La Fédération internationale lance une nouvelle stratégie quinquennale de sécurité alimentaire en Afrique axée sur l’investissement à long terme

Publié: 10 avril 2008

L’investissement à long terme dans des projets de sécurité alimentaire en Afrique est crucial pour traiter certaines des causes profondes de la faim et de la malnutrition, affirme la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui lance une nouvelle stratégie quinquennale en vue de renforcer les programmes de sécurité alimentaire dans quinze pays du continent. Annoncé aujourd’hui à Addis Abeba, en Éthiopie, ce plan sera financé grâce à un appel de 45 millions de francs suisses (EUR 28,5 millions / USD 43,5 millions) étalé sur cinq ans. Les fonds recueillis serviront à assister environ 2.250.000 personnes, soit près de 500.000 de familles.

Plus de 80 % du budget sera affecté directement aux activités sur le terrain. Cela comportera un soutien à l’amélioration des capacités des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en matière de développement de programmes axés sur la sécurité alimentaire – promotion d’une agriculture durable à travers la mise en oeuvre de technologies appropriées, établissement de banques de semences et optimisation des nutriments organiques, projets de micro-financement, systèmes d’irrigation à petite échelle, mise en place de mécanismes communautaires de surveillance de la sécurité alimentaire.

“Bien que la communauté internationale se soit engagée à réduire de façon spectaculaire l’insécurité alimentaire à travers les objectifs du Millénaire pour le développement, la malnutrition continue de s’aggraver en Afrique et dans d’autres parties du monde sous l’effet combiné de la pauvreté, du VIH, du changement climatique, des conflits et de l’explosion démographique”, note Ibrahim Osman, secrétaire général adjoint de la Fédération internationale, à Genève.

“Nous espérons enrayer cette tendance en intensifiant de manière significative les programmes communautaires Croix-Rouge et Croissant-Rouge de sécurité alimentaire en Afrique au cours des cinq prochaines années. Notre objectif est de toucher au moins 20 % des populations les plus vulnérables et d’améliorer leur résilience et leurs mécanismes d’adaptation”, ajoute Mohammed Mukhier, chef du département des politiques et de la préparation aux catastrophes de la Fédération, à Genève.

Afin d’accroître l’efficacité des programmes de sécurité alimentaire, ceux-ci seront intégrés aux projets existants de soins de santé et d’assistance au niveau communautaire, notamment ceux relatifs au VIH, ainsi qu’aux activités d’approvisionnement en eau et d’assainissement. “Tout en reconnaissant la nécessité d’aider les plus vulnérables à satisfaire leurs besoins immédiats, nous pensons qu’une solution durable à l’insécurité alimentaire en Afrique exige des investissements de longue haleine en termes à la fois de soutien technique aux employés et volontaires locaux et de protection des communautés locales et de leurs moyens de subsistance”, explique Mija Ververs, responsable de la sécurité alimentaire et de la nutrition à la Fédération, à Genève.

Les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo, de l’Éthiopie, du Kenya, du Lesotho, du Malawi, du Mali, de la Mauritanie, de la Namibie, du Niger, de l’Ouganda, du Rwanda, du Soudan, du Swaziland et de la Zambie sont associées à cette nouvelle stratégie.

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