Droit international humanitaire

Displaying 1 - 16 of 16
|
Communiqué de presse

Le travail humanitaire ne devrait jamais être une condamnation à mort, pourtant, pour beaucoup, il le devient de plus en plus.

Genève, 5 mai 2026 – Alors que la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) célèbre le 107e anniversaire de sa création le 5 mai et se prépare à la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge le 8 mai, nous devons faire face à une réalité alarmante. Le travail humanitaire est devenu de plus en plus meurtrier, et ce sont les acteurs humanitaires locaux qui en paient le plus lourd tribut.Plus récemment, le conflit au Moyen-Orient a eu des conséquences dramatiques pour nos collègues. Six volontaires, dont quatre du Croissant-Rouge iranien et deux de la Croix-Rouge libanaise, ont été tués et de nombreux autres blessés alors qu’ils tentaient de venir en aide aux autres.Il s’agit du dernier exemple en date d’une tendance mortelle qui expose de plus en plus le personnel humanitaire – et en particulier les humanitaires locaux – à des dangers extrêmes.Les chiffres parlent d’eux-mêmes (données du réseau IFRC) :Treize volontaires et membres du personnel des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont perdu la vie au cours des quatre premiers mois de 2026 alors qu’ils exerçaient leurs activités humanitaires. Neuf ont été tués lors d’attaques violentes et quatre sont décédés dans des accidents en service, tandis que de nombreux autres ont été victimes d’attaques, de blessures et de menaces.Quatre membres du Croissant-Rouge iranien et deux volontaires de la Croix-Rouge libanaise ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions humanitaires depuis l’escalade des hostilités au Moyen-Orient en 2026.De 2023 à aujourd’hui, près de 100 volontaires et membres du personnel du réseau de l’IFRC sont morts ou ont été tués alors qu’ils servaient leurs communautés. Cela s’inscrit dans une tendance mondiale plus large, 2024 ayant été l’année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les humanitaires dans le monde.À titre de comparaison, au cours des cinq années précédentes (2018–2022 incluses), plus de 30 volontaires et membres du personnel du réseau de l’IFRC ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, dont environ la moitié à la suite d’attaques violentes.Avant 2018, une seule autre année est comparable, 2017, marquée par l’une des attaques les plus meurtrières contre notre personnel et nos volontaires, lorsque 10 membres de la Croix-Rouge de la République centrafricaine ont été tués en service. Cette même année, un total de 32 volontaires et membres du personnel ont été tués par violence et 5 sont décédés dans des accidents.Depuis 2023, trois Sociétés nationales du Croissant-Rouge ont été particulièrement touchées, représentant plus de 70 % des décès au sein du réseau de l’IFRC. Le Croissant-Rouge soudanais a perdu 23 volontaires et membres du personnel, le Croissant-Rouge palestinien 32, et le Croissant-Rouge iranien 15.Les données relatives aux décès du personnel humanitaire du réseau de l’IFRC montrent également que la proportion de personnes tuées lors d’incidents violents par rapport aux incidents non violents a augmenté.En 2023, 65 % des volontaires et membres du personnel des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tués dans l’exercice de leurs fonctions l’ont été lors d’incidents violents.En 2024, ce chiffre est passé à 92 %.En 2025, il s’élevait à 88 %.Depuis le début de l’année 2026, 69 % du personnel humanitaire du réseau de l’IFRC tué en service a péri dans des incidents violents.Enfin, ce sont majoritairement les humanitaires locaux qui paient le plus lourd tribut. Les données mondiales de la Aid Worker Security Database (qui recense les décès violents de l’ensemble du personnel humanitaire dans le monde) montrent qu’en 2025, sur les 332 humanitaires tués dans des incidents violents à l’échelle mondiale, 99 % étaient du personnel local.Les faits sont clairs. Il ne s’agit pas d’un pic isolé lié à un incident ou à un contexte spécifique, mais d’une tendance dangereuse qui menace la sécurité des travailleurs humanitaires. Cela révèle également une évolution de l’environnement des risques, avec une diversité croissante d’acteurs impliqués dans les violences à l’encontre du personnel humanitaire.Chacun de ces chiffres raconte une histoire : celle d’une aggravation, d’inégalités, de conséquences sur les opérations humanitaires et d’un manque de redevabilité.Le droit international humanitaire est sans équivoque. Le personnel humanitaire, les installations et les biens doivent être respectés et protégés. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal rouge sont des symboles de protection. Les attaques contre le personnel humanitaire sont inacceptables et ne doivent en aucun cas devenir une norme.La communauté internationale doit prendre des mesures concrètes pour respecter et protéger le personnel humanitaire et garantir un accès sûr et sans entrave. Les États doivent user de leur influence pour faire respecter le droit international humanitaire.Parallèlement, davantage doit être fait pour soutenir la sécurité et le bien-être des travailleurs humanitaires, en particulier du personnel local et des volontaires. Cela passe notamment par des investissements dans la formation, les équipements de protection, les assurances, ainsi que par un soutien à eux et à leurs familles.Nous appelons à des mesures concrètes pour appuyer des initiatives telles que la Déclaration pour la protection du personnel humanitaire. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, avec ses 191 Sociétés nationales et ses 17 millions de volontaires, est prête à travailler avec les gouvernements, les Nations Unies et tous les partenaires afin de traduire cette Déclaration en actions concrètes pour une protection réelle et durable.Il est temps que ce message soit entendu et suivi d’effets. Il est temps de mettre fin au cycle de la violence.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 Scott Craig, +41 76 370 3575

|
Article

Déclaration de l’IFRC sur les cinq volontaires du Croissant-Rouge soudanais tués : « Nous sommes horrifiés »

Genève, le 28 octobre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est horrifiée, choquée et profondément attristée par le meurtre de cinq volontaires du Croissant-Rouge soudanais (CRS) qui étaient en service dans la ville de Bara, au Nord-Kordofan, le 27 octobre. Trois autres volontaires sont toujours portés disparus.L’équipe du Croissant-Rouge soudanais était en mission officielle dans le cadre d’une distribution alimentaire dans la ville de Bara. Ils étaient clairement identifiés par le port de gilets du Croissant-Rouge, censés leur assurer une protection totale, et portaient des cartes d’identification délivrées par la branche locale.Toute attaque contre des équipes humanitaires est inacceptable. Nous réitérons avec force notre appel à un respect absolu des emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et des services humanitaires essentiels qu’ils représentent.L’IFRC présente ses plus sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à leurs amis et collègues.Depuis le début du conflit, le Croissant-Rouge soudanais a perdu 21 collègues morts en service.Depuis le début de l’année 2025, 25 employés et volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions humanitaires. C’est inacceptable.Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Naïrobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67

|
Article

Déclaration : L’IFRC rend hommage à un membre du personnel de la Croix-Rouge éthiopienne décédé

