Qatar et Syrie : les volontaires jouent un rôle crucial dans la préparation aux catastrophes

Publié: 5 mai 2006 0:00 CET

Saleh M. Dabbakeh, International Federation, Qatar

Actif au sein du Croissant-Rouge arabe syrien depuis 1998, Firas, 26 ans, fait partie d’une équipe en pleine expansion de jeunes volontaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord spécialisés dans la gestion des catastrophes. C’est après avoir assisté impuissant à l’agonie d’un proche que le jeune homme avait décidé de s’engager dans le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Conduit en urgence à l’hôpital, son oncle préféré avait succombé en l’espace de quelques minutes à une défaillance cardiaque, malgré les efforts frénétiques du personnel médical. Bouleversé, Firas avait alors demandé à un médecin ce qu’il aurait pu faire pour sauver la vie de son parent. Ayant été lui-même volontaire au Croissant-Rouge arabe syrien durant quelques années, le médecin avait suggéré au jeune homme de prendre contact avec la section de Damas.

Aujourd’hui, Firas est formateur régional en gestion des catastrophes. A ce titre, il a récemment participé au premier camp de formation à la gestion des catastrophes organisé dans le Golfe persique. Ce camp, qui s’est tenu en avril en plein désert du Qatar, avait pour objet de préparer de jeunes volontaires à faire face à une situation de catastrophe naturelle.

“Il m’a fallu près de six ans, plusieurs cours de formation et au moins une catastrophe pour devenir formateur”, rapporte le jeune homme, essuyant son front dégoulinant de sueur sous la chaleur accablante du désert. “C’est mon premier camp à l’extérieur de la Syrie”, poursuit-il. “Aujourd’hui, notre tâche consistait à mettre en place des abris pour plus de 300 enfants.”

Dans le cadre d’un exercice de simulation à grande échelle, les participants devaient en effet organiser hébergement et repas pour plus de 300 jeunes “victimes” en moins d’une heure.

A Damas, la capitale syrienne, Firas, quoique très occupé à seconder son père dans la gestion de l’entreprise familiale de transport et de dédouanement à l’aéroport, s’arrange toujours pour trouver du temps à consacrer à ses activités de volontaire.

“Au cours des dernières années, j’ai eu l’occasion de sauver les vies de deux personnes grâce à des interventions très simples, notamment celle d’un enfant de sept ans”, explique-t-il fièrement.

“C’est pourquoi je veux absolument continuer mon travail de volontaire et inculquer à d’autres les connaissances qui leur permettront de sauver d’autres vies.”

Firas est un modèle dans cette région qui aurait bien besoin d’autres jeunes volontaires comme lui, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord étant très exposés aux catastrophes.


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