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ERU
: son évolution future
«
Nous devons renforcer les capacités locales et réduire
la dépendance à l’égard des expatriés
afin que le déploiement des ERU soit encore plus efficace
sans être trop onéreux, et donc plus bénéfique.
»
Uli Jaspers, administrateur principal pour l’approvisionnement
en eau et l’assainissement, Fédération internationale
Le programme des unités d’intervention d’urgence
est en constante évolution et le principal objectif est de
veiller à l’améliorer sans cesse. Une évaluation
indépendante conduite en 2000 a mis en évidence la
nécessité d’améliorer la gestion et préconisé
une extension du système au niveau régional et une
coordination plus étroite avec d’autres initiatives
régionales d’intervention, une plus grande souplesse
permettant une meilleure adaptation aux besoins spécifiques,
une sensibilisation accrue au sein du Mouvement et un renforcement
de la coopération avec le CICR.
Au niveau communautaire, c’est en réinvestissant en
permanence dans les capacités locales que l’on obtient
les meilleurs résultats. L’expérience de l’Amérique
latine est concluante à cet égard. Au Pérou,
après les dramatiques coulées de boue de 1998, les
membres de l’ERU ont dispensé une formation aux volontaires
locaux en matière d’approvisionnement en eau et d’assainissement,
afin qu’ils puissent faire face à une prochaine crise.
Neuf mois plus tard, les compétences fraîchement acquises
ont été mises à profit après le passage
de l’ouragan Mitch, quand ces volontaires péruviens
se sont rendus en Amérique centrale pour aider à ravitailler
en eau les sinistrés.
Ces efforts de réinvestissement ne doivent pas être
limités à la phase d’urgence. Ultérieurement,
l’équipement déployé au Honduras et au
Nicaragua a été transféré à la
délégation de la Fédération au Venezuela,
où ont été organisés plusieurs ateliers
ERU à l’intention de volontaires de différentes
Sociétés nationales. Et, depuis, les unités
ont été relocalisées au sein de l’unité
panaméricaine d’intervention en cas de catastrophes
(PADRU), au Panama, où elles restent prêtes à
intervenir.
En dépit des efforts intensifs visant à consolider
les capacités d’intervention des Sociétés
nationales, il est peu probable qu’on puisse se passer des
ERU, même à longue échéance. C’est
pourquoi il importe qu’un nombre accru de Sociétés
nationales s’engagent à parrainer des ERU et que davantage
de personnel soit formé à intervenir dans le cadre
du dispositif.
La Fédération a consenti de gros efforts en vue d’améliorer
sa capacité de gestion des catastrophes. Ces efforts se sont
traduits par une coordination renforcée et ont rendu l’organisation
plus apte à opérer dans le contexte hautement concurrentiel
de l’aide humanitaire.
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