L’IFRC est profondément attristée par le décès tragique de M. Ato Honelegn Fentahun, membre dévoué du personnel de la Croix-Rouge éthiopienne, et exprime toute sa solidarité à la Croix-Rouge éthiopienne (CRE) en cette période difficile.Ato Honelegn Fentahun était en service lorsqu’il a perdu la vie. Le 14 août, un incident sécuritaire est survenu dans la zone de Cheneq, district de Janamora Woreda, dans la zone de North Gondar, région de l’Amhara. Trois membres du personnel de l’ERCS, dont Ato Honelegn Fentahun, ont été enlevés par des individus armés non identifiés alors qu’ils revenaient de la livraison d’une ambulance. Ils ont été libérés le 15 août, mais à sa libération, Ato Honelegn Fentahun a nécessité des soins médicaux immédiats et a été transporté à l’hôpital, où il est malheureusement décédé peu après son arrivée.Aujourd’hui marque la Journée mondiale de l’aide humanitaire, et cette perte déchirante rappelle une fois encore les dangers auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires qui se mettent en danger pour servir les communautés vulnérables. Depuis le début de l’année 2025, 18 membres du personnel et volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde ont perdu la vie en accomplissant leurs missions humanitaires.Toute attaque, enlèvement ou obstruction visant le personnel humanitaire compromet la capacité du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à fournir une assistance vitale. Le Mouvement condamne fermement de tels incidents et appelle toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et à assurer la protection des travailleurs humanitaires, qui consacrent leur vie à aider ceux qui en ont besoin.Nos pensées accompagnent la famille et les proches de M. Ato Honelegn Fentahun, ainsi que nos collègues de la Croix-Rouge éthiopienne, en ce moment particulièrement douloureux.Pour plus d'informations ou pour demander une interview:[email protected]

|
Article

Le prix de l’humanité : protéger ceux qui servent

Par Kate Forbes, Présidente de l’IFRCLorsque j’ai décidé de me présenter au poste de Présidente de l’IFRC, je n’aurais jamais imaginé que l’une de mes responsabilités les plus douloureuses dans cette fonction serait d’écrire des lettres de condoléances. Et pourtant, au fil des années, j’en ai écrit bien trop – adressées à nos Sociétés nationales, à des familles endeuillées, à des collègues pleurant la perte de leurs amis et de leurs proches.Chaque lettre est écrite le cœur lourd.Chaque lettre est un rappel du sacrifice immense supporté par celles et ceux qui choisissent de servir l’humanité.Rien ne vous prépare au message annonçant qu’un autre de nos employés ou volontaires a été tué dans l’exercice de son action humanitaire.Chaque fois que je reçois la terrible nouvelle de la mort d’un collègue en service, je suis envahie par la tristesse et par la colère.De la tristesse, car chaque perte est personnelle. Derrière chaque statistique se cache un visage, un nom, une vie consacrée au service. Ce sont des pères et des mères, des filles et des fils, des amis et des voisins. Ce sont des personnes qui croyaient en la compassion, qui portaient notre emblème de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comme une promesse d’humanité. Leur absence laisse un vide impossible à combler pour leurs familles, leurs communautés et notre réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.De la colère, car cela ne devrait pas arriver. Les travailleurs humanitaires ne sont pas et ne doivent jamais être une cible. Pourtant, ils continuent d’être attaqués, enlevés, tués. Nous publions déclaration après déclaration, appel après appel, rappelant aux gouvernements et aux parties au conflit leurs obligations au regard du droit international humanitaire. Et pourtant, la violence persiste. Et pourtant, des familles restent seules face au deuil, tandis que le monde passe trop vite à autre chose.Nous devons élever nos voix plus fort, ensemble. Nous devons exiger la reddition de comptes là où règne l’impunité. Nous devons continuer à réclamer la protection et le respect que garantit le droit humanitaire.Nous devons élever nos voix plus fort, ensemble. Nous devons exiger des comptes là où règne l’impunité.Nous devons continuer à réclamer la protection et le respect que garantit le droit humanitaire.Président de l'IFRC Kate ForbesLe poids de cette réalité est difficile à porter. C’est la partie la plus douloureuse de mon rôle de Présidente, et pourtant, c’est aussi le rappel le plus pressant de la raison pour laquelle nous devons persévérer. Pour honorer ceux que nous avons perdus, nous ne pouvons pas nous permettre de rester silencieux.Les travailleurs humanitaires incarnent le meilleur de l’humanité. Ils s’avancent vers le danger lorsque les autres fuient. Ils prodiguent des soins médicaux sous les bombardements. Ils sauvent, réconfortent et protègent sans autre objectif que d’affirmer la vie et la dignité. Leur courage n’est pas abstrait – il s’exprime chaque jour dans des lieux où la compassion est rare et la peur omniprésente.Leur mort n’est pas seulement une tragédie. C’est une violation des lois qui existent pour protéger les civils et ceux qui les servent. Une violation des principes les plus élémentaires de l’humanité. Une violation du tissu moral qui nous unit en tant que communauté mondiale.Aux familles qui ont perdu leurs proches dans cette noble cause : sachez que leur sacrifice n’est pas oublié, et qu’il ne le sera jamais. Ils nous rappellent ce que signifie être humanitaire, le prix de la compassion, et l’urgence de protéger ceux qui protègent les autres.Aujourd’hui et chaque jour, je me tiens aux côtés des familles de ceux qui sont tombés, aux côtés des innombrables volontaires et employés qui poursuivent leur travail dans le danger, et aux côtés de toutes celles et ceux qui ont porté l’emblème de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans des situations à risque. Leur courage m’inspire humilité, leur sacrifice m’interpelle, et leur mémoire nourrit ma détermination.Nous devons élever nos voix plus fort, ensemble. Nous devons exiger des comptes là où règne l’impunité. Nous devons continuer à réclamer la protection et le respect que garantit le droit humanitaire. Et nous ne devons jamais cesser d’honorer celles et ceux qui, dans leur dernier acte, nous ont montré le véritable sens de l’humanité.Aujourd’hui, j’incline la tête dans le deuil. Mais j’élève aussi la voix avec détermination:protéger l’humanité. Protéger ceux qui protègent les autres.Apprenez en plus:Joignez l'appel à #ProtégerLhumanitéSupport the families of fallen Red Cross and Red Crescent volunteers

|
Discours

« Les morts doivent cesser » : discours du secrétaire général de l'IFRC à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire 2025

