Ebola

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Communiqué de presse

Le Mouvement international de la Croix-Rouge préoccupé par l’attaque contre les volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (RDC) à Bunia

Kinshasa/Nairobi/Genève, 3 juin 2026 –La Croix-Rouge de laRDC,La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et le Comité International de la Croix-Rouge sont profondément choqués par l’attaque contre des volontaires de la Croix-Rouge, qui menaient une opération d’enterrement digne et sécurisé à Bunia le 1er juin 2026, dans le cadre de la réponse à l’épidémie de maladie à virus Ebola.Il s’agit du septième incident violent lié à la résistance de la communauté aux actions mises en œuvre dans le cadre de la riposte à la maladie à virus Ebola, recensé sur les différentes provinces affectées depuis le début de cette 17èmeépidémie. Nous condamnons cet acte inacceptable et exprimons notre solidarité et notre soutien aux volontaires touchés et à leurs familles.Les communautés à travers la RDC font face à d’immenses défis alors que l’épidémie d’Ebola continue de se propager. Nous reconnaissons la peur, l’incertitude et la frustration ressenties par de nombreuses personnes. Renforcer la confiance et maintenir le dialogue avec les communautés à travers l’engagement communautaire, restent essentiels pour maîtriser l’épidémie.Les volontaires de la Croix-Rouge sont membres des communautés qu’ils servent. Chaque jour, ils travaillent aux côtés des familles et des leaders locaux pour contribuer à prévenir la propagation d’Ebola, fournir des informations fiables et soutenir les personnes affectées par l’épidémie. Il n’y a aucune justification à ce que les volontaires soient la cible d’attaques aussi bien que le personnel humanitaire ou les moyens et infrastructures qui concourent à la riposte contre cette épidémie.Les enterrements dignes et sécurisés constituent un élément essentiel de la riposte contre Ebola. Les corps des personnes décédées d’Ebola restent hautement infectieux et, s’ils ne sont pas manipulés correctement, contribuent à la transmission de la maladie. Nous comprenons que les procédures actuelles constituent un défi pour les communautés qui souhaitent maintenir leurs rites mortuaires et nous nous efforçons de concilier l’impératif de santé publique indispensable pour endiguer la propagation de l’épidémie au respect des coutumes.La désinformation et les rumeurs suscitent la peur, sapent les efforts de santé publique et mettent en danger les communautés ainsi que les acteurs humanitaires. Un engagement continu avec les communautés et une communication transparente sont essentiels pour répondre aux préoccupations et renforcer la confiance.Le Mouvement de la Croix-Rouge appelle au respect, à l’acceptation et au soutien des volontaires de la Croix-Rouge, engagés au sein des communautés pour mener des activités humanitaires vitales. Les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge doivent être respectés et protégés en tout temps afin de pouvoir poursuivre leur travail en toute sécurité et atteindre les personnes dans le besoin.Malgré les défis, la Croix-Rouge reste engagée à travailler aux côtés des communautés pour contribuer à stopper l’épidémie et soutenir les personnes affectées.Note aux éditeursLe Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est le plus grand réseau humanitaire au monde. Neutre et indépendant, il est composé de trois grandes composantes complémentaires à savoir les Sociétés nationales ou les Croix-Rouge de chaque pays, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le réseau a pour mission de protéger la vie, la dignité et la santé des personnes victimes de conflits armés, de catastrophes naturelles et d’autres situations d’urgence.Pour plus d'informations, contactez :Croix-Rouge de la RDC (CRRDC):A Kinshasa:Kally Maluku,+24381 89 66243Fédération Internationale de la Croix-Rouge (FICR) :À Kinshasa:Cate Kamatu,+254 728 815 266À Nairobi:SusanMbalu, +254 733 827 654À Génève:Tommaso Della Longa +41 79 708 4367| Paolo Cravero +41 79 894 8396Comité international de la Croix-RougeEléonore Asomani,[email protected]+221 78 186 46 87

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Communiqué de presse

l'IFRC achemine des fournitures essentielles dans l'est de la RDC face à l'épidémie d'Ebola

