Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et Croissant-Rouge (IFRC) Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et Croissant-Rouge (IFRC)
Rechercher :

Gestion de catastrophes
Etudes de cas sur la stratégie de relèvement et de réduction des risques de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour l'opération tsunami

Etudes de cas | Aceh: encourager les communautés à prendre leur sort en main |
Maldives: s’adapter à un environnement unique | Sri Lanka: nager contre le courant
|
Aceh: un système d’alerte anticipée prend forme
| Maldives: combattre un ennemi de l’intérieur |
Sri Lanka: les équipes d’intervention locales en première ligne |
Version pour imprimer (Document PDF, 50kb, 6 pages
)


A travers nos programmes de relèvement, nous contribuons à créer des communautés plus sûres et plus résistantes en reconstruisant mieux qu’avant le tsunami. Nous n’acceptons pas que les gens se retrouvent aussi vulnérables qu’auparavant. Telle est l’approche qui fonde le travail de relèvement et de réduction des risques de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Etudes de cas


En réalité, il n’existe pas à proprement parler de catastrophes naturelles. Séismes, tsunamis, éruptions volcaniques, glissements de terrain, tempêtes, incendies, inondations et sécheresses sont des risques naturels qui ne deviennent des catastrophes qu’à partir du moment où ils perturbent ou ruinent le fonctionnement normal de la société.

Les catastrophes ne sont pas naturelles et les mesures de réduction des risques diminuent les probabilités qu’elles ne se produisent en faisant tout ce qu’il est possible de faire à l’avance pour protéger la vie, limiter les dommages et accroître la capacité des communautés à se relever rapidement d’une éventuelle crise.

Cela va d’actions très simples, comme apprendre aux enfants comment se comporter dans les situations d’urgence ou planter des arbres sur des pentes instables en vue de retenir d’éventuels glissements de terrain, à des mesures plus compliquées, comme la mise en place de systèmes d’alerte anticipée, la protection du littoral ou la promotion de constructions résistantes aux séismes et de plans d’urbanisation responsables.

Aceh: encourager les communautés à prendre leur sort en main


Durant la deuxième année de l’opération de relèvement de l’après-tsunami, alors que la province d’Aceh commençait à se relever de ses ruines, une enquête menée par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge dans 63 villages a révélé que leurs habitants étaient menacés de toutes parts par de nouvelles catastrophes.

L’exploitation illégale ou irresponsable des forêts et des carrières favorisait de meurtriers glissements de terrain, des bâtiments de piètre qualité, une infrastructure médiocre, l’ignorance et l’absence de protections côtières rendaient des communautés entières extrêmement vulnérables aux tremblements de terre, aux tsunamis et à l’érosion du littoral. De fortes marées et l’obstruction des cours d’eau aggravaient singulièrement les inondations, et le manque d’abris et de voies d’évacuation exacerbaient encore toutes ces menaces.

L’enquête menée dans les 63 villages d’Aceh a été basée sur un processus d’autoévaluation communautaire. Sous la conduite de la Croix-Rouge indonésienne, les villageois se sont consultés en vue de dresser l’inventaire des dangers auxquels ils étaient exposés et de déterminer quelles mesures pouvaient être prises pour s’en protéger. Photo: Vina Agustina/Fédération internationale (p15978)

L’enquête menée dans les 63 villages d’Aceh a été basée sur un processus d’autoévaluation communautaire. Sous la conduite de la Croix-Rouge indonésienne, les villageois se sont consultés en vue de dresser l’inventaire des dangers auxquels ils étaient exposés et de déterminer quelles mesures pouvaient être prises pour s’en protéger. Photo: Vina Agustina/Fédération internationale (p15978)

Dans ces conditions, il était impensable de se contenter de reconstruire ce qui avait été perdu lors du tsunami. Les villageois seraient restés aussi exposés qu’auparavant à des dangers qui, comme l’ont rappelé les séismes de 2007, n’étaient jamais loin. Pour toutes ces raisons, la préparation aux catastrophes et la réduction des risques sont au coeur des opérations de relèvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde entier. Rebâtir mieux qu’avant et créer des communautés plus sûres et plus résistantes, telle est la philosophie du Mouvement.

L’enquête menée dans les 63 villages d’Aceh a été basée sur un processus d’autoévaluation communautaire. Sous la conduite de la Croix-Rouge indonésienne, les villageois se sont consultés en vue de dresser l’inventaire des dangers auxquels ils étaient exposés et de déterminer quelles mesures pouvaient être prises pour s’en protéger. Au nombre de ces mesures, les participants ont opté pour la formulation de plans locaux d’intervention d’urgence, la création d’équipes d’action communautaires, l’établissement de voies d’évacuation, l’aménagement d’abris et la production d’un calendrier des risques.

