Red Cross Red Crescent welcomes step forward in fight against meningitis in Africa, but urges greater efforts

Publié: 17 mars 2003

Ces deux derniers mois, des épidémies de méningite à méningocoque, dues aux souches A et W-135, ont entraîné la mort d’un millier de personnes en Afrique subsaharienne, dont plus de 600 au Burkina Faso. Pour la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, cette situation met en évidence la pressante nécessité d’un nouveau vaccin couvrant les trois souches de méningocoque recensées (trivalent) sur le continent africain, vaccin qui devra être produit rapidement, en quantités suffisantes et à un coût abordable.

Un premier lot d’un million de doses de vaccin trivalent est arrivé le mois dernier au Burkina Faso, grâce aux efforts conjugués de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de la firme GlaxoSmithKline et de la fondation Bill et Melinda Gates. On procède en ce moment à la vaccination des communautés à risque tout en évaluant l’efficacité du produit dans un contexte épidémique.

“Cette campagne représente un pas important et un exemple probant du potentiel des partenariats entre les secteurs public et privé”, note le docteur Bernard Morinière, épidémiologiste à la Fédération internationale. “Il est remarquable qu’un vaccin qui n’existait pas l’année dernière soit déjà administré aux enfants du Burkina Faso. Si l’évaluation en cours s’avère positive, le prochain défi consistera à mobiliser les ressources requises pour la production à grande échelle de ce vaccin, de manière à pouvoir faire face à d’éventuelles futures flambées de W-135 dans la région.

”C’est la deuxième année consécutive que le Burkina Faso est touché par une épidémie de méningite cérébrospinale provoquée, en partie, par la souche de méningocoque W-135. Plus de 4.000 cas ont déjà été recensés, dont plus de 600 ont eu une issue fatale. L’année dernière, la première épidémie causée en Afrique par la souche W-135 avait touché plus de 14.000 personnes et fait près de 1.700 morts. À l’époque, l’unique vaccin existant pour combattre la souche W-135 était un produit couvrant quatre souches de méningocoque dont le prix était prohibitif pour les pays africains affectés.

Le nouveau vaccin est distribué par l’intermédiaire de l’ICG, un groupe de coordination internationale pour la vaccination contre la méningite épidémique rassemblant, entre autres, l’OMS, l’UNICEF, Médecins sans frontières (MSF) et la Fédération internationale. L’ICG gère un stock de vaccins et de médicaments destinés aux pays de la “ceinture de la méningite”, ce qui permet de réagir rapidement lorsque des épidémies éclatent dans des pays qui n’ont pas les moyens de constituer leurs propres stocks.

Cette année, la méningite a déjà fait 366 autres victimes au Ghana, au Nigeria et au Niger – d’où l’urgente nécessité d’un vaccin qui permette de combattre toutes les souches de méningocoque répertoriées en Afrique subsaharienne. Pour le compte de l’ICG et en collaboration avec MSF, la Fédération internationale a récemment débloqué 250.000 doses du vaccin traditionnel bivalent (souches A et C); elles ont été prélevées sur un lot de 1,2 million de doses achetées en décembre dernier grâce à une contribution du gouvernement norvégien relayée par la Croix-Rouge de Norvège. Ces vaccins seront employés dans le cadre d’une campagne d’immunisation dans les districts nigériens frappés par l’épidémie.

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