Kinshasa/Nairobi/Genève, le 4 juin 2026 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a livré le 3 juin un important chargement de kits d'enterrements dignes et sécurisés et de sacs mortuaires à Bunia, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où l'épidémie d'Ebola continue de faire des victimes et de mettre à rude épreuve un système de santé déjà fragile.Ce chargement a été transporté par avion de Dubaï à Entebbe (Ouganda), puis par la route jusqu'à Bunia le 29 mai 2026. Il contenait 13 de kits d'enterrements dignes et sécurisés, permettant d'assurer environ 300 enterrements dignes et sécurisées. Le trajet terrestre d'Entebbe à Bunia prend environ sept jours, ce qui souligne la complexité logistique de l'accès aux populations touchées dans cette région reculée du pays.Un deuxième chargement, prépositionné à Kinshasa, devrait arriver à Bunia par avion dans la semaine. Grâce à la réouverture de l'aéroport, les livraisons de matériel opérationnel peuvent être effectuées plus rapidement. Ce chargement comprend 10 kits d'enterrements sans danger et 300 sacs mortuaires.Ces livraisons, qui s'inscrivent dans le cadre d'un effort d'approvisionnement plus vaste de 2,2 millions de francs suisses, fourniront aux équipes de la Croix-Rouge l'équipement opérationnel nécessaire pour continuer à assurer des inhumations sûres et dignes, un des outils les plus essentiels pour contenir la propagation d'Ebola.« Chaque kit d'inhumation qui arrive, et chaque inhumation réalisée dans le respect des règles sanitaires, contribue à rompre une chaîne de transmission potentielle. Nos volontaires travaillent dans des conditions extrêmement difficiles et ont besoin de tout le soutien possible, y compris ces fournitures, dès maintenant », a déclaré Bruno Michon, responsable des opérations de riposte à Ebola de l'IFRC en République démocratique du Congo.Les inhumations sûres et dignes ne sont pas qu'une simple tâche logistique: elles constituent une intervention de santé publique de première ligne et un acte de respect envers les familles dans leurs moments les plus douloureux. L'acheminement de ces fournitures à nos équipes dans l'est de la RDC est une course contre la montre face au virus.L'IFRC appelle la communauté internationale, les donateurs et les partenaires à soutenir l'appel d'urgence régional afin de garantir que les populations de la RDC et de toute la région reçoivent l'aide vitale dont elles ont un besoin urgent.Lien vers les photos: https://shared.ifrc.org/collections/~2e8af4bc27Pour plus d'informations ou pour organiser une interview, veuillez contacter: [email protected]À Kinshasa: Catherine Kamatu, +254 728 815 266À Nairobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 | Paolo Cravero, +41 79 894 8396

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Déclaration: L'IFRC attristée par le décès de trois volontaires de la Croix-Rouge de la RDC dans la province d’Ituri

Kinshasa/Nairobi/Genève, le 23 mai 2026 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément attristée par le décès de trois volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (CRRDC) de la section de Mongbwalu, dans le territoire de Djugu, province d’Ituri.Nous adressons nos sincères condoléances à leurs familles, à leurs proches, à leurs collègues. Nous sommes solidaires de la Croix-Rouge de la RDC en cette période difficile.Les volontaires, Alikana Udumusi Augustin, Sezabo Katanabo et Ajiko Chandiru Viviane, auraient contracté le virus Ebola dans l’exercice de leurs fonctions, alors qu’ils effectuaient des activités de gestion des dépouilles le 27 mars dans le cadre d’une mission humanitaire sans rapport avec l’épidémie d’Ebola. Au moment de l’intervention, la communauté n’avait pas connaissance de cette épidémie, et celle-ci n’avait pas encore été identifiée. Ils comptent parmi les premières victimes connues.Les dates de décès sont les suivantes :Ajiko Chandiru Viviane – 5 maiSezabo Katanabo – 15 maiAlikana Udumusi Augustin – 16 maiCes volontaires ont perdu la vie alors qu’ils servaient leur communauté avec courage et humanité.Leur engagement reflète le dévouement extraordinaire dont font preuve chaque jour les volontaires de la Croix-Rouge qui travaillent dans des environnements complexes et à hauts risques pour venir en aide aux personnes vulnérables.L'IFRC, la Croix-Rouge de la RDC, et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) restent déterminés à soutenir les communautés touchées et à intensifier leurs efforts pour faire face à cette épidémie d’Ebola. Pour plus d'informations, veuillez contacter : [email protected] À Nairobi:    Susan Mbalu +254 733 827 654À Genève:Tommaso Della Longa +41 79 708 4367 | Paolo Cravero +41 79 894 8396