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire (19 août 2025), j’ai eu le devoir solennel de réfléchir à la montée des attaques contre notre personnel et nos volontaires, et de lancer un appel en faveur d’une meilleure protection des travailleurs humanitaires. L’événement de ce matin a été organisé par l’IFRC avec le soutien de la mission australienne à Genève.À l’IFRC, nous sommes fiers de soutenir la Déclaration pour la protection du personnel humanitaire – une initiative du gouvernement australien qui définira des mesures pratiques et concrètes pour protéger les travailleurs humanitaires. J’ai été ravi d’apprendre que la Déclaration est sur le point d’être finalisée. Les États seront très prochainement invités à s’engager à prendre des mesures réelles et concrètes pour protéger les travailleurs humanitaires.Vous trouverez ci-dessous le discours que j’ai prononcé lors de l’événement :Il y a seulement quatre jours, Honelegn Fentahun était encore l’un des nôtres. L’un des meilleurs. Dévoué à la mission collective de la famille Croix-Rouge, Croissant-Rouge. Fidèle à nos Principes fondamentaux. Ancré dans sa communauté. Engagé envers elle. Il faisait partie de l’équipe de la Croix-Rouge éthiopienne à North Gondar.Mais, le 14 août, alors que Honelegn et deux collègues rentraient d’une mission de livraison d’une ambulance dans le district de Janamora, leur véhicule a été intercepté, et ils ont été enlevés par des hommes armés. Les trois ont été libérés le lendemain, sans leur véhicule. Mais la santé de Honelegn avait été gravement affectée. Il est décédé le 15 août. Terrible. Et – tragiquement – le dernier en date seulement.Cette année, nos Sociétés nationales ont déjà perdu DIX-HUIT personnes dans l’exercice de leurs fonctions. La mort de Honelegn n’est pas une exception — elle s’inscrit dans une tendance des plus inquiétantes.Prenons un autre exemple – encore plus terrible. Rifatt Radwan avait 23 ans ; il était volontaire au sein du Croissant-Rouge palestinien. Un humanitaire dévoué, au service de sa communauté.Avec le peu qu’il gagnait, il soutenait son père malade et rêvait de poursuivre ses études. Mais avant de pouvoir réaliser ses rêves, Rifatt a été tué en service, aux côtés de SEPT autres membres du personnel ambulancier du PRCS, à Tel-Al-Sultan, Rafah. Leurs corps ont été retrouvés enfouis dans le sable, portant encore leurs gilets rouges.Les histoires de Rifatt et Honelegn ne sont que quelques-unes parmi tant d’autres. Beaucoup trop.En 2025 seulement, le PRCS a déjà perdu 9 collègues en service. Depuis le 7 octobre 2023, 31 collègues du PRCS ont trouvé la mort. Le Magen David Adom – notre Société nationale en Israël – a perdu 6 collègues sur la même période.En 2024, ce sont au total 32 volontaires et employés des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui ont perdu la vie. Et je le répète – déjà 18 de nos collègues ont été tués en service depuis le début de cette année. Tous étaient des acteurs locaux. Tous œuvraient à sauver des vies dans leurs communautés.J’ai visité de nombreuses Sociétés nationales cette année, de la Syrie à la Somalie, du Botswana à la République démocratique du Congo, en passant par l’Afrique du Sud et le Lesotho – et une chose m’a marqué partout : alors que, face aux réductions de financements notamment, de nombreuses organisations internationales se retirent, le personnel et les volontaires des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, eux, restent. Ils sont souvent les seuls présents sur le terrain.Ils accomplissent un travail indispensable, mais trop souvent ignoré. Ce travail est vital. Nous devons le protéger. Nous devons LES protéger. Ces dernières années, nos volontaires sont devenus des cibles. Les emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sur leurs gilets et leurs casques – qui devraient être des boucliers – sont ignorés.C’est pourquoi nous soutenons – à 100 % – la future Déclaration pour la protection du personnel humanitaire, afin de protéger les travailleurs humanitaires. Cette déclaration constitue une avancée majeure pour protéger ceux qui protègent les autres… en particulier les acteurs LOCAUX, engagés au service des communautés dans lesquelles ils vivent et travaillent. Et je salue le leadership de l’Australie à cet égard.À l’IFRC, nous ne nous limitons pas aux condoléances. Nous agissons pour protéger ceux que nous pouvons. C’est le travail que nous menons depuis longtemps. Cette année, et plus particulièrement aujourd’hui, nous portons haut notre campagne #ProtégezLHumanité, avec l’exposition des noms et des photos de collègues tombés dans l’exercice de leurs fonctions.Nous devons – et nous le faisons – porter le deuil. Mais aujourd’hui est aussi un moment pour se tourner vers l’avenir, pour s’engager dans des actions concrètes afin de mettre fin à la violence contre les travailleurs humanitaires. Voici donc ce que nous faisons.Premièrement : soutenir les familles. L’année dernière, lors de notre Assemblée générale, nous avons lancé le «fonds de soutien pour les familles - Red Family Fund » pour venir en aide aux familles de celles et ceux qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions. Ce fonds est un signe de solidarité, pour montrer aux familles qu’elles ne sont pas seules. Nous saluons les efforts du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) qui promeut le Red Family Fund dans le cadre de sa campagne pour la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Si vous souhaitez y contribuer – que ce soit beaucoup ou peu – des dons peuvent être faits via ce lien.Deuxièmement: nous devons sensibiliser. Nous voulons que le monde connaisse les noms et, si possible, les histoires de ceux que nous avons perdus. C’est pourquoi j’ai commencé par deux exemples aujourd’hui. Nous exhortons chacun à utiliser sa voix pour dire que les humanitaires ne sont PAS une cible, pour sensibiliser dans ses propres réseaux et communautés… et pour inciter les dirigeants à respecter leurs obligations en vertu du droit international.Enfin, nous devons obtenir des actes. Et c’est pourquoi la Déclaration mentionnée par Clare, à laquelle nous nous engageons, est si essentielle.Dans le cadre de son engagement constant, l’IFRC recueille des messages de solidarité et de condoléances dans deux livres dédiés : l’un destiné aux familles et collègues de ceux qui ont perdu la vie, et l’autre pour exprimer soutien, empathie et unité envers le personnel et les volontaires. Ces messages seront partagés à l’occasion de la Journée internationale des volontaires, le 5 décembre, en signe de reconnaissance de l’extraordinaire dévouement des travailleurs humanitaires à travers le monde.La protection de celles et ceux qui sont en première ligne face aux crises n’est pas une option – c’est une nécessité. Leur travail est vital, mais leur sécurité est de plus en plus fragile. La communauté internationale doit agir de manière décisive et veiller à ce que les travailleurs humanitaires ne soient plus jamais traités comme des cibles. Ces décès doivent – je le répète, DOIVENT – cesser.

