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Les
ERU à l’œuvre
Les unités d’intervention d’urgence
ont apporté une aide considérable sur le terrain lors
de diverses catastrophes. Des membres de ces unités expliquent
quelle est la contribution des ERU.
Macédoine
En ex-République yougoslave de Macédoine, durant la
crise de 1999, douze médecins et infirmiers envoyés
sur place dans le cadre du dispositif ERU ont fait équipe
avec 31 agents de santé de la Société nationale
du pays, du Croissant-Rouge palestinien, de la Croix-Rouge américaine
et de la Croix-Rouge néo-zélandaise pour venir en
aide aux réfugiés. Pour Dieter Matthes, qui dirigeait
sur place une unité d’intervention d’urgence
chargée de l’approvisionnement en eau purifiée,
le principal atout des ERU réside dans la rapidité
avec laquelle une petite équipe peut être constituée
et se mettre au travail.
« Les équipements étant déjà conditionnés,
nous sommes toujours prêts à partir et pouvons être
sur place dans un délai de 48 heures », explique-t-il.
« Je sais d’expérience que les ERU fonctionnent
bien parce qu’elles sont rapidement opérationnelles,
et parce qu’elles peuvent s’intégrer dans les
structures locales et passer le flambeau dans les six à huit
semaines qui suivent leur déploiement.»
Sumatra, indonésie
En juin 2000, à la suite d’un
violent séisme à Sumatra, en Indonésie, une
ERU a été déployée dans un délai
de quelques jours afin de fournir des services médicaux à
des patients qui, dans l’intervalle, avaient été
traités à ciel ouvert, l’hôpital local
ayant été détruit.

L’équipement a été acheté par
la Croix-Rouge de Norvège, qui a également participé
à son financement aux côtés des Sociétés
nationales australienne et néerlandaise. La Fédération
a coordonné le déploiement de l’hôpital
de campagne composé de 20 tentes, qui ont été
montées par une soixantaine de volontaires de la Croix-Rouge
indonésienne et par des techniciens de la Croix-Rouge de
Norvège.
Une mission d’évaluation a permis d’éviter
l’envoi redondant d’appareils d’anesthésie
et de radiographie, le matériel qui existait sur place ayant
résisté au tremblement de terre. L’hôpital
de campagne comprenait en revanche des chambres, des salles d’opération,
une pharmacie, une unité de soins intensifs et un laboratoire,
destinés à remplacer les installations qui avaient
été détruites.
« Cette intervention a judicieusement combiné le savoir-faire
et les équipements locaux avec ceux de l’ERU »,
note Halvor Fossum Lauritzsen, responsable du département
international à la Croix-Rouge de Norvège. «
Au bout d’un mois, les expatriés ont pu passer la main
au personnel de santé local et rentrer chez eux. »
Jusqu’à la fin de l’année, l’ERU
a servi d’hôpital de recours principal pour toute la
province.
Gujarat, Inde

En janvier 2001, le terrible tremblement de terre du Gujarat, en
Inde, a déclenché une énorme opération
d’urgence de la Fédération, qui s’est
distinguée par son approche mieux coordonnée et mieux
ciblée de l’assistance.
Plusieurs ERU ont été déployées à
cette occasion :
· un hôpital de recours conjoint (150 lits fournis
par la Croix-Rouge de Norvège et 160 autres par la Croix-Rouge
finlandaise) ;
· une unité d’approvisionnement en eau purifiée
(Croix-Rouge allemande) ;
· une unité de télécommunications (parrainée
par la Croix-Rouge autrichienne et la Croix-Rouge espagnole) qui
s’est chargée d’assurer les communications entre
toutes les unités engagées dans l’opération,
en apportant notamment 80 téléphones mobiles pour
les délégués, plusieurs radios montées
sur véhicule, deux stations de base et un relais alimenté
à l’énergie solaire ;
· une unité de soins de santé de base (Croix-Rouge
espagnole) ;
· une unité de logistique (Sociétés
nationales britannique et danoise) ;
· une clinique d’urgence (Croix-Rouge du Japon).
Après le séisme, les 29 membres de l’équipe
médicale ERU ont travaillé côte à côte
avec une centaine de professionnels de santé locaux pour
apporter des soins aux personnes vulnérables.
Autres interventions d'ERU
Les ERU sont aussi intervenues en d’autres
occasions. Par exemple, après le séisme qui a touché
le Pérou en 2001, la Croix-Rouge britannique a déployé
deux équipes logistiques qui ont coordonné la gestion
des entrepôts, se sont chargées des opérations
de dédouanement et des opérations de logistique de
terrain.
Une ERU spécialisée dans l’approvisionnement
en eau et l’assainissement a été rapidement
dépêchée au camp de réfugiés de
Chapanga, au Mozambique, après que Niels-Erik Hedlund, le
responsable de la mission FACT, a alerté de l’urgence
des besoins en eau.
En Turquie, après le séisme de 1999,
les équipes médicales ERU ont pris en charge des blessés,
évitant, comme le signalaient les bulletins d’information
à l’époque, « l’engorgement des
services de santé locaux ».
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