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Communiqué de presse

Ebola : l’IFRC renforce sa réponse dans l’est de la RDC alors que les risques régionaux augmentent.

Kinshasa/Nairobi/Genève, 21 mai 2026 — La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) intensifie les efforts de réponse à Ebola en République démocratique du Congo, en Ouganda et dans les pays voisins, et a lancé un appel d’urgence régional de 29 millions de francs suisses.La Croix-Rouge de la République démocratique du Congo, avec le soutien de l’IFRC, a déployé 200 volontaires dans les zones de santé de Bunia et Rwampara pour soutenir l’engagement communautaire et les activités de santé publique en première ligne.Les volontaires de la Croix-Rouge effectuent déjà des visites porte-à-porte dans les communautés touchées afin d’aider les familles à comprendre comment Ebola se propage, de lutter contre la désinformation et d’encourager une prise en charge précoce dès l’apparition des symptômes. Une émission radio de la Croix-Rouge renforce également ces messages à plus grande échelle.Les familles sont également sensibilisées à ne pas toucher ni laver les corps des personnes suspectées d’être décédées d’Ebola, cette pratique restant l’un des modes de transmission les plus fréquents lors des flambées épidémiques. Dès le premier jour des activités, les volontaires de la Croix-Rouge ont atteint 645 familles.Ariel Kestens, chef de délégation de l’IFRC à Kinshasa, a déclaré : « La souche Bundibugyo est particulièrement préoccupante, car les preuves concernant l’efficacité des traitements et des vaccins développés pour la souche Zaïre restent limitées. L’épidémie se propage rapidement dans des zones où les systèmes de santé sont déjà fragiles et où les mouvements transfrontaliers de population sont fréquents. La priorité est désormais d’agir rapidement et de travailler étroitement avec les communautés, car les prochains jours seront décisifs. Nous appelons la communauté internationale à faire preuve de solidarité et à soutenir la réponse vitale du Mouvement Croix-Rouge Croissant-Rouge. »Gregoire Mateso, Président national et Secrétaire général de la Croix-Rouge de la RDC à Kinshasa, a déclaré : « Les populations ont peur, mais lorsque les volontaires de la Croix-Rouge fournissent des informations claires et un soutien concret, les communautés sont davantage enclines à consulter rapidement et à suivre les mesures de prévention. Cela démontre clairement que nos volontaires ont gagné la confiance des communautés qu’ils servent, et cette confiance est essentielle pour stopper la propagation du virus Ebola Bundibugyo. »L’épidémie se propage dans des zones déjà affectées par l’insécurité, la faiblesse des systèmes de santé et les mouvements constants de population, compliquant davantage les efforts de riposte.Les craintes d’une propagation régionale plus large augmentent également. L’Ouganda a déjà confirmé des cas d’Ebola Bundibugyo liés à l’épidémie en cours, tandis que les pays voisins, notamment le Burundi, le Rwanda et le Soudan du Sud, renforcent leurs dispositifs de préparation dans les zones frontalières à haut risque.Robert Kwesiga, Secrétaire général de la Croix-Rouge ougandaise à Kampala, a déclaré : « Nous avons placé nos équipes et nos volontaires en état d’alerte maximale et renforçons leur préparation pour un déploiement rapide en soutien à la réponse nationale contre Ebola. En tant que Croix-Rouge ougandaise, notre rôle ne se limite pas à soutenir les interventions sanitaires d’urgence ; nous sommes également aux côtés des communautés pour renforcer la sensibilisation, instaurer la confiance et contribuer à prévenir une propagation supplémentaire de la maladie. Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et nos partenaires afin de garantir que les communautés des zones à haut risque reçoivent un soutien rapide, des informations fiables et une assistance humanitaire vitale. »Les précédentes flambées d’Ebola ont montré que la chaîne de transmission peut être interrompue plus rapidement lorsque les communautés font confiance à la réponse, recherchent rapidement des soins et ont accès à des informations fiables ainsi qu’à un soutien adapté.Un financement urgent est nécessaire pour étendre la surveillance, déployer des équipes supplémentaires d’inhumation sécurisée, fournir des équipements de protection et intensifier les efforts de réponse de première ligne dans les communautés touchées et les zones frontalières à haut risque.Pour plus d'information ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Kinshasa: Jean-Michel Ntalemwa, +243 808 804 037A Naïrobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654  A Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 4367Paolo Cravero +41 79 894 8396