|
Article

« Une grave trahison contre l’humanité » : les attaques odieuses visant les travailleurs humanitaires doivent cesser

Genève (IFRC / CICR) – Depuis début2025 seulement, 18membres du personnel et volontaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués alors qu’ils s’efforçaient d’accomplir leur mission vitale à Gaza, au Soudan, au Soudan du Sud, en Iran, en Éthiopie et en République démocratique du Congo.De nombreux autres ont été tués alors qu’ils n’étaient pas en service mais chez eux, entourés de leur famille, ou simplement en train de vaquer à leurs occupations quotidiennes. D’autres encore ont été blessés, enlevés ou victimes de détention arbitraire.La diffusion d’informations fausses et préjudiciables nuisant délibérément aux organisations humanitaires aggrave les menaces auxquelles leurs équipes sont confrontées, notamment lorsqu’elles sont présentées comme des cibles légitimes.Si nos collègues continuent de se rendre au travail chaque jour malgré les risques, ce n’est pas parce qu’ils ne ressentent pas la peur, mais parce que la souffrance des populations est trop urgente pour être ignorée. Pourtant, le courage et le dévouement ne protègent pas contre les balles.La Déclaration sur la protection du personnel humanitaire, qui vise à mobiliser les États afin d’inverser cette tendance dramatique, est une étape cruciale et un engagement qui doit impérativement se traduire en actions concrètes sur le terrain.Le droit de la guerre établit clairement que les personnels humanitaires doivent être respectés et protégés. Chaque attaque à leur encontre constitue une grave trahison contre l’humanité, ainsi qu’une violation des règles édictées pour les protéger et protéger les communautés auxquelles ils viennent en aide. Chaque mort parmi les humanitaires envoie un message dangereux portant à croire que leur vie peut être sacrifiée – cela est inacceptable.Nous appelons l’ensemble des États, des parties aux conflits et des dirigeants mondiaux à prendre immédiatement des mesures concrètes pour assurer la protection des personnes qui risquent leur vie pour sauver celle des autres. Protéger les travailleurs humanitaires revient à protéger notre humanité commune.

|
Article

Journée mondiale de l’aide humanitaire 2025 : Un appel urgent à honorer, respecter et protéger celles et ceux qui #AgissentPourLHumanité

