Catastrophes/crises
Les crises humanitaires silencieuses s’aggravent au Liban et en Iran.
Beyrouth/Téhéran/Genève, 26 mai 2026 — Trois mois après l’escalade des hostilités au Liban et en Iran, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) avertit que plusieurs crises humanitaires silencieuses s’aggravent dans la région, avec des conséquences à long terme sur les systèmes de santé, la sécurité alimentaire, les déplacements de population et la résilience des communautés.Alors que l’attention internationale s’est déplacée ailleurs, des millions de personnes continuent de faire face aux déplacements, à des systèmes de santé endommagés, à des moyens de subsistance perturbés et à des difficultés croissantes d’accès aux services essentiels. Les tensions géopolitiques persistantes et les restrictions affectant les routes de transport régionales, notamment via le détroit d’Ormuz, continuent d’entraver les chaînes d’approvisionnement humanitaire et d’augmenter le coût de l’acheminement de l’aide.« Derrière les gros titres, plusieurs crises silencieuses s’aggravent avec des conséquences qui dureront des années », a déclaré Cristhian Cardoza, directeur régional adjoint pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) à la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). « Les familles sont poussées au-delà de leurs limites, peinant à se procurer nourriture, médicaments, carburant et abri, tandis que les systèmes de santé endommagés, les déplacements et la pression économique continuent d’accroître chaque jour les besoins humanitaires. »Les systèmes de santé sous très forte pression en Iran.En Iran, les conséquences humanitaires de l’escalade des hostilités se poursuivent bien après le cessez-le-feu. Le conflit a gravement perturbé la prestation des soins de santé à l’échelle nationale, y compris dans 56 centres de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran à travers le pays.Pour les patients vivant avec des maladies chroniques, les perturbations des soins de santé et des chaînes d’approvisionnement médical deviennent une menace vitale. Les restrictions affectant les routes de transport continuent de compliquer l’accès aux médicaments et équipements essentiels.Malgré ces pressions, les équipes de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran poursuivent des opérations humanitaires de grande ampleur dans tout le pays, notamment des activités de recherche et sauvetage, des soins médicaux d’urgence et des services de soutien psychosocial.L’insécurité alimentaire s’aggrave à travers le Liban.Une autre tendance alarmante émerge rapidement : près d’une personne sur quatre au Liban, soit environ 1,24 million de personnes, devrait désormais faire face à une insécurité alimentaire aiguë entre avril et août 2026, selon une analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC).Cette détérioration est alimentée par la poursuite des hostilités, les déplacements prolongés, l’effondrement économique et la flambée des prix du carburant. Depuis l’escalade des violences, les prix du carburant au Liban ont fortement augmenté, le diesel ayant progressé de plus de 65 %, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Dans le même temps, le ministre de l’Agriculture a averti qu’environ 22 % des terres agricoles dans les zones touchées avaient été endommagées, compromettant davantage la production alimentaire et les moyens de subsistance.Plus d’un million de personnes sont actuellement déplacées dans le pays. Beaucoup, en particulier dans le sud, ne peuvent toujours pas rentrer chez elles en raison des hostilités en cours et des infrastructures détruites, et vivent désormais sous des tentes après les violents affrontements récents.Les préoccupations en matière de protection et le déficit de financement menacent la réponse humanitaire.L’IFRC a également réitéré ses préoccupations urgentes concernant les attaques affectant les travailleurs de la santé, les ambulances et les intervenants humanitaires. En Iran et au Liban réunis, six volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués alors qu’ils menaient des activités humanitaires depuis la récente escalade des hostilités.«Nos équipes sur le terrain sont claires : ce dont elles ont besoin avant tout, c’est de protection », a déclaré M. Cardoza. « Ces courageux employés et volontaires ne devraient pas avoir à craindre pour leur vie lorsqu’ils reçoivent un appel d’urgence et se déplacent à bord de leurs ambulances. Les hôpitaux, les ambulances, le personnel médical et les travailleurs humanitaires doivent être respectés et protégés. »L’IFRC a averti que les graves déficits de financement menacent la continuité des opérations humanitaires dans toute la région.« Derrière ces chiffres se cachent des conséquences bien réelles », a poursuivi M. Cardoza. « Les opérations pourraient devoir être réduites, les approvisionnements retardés ou interrompus, et certaines personnes ne pourront tout simplement pas être atteintes. »L’Appel d’urgence de l’IFRC pour l’Iran n’est actuellement financé qu’à hauteur de 4 %, tandis que l’appel pour le Liban reste financé à moins de 14 %.L’IFRC a appelé les donateurs et la communauté internationale à fournir un financement durable et flexible afin de soutenir les opérations d’urgence, les efforts de relèvement et les besoins humanitaires à plus long terme dans l’ensemble de la région.Des porte-parole sont disponibles à Beyrouth, Téhéran et Genève.Pour plus d'informations ou pour demander une interview merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Genève:Tommaso DellaLonga,+41 79 708 4367Matthew Carter, +44 7557 802463A Beyrouth:Mey El Sayegh, +961 03 229 352
L’IFRC avertit que les informations nuisibles mettent des vies en danger pendant les crises
Geneve, 5 Mars 2026 –Les informations nuisibles compromettent l’action humanitaire vitale à un moment où les catastrophes touchent de plus en plus de personnes et de plus en plus souvent, selon le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026 publié aujourd’hui par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).Entre 2020 et 2024, les catastrophes ont affecté près de 700 millions de personnes, provoqué plus de 105 millions de déplacements et causé plus de 270 000 décès. Dans le même temps, le nombre de personnes ayant besoin d’une assistance humanitaire a plus que doublé (indice de sévérité INFORM).Le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026 met en garde contre le fait que les informations nuisibles et les discours déshumanisants sapent de plus en plus la confiance, mettant en danger la vie des travailleurs humanitaires et des communautés. Dans des contextes polarisés et fortement politisés, les principes humanitaires tels que la neutralité et l’impartialité sont de plus en plus mal compris, déformés ou délibérément attaqués en ligne.S’appuyant sur des éléments provenant de crises à travers le monde, le rapport souligne que la confiance est devenue l’un des atouts les plus essentiels, et les plus fragiles, de l’action humanitaire.Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC, a déclaré :« Dans chaque crise dont j’ai été témoin, l’information est aussi essentielle que la nourriture, l’eau et l’abri. Mais lorsque l’information est fausse, trompeuse ou délibérément manipulée, elle peut renforcer la peur, entraver l’accès humanitaire et coûter des vies. »Exemples mondiaux d’informations nuisibles en action :Espagne : lors des inondations à Valence, de fausses rumeurs en ligne ont accusé la Croix-Rouge espagnole de détourner l’aide au profit des migrants, alimentant des attaques xénophobes contre les volontaires.Soudan du Sud : des rumeurs selon lesquelles les agences humanitaires distribuaient de la nourriture empoisonnée ont poussé certaines populations à éviter l’aide vitale et ont conduit à des menaces contre le personnel local de la Croix-Rouge, perturbant temporairement les opérations.Liban: dans un contexte de crises multiples, de fausses affirmations ont accusé les volontaires de propager la COVID-19, de favoriser certains groupes dans la distribution de l’aide ou de fournir des vaccins contre le choléra dangereux, ce qui a érodé la confiance et mis en danger les communautés vulnérables.Bangladesh : bien que des volontaires aient fourni des premiers secours et de l’assistance dans plusieurs districts durant une période de troubles politiques, ils ont fait face à des accusations généralisées d’inaction et d’alignement politique, entraînant du harcèlement et des dommages durables à leur réputation.Le rapport souligne qu’environ 94 % des catastrophes sont gérées par les autorités nationales et les communautés locales sans assistance internationale. Toutefois, alors que les volontaires, les leaders locaux et les médias communautaires sont souvent les messagers les plus dignes de confiance, ils évoluent dans des environnements informationnels de plus en plus hostiles et polarisés.M. Chapagain a ajouté :« Sans confiance, les populations sont moins susceptibles de se préparer, de chercher de l’aide ou de suivre des conseils susceptibles de sauver des vies ; avec la confiance, les communautés agissent ensemble, absorbent les chocs et se relèvent plus efficacement. Maintenir la confiance n’est pas optionnel, c’est une nécessité humanitaire. »Le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026 appelle les gouvernements, les entreprises technologiques, les organisations humanitaires, les communautés et les acteurs locaux à reconnaître que l’accès à une information fiable est une question de vie ou de mort.Les recommandations incluent:Plateformes technologiques : prioriser les informations provenant de sources humanitaires, sanitaires et locales crédibles dans les contextes de crise. Mettre à disposition des outils accessibles avec faible bande passante, multilingues et adaptés aux contextes locaux, tout en modérant de manière transparente les contenus nuisibles.États et décideurs politiques : investir dans des réglementations fondées sur des données probantes et soutenir des systèmes locaux de données capables de surveiller les crises et les informations nuisibles, renforçant ainsi la transparence, la responsabilité et un environnement favorable à une action humanitaire fondée sur les principes.Organisations humanitaires : intégrer la préparation face aux informations nuisibles comme une fonction centrale des opérations humanitaires, avec des équipes formées, des outils standardisés, des analyses prédictives et un engagement communautaire solide pour anticiper, détecter et répondre aux récits nuisibles.Communautés et acteurs locaux : agir comme messagers de confiance, soutenir l’éducation aux médias et au numérique, participer au suivi des rumeurs et veiller à ce que les perspectives locales façonnent les réponses afin de préserver l’accès humanitaire et la confiance — en reconnaissant que les communautés sont au cœur de la solution.Le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026 est mis à disposition des décideurs, des praticiens, des chercheurs et du grand public, offrant une feuille de route pour renforcer la résilience face aux informations nuisibles avant, pendant et après les crises.Note aux rédacteurs:Lien vers le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026Lien vers le résuméPour plus d’informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l’adresse:[email protected] Genève:Tommaso De Longa,+41 79 708 4367India Roberts-Smillie,+41 76 372 6251
L'IFRC lance un appel d’urgence alors que le Sri Lanka fait face aux pires inondations depuis des décennies.
