Adoption du nouvel emblème
1. Comment le troisième Protocole
a-t-il été adopté ?
La conférence diplomatique chargée
d’examiner le projet de Troisième Protocole additionnel
s’est tenue peu après la signature d’un mémorandum
d’accord par le Magen David Adom et le Croissant-Rouge palestinien.
Les deux organisations, dont aucune n’était alors membre
du Mouvement, avaient voulu ainsi développer leur coopération
mutuelle afin d’ouvrir la voie à leur reconnaissance
et admission.
À l’issue d’un débat
qui a touché à des questions sans relation directe
avec le Protocole, mais revêtant une importance manifeste
pour la région, l’adoption du projet de Protocole a
été mise au vote. Une majorité des deux tiers
des membres présents et votant était requise, et le
scrutin a dégagé 78 pour 100 de votes positifs.
À la mi-juillet 2006, 72 États
avaient signé le Protocole, deux l’avaient ratifié
et plusieurs autres étaient déjà bien avancés
dans le processus parlementaire de ratification. Le Protocole entrera
en vigueur le 14 janvier 2007.
2. Amendement des Statuts du Mouvement
international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ?
Une fois le Protocole adopté, il
a fallu adapter les Statuts du Mouvement international de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge de manière à permettre l’utilisation
du nouvel emblème. Une Conférence internationale de
la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, rassemblant les États
parties aux Conventions de Genève, le Comité international
de la Croix-Rouge, la Fédération internationale des
Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et
ses Sociétés membres, s’est tenue à cet
effet du 20 au 22 juin 2006. À l’issu d’un vote,
la Conférence a adopté les trois points de la résolution
soumise à son attention, à savoir, amender les Statuts
du Mouvement, désigner le nouvel emblème par le nom
de « cristal rouge » et inviter le CICR et la Fédération
internationale à reconnaître et à admettre le
Croissant-Rouge palestinien en tant que membre à part entière
du Mouvement.
3. Qui
décide de la reconnaissance et de l’admission de nouveaux
membres au sein du Mouvement ?
Pour être reconnue par le CICR, une
Société nationale doit remplir dix conditions énoncées
dans les Statuts du Mouvement. Une fois reconnue, elle peut demander
à être admise comme membre de la Fédération
internationale. C’est l’Assemblée générale
de la Fédération internationale qui décide
de son admission.
Pour déterminer si la Société
postulante satisfait bien aux dix conditions préalables à
sa reconnaissance, le CICR et la Fédération internationale
s’appuient sur l’avis d’une commission mixte d’experts.
Le 22 juin 2006, à l’issue
de la 29e Conférence internationale, le président
du CICR, Jakob Kellenberger, a officiellement annoncé la
reconnaissance du Magen David Adom israélien et du Croissant-Rouge
palestinien.
L’Assemblée générale
de la Fédération internationale, convoquée
aussitôt après, à la requête du président
Juan Manuel Suárez del Toro, a admis par acclamation les
deux Sociétés nationales en tant que membres à
part entière. |