Par une nuit déchirée par le conflit à Téhéran, Morteza Zakeri, chef d’une équipe de secours et de sauvetage, fut dépêché vers un immeuble résidentiel frappé par des frappes aériennes. À son arrivée, il découvre la dévastation : maisons effondrées, vitres brisées et rues envahies de femmes et d’enfants terrifiés.« Il n’y avait pas de temps pour s’arrêter, » dit-il. « Nous avons commencé à dégager les débris immédiatement. Les cris des familles piégées nous poussaient à avancer plus vite, malgré le risque constant d’un nouvel effondrement. »Pourtant, au milieu de la peur et des gravats, Zakeri a trouvé de la fierté dans le courage de son équipe. « Ce n’est plus seulement un devoir, » dit-il. « C’est de l’amour. Nous restons aux côtés de notre peuple jusqu’au bout. »En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire 2025 (19 août), nous nous unissons aux humanitaires du monde entier sous la bannière #AgirPourLHumanité pour honorer le courage de personnes comme Morteza, qui se précipitent vers le danger pour sauver des vies – souvent au péril de la leur.Nous nous engageons également, aux côtés d’autres, à renforcer notre détermination à garantir que les travailleurs humanitaires et les intervenants d’urgence soient respectés et protégés dans l’accomplissement de leurs missions vitales.Cette année, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), principal sponsor de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, oriente ses efforts de collecte de fonds vers le fonds de soutien pour les familles (Red Family Fund), qui apporte un soutien aux familles des volontaires et employés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge décédés dans l’exercice de leurs fonctions.Depuis le début de l’année 2024, 50 volontaires et employés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont perdu la vie dans l’accomplissement de leur mission humanitaire. Dix-huit de ces décès sont survenus en 2025. Chacun d’eux agissait sous les emblèmes protecteurs de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge ou du Cristal-Rouge – des symboles qui, en vertu du droit international humanitaire, signifient qu’ils doivent être respectés, protégés et ne jamais devenir une cible.Cela inclut cinq membres du Croissant-Rouge iranien, dont les volontaires et employés ont répondu avec un courage extraordinaire lors d’une escalade meurtrière de violence en juin 2025.Certains ont fait le sacrifice ultime. D’autres ont survécu, mais portent avec eux les cicatrices, les récits et l’esprit de ce que signifie être humanitaire. Dans cette histoire, nous rendons hommage aux deux : à celles et ceux qui ont donné leur vie en aidant autrui, et à celles et ceux qui continuent, envers et contre tout, à servir avec amour, résilience et une humanité inébranlable.Nima Ahmadi : une vision, une planche de salutDepuis près de deux décennies, Nima Ahmadi sert au sein du Croissant-Rouge iranien, à la fois comme secouriste et comme conteur. Pendant les douze jours de conflit, il a incarné ces deux rôles.Lorsque des explosions ont secoué son quartier la première nuit, Nima s’est précipité sur les lieux avec sa propre voiture, trousse de premiers secours à la main. Il a soigné les blessés avant même l’arrivée des autres secouristes – tout en documentant la dévastation à travers l’objectif de son appareil photo.« J’ai enfilé mon uniforme de secours et je suis allé sur le site de l’explosion, » se souvient-il. « J’ai conduit ma propre voiture jusqu’à l’endroit. La foule s’était déjà rassemblée. Je suis entré sur les lieux en tant que secouriste. Personne n’était encore arrivé pour aider ; j’avais ma trousse de secours avec moi et j’ai apporté les premiers soins aux blessés. Lorsque les services d’urgence et les autres équipes de secours sont arrivés, j’ai poursuivi mon appui. En parallèle de mon travail de secours, je documentais aussi la scène par la photographie. »Dans un autre quartier, il a trouvé trois enfants allongés dans la rue, recouverts de poussière. « J’étais seul. Je leur ai porté assistance, puis je suis parti vers une autre zone. Je ne me suis pas arrêté – ni d’apporter de l’aide, ni de témoigner par mes reportages et mes photos. »Kianoush Fallahi : Quand une mission se transforme en deuilKianoush Fallahi, dresseur de chiens de recherche et de sauvetage, intervenait aux côtés de son chien Zhiro dans l’ouest de Téhéran. Alors qu’ils commençaient les opérations, une seconde vague de frappes aériennes a frappé la zone.« Une puissante explosion a secoué l’endroit ; Zhiro a été ébranlé par le souffle. Je l’ai rapidement mis à l’abri et j’ai essayé de poursuivre l’opération seul – mais les frappes continuaient. Chaque fois que nous approchions, une nouvelle déflagration suivait. »Mais le prix du service est vite devenu personnel. Alors qu’il s’approchait d’une ambulance du Croissant-Rouge iranien pour saluer ses collègues, une frappe est tombée.« En quittant la zone de Doukhouheh, mon collègue Mojtaba Maleki et un autre collègue se tenaient près d’une ambulance garée le long de la route. Je suis allé les saluer, mais quelques secondes plus tard, cette même ambulance a été frappée.« J’ai été projeté par l’explosion. Quand je me suis relevé, je n’ai pas trouvé mon collègue Mojtaba. Quelqu’un m’a dit qu’il avait été tué. Je suis resté là, en larmes. »Hommage aux disparus : un appel à protéger ceux qui protègent les autresLa mort de Mojtaba Maleki n’était pas une tragédie isolée. Il faisait partie des cinq volontaires et employés du Croissant-Rouge iranien qui ont perdu la vie lors de la récente escalade de violence – chacun d’eux tué alors qu’il accomplissait son devoir humanitaire : protéger et sauver des vies.Le 13 juin, Mehdi Zartaji Saray, membre d’une équipe de secours du Croissant-Rouge, a été tué dans la province de l’Azerbaïdjan oriental alors qu’il portait assistance à des civils blessés.Le 14 juin, Yaser Zivari, pompier volontaire et secouriste, a été grièvement blessé alors qu’il apportait une aide humanitaire à Hamedan. Il a succombé à ses blessures huit jours plus tard.Le 16 juin, lors d’une opération de secours dans le nord-ouest de Téhéran, une ambulance a été touchée par une frappe aérienne, tuant Mojtaba Maleki et son collègue Amir Hassan Jamshidpour – tous deux employés dévoués du Croissant-Rouge iranien.Le 22 juin, Seyyed Ali Akbar Mir Mohammadi, volontaire offrant son aide à Ispahan, a été tué lorsqu’un bâtiment s’est effondré lors d’une attaque.Ces cinq vies, fauchées alors qu’elles aidaient les autres, représentent le prix le plus lourd du service humanitaire. Ils ne portaient pas d’armes. Ils portaient des brancards, des trousses médicales et de l’espoir.En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire 2025, nous nous souvenons de ces cinq personnes courageuses – et de tant d’autres à travers le monde – qui ont donné leur vie au service de l’humanité. Nous espérons que vous vous tiendrez à nos côtés pour protéger l’humanité ; notre appel est urgent et clair :Protégez les travailleurs humanitaires;Respectez les emblèmes humanitaires;Personne ne devrait mourir en sauvant des vies.Découvrez comment vous pouvez soutenir celles et ceux qui #AgissentPourLHumanité :Tenez-vous à nos côtés pour protéger l’humanitéHonorez les disparus : visitez la page In Memoriam de l’IFRCSoutenez le Red Family FundFaites un don au fonds de soutien pour les familles ( Red Family Fund)

|
Article

Nouvelle tribune du secrétaire général de l'IFRC: Nos travailleurs humanitaires ont été brutalement tués et jetés dans une fosse commune. Cela ne doit plus jamais se reproduire