Colombo, Kuala Lumpur, Genève, 4 décembre 2025 – IFRC a lancé un Appel d’urgence de 5 millions de francs suisses afin de soutenir la Croix-Rouge du Sri Lanka dans sa réponse aux inondations et glissements de terrain catastrophiques provoqués par le cyclone Ditwah, qui a frappé le Sri Lanka le 27 novembre 2025.Apportant des pluies torrentielles dépassant 350 mm en l’espace de 24 heures, une quantité exceptionnelle de pluie tombée en une seule journée, le cyclone a déclenché des inondations et des glissements de terrain généralisés dans les 25 districts du pays, touchant plus de 1,46 million de personnes et faisant de cet événement l’une des pires catastrophes que le pays ait connues depuis des décennies.« L’ampleur de cette catastrophe est immense », a déclaré John Entwistle, Chef de la délégation cluster pays de l’IFRC pour l’Asie du Sud, actuellement au Sri Lanka. « Si les eaux de crue se retirent dans certaines zones, les besoins humanitaires restent critiques. Des personnes ont perdu des proches et leurs habitations, et ont un besoin urgent de nourriture, d’eau, d’abris et de soins médicaux. Plus de 1,5 million de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire en raison des pertes de récoltes, de la perturbation des moyens de subsistance et de la hausse des prix. L’appel de l’IFRC nous aidera à fournir dès maintenant une aide vitale et à soutenir le relèvement sur le long chemin qui s’annonce. »Les autorités font état de centaines de décès, tandis que de nombreuses personnes sont toujours portées disparues alors que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent. Plus de 230 000 personnes restent déplacées, réfugiées dans des centres d’hébergement surpeuplés avec un accès limité à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Plus de 20 800 habitations ont été endommagées ou détruites, tandis que d’importants dégâts aux infrastructures, 78 routes et 15 ponts affectés, près de 278 000 bâtiments inondés et plus de 65 000 coupures d’électricité et de télécommunications, continuent de restreindre l’accès aux communautés touchées. Les inondations demeurent un risque majeur dans les zones en aval, les niveaux des rivières dans plusieurs bassins clés continuant d’augmenter malgré la baisse des précipitations.L’IFRC a fourni un appui technique et financier essentiel à la Croix-Rouge du Sri Lanka, permettant le prépositionnement de stocks essentiels tels que des matériaux d’abris, des kits d’hygiène et des fournitures de santé dans les zones à haut risque. Ce soutien a également renforcé la préparation aux catastrophes grâce aux Protocoles d’Action Anticipée et à l’adaptation au climat.Afin de permettre une action immédiate, l’IFRC a déjà débloqué 100 000 francs suisses de son Fonds d’urgence pour les interventions en cas de catastrophe (DREF), avec une allocation supplémentaire d’un million de francs suisses en cours pour intensifier les opérations avant le lancement complet de l’appel.La Croix-Rouge du Sri Lanka a mobilisé plus de 3 500 volontaires, qui mènent des évaluations rapides, soutiennent les évacuations, fournissent les premiers secours et distribuent de l’eau potable, des kits d’hygiène, de la literie et des rations alimentaires.« Nos volontaires travaillent sans relâche pour soutenir les communautés qui ont tout perdu », a déclaré le Dr Mahesh Gunasekara, Secrétaire général de la Croix-Rouge du Sri Lanka. « Les besoins urgents incluent des repas préparés, de l’eau potable, des médicaments et des abris, mais l’ampleur des destructions signifie qu’un soutien durable est indispensable pour éviter une aggravation de l’insécurité alimentaire, des maladies et de la pauvreté. »Les services essentiels ont été gravement perturbés. Les hôpitaux et établissements de santé restent inondés ou endommagés, limitant l’accès aux soins et perturbant les services de santé maternelle, infantile et reproductive. Les centres d’évacuation surpeuplés peinent à répondre aux besoins des femmes enceintes et allaitantes, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, tandis que les besoins en santé mentale et en soutien psychosocial augmentent. L’accès à l’eau potable demeure gravement compromis en raison de systèmes d’approvisionnement en eau endommagés ou contaminés.L’Appel d’urgence de l’IFRC soutiendra les services d’abris d’urgence, de santé, d’eau et d’assainissement, de moyens de subsistance et de protection, tout en renforçant la résilience des communautés face aux futurs chocs liés au climat.Note aux rédacteurs: Visuels du Sri LankaPour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse: [email protected] Kuala Lumpur:Afrhill Rances, +60 19 271 3641 A Genèvae:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Scott Craig, +41 76 370 3575
Kenya : IFRC lance un appel d’urgence de 15 millions de francs suisses alors que les extrêmes climatiques poussent des millions de personnes au bord du gouffre.
Nairobi, Genève, 4 novembre 2025 — Le Kenya est confronté à une crise climatique et humanitaire qui ne cesse de s’aggraver. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence de 15 millions de francs suisses pour aider la Croix-Rouge du Kenya (KRCS) à fournir une assistance vitale à 300 000 personnes touchées par l’aggravation de la faim, les pénuries d’eau, la hausse de la malnutrition et les épidémies dans les comtés frappés par la sécheresse et les inondations.Naemi Heita, Cheffe de la Délégation de l’IFRC, Cluster de Nairobi pour le Kenya et la Somalie, a déclaré :« Il s’agit d’une urgence complexe qui va bien au-delà de la sécheresse. Les familles sont confrontées à la faim, au manque d’eau, aux risques sanitaires et au déplacement. Les volontaires de la Croix-Rouge du Kenya sont en première ligne chaque jour, apportant une aide vitale dans certaines des zones les plus durement touchées. À travers cet appel, nous visons à mobiliser des ressources qui non seulement répondent aux besoins immédiats, mais renforcent également la résilience des communautés face aux futurs chocs climatiques. »Aggravation des besoins humanitairesDans les zones arides et semi-arides du Kenya, qui abritent 16 millions de personnes, les familles parcourent chaque jour des heures à pied pour trouver de l’eau, tandis que les rivières et les points d’eau s’assèchent. Les cultures ont échoué, le bétail meurt, et les taux de malnutrition grimpent en flèche parmi les enfants et les femmes enceintes. Dans certains comtés, des pluies intenses provoquent désormais des crues soudaines qui détruisent ce qu’il reste encore, y compris des glissements de terrain, tandis que des épidémies telles que le choléra, le paludisme et la fièvre de la vallée du Rift continuent de se propager.Les prévisions annoncent des pluies inférieures à la moyenne dans 23 comtés touchés par la sécheresse, et des pluies supérieures à la moyenne dans certaines parties du Turkana et du bassin du lac, ce qui risque d’accentuer les déplacements et la contamination des rares sources d’eau disponibles. Les problèmes de protection, notamment les violences basées sur le genre et les mariages précoces, augmentent également à mesure que les familles adoptent des stratégies de survie désespérées. Face à des financements humanitaires limités, les structures de santé dans les zones reculées peinent à fournir des soins de base, des services de vaccination et de santé maternelle.Réponse de l’IFRC et de la Croix-Rouge du KenyaLa Croix-Rouge du Kenya compte plus de 262 000 volontaires et 700 membres de personnel répartis dans ses 47 branches. Elle fournit une aide alimentaire, une assistance financière, de l’eau potable et des soins de santé d’urgence aux personnes les plus touchées. L’appel de l’IFRC renforcera ces efforts, permettant à l’organisation d’étendre la distribution d’eau par camions-citernes, de réparer et de solariser les forages, de traiter la malnutrition aiguë et de déployer des équipes mobiles de santé et de nutrition dans les zones difficiles d’accès. Il soutiendra également l’agriculture intelligente face au climat, la protection du bétail et le relèvement des moyens de subsistance afin d’aider les familles à se reconstruire.Le 31 octobre 2025, de fortes pluies ont provoqué des glissements de terrain meurtriers dans les villages de Moror et Chesongoch, dans le district de Marakwet East, comté d’Elgeyo Marakwet, entraînant la mort de 26 personnes, faisant 26 blessés et 25 disparus, selon les chiffres officiels. Les glissements de terrain ont déplacé 151 ménages et détruit des habitations ainsi que des infrastructures essentielles. Malgré des difficultés d’accès, la Croix-Rouge du Kenya, en coordination avec les autorités du comté et d’autres membres de l’équipe de réponse multisectorielle, a évacué les blessés et apporté une aide d’urgence aux familles touchées. Les autorités ont depuis mis en garde contre de nouveaux glissements de terrain en raison de la poursuite des pluies, aggravant une situation humanitaire déjà critique dans l’ensemble du pays.La Croix-Rouge du Kenya accorde également une priorité à la protection et à l’inclusion, en veillant à ce que les femmes, les enfants et les groupes marginalisés aient un accès sûr et équitable à l’assistance, et à ce que les retours des communautés orientent les efforts de réponse en cours.Dr Ahmed Idris, Secrétaire général de la Croix-Rouge du Kenya, a déclaré : « Les communautés dans les zones arides et semi-arides du Kenya font face à des crises qui se chevauchent : une sécheresse prolongée, une insécurité alimentaire aiguë, une hausse de la malnutrition et des risques de protection, tandis que des flambées de maladies telles que le choléra et la fièvre de la vallée du Rift viennent aggraver la situation. Dans certaines zones, les inondations ajoutent une pression supplémentaire. Les volontaires de la Croix-Rouge du Kenya continuent d’atteindre les populations les plus vulnérables et les zones les plus difficiles d’accès, afin de garantir que l’assistance vitale parvienne là où elle est le plus nécessaire. Cet appel nous permettra d’intensifier le soutien vital et de renforcer la résilience face à ces chocs multiples. »Un appel à l’action collectiveL’IFRC et la Croix-Rouge du Kenya exhortent les gouvernements, les bailleurs de fonds, les agences humanitaires et le secteur privé à intensifier immédiatement leur soutien. Chaque retard aggrave la crise et met davantage de familles en danger. Cet appel vise à garantir qu’aucun Kenyan ne souffre de la faim, de la soif ou ne soit privé de soins de santé alors que les extrêmes climatiques s’intensifient.Note aux éditeurs : Le matériel audiovisuel de la réponse d'urgence est disponible pour téléchargement ici.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci d'écrire à l'adresse: [email protected] NaïrobiTimothy Maina, +254 110 848 161Susan Mbalu, +254 733 827 654A GenèveTommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Scott Craig: +41 76 370 35 75
Les dirigeants des Sociétés nationales du Croissant-Rouge et de la Croix-Rouge du Pacifique se réunissent aux Fidji pour renforcer la réponse humanitaire régionale.