Grâce à cet outil, les villageois, à défaut de pouvoir prédire les tremblements de terre, savent que, de décembre à mars, les risques de tempêtes sont particulièrement élevés et que, de juillet à septembre, ils peuvent s’attendre à de puissants raz-de-marée. Ils savent aussi que la saison des pluies est susceptible de déclencher des glissements de terrain.

Dans un village, un ancien tourne le regard vers les collines. “Nous avons des champs et des jardins, là haut”, déclare-t-il. “Périodiquement, les gens veulent agrandir leurs cultures. Ils ne sont pas riches. On ne peut pas les en blâmer. Mais, lorsqu’on coupe de grands arbres, le risque de glissements de terrain s’accroît.”

A l’issue du processus d’identification des risques, le défrichement a été interdit dans les cas où il pouvait représenter une menace pour des habitations. C’était le début d’un changement salutaire dans les comportements.

back to top
Maldives: s’adapter à un environnement unique


L’océan représente 90 pour 100 du territoire des Maldives, les îles culminent le plus souvent à quelques mètres seulement au-dessus de l’altitude zéro et l’archipel est régulièrement battu par des pluies torrentielles. C’est pourquoi il est crucial que toute construction soit à l’abri des inondations et autres risques similaires. Ce principe est au coeur du travail de relèvement de l’après-tsunami mené par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge à travers tout le pays.

De fait, toutes les maisons bâties par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge respectent, voire dépassent les normes locales de sécurité. Beaucoup d’entre elles sont en outre surélevées par rapport au sol, ce qui les met à l’abri des inondations qui frappent régulièrement les Maldives. Elles sont aussi dotées de structures résistantes aux séismes et de greniers pour conserver au sec et à l’abri des denrées et fournitures essentielles.

Le foyer pour personnes ayant des besoins spéciaux qui a été construit par le secrétariat de la Fédération internationale avec un financement du Croissant-Rouge de Bahreïn. Bâti sur pilotis, il est à l’abri des fortes marées et peut accueillir les habitants lors de tsunamis ou d’inondations. Photo: Fédération internationale (p16781)

Le foyer pour personnes ayant des besoins spéciaux qui a été construit par le secrétariat de la Fédération internationale avec un financement du Croissant-Rouge de Bahreïn. Bâti sur pilotis, il est à l’abri des fortes marées et peut accueillir les habitants lors de tsunamis ou d’inondations. Photo: Fédération internationale (p16781)

Sur certaines îles, le travail de reconstruction englobe beaucoup plus que les seules habitations. La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge bâtissent également des hôpitaux, des écoles et des centres communautaires. En plus d’offrir à la collectivité des espaces pour les activités et services courants, ces bâtiments de plusieurs étages peuvent également servir de refuges en cas d’urgence.

C’est le cas, par exemple, du foyer pour personnes ayant des besoins spéciaux qui a été construit par le secrétariat de la Fédération internationale avec un financement du Croissant-Rouge de Bahreïn. Bâti sur pilotis, il est à l’abri des fortes marées et peut accueillir les habitants lors de tsunamis ou d’inondations.

L’édifice est équipé d’une rampe qui permet aux handicapés physiques d’accéder au niveau supérieur. Achevé et remis aux mains des responsables locaux au début du mois de juin, il héberge aujourd’hui 32 résidents.

back to top
Sri Lanka: nager contre le courant


Le tsunami a mis en évidence les vulnérabilités de maintes communautés à travers tout l’océan Indien. Au Sri Lanka, beaucoup de gens ont péri parce qu’ils ne savaient pas nager. En temps normal, les courants qui circulent près des rivages représentent déjà un sérieux danger même pour les meilleurs nageurs. Pourtant, les communautés côtières font preuve d’une étonnante méconnaissance des principes de base de la sécurité en mer.

La Croix-Rouge du Japon, en revanche, possède une expérience longue de plus de 40 ans dans ce domaine. En juin 2006, elle a lancé, en étroite coordination avec la section de Gampaha de la Croix-Rouge du Sri Lanka, un projet pilote destiné à former un réseau d’instructeurs spécialisés dans le sauvetage en mer qui transmettront leurs compétences nouvellement acquises à leurs familles et communautés respectives.

L’objectif ultime de ce programme prévu pour durer trois ans est de faire en sorte que la formation et la sensibilisation à la sécurité en mer devienne une routine parmi les communautés concernées.