L'article d'opinion suivant, rédigé par Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC, a été publié pour la première fois par le Guardian britannique le 5 avril 2025.Qu'est-ce qui a été le plus horrible ? L'attente angoissante d'une semaine - le silence après la disparition de nos collègues, alors que nous soupçonnions le pire mais espérions autre chose ? Ou la confirmation, sept jours plus tard, que des corps avaient été retrouvés ? Ou, depuis, les détails effroyables de la façon dont ils ont été retrouvés et tués ?Leurs ambulances ont été écrasées et partiellement enterrées. Leurs corps se trouvaient à proximité, eux aussi enterrés en masse dans le sable. Nos collègues décédés portaient encore leur gilet du Croissant-Rouge. Dans la vie, ces uniformes signalaient leur statut de travailleurs humanitaires ; ils auraient dû les protéger. Au lieu de cela, dans la mort, ces gilets rouges sont devenus leurs linceuls.Les ambulanciers Mostafa Khufaga, Saleh Muamer et Ezzedine Shaath, ainsi que les secouristes volontaires Mohammad Bahloul, Mohammed Al-Heila, Ashraf Abu Labda, Raed Al-Sharif et Rifatt Radwan étaient des gens bien. Aux côtés d'Asaad Al-Nasasra, ambulancier du Croissant-Rouge palestinien - toujours porté disparu - et de travailleurs médicaux et humanitaires d'autres organisations, ils étaient dans des véhicules d'urgence, se précipitant pour faire ce qu'ils font.La bande de Gaza après le cessez-le-feu est dangereuse, bien sûr. Mais ces hommes n'ont pas agi de manière cavalière. Ils pensaient que leurs véhicules marqués du Croissant-Rouge indiqueraient clairement qui se trouvait à l'intérieur et quel était leur objectif. Ils pensaient que le droit humanitaire international avait un sens et que les travailleurs de la santé seraient protégés. Ils pensaient que cela signifiait qu'ils ne seraient pas une cible. Mais ils se sont trompés. Tragiquement, horriblement.C'est pourquoi je vous écris pour vous lancer un appel. Faites en sorte que cette hypothèse se vérifie à nouveau. Ces morts à Gaza - bien que particulièrement horribles - s'inscrivent dans une tendance croissante. De plus en plus de travailleurs humanitaires sont tués dans le monde. Cette tendance doit être inversée.En tant que secrétaire général d'une fédération humanitaire mondiale, un réseau de 191 sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comptant plus de 16 millions d'employés et de volontaires, j'ai l'habitude des traumatismes. Aider les gens à se préparer à une crise et à y faire face lorsqu'elle survient, c'est ce que font nos collaborateurs. En ce moment même, des milliers de collègues de la Croix-Rouge du Myanmar aident les gens à répondre à leurs besoins immédiats après le tremblement de terre. En Russie et en Ukraine, nos membres aident les personnes touchées par les deux parties du conflit.Nos équipes peuvent aider les gens à faire face aux traumatismes. Mais elles ne doivent pas y être soumises en raison de leur travail. Le droit humanitaire international l'exige. Les travailleurs de la santé et de l'aide humanitaire doivent être protégés. Ce n'est pas pour rien qu'ils portent des emblèmes. Pourtant, selon la base de données sur la sécurité des travailleurs humanitaires, ils sont de plus en plus nombreux à être tués. En 2023, ce nombre était de 280. Notre réseau en a perdu 18 cette année-là, dont six de notre société nationale en Israël, Magen David Adom, en ce terrible jour d'octobre. L'année dernière, un nombre record de 382 humanitaires ont été tués. Parmi eux, 32 étaient membres de nos Sociétés de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge, dont 18 du Croissant-Rouge palestinien. Huit autres ont été tués alors qu'ils travaillaient au Soudan. Cette année s'annonce encore pire.Nous ne pouvons pas permettre que ces décès - et toutes ces attaques - soient normalisés. Nous devons rejeter toute idée selon laquelle ils sont inévitables ou font partie des risques du métier. Je suis reconnaissant de l'indignation politique, médiatique et en ligne suscitée par la mort de nos travailleurs le mois dernier. Je la partage. Mais nous devons tous aller plus loin.Tout d'abord, nous devons faire de même lorsqu'un travailleur humanitaire est tué, peu importe l'endroit ou le moment. Trop souvent, lorsqu'un travailleur est originaire de la communauté qu'il sert, l'attention est bien moindre que lorsqu'un travailleur « international » meurt.Deuxièmement, nous devons exiger des gouvernements qu'ils modifient leur comportement et celui de leurs responsables. Quelles que soient les circonstances, les États ont la responsabilité légale de protéger tous les civils, y compris les travailleurs humanitaires. Il doit y avoir des conséquences tangibles pour ceux qui commettent l'atrocité de tuer - par malveillance ou par insouciance - des humanitaires qui tentent de les aider.Troisièmement, les autres gouvernements ont le devoir d'exercer une pression diplomatique et politique sur leurs pairs.Cette semaine, des dirigeants du Croissant-Rouge palestinien se sont rendus de Cisjordanie à New York pour informer le Conseil de sécurité des Nations unies et demander une plus grande protection pour les travailleurs humanitaires. À Genève, j'ai placé la « protection de l'humanité » au cœur de mon engagement auprès des gouvernements, en public comme en privé.Mais à l'IFRC, nous avançons sur une ligne de crête. La neutralité et l’impartialité sont au cœur de notre action – ce sont des principes fondamentaux et constitutionnels de notre organisation. S’en écarter pourrait compromettre notre travail. Notre rôle est de gérer les conséquences, non de désigner les responsables. Même face à des circonstances aussi horribles que celles du mois dernier, ou d’il y a 18 mois en Israël, ni moi ni mon organisation ne désignons de coupables – qu’il s’agisse de personnes, de groupes, d’institutions ou de gouvernements. Vous remarquerez que je ne le fais pas dans cet article, même si d’autres, ici ou ailleurs, le font clairement.Pourquoi ? Parce que nous croyons en l’importance de rester fidèles à nos principes, tout comme nous demandons aux autres de respecter le droit – en particulier le droit international humanitaire. Nous espérons que notre engagement envers la neutralité et l’impartialité donne encore plus de poids à notre voix lorsque nous exigeons justice.Et nous exigeons justice. À Gaza, des enquêteurs indépendants doivent être autorisés à accéder aux lieux et recevoir tous les détails sur ce qui s’est passé il y a deux dimanches, aussi inconfortables soient-ils pour ceux qui les détiennent. Le respect dû aux personnes tuées exige que des conséquences soient appliquées à ceux qui les ont tuées. L’impunité dans un lieu nourrit l’impunité partout. Cela ne peut être toléré.La semaine dernière, la présidente de l'IFRC et moi-même avons envoyé des lettres de condoléances aux familles de trois membres de notre réseau, en République démocratique du Congo et en Syrie. Nous avons pleuré leur perte et, grâce au Fonds familial de la Croix-Rouge, soutenu par l’UE – un fonds dont nous aimerions ne pas avoir besoin –, nous avons offert une modeste contribution financière. Des lettres similaires seront bientôt envoyées aux familles endeuillées à Gaza.Mais bien sûr, des lettres de condoléances arrivent bien trop tard, et sont bien trop peu. Ce qui fera véritablement la différence, c’est un changement profond face au mépris croissant du droit international humanitaire.Je suis indigné. Mais je suis aussi fatigué de l’être. Les travailleurs humanitaires doivent être protégés. Tout simplement, pour l’humanité.

|
Communiqué de presse

L'IFRC condamne l’assassinat de huit personels médicaux du Croissant-Rouge palestinien à Gaza.