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Urgence

Afrique: Epidémie de la maladie à virus Ebola 2026

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) s’aggrave rapidement, avec une augmentation continue du nombre de cas et de décès alors que le virus se propage dans plusieurs provinces et jusqu’en Ouganda voisin. Les familles et les communautés ont un besoin urgent d’accéder à des informations sanitaires fiables, au dépistage précoce, à des enterrements sécurisés et à un soutien vital en santé publique afin de prévenir de nouvelles transmissions et de protéger des systèmes de santé déjà débordés. Faites un don aujourd’hui pour aider les Sociétés de la Croix-Rouge de la RDC et de l’Ouganda à fournir une assistance vitale.

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Communiqué de presse

Alors que l'épidémie d'Ebola en RDC est déclarée terminée, l'IFRC appelle à investir dans la surveillance communautaire

Kinshasa/Nairobi/Genève – 5 décembre 2025 — À la suite de la déclaration du ministère de la Santé annonçant la fin officielle de la 16e épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à un renforcement urgent de la surveillance communautaire, à une prévention et un contrôle plus efficaces des infections, ainsi qu'à des investissements à long terme dans les systèmes de santé locaux afin d'éviter une résurgence.L'IFRC avertit que la période qui suit immédiatement l'épidémie reste critique, en particulier dans les communautés déjà fragilisées par le choléra, la variole du singe et la précarité des infrastructures sanitaires. Afin de réduire le risque de flambées, la Croix-Rouge de la RDC, avec le soutien de l'IFRC et d'autres Sociétés nationales, se concentre sur le renforcement de la surveillance communautaire afin d'identifier et de signaler rapidement les maladies ou les décès inhabituels.Ariel Kestens, chef de la délégation nationale de l'IFRC à Kinshasa, déclare :« Contenir une épidémie d'Ebola est une étape cruciale, mais le véritable défi commence maintenant. Les communautés ont besoin d'un soutien continu pour détecter rapidement les menaces sanitaires. Investir dès aujourd'hui dans la surveillance communautaire, les agents de santé locaux et le renforcement des systèmes est la meilleure protection contre d'éventuelles épidémies. »Les communautés restent essentielles pour empêcher de nouvelles flambéesLes volontaires de la Croix-Rouge de la RDC ont joué un rôle déterminant dans la maîtrise de l'épidémie et resteront en première ligne pendant la phase post-épidémique. Leur travail actuel comprend la détection précoce, la coordination étroite avec les dirigeants locaux, la promotion de l'hygiène et la lutte contre la désinformation, une approche communautaire particulièrement vitale dans les zones reculées où les services de santé officiels sont limités.Gregoire Mateso, président national de la Croix-Rouge de la RDC, déclare :« Les communautés de première ligne et les volontaires de la Croix-Rouge ont une fois de plus démontré ce que l'action précoce peut accomplir. Cependant, le cycle des épidémies se poursuivra s'il n'y a pas d'investissement à long terme. Il est temps d'arrêter de reculer et de renforcer notre état de préparation en nous appuyant sur les leçons apprises. »Pendant l'épidémie, la Croix-Rouge de la RDC a procédé à 118 inhumations sûres et dignes et a déployé plus de 500 volontaires formés à la lutte contre les épidémies. Les activités de communication sur les risques et d'engagement communautaire ont touché plus de 236 000 personnes, et la promotion de l'hygiène et le soutien à la décontamination ont bénéficié à plus de 78 000 personnes. La Croix-Rouge a également fourni un soutien psychosocial à 2 500 personnes, tandis que les efforts nationaux de vaccination ont permis d'immuniser plus de 47 500 personnes, démontrant ainsi l'impact crucial de l'action locale dans la protection des communautés.Nécessité d'une meilleure préparationMalgré une maîtrise rapide, l'épidémie a mis en évidence les faiblesses des systèmes de santé locaux, notamment la capacité d'isolement limitée, la pénurie d'équipements de protection et les lacunes en matière de prévention et de contrôle des infections. Les épidémies simultanées de choléra et de Mpox ont encore grevé les ressources, tandis que les groupes vulnérables, en particulier les femmes, les enfants et les familles déplacées, ont été exposés à des risques accrus.Ces lacunes soulignent l'urgence d'une résilience à long terme et d'une meilleure préparation au niveau communautaire. L'IFRC appelle ses partenaires et les donateurs à unir leurs efforts pour renforcer la surveillance communautaire, améliorer la prévention et le contrôle des infections, renforcer les systèmes d'approvisionnement en eau, d'assainissement et d'hygiène, soutenir et former les volontaires locaux, qui sont les premiers intervenants dans les zones reculées, et développer les services psychosociaux et de protection.Pour plus d'informationsPour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Kinshasa:Jean-Michel Ntalemwa: +243 999 842 933A Naïrobi:Susan Mbalu: +254 733 827 654A Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67Scott Craig: +41 76 370 35 75