La filial de Gampaha de la Cruz Roja de Sri Lanka imparte cursos de seguridad acuática de alto nivel con miras a formar una red de instructores que, a su vez, organicen campañas de sensibilización y cursos básicos de seguridad acuática en las comunidades locales. Photo: Rukshan Ratnam/Fédération internationale (p15935)
La filial de Gampaha de la Cruz Roja de Sri Lanka imparte cursos de seguridad acuática de alto nivel con miras a formar una red de instructores que, a su vez, organicen campañas de sensibilización y cursos básicos de seguridad acuática en las comunidades locales. Photo: Rukshan Ratnam/Fédération internationale (p15935)

La réduction des risques n’est pas nécessairement compliquée. Souvent, les solutions les plus simples sont aussi les meilleures. La réduction des risque ne se limite pas à construire des bâtiments résistants aux séismes ou des digues. Elle consiste également à faire prendre conscience des dangers et à doter les communautés des outils nécessaires pour réduire leur propre vulnérabilité.

back to top
Aceh: un système d’alerte anticipée prend forme


L’alerte anticipée est un élément essentiel de la réduction des risques. Mais elle ne doit pas se résumer à la mise en place d’outils technologiques. La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge sont convaincus que ce sont les communautés exposées qui détiennent la clé du succès des systèmes d’alerte, car ce sont elles qui doivent recevoir les informations et agir en conséquence.

Grâce à leur réseau unique de volontaires et autres auxiliaires communautaires, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge sont particulièrement bien placés pour relayer les messages d’alerte et les consignes de sécurité au niveau local. C’est seulement ainsi que les informations transmises depuis les fonds marins, par les satellites et les ondes radio peuvent franchir la dernière étape et avoir une réelle utilité pour les personnes vulnérables.

L’alerte anticipée est un élément essentiel de la réduction des risques. Mais elle ne doit pas se résumer à la mise en place d’outils technologiques. Photo: Fédération internationale (p15981)
L’alerte anticipée est un élément essentiel de la réduction des risques. Mais elle ne doit pas se résumer à la mise en place d’outils technologiques. Photo: Fédération internationale (p15981)

Dans le cadre du plan national d’alerte anticipée du gouvernement indonésien, la Croix-Rouge indonésienne a pour tâche de mobiliser les communautés lorsqu’une catastrophe menace. A cet effet, un réseau de communication radio a été mis en place, connectant les vingt-et-une sections Croix-Rouge de la province au bureau central de Banda Aceh et reliant ce dernier au siège de la Société nationale à Jakarta. A ce jour, une soixantaine de volontaires ont été initiés au fonctionnement et à l’entretien du matériel radio et un mode d’emploi a été édité en langue bahassa.

back to top
Maldives: combattre un ennemi de l’intérieur


Les communautés de la région affectée par le tsunami ne sont pas exposées aux seules catastrophes naturelles. Beaucoup sont vulnérables également à des flambées de maladies qui peuvent s’avérer aussi dévastatrices que les inondations ou les séismes.

Aux Maldives, la fièvre de dengue est endémique, avec un pic annuel qui se situe pendant et juste après la saison des pluies. En février 2007, une flambée du virus chikungunya a pris des proportions épidémiques.

Face à ces menaces, la Fédération internationale a conçu un programme de sensibilisation et d’information sur les causes de ces maladies et sur les mesures de prévention élémentaires grâce auxquelles les communautés exposées peuvent en limiter l’impact.

Dans le cadre de leur programme, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont formé environ 150 personnes, leur dispensant des notions de base sur les maladies, les risques et les méthodes de prévention, ainsi que sur la manière de faire évoluer les comportements. Photo: Fédération internationale (p16958)
Dans le cadre de leur programme, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont formé environ 150 personnes, leur dispensant des notions de base sur les maladies, les risques et les méthodes de prévention, ainsi que sur la manière de faire évoluer les comportements. Photo: Fédération internationale (p16958)

La prévention et la lutte contre ces maladies ne réclament pas nécessairement des interventions compliquées ni coûteuses. De fait, une bonne information et l’élimination des lieux de reproduction des moustiques peuvent suffire à empêcher leur propagation. Dans le cadre de leur programme, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont formé environ 150 personnes, leur dispensant des notions de base sur les maladies, les risques et les méthodes de prévention, ainsi que sur la manière de faire évoluer les comportements. Ces auxiliaires communautaires sont en majorité des enseignants qui, à présent, transmettent leurs connaissances à leurs élèves.

Le programme a également comporté la production d’affiches, de brochures et autres supports de sensibilisation qui ont été largement diffusés dans les écoles et parmi les communautés locales. Tout récemment, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont notamment édité un livre à colorier sur la dengue et le chikungunya. En coloriant les images, les écoliers apprennent comment empêcher les moustiques de se reproduire à l’école et à la maison.

back to top
Sri Lanka: les équipes d’intervention locales en première ligne


Année après année, la saison de la mousson plonge dans la désolation des milliers d’individus frappés par des inondations, des glissements de terrain, des ouragans et autres désastres. Une des priorités de l’opération de relèvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge consécutive au tsunami a consisté à mettre en place un réseau d’équipes d’intervention locales à travers toutes les régions du pays vulnérables aux catastrophes.