Genève, le 30 mars 2025: La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est indignée par la mort de huit personnels médicaux du Croissant-Rouge Palestinien, tués dans l’exercice de leurs fonctions à Gaza.Une équipe médicale d’urgence composée de neuf membres a disparu avec leurs ambulances après avoir essuyé des tirs nourris à Al-Hashashin le 23mars. Après sept jours de silence et l’interdiction d’accès au quartier de Rafah où ils ont été vus pour la dernière fois, les corps des ambulanciers Mostafa Khufaga, Saleh Muamer et Ezzedine Shaath, ainsi que des secouristes bénévoles Mohammad Bahloul, Mohammed Al-Heila, Ashraf Abu Labda, Raed Al Sharif et Rifatt Radwan, ont été retrouvés aujourd’hui (30mars). L’ambulancier Assad Al-Nassasra est toujours porté disparu.Le Secrétaire Général de la Fédération internationale, Jagan Chapagain, a déclaré : « J'ai le cœur brisé. Ces ambulanciers dévoués secouraient des blessés. C'étaient des humanitaires. Ils portaient des emblèmes qui auraient dû les protéger; leurs ambulances étaient clairement identifiées. Ils auraient dû retourner auprès de leurs familles, mais ils ne l'ont pas fait. »« Même dans les zones de conflit les plus complexes, il existe des règles. Ces règles du droit international humanitaire sont on ne peut plus claires: les civils doivent être protégés, les humanitaires doivent être protégés. Les services de santé doivent être protégés. »« Notre réseau est en deuil, mais cela ne suffit pas. Au lieu d'appeler à nouveau toutes les parties à protéger et à respecter les humanitaires et les civils, je pose une question: "Quand cela va-t-il cesser ?" Toutes les parties doivent cesser les massacres et tous les travailleurs humanitaires doivent être protégés. »Cet incident dévastateur constitue l'attaque la plus meurtrière contre les travailleurs de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans le monde depuis 2017.Chapagain a ajouté: «Le nombre de volontaires et de membres du personnel du Croissant-Rouge Palestinien tués depuis le début de ce conflit s'élève désormais à 30. Nous sommes solidaires du Croissant-Rouge palestinien et des proches de ceux qui ont péri en ces jours les plus sombres.» FINPour plus d'informations ou pour demander une interview, veuillez contacter: [email protected]À Beyrouth:Mey Al Sayegh: +961 761 744 68À Londres:Nichola Jones: +44 771 545 99 56À Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67

|
Article

Déclaration : Israël/Territoire palestinien occupé : Après une année de souffrance, l'humanité doit l'emporter

« Le monde reste sur ses gardes. Les otages doivent rentrer chez eux. Les bombes doivent cesser de tomber. L’aide doit pouvoir parvenir là où elle est le plus nécessaire.Le 7 octobre marque le premier anniversaire des terribles attaques qui ont conduit à une escalade majeure des hostilités armées en Israël et dans le territoire palestinien occupé.Le besoin urgent de paix et de stabilité n’a jamais été aussi évident. Cependant, les efforts politiques et diplomatiques n’y sont pas encore parvenus. L’aide humanitaire ne peut remplacer la volonté politique.Douze mois plus tard, la situation est toujours aussi désastreuse et ses conséquences se propagent. Des millions de personnes ont désespérément besoin d’aide humanitaire. Au cours des deux dernières semaines, nous avons également assisté à une escalade alarmante des hostilités au Liban.Partout, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont réagi immédiatement, mobilisant ambulances et volontaires pour fournir des soins médicaux, aider les blessés et apporter une aide humanitaire essentielle aux personnes touchées.Malgré les conditions exceptionnellement dangereuses et les obstacles permanents à l’accès, nos équipes sont restées résolues dans leur engagement à aider les personnes dans le besoin.Malheureusement, beaucoup ont payé le prix ultime de leur service à l’humanité : 27 employés et volontaires ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions au cours de cette crise, six du Magen David Adom en Israël et 21 de la Société du Croissant-Rouge palestinien à Gaza et en Cisjordanie.Aujourd’hui, nous honorons leur mémoire et exprimons notre solidarité avec toutes les victimes du conflit. Nous pleurons ces pertes tragiques et restons profondément préoccupés par le fait que ce conflit continue de s’intensifier, causant davantage de souffrances humanitaires dans toute la région."Les humanitaires et les civils doivent être respectés et protégés.Les otages doivent rentrer chez eux.Les bombes doivent cesser de tomber.L'humanité doit l'emporter."La déclaration ci-dessus peut être attribuée à la présidente de l'IFRC, Kate Forbes, et au secrétaire général de l'IFRC, Jagan Chapagain.Nos appels:L'IFRC ne prend parti que pour l'humanité. Nous réitérons nos appels à toutes les parties pour qu'elles :Protéger les civils, les humanitaires, les personnels de santé et les installations médicales. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal rouge doivent être respectés et protégés, et toutes les parties doivent assurer la sécurité des personnes fournissant une aide humanitaire.Garantir un accès sûr et sans entrave à l'aide et aux services essentiels, partout dans la bande de Gaza.Ouvrir tous les points de passage frontaliers disponibles pour assurer un flux continu et élargi d'aide humanitaire, notamment de fournitures médicales, de nourriture et de carburant, vers Gaza, en particulier via les points de passage de Rafah et de Kerem Shalom.Libérer immédiatement et sans condition tous les otages.Pour plus d'informations, merci de nous contacter à l'adresse:[email protected]À Beyrouth:Mey El Sayegh, +961 03 229 352À Budapest:Nora Peter, +36 70 953 7709À Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Andrew Thomas, +41 76 367 6587

|
Article

Journée mondiale de l'aide humanitaire 2024 : Il est temps d'#AgirPourLHumanité et de #ProtégerLHumanité.