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Communiqué de presse

La Croix-Rouge lance un appel pour répondre à la huitième épidémie d’Ebola en Ouganda

Nairobi/Genève, le 25 février 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé unappel d’urgence de 6 millions de francs suisses pour aider à contenir lahuitième épidémie d’Ebola en Ouganda depuis 2000, causée par la maladie à virus Ebola au Soudan (MVS), qui a déjà entraîné neuf cas confirmés, dont un décès.Depuis que l’épidémie a été déclarée le 30 janvier 2025, la Croix-Rouge ougandaise (URCS), avec le soutien de la Fédération internationale, a été en première ligne de la réponse, travaillant aux côtés du ministère de la Santé et d’autres partenaires pour freiner la propagation de la maladie.Le premier cas, une infirmière de 32 ans, a cherché à se faire soigner dans plusieurs établissements de santé avant de succomber à la maladie à l’hôpital national de référence de Mulago le 29 janvier, à Kampala, la capitale ougandaise. Dix districts, dont Kampala, Wakiso, Mukono, Luwero, la ville de Mbale, le district de Mbale, Iganga, la ville de Jinja, le district de Jinja et Kakumiro, ont été identifiés comme des zones à haut risque. L’URCS, s’appuyant sur son expérience des précédentes épidémies, apporte au ministère de la Santé un soutien par le biais de la surveillance communautaire, de la recherche des contacts, de la communication des risques et de l’engagement communautaire, des orientations en ambulance, des enterrements sûrs et dignes, entre autres efforts de réponse clés.Robert Kwesiga, secrétaire général de la Croix-Rouge ougandaise, a déclaré :« Avec la forte densité de population de Kampala et les déplacements fréquents dans les principales villes et agglomérations du pays, des mesures rapides et efficaces sont nécessaires pour empêcher une nouvelle propagation de la maladie. Nous avons mobilisé nos volontaires dans les zones touchées et à haut risque pour fournir des informations vitales aux communautés, tout en renforçant la surveillance et la recherche des contacts. Nous avons également fait appel à des services d’ambulance pour aider à récupérer les cas suspects dans les communautés et les acheminer vers les centres de traitement. »Grâce à cet appel d’urgence, le réseau mondial de la IFRC renforcera ces efforts essentiels et bien plus encore, pour renforcer les capacités des Sociétés nationales et éviter au pays de perdre des vies humaines. Les fonds reçus serviront à soutenir 520 000 personnes avec une gamme de services, notamment l’engagement communautaire, la surveillance communautaire et la recherche des contacts, des enterrements sûrs et dignes, des mesures de prévention et de contrôle des infections, notamment l’eau et l’assainissement communautaire, et la fourniture d’équipements de protection individuelle adéquats aux professionnels de santé. Un montant d’un million de francs suisses a été débloqué sur le Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF) de la Fédération internationale pour soutenir les efforts initiaux.Mohamed Babiker, chef de la délégation IFRC pour l’Ouganda, la Tanzanie et le Soudan du Sud, a déclaré :« C’est une course contre la montre et nous exhortons tous nos partenaires à agir rapidement avant que l’épidémie ne s’aggrave davantage. À moins que des ressources ne soient mobilisées rapidement, le risque d’une flambée majeure n’est pas improbable. Pour nous, le temps est un facteur essentiel. »Notes de l’éditeur :L’Ouganda a connu huit épidémies d’Ebola en l’espace de 25 ans. L'épidémie la plus récente a eu lieu en septembre 2022 et l'Ouganda a été déclaré exempt d'Ebola le 11 janvier 2023, 114 jours après la déclaration du premier cas.Au fil des ans, la Croix-Rouge ougandaise a développé une expertise dans la gestion de la maladie, avec le soutien du réseau mondial de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, sous l'égide de la Fédération internationale.Les DREF sont activés pour aider les Sociétés nationales à accélérer les efforts de réponse, dans le but de sauver des vies. Des appels sont lancés pour élargir la base de ressources, afin de permettre des interventions à plus long terme, essentielles aux situations émergentes dans les pays respectifs.Des porte-parole en Ouganda, à Nairobi, à Dakar et à Genève sont disponibles.Pour plus d’informations ou pour organiser un entretien, veuillez contacter:[email protected]À Kampala : Irène Nakasiita, +256 755000695À Nairobi : Susan Mbalu, +254 733 827 654À Dakar : Moustapha Diallo, +221 774501004À Genève : Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67 - Scott Craig : +41 76 370 35 75