Suva, Fidji, le 17 octobre 2025 – Alors que le Pacifique fait face à des risques climatiques de plus en plus intenses, à une diminution du financement humanitaire et à une hausse des déplacements dus aux catastrophes, les dirigeants des Sociétés nationales de la Croix-Rouge de la région se sont réunis à Suva pour renforcer la préparation aux catastrophes, la résilience climatique et l’action humanitaire dirigée localement.Kate Forbes, présidente de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) – en visite officielle pour la première fois dans le Pacifique – a pris part à la rencontre, soulignant l’engagement profond de l’IFRC à amplifier les voix du Pacifique et à faire en sorte que les défis uniques de la région soient représentés parmi les priorités humanitaires mondiales.« Le Pacifique est peut-être en première ligne de la crise climatique, mais il est aussi à l’avant-garde de la résilience, de l’innovation et de l’espoir », a déclaré Mme Forbes dans son discours d’ouverture. « Le véritable leadership humanitaire repose sur les réalités locales, s’inspire de la sagesse culturelle et se nourrit de la compassion – pas seulement des capacités. »L’un des axes majeurs de la réunion porte sur le rôle essentiel des jeunes dans la construction de l’avenir de l’action humanitaire. Mme Forbes a réaffirmé l’engagement de la Croix-Rouge non seulement à inclure les jeunes dans la prise de décision, mais aussi à les autonomiser en tant que leaders de l’engagement communautaire, de l’action climatique et de l’innovation numérique.« Nous devons créer des espaces permettant aux jeunes d’orienter leur énergie et leur créativité vers la recherche de solutions pour leurs communautés », a-t-elle déclaré. La participation active des jeunes de la Croix-Rouge à cette rencontre illustre l’engagement du Mouvement à former la prochaine génération de leaders humanitaires.Forte de plus de quarante années d’expérience au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Kate Forbes est une défenseure de longue date de la transparence, de l’équité et de l’impact porté par les volontaires. En tant qu’ancienne présidente de la Commission d’audit et des risques de l’IFRC, elle a joué un rôle déterminant dans le renforcement de la redevabilité et dans la garantie que les ressources humanitaires parviennent rapidement et de manière responsable aux communautés.Au cours de sa visite, Mme Forbes rencontrera des volontaires et des partenaires, et participera à une activité communautaire dans le village de Moala le 18 octobre. Elle pourra ainsi constater de visu comment les initiatives locales de la Croix-Rouge contribuent à renforcer la résilience des communautés face à des crises multiples et interconnectées.Cette rencontre intervient à un moment charnière pour la région, alors que les communautés du Pacifique continuent de faire face à des urgences climatiques de plus en plus fréquentes et graves, tout en disposant de ressources limitées et en subissant une concurrence internationale accrue pour l’accès aux financements.Comme l’a souligné Mme Forbes, « la durabilité n’est pas un luxe ; c’est une nécessité pour la crédibilité et la continuité de nos efforts». La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) demeure engagée à soutenir les Sociétés nationales du Pacifique dans la construction de bases solides et durables, capables de relever les défis d’aujourd’hui et les incertitudes de demain.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected]À Suva: Seci Burese, +679 9923937À Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641
Inondations au Pakistan : une crise humanitaire croissante face aux extrêmes climatiques
Kuala Lumpur, Genève, 3 septembre 2025 – Des milliers de familles à travers le Pakistan font face à une crise humanitaire qui s’aggrave à la suite de violentes inondations liées à la mousson et d’autres catastrophes induites par le climat. Des habitations, des moyens de subsistance et des infrastructures vitales ont été emportés, laissant les communautés sans accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins de santé et à un abri. En réponse à l’ampleur croissante des besoins, le Croissant-Rouge du Pakistan intensifie ses opérations d’urgence dans les zones touchées.Pour renforcer ces efforts vitaux, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence de 17 millions de francs suisses afin de soutenir le PRCS dans l’expansion de ses opérations de secours. Cet appel s’appuie sur une allocation initiale de 1 million de francs suisses provenant du Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF) de l’IFRC.« Il s’agit d’une urgence humanitaire. Chaque heure qui passe est cruciale. Nous appelons nos partenaires et la communauté internationale à se tenir aux côtés du peuple pakistanais », a déclaré Mme Farzhana Naek, présidente du Croissant-Rouge du Pakistan. « Nous sommes activement mobilisés sur le terrain, mais un soutien accru est urgent pour sauver des vies et éviter davantage de souffrances. »Le Croissant-Rouge en première ligne de la réponseLe Croissant-Rouge du Pakistan a mobilisé des équipes de personnel et de volontaires, distribuant de l’eau potable, des repas cuisinés, des soins médicaux, des abris d’urgence et des articles essentiels dans les zones les plus durement touchées. Des centres de contrôle d’urgence ont été activés à l’échelle nationale pour coordonner la riposte et veiller à ce que l’aide parvienne aux personnes les plus vulnérables.« Nos équipes travaillent jour et nuit, aux côtés des communautés affectées », a déclaré Mme Farzhana Naek. « Malheureusement, les personnes touchées sont de manière disproportionnée parmi les plus pauvres parmi les pauvres. C’est pourquoi nous nous engageons à les accompagner tout au long du relèvement », a-t-elle ajouté.Un appel à reconstruire et à se préparer à un avenir marqué par les défis climatiquesLe Pakistan demeure l’un des pays les plus touchés et les plus vulnérables face au changement climatique. Au cours des derniers mois seulement, des phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des crues soudaines dues à des pluies diluviennes et des précipitations de mousson record, ont affecté des millions de personnes. Selon les scientifiques de World Weather Attribution, les récentes pluies de mousson ont été intensifiées jusqu’à 15 % par le changement climatique d’origine humaine.« Le Pakistan contribue très peu aux émissions mondiales, mais il subit de plein fouet la crise climatique. Notre appel d’urgence ne vise pas seulement à sauver des vies aujourd’hui, il s’agit aussi d’aider les communautés à renforcer leur résilience face aux réalités climatiques plus dures de demain », a déclaré Farid Abdulkadir, chef de délégation de l’IFRC au Pakistan.Avec la perspective d’événements météorologiques extrêmes plus fréquents dans les années à venir, l’IFRC et le PRCS restent déterminés à soutenir à la fois l’aide humanitaire immédiate et le renforcement de la résilience à long terme, afin d’aider les communautés à résister aux futurs chocs climatiques.Note aux éditeurs:Visuels: Photos disponibles ici: https://shared.ifrc.org/collections/~301ac4f9ae Pour plus d'informations ou pour demander une interview: [email protected] A Kuala Lumpur: Afrhill Rances: +60 19 271 3641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 35 75
Ce n'est qu'un début : L'IFRC exhorte l'Europe à se préparer à l'intensification des vagues de chaleur et des incendies de forêt cet été
