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Garder
une longueur d’avance
Au
cours de la décennie écoulée, quelque deux
milliards de personnes ont été touchées par
des catastrophes*.
Les répercussions sur les vies humaines et les moyens d’existence
sont énormes, de même que les conséquences sur
le développement économique des pays concernés.
Selon le World Natural Hazards Report, les pertes consécutives
aux catastrophes naturelles ont en moyenne dépassé
les 100 milliards de dollars américains par an ces dernières
années, contre 40 à 50 milliards au début des
années 1990 et seulement un milliard de dollars par an dans
les années 1960.
Près des trois quarts de ces pertes résultent d’ouragans,
d’inondations et de sécheresses. S’il est patent
que les dommages provoqués par ces catastrophes sont en partie
imputables aux changements climatiques et aux dégradations
environnementales dues à l’activité humaine,
il n’en demeure pas moins que l’augmentation démographique
et les migrations de la population vers des régions particulièrement
exposées contribuent encore à aggraver les pertes
en vies humaines et les conséquences sur les moyens d’existence.
La fréquence des catastrophes, en particulier au cours de
la décennie écoulée, a augmenté à
un point tel que les populations vulnérables n’ont
parfois plus le temps de se relever entre deux crises.
Il est de plus en plus crucial de conserver « une longueur
d’avance » sur les crises à venir. C’est
pourquoi, dans sa Stratégie 2010, la Fédération
a placé la préparation aux catastrophes parmi les
quatre domaines d’action essentiels pour elle-même et
pour les Sociétés nationales.
L’approche de la Fédération
à la préparation aux catastrophes |
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