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Article

Épidémie d'Ebola en Ouganda en 2022 : l'importance d'enterrements sûrs et dignes

Dans tous les pays du monde, les rituels funéraires - qu'ils soient culturels, traditionnels ou religieux - sont un moyen important d'honorer les morts et d'aider les gens à faire leur deuil. Pour de nombreuses communautés, les pratiques funéraires spéciales leur permettent de faire leurs adieux à leurs proches d'une manière respectueuse et significative. La perte d'un être cher n'est jamais facile. Mais que se passe-t-il si l'un de vos proches décède et que l'on vous dit que les traditions funéraires chères à votre communauté peuvent vous mettre tous en danger ?C'est ce qui est arrivé aux habitants de Mubende, en Ouganda, en septembre 2022, lorsque le pays a déclaré sa première épidémie d'Ebola en plus de dix ans. Le gouvernement a interdit aux communautés d'enterrer leurs proches en raison des risques encourus, déclarant que les enterrements devaient être gérés par des équipes formées à l'enterrement dans la sécurité et la dignité.Ebola est une maladie cruelle. Mortelle en l'absence de traitement et très contagieuse, elle se transmet d'une personne à l'autre par contact direct et par les fluides corporels. Lorsqu'une personne est infectée, sa famille et ses amis ne sont pas en mesure de lui prodiguer des soins. Et lorsqu'une personne meurt d'Ebola, son corps reste hautement contagieux jusqu'à sept jours, ce qui signifie que des mesures d'enterrement sûres et dignes doivent être prises pour éviter toute nouvelle infection.Kuteesa Samuel, de Mubende, ne le sait que trop bien. Il a perdu sa femme de 20 ans, Monica, à cause d'Ebola lors de l'épidémie de 2022. Monica était enceinte de sept mois à l'époque, ce qui signifie que Samuel a également perdu son enfant à naître.Dans la culture de Samuel, il est de coutume de laver et d'envelopper le corps du défunt. Et si une femme enceinte meurt dans la communauté, la tradition veut que le fœtus soit enterré dans une tombe séparée. Mais pendant la période d'Ebola, ces pratiques auraient constitué une menace mortelle pour la santé de la population.Sachant cela, la Croix-Rouge ougandaise était prête à intervenir.Locale, connue, et digne de confianceLes employés et les volontaires de la Croix-Rouge ougandaise font partie du tissu social de l'Ouganda. Ils sont issus des communautés qu'ils servent, suivent les mêmes coutumes locales et comprennent parfaitement les besoins et les sensibilités des gens en cas de catastrophe.Ils ont donc compris pourquoi la communauté de Samuel était effrayée, désorientée et réticente à abandonner ses traditions.Mais suite à l'engagement sensible, patient et répété des volontaires locaux de la Croix-Rouge - qui ont travaillé main dans la main avec les autorités sanitaires locales et les dirigeants de la communauté - la communauté de Samuel a accepté un compromis. Le corps de Monica a été laissé intact et enterré en toute sécurité par des équipes de la Croix-Rouge formées à cet effet et respectant des protocoles de santé et de sécurité stricts. Une fleur de bananier a été symboliquement enterrée dans une tombe séparée pour marquer la perte de l'enfant à naître de Samuel. « Après que les agents de santé se soient engagés et nous aient tout expliqué, nous sommes parvenus à un accord. [...] Sans la Croix-Rouge ougandaise, nous ne saurions même pas où les défunts seraient enterrés. Ils nous ont aidés à enterrer les défunts pour nous assurer que nous ne serions pas infectés. Nous apprécions