Budapest, Genève – 04 juillet 2025 – Des incendies de forêt font rage en Grèce, en Turquie et dans d’autres régions d’Europe, alors qu’une vague de chaleur meurtrière frappe le continent, entraînant des pertes en vies humaines, des évacuations massives et d’importants dégâts aux habitations et aux moyens de subsistance. Le réseau de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) s’est mobilisé pour soutenir les secours d’urgence et les communautés vulnérables touchées, notamment les migrants, les personnes âgées, les enfants et celles souffrant de maladies chroniques.L'IFRC avertit qu’il ne s’agit que du début. Avec plusieurs vagues de chaleur et des risques d’incendie attendus jusqu’en septembre, il est urgent de passer d’une réponse réactive à une préparation proactive. Les gouvernements, les municipalités et les communautés doivent agir dès maintenant — car mieux nous nous préparons, plus nous sauvons de vies.Dans la région d’Izmir, en Turquie, les incendies de forêt ont tragiquement coûté la vie à deux personnes et forcé l’évacuation de 50 000 habitants, endommageant des centaines de maisons. Sur l’île grecque de Crète, plus de 5 000 résidents et touristes ont dû être évacués alors que les flammes menaçaient des zones résidentielles et touristiques. En Allemagne de l’Est, plus de 100 personnes ont été déplacées face à la progression des incendies.En Grèce, les volontaires de la Croix-Rouge travaillent aux côtés des pompiers, apportant des premiers secours essentiels aux équipes de secours et aux évacués, ainsi que des soins aux animaux domestiques déplacés.En Turquie, les équipes du Croissant-Rouge distribuent nourriture, eau et fournitures de première nécessité aux pompiers et aux personnes contraintes de fuir leur domicile.En Macédoine du Nord, des équipes mobiles répondent aux risques extrêmes auxquels sont confrontées les personnes en déplacement, en distribuant des provisions pour l’hydratation et des protections solaires tout en coordonnant avec les autorités pour garantir un transit sécurisé malgré la chaleur extrême.Ces actions s’inscrivent dans une réponse humanitaire plus large face à l’aggravation de la crise climatique en Europe, où la hausse des températures et les sécheresses prolongées accentuent les risques d’incendies de forêt. L4IFRC s’engage non seulement à apporter une aide immédiate, mais aussi à renforcer la résilience des communautés grâce à un soutien sanitaire, à la préparation et à des initiatives d’adaptation climatique.« Les vagues de chaleur et les incendies de forêt ne sont plus des événements isolés ; ils deviennent une nouvelle réalité pour des millions de personnes à travers l’Europe », a déclaré Birgitte Bischoff Ebbeson, Directrice régionale Europe de l'IFRC. « Été après été, nous voyons des décès évitables, des pertes de moyens de subsistance et des impacts sur la santé des populations. Les vagues de chaleur deviennent plus meurtrières, les incendies plus intenses, et les personnes les plus à risque sont souvent les moins préparées. Bien que nos équipes interviennent, nous avons besoin d’une préparation à long terme à tous les niveaux. »L'IFRC exhorte les gouvernements, les autorités locales et les communautés à accorder la priorité à l’adaptation climatique et à investir dans les systèmes d’alerte précoce, les services de santé et la réduction des risques de catastrophe afin d’atténuer les conséquences humanitaires de ces catastrophes de plus en plus fréquentes.Les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sur le terrain sont disponibles pour des interviews.Pour plus d'informations ou pour organiser un entretien, veuillez contacter: [email protected] Budapest:Corrie Butler, +36 70 430 6506Anastasia Sharkova, +7 916 040 1972En Turkiye:Sevil Erkus, +90 536 644 91 22A Genève:Scott Craig, +41 76 370 3575
Séisme au Myanmar : un mois après, les besoins restent énormes
Mandalay/Yangon/Kuala Lumpur/Genève, 28 avril - Un mois après le séisme dévastateur de magnitude 7,7 qui a frappé le centre du Myanmar le 28 mars 2025, les besoins humanitaires restent immenses dans un pays qui est à la fois en deuil et confronté à de nouvelles menaces - avec l'arrivée imminente de la saison des cyclones et de la mousson. L'IFRC, la Croix-Rouge du Myanmar et les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continuent de travailler intensément au cœur des communautés les plus touchées pour veiller à ce que les besoins essentiels soient satisfaits.Les conditions sur le terrain restent très difficiles. Plus de 50 000 bâtiments ont été détruits et de nombreux autres se sont partiellement effondrés ou risquent de s'effondrer. Plus de 198 000 personnes ont été déplacées et continuent de vivre à l'extérieur par des températures allant jusqu'à 40 degrés Celsius, avec la peur écrasante de nouvelles répliques. La saison des cyclones au Myanmar commence quelques jours plus tard, exposant les populations côtières à des vents et des pluies violents, laissant les familles face aux risques d'inondations, de glissements de terrain et de chaleur extrême.L'aide humanitaire immédiate reste vitale, et les efforts de l'IFRC se concentrent désormais sur les besoins de relèvement rapide. Il s'agit notamment de l'accès à des abris plus permanents répondant aux besoins fondamentaux des populations, ainsi que de l'accès durable à l'eau et à l'assainissement et du soutien à la restauration des moyens de subsistance détruits. Ces besoins à moyen et long terme deviennent un axe important des efforts de l'IFRC, qui travaille avec la Société de la Croix-Rouge du Myanmar et les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).L'étendue géographique et l'ampleur de la catastrophe - plus de 1,3 million de personnes touchées dans cinq États et régions du pays - signifient qu'un financement international supplémentaire est nécessaire de toute urgence.L'IFRC a lancé un appel d'urgence de 100 millions de francs suisses immédiatement après la catastrophe, dont la majeure partie sera investie sur deux ans pour venir en aide à 100 000 personnes. Cet appel est lancé dans un pays où la population a été confrontée à de multiples chocs ces dernières années, notamment à des inondations sans précédent il y a seulement sept mois et à des hostilités persistantes. Mais à ce jour, cet appel de la FICR n'est financé qu'à hauteur de 15 %, ce qui laisse un vide considérable.L'IFRC et laCroix-Rouge du Myanmar sont actives depuis le premier jour et continuent de fournir des services humanitaires complets à Bago, Mandalay, Naypyidaw, Sagaing et dans le sud de la province de Shan. La Croix-Rouge du Myanmar a accès à la grande majorité des zones touchées par le tremblement de terre et a procédé à des évaluations rapides des besoins avec l'IFRC et en coordination avec les agences humanitaires. Les principaux besoins identifiés sont les soins de santé, les abris, la nourriture, l'eau et l'assainissement, la fourniture d'argent liquide et d'articles de secours d'urgence, tout en répondant aux besoins spécifiques des jeunes, des personnes âgées et des personnes vivant avec un handicap.À ce jour, plus de 84 000 personnes ont bénéficié de l'aide de la Croix-Rouge du Myanmar. Plus de 20 000 litres d'eau potable sont distribués chaque jour et 250 tonnes d'articles de secours sont arrivées dans le pays. L'IFRC a également déployé 24 membres du personnel d'intervention rapide de son réseau de Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont 65 % de femmes. Mais si les besoins immédiats restent critiques, le rétablissement du Myanmar sera un long chemin, avec un soutien international fort nécessaire dans les mois à venir.« L'assistance initiale et la couverture complète des besoins sont essentielles pour permettre aux populations de commencer à reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance dans un contexte où le temps est compté », a déclaré Nadia Khoury, chef de la délégation de l4IFRC au Myanmar.« Avant le tremblement de terre, la Croix-Rouge du Myanmar était déjà présente dans une grande partie des zones sinistrées et continuera de l'être, aidant les communautés dans des camps temporaires, des monastères, des mosquées et des églises. Ses volontaires inspirés et dévoués ont la confiance, la portée et les connaissances locales nécessaires pour faire une réelle différence dans les communautés touchées. Mais il ne s'agit pas seulement de répondre aux besoins immédiats - le chemin vers le rétablissement de ces populations sera long. L'investissement est essentiel, non seulement pour aujourd'hui mais aussi pour l'avenir».Le travail de relèvement constitue la majeure partie de l'appel de 100 millions de francs suisses. Il s'agit notamment de rétablir les moyens de subsistance et la résilience des communautés - aide en espèces et en bons d'achat, abris provisoires, assainissement, soutien à l'agriculture et formation professionnelle. La réduction des risques de catastrophes au niveau communautaire, la santé publique dans les situations d'urgence, la réhabilitation des infrastructures communautaires telles que les cliniques, les écoles et l'accès à l'eau seront également planifiées grâce à des investissements dans les acteurs humanitaires nationaux tels que la Croix-Rouge du Myanmar, qui sont en mesure de fournir l'aide humanitaire la plus efficace et la plus percutante.L'IFRC remercie ses donateurs et ses Sociétés membres de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour leur soutien précieux sous forme de ressources en nature et de financement.L'IFRC continue d'appeler les donateurs, les partenaires et la communauté internationale à apporter leur soutien pour répondre aux besoins de la population du Myanmar, aujourd'hui et dans les mois à venir.Pour plus d'informations sur les opérations de secours en cours au Myanmar ou pour organiser une interview, veuillez contacter : [email protected] Yangon:Swe Zin Myo Win,+95 979 595 6050A Kuala Lumpur:Maryann Horne, +61 476 006 007A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67 Hannah Copeland, +41 76 236 91 09Note aux éditeursLe matériel audiovisuel est disponible sur ce lien.