“La principale tâche de ces équipes est de procéder à des évaluations des besoins dans les situations d’urgence, puis de piloter les actions initiales de la Croix-Rouge en faveur des communautés affectées, en coordination avec les organismes gouvernementaux compétents et avec d’autres agences”, explique Susil Perera, responsable de la gestion des catastrophes à la Croix-Rouge du Sri Lanka.

Chaque équipe se compose de 25 à 30 volontaires et employés qui suivent un cours de formation intensive d’une semaine couvrant, entre autres, l’histoire du Mouvement, la recherche des personnes disparues, les techniques de sauvetage, la sécurité, le soutien psychosocial, l’assistance médicale d’urgence et les normes professionnelles régissant les opérations de secours. L’accent est mis tout spécialement sur trois éléments clés: la gestion des secours, la coordination et l’évaluation des besoins.

Chaque équipe se compose de 25 à 30 volontaires et employés qui suivent un cours de formation intensive d’une semaine couvrant, entre autres, l’histoire du Mouvement, la recherche des personnes disparues, les techniques de sauvetage, la sécurité, le soutien psychosocial, l’assistance médicale d’urgence et les normes professionnelles régissant les opérations de secours. Photo: Fédération internationale (p16947)
Chaque équipe se compose de 25 à 30 volontaires et employés qui suivent un cours de formation intensive d’une semaine couvrant, entre autres, l’histoire du Mouvement, la recherche des personnes disparues, les techniques de sauvetage, la sécurité, le soutien psychosocial, l’assistance médicale d’urgence et les normes professionnelles régissant les opérations de secours. Photo: Fédération internationale (p16947)

“Nous combinons la théorie avec des exercices de simulation et des séances de travail sur le terrain. Nous invitons aussi des fonctionnaires gouvernementaux du Centre de gestion des catastrophes à prendre part à la formation”, poursuit Susil Perera. A ce jour, sept équipes ont déjà été constituées, l’objectif étant d’inclure seize sections locales de la Croix-Rouge dans ce dispositif.

Nirumithan, 27 ans, a participé à la première session de formation organisée en 2006 dans le district d’Ampara. Depuis, il a été mobilisé à 30 reprises. “Dans certains cas, nous sommes intervenus à la suite d’inondations, d’autres fois nous avons fourni une assistance à des personnes qui avaient été déplacées à cause du conflit”, rapporte-t-il.

Récemment, l’équipe d’intervention d’Ampara a pris part à l’évacuation d’habitants de zones côtières, le gouvernement ayant publié une alerte au tsunami suite au séisme qui a touché le littoral indonésien le 12 septembre.

En dehors des situations de crise, les équipes d’intervention locales se consacrent à des efforts de préparation, développant des plans d’urgence pour les principaux types de catastrophes, formant des volontaires et aidant les communautés à améliorer leur résilience et leur capacité de relèvement.

back to top
Pour en savoir plus
14 décembre 2007
Rapport semi-annuel sur les progrès de l'opération tsunami de la Fédération internationale : Indonésie | Sri Lanka | Maldives | Inde | Thaïlande | Myanmar | Bangladesh | Afrique de l'Est (en anglais)
14 décembre 2007
Rapport sur les progrès de l'opération tsunami de la Fédération internationale trois ans après (Document PDF, 2,4Mb, 40 pages, en anglais)
Liste de délégués d'information et de contacts de presse pour l'opération tsunami (en anglais)
22 décembre 2005
L'opération tsunami : Revision du plan d'action 2005-2010
(Document PDF, 2,4Mb, 92 pages, en anglais)
Bulletins d'informations et appels d'urgence de l'opération tsunami (en anglais)
Carte interactive de l'opération tsunami
Forum Croix-Rouge et Croissant-Rouge sur l'opération tsunami, Hong Kong, du 3 au 5 mars 2005
Initiative TRIAMS - Tsunami Recovery Impact Assessment and Monitoring System (TRIAMS)
(Document PDF, 2,8Mb, 90 pages, en anglais)
Le séisme et le tsunami en Asie - Revision du cadre d'intervention stratégique régional du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Document PDF, 1.05Mb, 40 pages, en anglais)
back to top
Page d'accueil
  Nos activités
Faits et chiffres
Faits et chiffres
    Carte interactive
    Rapport sur les progrès
    Appels et mises à jour de l'opération (en anglais)
    Financement de l'opération
    Bulletins d'information
    Faits et chiffres
  Faits et chiffres Etudes de cas
Nouvelles
Audiovisuel