ou
à quitter leur foyer ou leur lieu de résidence habituel,
notamment en raison d'un conflit armé, de situations de violence
généralisée, de violations des droits de l'homme
ou de catastrophes naturelles ou provoquées par l'homme ou
pour en éviter les effets, et qui n'ont pas franchi les frontières
internationalement reconnues d'un État. » (Principes
directeurs relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur
de leur propre pays. Bureau des affaires humanitaires de l’ONU
– OCHA).
Migrants
Une fraction, souvent ignorée bien qu’importante, de
la population en mouvement est composée de personnes déplacées
pour des raisons autres que les conflits armés, contraintes
de migrer à cause d’une catastrophe naturelle, de difficultés
économiques, de la constitution d’un nouvel État
ou de la modification de frontières nationales. Ces personnes
sont des migrants.
Les réfugiés et les personnes déplacées
à l’intérieur de leur propre pays ou à
l’extérieur, ont besoin à la fois d’être
assistés sur le plan juridique et protégés contre
les mauvais traitements.
L’aide de la Fédération
C’est au gouvernement du pays d’accueil qu’incombe
au premier chef la responsabilité des réfugiés
et de toutes les personnes déplacées. Le Haut Commissariat
des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a pour mandat
de protéger et d’assister les réfugiés.
La mission du Programme alimentaire mondial (PAM) consiste à
nourrir toute communauté de réfugiés rassemblant
plus de 5 000 personnes. Le PAM a parfois besoin d’être
aidé pendant une courte période pour les distributions
ou pour les approvisionnements, en attendant la mise en place de son
dispositif de secours. Aucune organisation ne s’occupe spécifiquement
des personnes déplacées ni de celles qui, faute d’avoir
obtenu le statut de réfugié, ne sont protégées
par aucun statut juridique.
Au
sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge,
le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est l’organisation
responsable des opérations dans une zone de conflit. Les Sociétés
nationales lui apportent leur concours. Dans ces situations, la Fédération
vient appuyer les activités de renforcement des capacités
ou intervient dans d’autres domaines de sa compétence.
Dans les zones non touchées par un conflit et dans le cas de
catastrophes naturelles, la Fédération est l’organisation
qui dirige les opérations de secours.
La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge interviennent pour apporter une
aide à tous les groupes vulnérables qui en ont besoin,
quel que soit leur statut. Elle s’efforce de satisfaire, en
totalité ou partiellement, les besoins matériels et
d’assistance sociale ; défend les droits des réfugiés
et des personnes déplacées et les protège des
mauvais traitements. Par ailleurs, elle fait en sorte que son intervention
n’ait pas d’impacts négatifs sur les populations
locales.
En cas de mouvements soudains de populations, la Croix-Rouge et le
Croissant-Rouge s’efforcent d’assurer en priorité
l’approvisionnement immédiat et à court terme
en eau salubre et l’assainissement; fournissent des soins médicaux
d’urgence et des services de santé élémentaires,
des abris provisoires ; organisent des distributions de vivres
et d’autres produits de première nécessité.
Les déplacements de population, quelles qu’en soient
les causes, sont des événements traumatisants qui demandent
dans tous les cas de prévoir un soutien psychologique.
En règle générale, les mouvements de population
sont des phénomènes qui prennent de l’ampleur
progressivement. On a cependant observé des exodes massifs
accélérés au cours de la décennie écoulée,
par exemple, dans la région des Grands Lacs en 1994 et dans
les Balkans. Lorsque de tels événements se produisent,
des équipes de la Croix-Rouge commencent par déterminer
si les personnes en mouvement sont des réfugiés, des
migrants économiques, des personnes déplacées
à l’intérieur de leur propre pays ou des demandeurs
d’asile. Cette identification est nécessaire car les
mécanismes d’aide et le statut juridique des personnes
peuvent influer sur la nature de l’intervention.
Les personnes en mouvement ont des besoins d’assistance multiples.
Certains camps peuvent héberger plus de 200 000 personnes et
mobilisent l’action conjointe de nombreuses organisations non
gouvernementales. D’autres, plus petits, abritent 20 à
30 000 personnes et sont alors souvent gérés par une
ou deux organisations (comme la Fédération).
Nouvelles correspondantes
Nouvelles
: Mouvements de population
Galerie de photos
Juin 2007 - Philippines
- Personnes déplacées
Mars 2003 - Jordanie -
Camp du Croissant-Rouge
Décembre 2002 - Serbie-et-Monténégro - Refugiés
Août 2002 - Angola - Population vulnérable
Octobre 2002 - Angola –
Population vulnérable
Juin 2001 - Afghanistan – Crise
des réfugiés
Février 2002 - Gambie
– Réfugiés de Casamance
Août 1999 - Albanie - Mouvements
de population (Tirana, Qerret-Kavaje, Mammura)
Julliet 1999 -Macédoine
- Mouvements de population ( Neposteno, Cegrane, Skopje)
Juin 1999 - Albanie - Mouvements
de population (Tirana, Kukes)
Juin 1999 - Macédoine -
Mouvements de population (Blace) |
 |
 |
|