Les systèmes d'alerte précoce : une réponse essentielle face à l'augmentation sans précédent des typhons aux Philippines
Manille/ Kuala Lumpur/ Genève, 18 novembre :Six typhons tropicaux ont frappé les Philippines en l'espace d'un mois, ce qui constitue un phénomène météorologique extrême sans précédent depuis que l'on a commencé à enregistrer les données dans le bassin du Pacifique en 1951. Alors que l'impact global du dernier super typhon Man-Yi (nom local Pepito) est encore en cours d'évaluation, les cinq typhons précédents - Trami (Kristine), Kong-Rey (Leon), Yin-Xing (Marce), Toraji (Nika) et Usagi (Ofel) - ont déjà causé d'importantes destructions dans la région, provoquant des pluies torrentielles, des glissements de terrain, des inondations généralisées et des dommages aux infrastructures et aux moyens de subsistance, sollicitant au maximum les ressources locales. Plus de 1,4 million de personnes déplacées ont un accès limité à l'eau, à l'assainissement, à la nutrition et aux soins de santé.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel urgent à une aide supplémentaire, portant à 9 millions de francs suisses l'appel d'urgence initial de 7,5 millions de francs suisses lancé pour le typhon Trami, afin de permettre à la Croix-Rouge philippine d'élargir son champ d'assistance à plus de 86 000 personnes dans les 12 provinces les plus touchées par l'ensemble des six typhons.Gwendolyn Pang, Secrétaire Générale de la Croix-Rouge philippine (CRP), a déclaré : « Tout en apportant une aide vitale, nous avons lancé des actions précoces pour aider les communautés à risque à réduire les dégâts. Mais personne ne peut être bien préparé à un nombre sans précédent de tempêtes en si peu de temps. Nous avons besoin d'aide pour réduire l'impact humanitaire de ces typhons ». Elle a également souligné que la Croix-Rouge philippine répondait aux catastrophes depuis le début, aux côtés des autorités locales, pour répondre aux besoins immédiats des communautés les plus vulnérables. Gopal Mukherjee, coordinateur de programme et chef de délégation par intérim de l'IFRC pour les Philippines, a souligné le besoin urgent d'une aide supplémentaire, car les ressources locales, y compris celles de la Croix-Rouge philippine, sont limitées :« Le rétablissement des communautés touchées est déjà interrompu par ces typhons et leurs effets cumulés. La situation humanitaire s'aggrave à mesure que le super typhon Man-Yi fait sentir ses effets », a-t-il ajouté.Pour plus d'information ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse : [email protected] A Kuala Lumpur: Lili Chin: +60 162340872A Genève: Hannah Copeland, +41 76 236 91 09
La Croix-Rouge entre en action immédiatement après le tremblement de terre au Japon
Tokyo/Beijing/Genève, 3 janvier 2024 - La Croix-Rouge japonaise s'est rapidement mobilisée pour répondre au tremblement de terre de magnitude 7,6 et au tsunami qui a suivi dans la préfecture d'Ishikawa. Les événements survenus le jour du Nouvel An ont causé des dégâts considérables, perturbant l'approvisionnement en électricité et en eau, les communications et les transports. Le bilan est tragique : au moins soixante-deux personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres ont été blessées. Immédiatement après la catastrophe, le réseau national de la Croix-Rouge japonaise a été activé, le personnel du siège de Tokyo étant rapidement déployé pour l'évaluation et la coordination. Les sections locales, soutenues par les hôpitaux et les centres de transfusion de la Croix-Rouge, ont lancé des actions d'intervention. Faisant écho à l'esprit de solidarité, les branches voisines de la Croix-Rouge japonaise ont envoyé des équipes de secours supplémentaires. Nobuaki Sato, Directeur général adjoint du département international de la Croix-Rouge japonaise, a déclaré : « Le tremblement de terre a secoué le pays à son intensité maximale et déclenché l'alerte au tsunami la plus élevée, et les gens n'ont pu s'empêcher de se rappeler le grand tremblement de terre et le tsunami de l'est du Japon qui ont eu lieu il y a 13 ans. Il n'y a pas eu de tsunami majeur, mais il reste encore beaucoup à faire pour accélérer l'évacuation des personnes, la recherche et le relèvement des personnes disparues, l'aide aux personnes évacuées et leur rétablissement. La Croix-Rouge japonaise restera proche des personnes touchées et leur apportera son soutien.» La solide préparation aux catastrophes de la Croix-Rouge japonaise, marquée par un déploiement bien orchestré de ressources et de personnel, a joué un rôle crucial dans cette réponse rapide. Cette préparation est vitale dans un pays comme le Japon, fréquemment confronté à des activités sismiques. Alexander Matheou, Directeur régional de l'IFRC pour l'Asie-Pacifique, a fait remarquer : «Nous sommes aux côtés de la Croix-Rouge japonaise en ces temps difficiles, en particulier pour les personnes déplacées et traumatisées par le tremblement de terre. Bien que la région Asie-Pacifique soit sujette à de fréquentes catastrophes, elle a également prouvé qu'elle était à la pointe de la prévention, de la préparation, de la résilience et de l'innovation humanitaire, nous envoyant ainsi un message fort sur la nécessité urgente de renforcer les réponses humanitaires aux catastrophes et aux crises. Nous remercions nos équipes sur le terrain pour leur réponse rapide et nous reconnaissons que l'impact sera psychologique et pas seulement physique. L'IFRC se tient prête à apporter son soutien.» L'IFRC, par l'intermédiaire de sa délégation en Asie de l'Est, reste étroitement engagée avec la Croix-Rouge japonaise, assurant une approche coordonnée pour faire face aux défis immédiats et futurs posés par cette catastrophe. Pour plus d'informations: Pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] À Kaula Lumpur: Afrhill Rances: +60 19 271 3641 A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06
Catastrophe du ferry au Gabon : La Croix-Rouge Gabonaise soutient le relèvement de la santé mentale des survivants
« Le naufrage de l'Esther Miracle, que j'appelle maintenant l'Esther fantôme, a profondément changé le cours de ma vie. J'ai perdu la moitié de moi-même, ma femme bien-aimée", raconte Gabriel, un survivant qui se rendait de Libreville à Port-Gentil lorsque le bateau a coulé. « Nous faisions régulièrement le trajet jusqu'à Port-Gentil. Il était environ 20 heures lorsque nous sommes montés à bord le 8 mars. En tant qu'ancien matelot, je sentais déjà que quelque chose n'allait pas. Et en effet, c'était le cas. «Entre une et deux heures du matin, nous avons entendu des bruits suspects. Un policier à bord s'est approché de nous et des autres passagers pour nous informer qu'il y avait quelques petits problèmes sur le bateau mais que tout était sous contrôle. Peu après, tout a dérapé. Le bateau s'est dangereusement incliné d'un côté. Sur ordre du policier, nous avons essayé de le rééquilibrer, mais en vain, et le bateau a commencé à couler». Informée de la situation d'urgence, la Croix-Rouge Gabonaise a dépêché des équipes au Port-Môle de Libreville, où les survivants, secourus par un autre bateau, ont commencé à débarquer au cours de la journée du 9 mars. Les ambulances ont commencé à transporter les personnes dans un état critique vers les postes médicaux avancés et les hôpitaux généraux. Des volontaires de la Croix-Rouge ont prodigué des soins urgents et des premiers secours aux survivants sur place, et une unité de soutien psychosocial a été rapidement mise en place pour fournir des services de santé mentale d'urgence. «Lorsque nous sommes arrivés à Port Môle, les équipes de la Croix-Rouge Gabonaise étaient déjà sur place pour accueillir les rescapés du naufrage, qui étaient tous en mauvaise posture. C'est grâce à elles que nous avons tous reçu les premiers soins et un soutien. Des psychologues ont été mis à notre disposition», explique Gabriel. Pour Priscillia, c'est son oncle qui voyageait à bord de l'Esther Miracle et qui a malheureusement perdu la vie. «Je le considérais comme plus qu'un simple oncle, car il a joué de nombreux rôles dans ma vie et dans celles de nombreux membres de notre famille. Il était pasteur et a eu un impact énorme sur ma vie, me soutenant énormément dès mon plus jeune âge. « Ce que nous savons, c'est que lorsque le bateau commençait à couler, ne sachant pas qu'il n'y avait pas assez de gilets de sauvetage à bord, mon oncle a donné le sien à une autre personne qui a survécu. On m'a dit qu'il avait passé les derniers instants de sa vie à réciter des prières pour donner de la force et de l’espoir aux personnes qui l'entouraient», explique Priscillia. « La Croix-Rouge Gabonaise nous a beaucoup aidés. Sur le plan émotionnel, c'était difficile à l'époque. Dès le premier jour au port, quand les rescapés ont débarqué sur le quai et que mon oncle n'en faisait pas partie, les volontaires de la Croix-Rouge Gabonaise étaient là pour nous aider et s'occuper de nous. Nous étions au port le matin et nous rentrions très tard le soir, tous les jours, et leurs équipes étaient toujours là ». Outre l'assistance psychologique, la Croix-Rouge Gabonaise a également préparé plus de 7 000 repas pendant 10 jours pour les survivants et les familles venues attendre des nouvelles de leurs proches. Ils ont également mis en place une unité spéciale de rétablissement des liens familiaux (RLF) afin de permettre aux personnes de renouer avec leurs proches disparus. Dans les semaines qui ont suivi la catastrophe, ils ont continué à prodiguer des conseils médicaux aux survivants et ont aidé les gens à retrouver les objets perdus qui ont pu être récupérés. « Il était de notre devoir de fournir l'assistance nécessaire dans un moment aussi difficile. Les services de premiers secours nous ont permis de sauver des vies. De même, la cellule psychologique que nous avons ouverte a permis aux survivants et aux membres des familles qui attendaient des nouvelles de leurs proches d'avoir une oreille attentive prête à leur apporter le soutien nécessaire. Ce soutien se poursuit encore aujourd'hui», a déclaré Véronique TSAKOURA, Présidente Nationale de la Croix-Rouge Gabonaise. Au cours des mois qui ont suivi la catastrophe, les psychologues de la Croix-Rouge Gabonaise ont orienté les survivants et les proches des victimes vers les services de santé mentale spécialisés de Libreville et de Port-Gentil pour qu'ils continuent à les aider. Leur porte reste ouverte à toute personne en quête de réconfort ou d'une oreille attentive. -- Cliquez ici pour en savoir plus sur notre travail dans le domaine de la santé mentale et du soutien psychosocial.
El Niño : Qu'est-ce que c'est et qu'est-ce que cela signifie pour les catastrophes ?