donc beaucoup la Croix-Rouge", explique Samuel.La préparation sauve des viesDepuis la dernière épidémie d'Ebola en 2012, la Croix-Rouge ougandaise avait travaillé dur pour améliorer sa préparation aux futures urgences sanitaires et renforcer son rôle d'auxiliaire soutenant le ministère de la Santé lors des épidémies.Avec le soutien de 'IFRC à travers le Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) financé par USAID, ainsi que par le biais d'un appel d'urgence pour la préparation à Ebola (2018-2021) et d'une opération du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) (2018-2020), ils ont entrepris de nombreuses activités de préparation à travers différentes parties du pays.La préparation aux situations d'urgence implique de prévoir le pire, et l'une de ces activités consistait donc à créer un groupe de formateurs et d'équipes qualifiés en matière d'inhumations sûres et dignes dans l'ensemble du pays. Ces équipes étaient prêtes à être déployées immédiatement pour soutenir des communautés comme celle de Samuel lorsque l'épidémie d'Ebola de 2022 a commencé. "Le CP3 a joué un rôle déterminant dans cette intervention. Nous n'avons pu réagir à temps que parce que nous nous étions préparés. Nous avions déjà des équipes préparées, ce qui nous a permis de réagir rapidement", explique le Dr Joseph Kasumba, responsable de la préparation aux épidémies et aux pandémies au sein de la Croix-Rouge ougandaise, qui a dirigé l'intervention.L'humanité dans les moments les plus sombresPendant l'épidémie d'Ebola de 2022, les équipes de la Croix-Rouge ougandaise ont procédé à 512 enterrements sûrs et dignes. Ces efforts ont permis de déclarer la fin de l'épidémie en un temps record de quatre mois.Ce qui est plus difficile à quantifier, c'est le soutien émotionnel et les soins significatifs que les équipes de la Croix-Rouge ont apportés aux communautés dans les pires moments de leur vie. Voici quelques témoignages poignants de personnes touchées par Ebola ou impliquées dans la riposte :"Lorsqu'il s'agit de la maladie à virus Ebola, les communautés ont toujours besoin de quelqu'un en qui elles peuvent avoir confiance, avec qui elles peuvent s'identifier. Et le fait que la Croix-Rouge fasse toujours partie de la communauté... nous connaissons les pratiques culturelles en vigueur. Nous savons ce que la communauté veut que nous fassions et elle se sent en confiance en s'identifiant à nous, même dans cette période de deuil et de chagrin". - Dr Joseph Kasumba"Nous remercions vraiment les agents de santé parce qu'ils nous ont appris à nous protéger. Nous sommes toujours reconnaissants de ce qu'ils ont fait. C'était un miracle pour nous. - Janet, habitante de Mubende"Depuis qu'Ebola a commencé à Mubende, c'est la Croix-Rouge qui nous a accompagnés. Chaque communauté connaît la Croix-Rouge ici. Nous vous remercions pour le travail que vous avez accompli. Les habitants de Mubende vous remercient d'avoir offert vos vies pour intervenir et sauver des vies." - Rosemary Byabashaija - Commissaire de district résidente à MubendeSi vous avez trouvé cette histoire intéressante et souhaitez en savoir plus :Visitez le site internet de la Société de la Croix-Rouge ougandaise;Cliquez ici pour en savoir plus sur le Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3);Financé par l'USAID, le CP3 aide les communautés, les sociétés nationales et d'autres partenaires dans sept pays à se préparer, à prévenir, à détecter et à répondre aux menaces de maladies;Abonnez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies.