Qu'est ce que El Niño? L'oscillation australe El Niño (ENSO- El Niño Southern Oscillation) est un cycle de réchauffement et de refroidissement qui se produit le long de l'équateur dans l'océan Pacifique. El Niño est la partie du cycle qui se réchauffe. Il se produit lorsqu'il y a une diminution des eaux froides qui remontent à la surface de la mer près de l'Amérique du Sud. Cela entraîne une augmentation des températures à la surface de la mer dans le Pacifique, ce qui réchauffe l'atmosphère au-dessus. La partie froide du cycle est appelée La Niña et a l'effet inverse. Les phénomènes El Niño et La Niña se produisent tous les deux à sept ans. Ils durent généralement de 9 à 12 mois, mais il est arrivé qu'ils durent plusieurs années d'affilée. Comment El Niño affecte-t-il les conditions météorologiques dans lemonde? Les phénomènes El Niño et La Niña modifient la façon dont l'air et l'humidité se déplacent dans le monde, ce qui peut avoir une incidence sur les précipitations et les températures à l'échelle planétaire. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a récemment annoncé que des conditions El Niño s'étaient développées et qu'il fallait s'attendre à des perturbations météorologiques et climatiques ainsi qu'à une hausse des températures mondiales. Nous savons, grâce aux événements passés, quand et quelles régions du monde sont plus susceptibles d'être plus humides ou plus sèches pendant les phénomènes El Niño et La Niña. Mais les phénomènes El Niño et La Niña ne se ressemblent pas, c'est pourquoi il est important de suivre les prévisions au fur et à mesure qu'elles se développent. Le changement climatique affecte-t-il El Niño ? D'une manière générale, le changement climatique entraîne un réchauffement des températures de surface de la mer, et certains éléments semblent indiquer que ce phénomène influe sur la manière dont les phénomènes El Niño et La Niña influencent les conditions météorologiques dans le monde entier. L'OMM prévoit que les températures mondiales atteindront probablement des niveaux record au cours des cinq prochaines années, sous l'effet conjugué du changement climatique et d'El Niño. El Niño va-t-il provoquer davantage de catastrophes? Les phénomènes El Niño entraînent des risques de catastrophe différents selon les régions du monde. Ils peuvent provoquer de graves sécheresses en Australie, en Indonésie, dans certaines parties de l'Asie du Sud, en Amérique centrale et dans le nord de l'Amérique du Sud. Le dernier El Niño, qui s'est produit il y a sept ans, a contribué à la sécheresse et à l'insécurité alimentaire qui ont touché des dizaines de millions de personnes dans le sud et l'est de l'Afrique. Elles peuvent également entraîner une augmentation des précipitations dans le sud de l'Amérique du Sud, le sud des États-Unis, la Corne de l'Afrique et l'Asie centrale. En été, dans l'hémisphère nord, les eaux chaudes d'El Niño peuvent provoquer des cyclones tropicaux plus intenses dans l'ouest du Pacifique, mais moins d'ouragans dans l'Atlantique. Écoutez Lilian Ayala Luque, Senior Officer de l'action anticipative et de la résilience communautaire pour l'IFRC Amériques, à propos de l'arrivée du phénomène El Niño et de ce que cela pourrait signifier pour la région : En quoi le phénomène El Niño de cette année pourrait-il être différent ? Nous connaissons déjà certains facteurs qui influenceront la façon dont les impacts de ce El Niño affecteront les communautés. C'est le cas par exemple : Bien que l'on s'attende à ce que la sécheresse prenne fin dans la Corne de l'Afrique, il faut un certain temps avant que la pluie ne s'infiltre dans le sol pour favoriser l'enracinement des plantes et commencer à restaurer l'agriculture; Alors que les conditions El Niño limitent généralement la croissance des cyclones tropicaux dans l'Atlantique Nord, cet effet pourrait être contrebalancé par les températures inhabituellement élevées de la surface de la mer actuellement observées dans la région où se forment ces tempêtes; En Équateur et au Pérou, une épidémie de dengue consécutive aux inondations du début de l'année pourrait être aggravée par les pluies d'El Niño attendues au début de 2024. En Afrique australe, il reste à voir si la situation du choléra sera améliorée par les conditions plus sèches attendues. Comment le réseau de l'IFRC se prépare-t-il à El Niño ? Le réseau de l'IFRC élabore des protocoles d'action précoce - des plans formels qui décrivent les déclencheurs et les actions précoces que nous prendrons lorsque l'on prévoit qu'un risque spécifique aura un impact sur les communautés - y compris pour se préparer aux risques liés à El Niño. En Équateur, par exemple, nous avons mis au point des déclencheurs pour faire face à la probabilité accrue d'inondations pendant la saison des pluies, de janvier à avril. En Amérique centrale, les protocoles d'action précoce couvrent la probabilité accrue de sécheresse de juin à août. Les actions précoces comprennent le renforcement des bâtiments et des maisons, la planification des itinéraires d'évacuation ou le prépositionnement de stocks de nourriture et d'eau. Où puis-je trouver plus d'informations? Notre page sur l'Alerte précoce, action précoce; Site web du centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge; Site web du Centre d'Anticipation; Pilier Anticipation du Fonds d'urgence pour les interventions lors de catastrophes de l'IFRC; Série Twitter Space sur El Niño par l'équipe de l'IFRC Amériques -- Cet article a été adapté d'un article blog sur le site du Centre d'Anticipation co-écrit par Liz Stephens, Andrew Krucziewicz et Chris Jack du Centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Consultez l'article de blog pour plus d'informations sur El Niño et l'action anticipative.
La Fédération internationale avertit que le monde n’est pas prêt à affronter la prochaine pandémie
GENÈVE, le 30 janvier 2023 — Aucun tremblement de terre, aucun épisode de sécheresse, aucun ouragan jamais enregistré dans l’histoire n’a coûté plus de vies que la pandémie de Covid-19, selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale), le plus grand réseau d’intervention face aux catastrophes dans le monde. Le nombre choquant de morts, estimé à plus de 6,5 millions, a incité cette organisation humanitaire à examiner comment les pays peuvent se préparer à la prochaine urgence sanitaire mondiale. Deux rapports majeurs publiés par la Fédération internationale aujourd’hui, le Rapport sur les catastrophes dans le monde et Tout le monde compte, détaillent les défis et réussites de ces trois dernières années et formulent des recommandations à l’intention des dirigeants quant à la façon d’atténuer les tragédies de cette ampleur à l’avenir. Jagan Chapagain, secrétaire général de la Fédération internationale, précise : « La pandémie de Covid-19 devrait être un signal d’alarme poussant la communauté internationale à se préparer dès maintenant aux prochaines crises sanitaires. Les recommandations que nous adressons aux dirigeants du monde entier sont axées sur l’instauration de la confiance, la lutte contre les inégalités et la sollicitation des acteurs locaux et des communautés pour sauver des vies. La prochaine pandémie pourrait être imminente ; après l’expérience du Covid-19, il faut absolument accélérer nos efforts en matière de préparation. » Ces trois dernières années, le réseau de la Fédération internationale a aidé plus de 1,1 milliard de personnes à se protéger du virus. Durant cette période, un thème est régulièrement ressorti : l’importance de la confiance. Lorsque les gens se fiaient aux messages de sécurité, ils étaient enclins à respecter les mesures de santé publique — même si parfois, cela les séparait de leurs proches — afin de ralentir la propagation de la maladie et de sauver des vies. De même, si on a pu vacciner des millions de personnes en un temps record, c’est parce que la plupart d’entre elles faisaient confiance aux vaccins, considérés comme sûrs et efficaces. Nous ne pouvons pas attendre la prochaine crise pour bâtir la confiance. Celle-ci doit être cultivée grâce à une communication authentique et réciproque, la proximité et un soutien constant dans le temps. Au cours de leur travail, les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont montré combien la pandémie avait à la fois favorisé et exacerbé les inégalités. Les mauvaises conditions d’hygiène, le surpeuplement, le manque d’accès aux services sanitaires et sociaux et la malnutrition créent des conditions propices à une propagation plus rapide et plus étendue des maladies. Nous devons impérativement nous attaquer aux vulnérabilités en matière de santé et aux vulnérabilités socio-économique bien en amont de la prochaine crise. Dans son rapport Tout le monde compte — pour lequel les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de presque tous les pays au monde ont été interrogées — la Fédération internationale montre que si les équipes ont pu réagir rapidement face à la pandémie, c’est parce qu’elles étaient déjà présentes dans les communautés et que nombre d’entre elles menaient déjà des activités de préparation, avaient de l’expérience dans la riposte aux épidémies et étaient de solides auxiliaires des autorités locales. « Les organisations ancrées dans les communautés font partie intégrante de la préparation et de la riposte aux pandémies. Les acteurs locaux et les communautés, en tant qu’intervenants de première ligne, ont des rôles distincts mais tout aussi importants à jouer à toutes les étapes de la gestion d’une flambée de maladie. Leurs connaissances locales doivent être exploitées pour accroître la confiance, l’accès aux services et la résilience », déclare M. Chapagain. « Ces trois années ont été brutales, mais nous publions ces études et formulons ces recommandations dans un geste d’espoir : celui que la communauté internationale puisse tirer des enseignements de cette tragédie et d’en tenir compte en se préparant mieux aux urgences de santé futures. » Le Rapport sur les catastrophes dans le monde propose six actions essentielles pour se préparer plus efficacement aux urgences de santé publique futures. Tout le monde compte souligne la nécessité de disposer de données exactes et pertinentes pour la préparation et la riposte aux pandémies. Ces deux rapports sont à la disposition des praticiens, des dirigeants et du public. Note aux éditeurs: Les photos et le B-roll sont accessibles ici. Contacts médias : À Genève: Jenelle Eli, +1 202 603 6803 [email protected]
Préparation aux risques technologiques et biologiques
Les urgences technologiques et biologiques, parfois appelées "CBRN" (abréviation de chimique, biologique, radioactif et nucléaire), peuvent avoir des effets dévastateurs et durables sur la vie et les moyens de subsistance des gens. La FICR aide les Sociétés nationales du monde entier à se préparer et à répondre efficacement aux urgences technologiques en utilisant une approche multirisque.
Saint-Vincent-et-les-Grenadines : Les efforts de rétablissement restent cruciaux un an après l'éruption de La Soufrière
Kingston, Jamaïque, 8 avril 2022 - Le 9 avril 2021, l'éruption explosive du volcan La Soufrière à Saint-Vincent-et-les-Grenadines (SVG), dans les Caraïbes, a provoqué l'évacuation de plus de 13 000 personnes vivant dans les zones rouge et orange voisines. Un an plus tard, l'impact de la catastrophe est toujours évident, et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) concentre ses efforts sur les abris et le redressement socio-économique, car le revenu des familles a été affecté par l'éruption et la pandémie de COVID-19. Au cours de l'année écoulée, la Croix-Rouge a apporté son soutien à plus de 5 000 personnes en leur fournissant de l'eau, des secours d'urgence, des articles d'hygiène et de nettoyage, des solutions pour un logement digne, une communication sur les risques et un engagement communautaire, ainsi qu'une aide psychosociale et un soutien aux moyens de subsistance. Bernard Morgan, président de la Croix-Rouge de SVG, a déclaré : "La Croix-Rouge, avec ses partenaires, a fourni des secours, un soutien psychosocial et un accès aux services de base, mais le travail n'est pas encore terminé. Nous continuons à concentrer nos efforts pour aider les gens à se rétablir, en particulier ceux qui ont perdu leur emploi ou leurs économies, et dont les maisons ont été gravement endommagées. Les effets physiques du volcan ne sont peut-être pas aussi visibles aujourd'hui, mais les gens doivent encore faire face aux effets sociaux, économiques et psychologiques de l'éruption, en particulier les quelque 900 personnes qui ne peuvent toujours pas retourner chez elles." La Croix-Rouge a fourni des subventions multiples pour soutenir environ 1000 personnes ainsi que des bons de supermarché pour plus de 800 personnes. En outre, plus de 300 petites entreprises ont reçu des subventions pour relancer l'agriculture, la pêche et les activités commerciales qui avaient été interrompues par l'éruption. La Croix-Rouge a aidé plus de 210 personnes très vulnérables (74 familles) à quitter les centres collectifs et à s'installer dans des conditions d'hébergement dignes grâce à l'octroi de subventions locatives pour une période allant de 1 à 6 mois selon les besoins, avec plus de 400 subventions mensuelles distribuées depuis septembre 2021. James Bellamy, directeur adjoint des opérations de l'IFRC pour les Amériques, a déclaré: "Un an plus tard, certaines personnes n'ont toujours pas leur maison ou leurs moyens de subsistance habituels, car plus de 100 maisons restent inhabitables en raison des dommages et des risques accrus liés à l'éruption. La priorité de la Croix-Rouge est désormais d'aider les communautés à renforcer et à restaurer leurs moyens de subsistance et leurs conditions de vie. Nous continuerons à aider les familles par le biais de notre programme de moyens de subsistance, à offrir des possibilités de formation et à travailler avec les ménages défavorisés pour trouver des solutions d'hébergement à long terme par le biais d'une assistance en espèces et en nature." Les enfants ont été au cœur de la réponse humanitaire, plus de 500 d'entre eux ayant reçu des kits de soutien psychosocial comprenant des articles d'apprentissage et de loisirs. L'IFRC a collaboré avec des partenaires, comme l'UNICEF et l'unité chargée des questions de genre, pour garantir des espaces adaptés aux enfants dans les centres collectifs. Avec la pandémie de COVID-19 et l'épidémie de dengue en cours, la prévention de la propagation du virus et des infections par la dengue était une partie importante de la réponse. La Croix-Rouge a fourni des informations sur les moyens de rester en sécurité et en bonne santé, des kits d'équipement de protection individuelle (EPI) pour les familles, ainsi que 400 unités murales de désinfectant pour les mains au ministère de l'éducation pour la réouverture des écoles pour l'apprentissage en face à face. La Croix-Rouge a également soutenu les efforts de nettoyage après l'éruption et a distribué des kits de nettoyage ménager à plus de 3 300 familles et des kits d'hygiène et des kits COVID-19 à plus de 2 300 familles. En avril 2021, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel de 2 000 000 de francs suisses afin de venir en aide à plus de 5 000 personnes des communautés touchées en leur fournissant des abris, des soins de santé, de l'eau potable et des moyens de subsistance. Pour plus d'informations: A St. Vincent: Attica Allen +1 (784) 454-1989, [email protected] En Jamaïque: Trevesa DaSilva, +876 818 8575, [email protected] Au Panama: Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199, [email protected]
Lancement d'un partenariat ambitieux entre l'IFRC et l'UE : un nouveau modèle pour le secteur humanitaire
Bruxelles/Genève, 30 mars 2022 - Le partenariat ambitieux lancé aujourd’hui entre la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et la Direction générale de la protection civile et des opérations d'aide humanitaire européenne (DG ECHO), se veut un nouveau modèle pour le secteur humanitaire. En réponse au nombre croissant de crises dans le monde, le partenariat programmatique pilote «Accélérer l'action locale dans les crises humanitaires et sanitaires » vise à soutenir l'action locale dans la gestion des crises humanitaires et sanitaires dans au moins 25 pays grâce à un financement pluriannuel de l'UE. Le partenariat renforce les priorités stratégiques communes aux deux entités et s'articule autour de cinq pôles d'intervention : la préparation aux catastrophes et la gestion des risques, la préparation et la réponse aux épidémies et aux pandémies, l'assistance humanitaire et la protection des personnes en déplacement, l'aide en espèces et en bons et enfin la communication des risques, l'engagement communautaire et la redevabilité. Le commissaire européen chargé de la gestion des crises, Janez Lenarčič, a déclaré à cet effet : «J'accueille avec beaucoup d'espoir le partenariat programmatique pilote signé avec la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui est un partenaire de confiance de l'UE. Elle partage notre vision de la mise en œuvre d'opérations d'aide humanitaire efficaces et efficientes dans le monde entier. Le financement alloué à ce partenariat réaffirme l'engagement de l'UE à contribuer à répondre aux besoins croissants des personnes vulnérables dans environ 25 pays, en travaillant en étroite coopération avec les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il confirme également notre engagement en faveur de partenariats stratégiques avec les organisations d'aide humanitaire ». Le secrétaire général de l'IFRC, Jagan Chapagain, d’ajouter: «Des partenariats stratégiques à plus long terme sont essentiels pour répondre à la recrudescence des crises humanitaires dans le monde. Nous devons répondre rapidement, réagir à grande échelle, et moderniser notre approche pour avoir un plus grand impact auprès des communautés. Nous savons que le soutien humanitaire le plus efficace et le plus à même de perdurer est celui qui est mené localement, qui place les communautés au cœur de l'action et qui est financé par un partenariat flexible, à long terme et prévisible. Le partenariat programmatique pilote permet exactement cela». Le programme commencera par une phase initiale dans plusieurs pays d'Amérique latine, d'Afrique occidentale et centrale et du Yémen. L'objectif principal est de fournir une assistance essentielle aux personnes actuellement touchées par des crises humanitaires, les conséquences de la pandémie COVID-19, les catastrophes climatiques et les conflits, et de prévenir les pertes de vies et les souffrances. Des investissements sont également réalisés pour que les communautés soient mieux préparées à faire face aux catastrophes grâce à la mise en œuvre de composantes de préparation aux catastrophes et de réduction des risques. Grâce à son étroite collaboration avec ses Sociétés nationales, la portée mondiale de l'IFRC combinée à l'action locale, sa longue histoire de travail humanitaire axé sur la communauté et ses Principes fondamentaux, en font le partenaire de choix pour ce partenariat programmatique pilote avec l'UE. Après la première phase de mise en œuvre, le programme vise à étendre sa portée et à inclure d'autres pays dans le monde avec le soutien de plus de Sociétés nationales de l'UE. Faits marquants 10 pays pour la mise en œuvre dans la phase initiale : le Burkina Faso, le Tchad, le Cameroun, le Mali, le Niger, le Yémen, Le Salvador, Le Guatemala, le Honduras et le Panama; 7 Sociétés nationales de l'UE œuvrant pour soutenir la mise en œuvre de la phase initiale : la Croix-Rouge belge (FR), la Croix-Rouge danoise, la Croix-Rouge française, la Croix-Rouge allemande, la Croix-Rouge italienne, la Croix-Rouge luxembourgeoise et la Croix-Rouge espagnole. Pour plus d'informations A Bruxelles: Federica Cuccia, [email protected]; A Genève: Anna Tuson, [email protected], +41 79 895 6924
Philippines : De nouvelles données révèlent que le typhon Rai a détruit 1,5 million de maisons.
Kuala Lumpur/Manille, 25 janvier 2022 - De nouvelles évaluations révèlent l'ampleur des dégâts causés par le super typhon Rai qui s'est abattu sur les Philippines il y a un peu plus d'un mois. La tempête a détruit ou endommagé 1,5 million de maisons, soit plus que tout autre typhon de ces dernières décennies. La Croix-Rouge philippine renforce son soutien en matière d'abris en transportant des scies à table, des tronçonneuses et des générateurs dans les zones les plus durement touchées par le typhon, notamment les îles de Cebu, Bohol, Palawan, Siargao et Dinagat. Ces équipements permettent aux charpentiers de la Croix-Rouge et aux volontaires formés de transformer des millions de cocotiers tombés au sol en bois de coco afin de reconstruire des maisons plus sûres et plus solides dans les zones les plus touchées. Les charpentiers forment la population locale à la construction de maisons plus sûres, afin de fournir un salaire aux familles qui ont perdu leurs moyens de subsistance, y compris le matériel agricole et de pêche dont elles dépendaient pour gagner leur vie. Le président de la Croix-Rouge philippine, Richard Gordon, a déclaré : "C'est un désastre bien plus important que ce que le monde a réalisé il y a un mois. Les personnes qui dépendaient de l'agriculture, de la pêche et du tourisme ne peuvent plus gagner leur vie. Des millions de personnes n'ont pas de toit au-dessus de leur tête. "La Croix-Rouge apporte son soutien à 30 000 familles en leur fournissant des matériaux de couverture tels que des tôles ondulées et des bâches pour les protéger du soleil et de la pluie, mais nous avons besoin d'un soutien international plus important pour répondre à l'énorme besoin de maisons plus sûres et plus solides pour des millions de personnes. "Le typhon survient au milieu d'une pandémie et d'une campagne politique, qui détournent l'attention de ce qui est véritablement une catastrophe. Il ne faut pas que cela tombe dans l'oubli demain matin". Le chef du bureau national de l'IFRC aux Philippines, Alberto Bocanegra, a déclaré : "Cela fait un peu plus d'un mois que le typhon Rai s'est abattu sur les Philippines, mais des millions de personnes ont encore besoin d'une aide humanitaire urgente, notamment pour se loger, s'approvisionner en eau potable et bénéficier de soins de santé. "Les données d'évaluation révèlent que ce super typhon a causé une énorme dévastation, détruisant ou endommageant plus de maisons que toute autre tempête de ces dernières décennies. "Les Philippins sont résistants, et ils reconstruisent, avec le soutien de la Croix-Rouge philippine et d'autres agences, mais il faut faire davantage pour aider les gens à reconstruire leurs maisons brisées." La Croix-Rouge philippine est sur le terrain depuis le passage du super typhon et a déjà apporté à 36 000 personnes une aide d'urgence pour la construction d'abris, notamment des trousses à outils, des matériaux de construction et des bâches pour aider les gens à installer des abris temporaires et à commencer à reconstruire. Les équipes d'urgence fournissent des batteries de cuisine, des kits de couchage, des oreillers, des matelas, des draps de lit, des couvertures et des vêtements. Un soutien à plus long terme est nécessaire pour permettre aux familles de reconstruire leur maison en toute sécurité, en particulier celles qui sont vulnérables, qui vivent sur des îles isolées et dans des zones éloignées ou difficiles d'accès. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) codirige le Shelter Cluster Philippines avec le gouvernement philippin afin d'évaluer l'impact du typhon sur les ménages, de coordonner et de hiérarchiser les travaux d'abris d'urgence avec tous les partenaires. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel de 20 millions de francs suisses pour venir en aide à plus de 400 000 personnes pendant 24 mois. La priorité absolue est d'aider les personnes à reconstruire des abris plus sûrs, notamment en fournissant des matériaux de logement d'urgence et des articles essentiels, en remplaçant les maisons détruites et en apportant un soutien juridique sur les questions de logement, de terres et de propriété. Pour plus d'information, veuillez contacter: Bureau Asie-Pacifique de l'IFRC: Antony Balmain, +60 12 230 845, [email protected] Délégation philippine de l'IFRC: Karina Coates, +61 (0) 404 086 006, [email protected]
Tonga : L'aide s'intensifie après l'éruption et le tsunami
Kuala Lumpur/Suva, 26 janvier 2022 - Les équipes de secours locales fournissent d'urgence des fournitures aux communautés des Tonga, durement touchées par une éruption volcanique et un tsunami qui ont détruit des centaines de maisons et laissé des milliers de personnes sans eau potable. Les dons sont en train d'être déchargés après que l'aéroport ait été débarrassé des cendres, permettant ainsi aux avions d'atterrir en toute sécurité. Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge de Tonga sont venus en aide aux populations dès le déclenchement de l'alerte au tsunami et ont intensifié l'acheminement d'eau potable, d'abris temporaires et d'autres fournitures de secours essentielles à travers les nombreuses îles du pays. Sione Taumoefolau, secrétaire général de la Croix-Rouge de Tonga, a déclaré : Sione Taumoefolau, secrétaire général de la Croix-Rouge de Tonga, a déclaré : "Cette catastrophe a secoué le peuple de Tonga comme nous ne l'avions jamais vu de notre vie. Le tsunami a balayé des maisons et des villages, mais nous sommes déjà en train de reconstruire au milieu des cendres. "Après avoir été coupés du monde, nous sommes très reconnaissants pour les secours qui arrivent sur nos côtes. Nos équipes de la Croix-Rouge utilisent des bateaux et des camions pour transporter ces articles vitaux jusqu'aux communautés qui ont besoin d'abris, d'eau et d'autres produits de première nécessité. "Il est urgent que les gens aient accès à des sources d'eau potable dans les jours et les semaines à venir. Des cendres se sont déposées dans les réservoirs d'eau, ce qui nécessite un temps de sédimentation et un traitement minutieux avant utilisation. Elles ont aussi recouvert une grande partie du pays, y compris les maisons et les cultures. "Il est essentiel de nettoyer ces cendres pour éviter qu'elles ne s'infiltrent dans les réserves d'eau lors des prochaines pluies. "L'hébergement est une priorité absolue pour les familles dont les maisons ont été complètement détruites par le tsunami. Les gens ont tout perdu. Nous devons apporter une aide immédiate, puis nous tourner vers le long terme. Ce sera une période difficile, mais nous nous en remettrons." Afin de soutenir les efforts de notre réponse locale, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ( IFRC ) a lancé un appel d'urgence de 2,5 millions de francs suisses pour fournir une aide d'urgence comprenant de l'eau potable, des bâches, des matériaux pour les abris, y compris des kits d'outils pour la reconstruction, des articles ménagers tels que des ustensiles de cuisine et des kits d'hygiène. Katie Greenwood, chef de délégation de l'IFRC pour le Pacifique, a déclaré : "Alors que les dommages subis par certaines îles sont vraiment dévastateurs, il est réconfortant de voir que la Croix-Rouge et les gouvernements du monde entier apportent leur aide à la population durement touchée de Tonga, en permettant la fourniture de services et d'articles de première nécessité. "Une réponse humanitaire bien coordonnée, qui rassemble les gouvernements et les organisations internationales pour soutenir les agences locales comme la Croix-Rouge de Tonga, est cruciale dans le Pacifique. Ces partenariats sont essentiels à la fourniture efficace de l'aide immédiate et du soutien à plus long terme." Pour de plus amples informations, veuillez contacter: A Suva: Soneel Ram, +679 9983 688, [email protected] Bureau de l'Asie-pacifique: Joe Cropp, +61 491 743 089, [email protected] Bureau de l'Asie-pacifique: Antony Balmain, +60 12 230 8451, [email protected]
Les donateurs s'engagent à accroître leur soutien au Fonds d'urgence pour les interventions en cas de catastrophe (DREF) de l'IFRC
Les catastrophes liées au climat se produisent avec une fréquence et une intensité croissantes dans le monde entier. Mais la plupart d'entre elles passent inaperçues, détruisant des vies, des infrastructures et le tissu économique sans que l'on y prête attention, ni que l'on y consacre des ressources ou de l'aide. Une réponse locale et rapide est ce qui est le plus nécessaire. Mais souvent, la société nationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du pays touché par une catastrophe n'a pas les ressources ou la capacité de répondre, surtout si elle doit faire face à des crises multiples. C'est là que le DREF fait toute la différence. Il s'agit d'un réservoir central de fonds par lequel l'IFRC canalise les fonds mondiaux rapidement et directement vers nos Sociétés nationales pour une action précoce et une réponse immédiate aux catastrophes. Pour faire face aux impacts humanitaires massifs des catastrophes liées au climat et à la COVID-19, les investissements doivent se faire au niveau des communautés, là où ils ont le plus d'impact. Le DREF met l'aide directement entre les mains des personnes dans le besoin et renforce les capacités des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui sont les mieux placées pour la fournir." Jagan Chapagain IFRC Secrétaire Général Depuis son lancement en 1985, l'IFRC a soutenu 200 millions de personnes en situation de crise dans le monde grâce au DREF. La Conférence des donateurs du DREF, qui s'est tenue le 18 octobre et qui était coprésidée par l'IFRC et l'Union européenne, avait pour objectif de faire passer ce fonds innovant et salvateur à 100 millions de francs suisses par an à partir de 2022, et à 300 millions de francs suisses d'ici 2025, afin de faire face à l'augmentation alarmante du nombre de catastrophes et de soutenir des millions de personnes supplémentaires. L'Union européenne continue de soutenir le Fonds d'urgence pour les secours en cas de catastrophe. Il s'agit d'un exemple concret de notre engagement en faveur de la localisation. Grâce à ce fonds, nos ressources ont été acheminées vers les populations ayant les besoins les plus pressants, de manière ouverte et directe. Janez Lenarčič Commissaire européen chargé de la gestion des crises Engagements L'IFRC est reconnaissante aux partenaires suivants qui s'engagent aujourd'hui à apporter un financement nouveau ou renouvelé au DREF: Union européenne; Gouvernement de l'Australie; Gouvernement de la Belgique; Gouvernement du Canada; Gouvernement de l'Allemagne; Gouvernement de l'Irlande; Gouvernement de la Corée; Gouvernement du Luxembourg; Gouvernement des Pays-Bas; Gouvernement de la Norvège; Gouvernement de la Suède; Gouvernement de la Suisse; Gouvernement du Royaume-Uni; Croix-Rouge japonaise; White & Case LLP. Nous tenons également à remercier les Sociétés nationales respectives des pays susmentionnés pour leur soutien au DREF et pour leur engagement continu auprès de leurs gouvernements. Regardez: Découvrez quelques-unes des personnes que nous avons soutenues à travers le monde grâce au DREF. Pour plus d'informations sur le DREF ou la conférence des donateurs qui se tient aujourd'hui : Visitez cette page sur notre site web; Téléchargez notre plan annuel DREF 2021 et notre ambition stratégique DREF 2021-2025; Contactez Florent Del Pinto (responsable du Centre des opérations d'urgence) [email protected] ou Ivana Mrdja (responsable de la Société nationale et des partenaires gouvernementaux) [email protected].
Qu'est ce qu'une catastrophe?
Les catastrophes sont des perturbations graves affectant le fonctionnement d'une communauté qui dépassent sa capacité à y faire face en utilisant ses propres ressources. Les catastrophes peuvent être causées par des dangers naturels, artificiels et technologiques, ainsi que par divers facteurs qui influencent l'exposition et la vulnérabilité d'une communauté.
IFRC GO
IFRC GO est notre plateforme d'opérations d'urgence pour la capture, l'analyse et le partage de données en temps réel pendant une crise. Cela aide notre réseau à mieux répondre aux besoins des communautés touchées.
L'évaluation des besoins d'urgence
Lorsque les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge aident les personnes touchées par les catastrophes ou les crises, elles commencent par l'évaluation des besoins d'urgence. Ces évaluations les aident à mieux comprendre l'étendue et l'impact des dommages causés par la crise ou la catastrophe, ainsi que la capacité de la population touchée à répondre à ses besoins immédiats de survie.
Soutenir l'action humanitaire locale
L'IFRC s'engage à soutenir une action humanitaire aussi locale que possible, aussi internationale que nécessaire.Nos 191 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont les principaux acteurs de la préparation, de la réponse et du rétablissement des communautés en cas d'urgence. En cas de besoin accru, notre système mondial d'intervention en cas de catastrophe soutient et coordonne efficacement leur travail de sauvetage.
Préparation aux catastrophes
Se préparer aux catastrophes sauve d'innombrables vies, accélère le rétablissement des personnes et permet d'économiser de l'argent. L'IFRC aide les Sociétés nationales à améliorer en permanence leur capacité de préparation et de réponse au niveau local, prévenant et réduisant en fin de compte les impacts des catastrophes sur les communautés.