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Communiqué de presse

RD Congo: Deux volontaires de la Croix-Rouge ont été attaqués lors de l'enterrement d'une victime d’Ebola

Goma / Nairobi / Genève, 15 janvier 2020 - Deux volontaires de la Croix-Rouge de la République Démocratique du Congo (RD Congo) ont été grièvement blessés dans une attaque lors de l’enterrement digne et sécurisé d'une victime présumée d'Ebola près de Mambasa, dans l'est de la RD Congo, le lundi 13 janvier. Les volontaires sont actuellement à l'hôpital, où ils sont en train de recevoirdes soins médicaux et un soutien psychosocial.Les équipes de la Croix-Rouge de la RD Congo ont subi des incidents violents et agressions de la part des communautés, qui ont tendance à se méfier du protocole des enterrements dignes et sécurisés depuis le début de cette épidémie d'Ebola au Nord-Kivu et Ituri. Lors du récent attaque la famille avait consenti à l’enterrement digne et sécurisé du corps, mais rumeurs et panique se sont rapidement propagées au sein de la communauté, entraînant une violente agression contre l'équipe funéraire de la Croix-Rouge.Grégoire Mateso Mbuta, Président de la Croix-Rouge de la RD Congo, a déclaré:« Cet incident est un rappel brutal des graves risques auxquels nos volontaires sont confrontés lorsqu'ils accomplissent la dangereuse tâche d’effectuer des enterrements dignes et sécurisés. Nous déplorons toute violence contre nos volontaires ou notre personnel, mais au même moment nous comprenons les sentiments de peur et frustration que les communautés abritent et nous continuerons de fournir les services nécessaires aux populations affectées. »L'épidémie actuelle d'Ebola, qui a commencé le 1er août 2018, survient dans une zone qui est le théâtre d’un conflit armé depuis deux décennies et qui a fait beaucoup de victimes et qui a suscité la peur et l’hostilité envers les agents impliqués dans la riposte contre la maladie à virus Ebola.Le renforcement de la confiance et de l’acceptation de la communauté est au cœur de l’intervention de la Croix-Rouge contre la maladie à virus Ebola. Cet investissement a porté ses fruits. Depuis le début de l'épidémie, près de 20 000 enterrements dignes et sécurisés ont été effectués avec un taux de réussite constamment élevé.Les volontaires de la Croix-Rouge continuent de travailler au sein des communautés touchées, à l'écoute des leurs préoccupations, pour recueillir les feedbacks qui sont ensuite analysés et utilisés afin de fournir un meilleur soutien aux personnes affectées. En conséquence, la résistance de la communauté vis-à-vis des enterrements dignes et sécurisés a considérablement diminué au cours de l'opération.Nicole Fassina, Responsable des Opérations Ebola pour la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a déclaré:«Bien que nous ayons connu une amélioration globale de l'acceptation des enterrements dignes et sécurisés par la communauté, cette attaque souligne pourquoi nous ne pouvons pas relâcher notre vigilance. La Croix-Rouge doit continuer à s’engager avec les communautés dans la riposte contre la maladie à virus Ebola si nous voulons mettre fin à cette épidémie. »