Il est tout à fait naturel que lorsque nous entendons parler d'un danger - une épidémie de maladie infectieuse, la montée des eaux, un incendie qui se propage rapidement ou des personnes blessées par la violence - nous ayons instinctivement envie de faire demi-tour.Mais il existe aussi un instinct humain naturel qui nous pousse à vouloir aider et, si nécessaire, à nous rapprocher du danger imminent pour voir ce que nous pouvons faire.Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire (19 août 2024), nous rendons hommage à ceux qui, dans le monde entier, "agissent pour l'humanité" chaque jour en affrontant tous les dangers possibles afin d'apporter les premiers secours, les soins médicaux ou d'autres formes d'aide aux personnes touchées par la crise.Nous demandons également, par le biais de la campagne #ProtégerLHumanité lancée aujourd'hui par l'IFRC, que tous les volontaires et travailleurs humanitaires soient pleinement protégés de toute atteinte ou violence dans l'accomplissement de leur travail de sauvetage.Des héros ordinairesCes volontaires et travailleurs humanitaires ne sont pas des super-héros. Ce sont des gens ordinaires, animés par la volonté d'aider les autres et dotés d'une formation et d'une expérience leur permettant d'intervenir en cas d'urgence.Ces volontaires ne sont cependant pas sans crainte. Ils ont été formés pour gérer des situations difficiles et se protéger le mieux possible, mais cette formation ne peut pas les protéger complètement s'ils ne bénéficient pas du respect, de l'accès et du soutien qu'ils méritent alors qu'ils travaillent dans l'urgence pour sauver des vies.Ce sont des personnes comme Hélène Mula, volontaire de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo, qui apporte des informations vitales aux communautés actuellement confrontées à une épidémie émergente de variole mortelle.« Au début, j'avais peur d'aller dans les communautés pour parler de la variole et des risques », dit-elle. « Car je sais que la maladie peut se propager d'une personne à l'autre. Mais c'est normal d'avoir peur. Je suis volontaire, je n'ai pas d'autre choix que d'y aller et d'essayer de sauver des vies.»Ou bien ce sont des gens comme Dil Mohammed, 46 ans, l'un des quelque 3 300 volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui constituent la base de la préparation des communautés et des interventions d'urgence dans les camps de déplacés de Cox's Bazar, au Bangladesh.Dil est l'un des nombreux héros méconnus de la préparation et de la réponse aux catastrophes dans une région où les cyclones constituent une menace perpétuelle. « Les gens savent que nous serons là pour eux s'ils ont besoin de nous en cas de catastrophe », dit-il.Pour Hamasseo Borotia, de la Croix-Rouge camerounaise, il s'agit d'aider les populations locales à éviter les dangers de maladies infectieuses mortelles telles que le choléra. « Je suis heureux de contribuer à protéger ma communauté contre les maladies contagieuses », déclare Hamasseo. « Voir que les informations que je transmets sont mises en pratique et que la communauté s'en porte mieux me remplit de fierté ».D'autres sont confrontés à des dangers quotidiens qui mettent leur vie en danger lorsqu'ils travaillent dans des zones de combat actives. Et ils savent ce que c'est que de perdre des collègues tués alors qu'ils tentaient d'aider les autres.Jihad Mansour, ambulancier du Croissant-Rouge palestinien, se souvient de cette perte chaque fois qu'il ouvre la porte de son casier à l'agence locale. Sur la porte de ce casier, il a affiché une photo de son ami proche et collègue Fadi Al-Maani, tué au début de l'année dans l'exercice de ses fonctions.« Chaque fois que j'ouvre le placard, les souvenirs de mon cher ami et collègue Fadi Al-Maani me reviennent en mémoire », explique-t-il, évoquant d'autres collègues disparus dans l'exercice de leurs fonctions. « Nous avons passé de belles journées et de belles années ensemble et leur perte nous a profondément affectés, nous laissant émotionnellement vidés. Mais nous poursuivrons notre mission humanitaire jusqu'au bout ».Mohammed Alburai comprend également cette perte. Et comme Mansour, sa passion pour aider ses semblables ne faiblit pas. Mohammed Alburai était ambulancier volontaire pour le Croissant-Rouge palestinien avant que sa famille ne s'installe en Slovénie en raison de l'insécurité qui régnait à Gaza.« Parfois, en tant que volontaire, vous partez faire votre travail et vous ne savez pas si vous retrouverez votre famille ou non, vous ne savez pas si vous rentrerez chez vous ou non », se souvient-il. « Mais les volontaires ne cessent jamais d'aider les autres... Ils sont les héros de l'humanité en ce moment.»Aujourd'hui, Alburai travaille comme volontaire de la Croix-Rouge en Slovénie, où il aide d'autres réfugiés à s'adapter à leur nouvel environnement.Il est temps d' #AgirPourLHumanité et de #ProtégerLHumanité Tous ces volontaires sont un exemple des nombreuses façons dont les volontaires et les travailleurs humanitaires font la différence et sauvent des vies malgré les multiples dangers auxquels ils sont eux-mêmes confrontés. Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire, nous rendons hommage à ces volontaires et nous exigeons qu'ils reçoivent le soutien, la protection et le respect qu'ils méritent.Malheureusement, le monde laisse aujourd'hui tomber les travailleurs humanitaires et les personnes qu'ils servent. Rien que cette année, 28 volontaires humanitaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions, alors qu'ils tentaient simplement de sauver la vie d'autrui.C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui la Campagne Protéger l'Humanité, qui réclame la sécurité et la protection des travailleurs humanitaires et met en lumière le nombre alarmant de nos volontaires et employés qui ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions depuis le début de l'année.Dans une déclaration commune annonçant la campagne, la présidente de l'IFRC, Kate Forbes, et le secrétaire général de l'IFRC, Jagan Chapagain, ont déclaré : « Cette période a été marquée par les plus hauts niveaux de violence à l'encontre de nos volontaires et de notre personnel dans le monde :« Cette période a été marquée par des niveaux de violence parmi les plus élevés au monde à l'encontre de nos volontaires et de notre personnel. Une seule vie perdue, c'est beaucoup trop. Nous avons atteint un point critique où nous devons exiger la sécurité et la protection de nos travailleurs ».La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) vous demande de vous joindre à cette campagne, lancée lors d'un événement « Stand in Solidarity » au siège de l'IFRC à Genève, en Suisse, à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire. Cette solidarité est essentielle car, comme Mohammed Alburai le sait bien, les volontaires continueront à travailler au nom de l'humanité malgré les dangers. Et ils ont besoin que nous les soutenions.« Nous n'arrêterons pas ce que nous faisons en tant que Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge », déclare-t-il. « Nous sommes neutres et nous soutenons tous les êtres humains. Mais il faut que cela change. Si nous continuons à agir de la sorte, quel genre d'avenir construirons-nous pour les générations futures ?

|
Article

Trois membres du Croissant-Rouge palestinien tués : "C'est inacceptable", déclare l'IFRC.

Genève, 02 février 2024 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est choquée et profondément attristée par le meurtre de trois membres du Croissant-Rouge palestinien dans la bande de Gaza - un employé et un volontaire le 31 janvier 2024 et un employé le 2 février 2024.Lors du premier incident, deux collègues, Naeem Hasan Al-Jabali et Khalid Kulab, se trouvaient tous deux près de l'entrée de l'hôpital Al-Amal du Croissant-Rouge palestinien à Khan Younis lorsqu'ils ont été tués. Aujourd'hui, Hedaya Hamad a été tué au siège du Croissant-Rouge palestinien, qui se trouve dans la même enceinte que l'hôpital Al-Amal.Ces décès surviennent après plusieurs jours de bombardements et de combats autour de l'hôpital, qui ont entravé l'accès aux locaux et créé un climat de panique et de détresse parmi les patients et les milliers de personnes déplacées.L'IFRC adresse ses plus sincères condoléances aux familles des personnes tuées ainsi qu'à leurs amis et collègues du Croissant-Rouge palestinien. En vertu du droit international humanitaire, les hôpitaux, les ambulances, les travailleurs de la santé et leurs patients doivent être respectés et protégés dans toutes les situations. Toute attaque contre le personnel de santé, les ambulances et les installations médicales est inacceptable.Nous réitérons avec force notre appel au respect inébranlable des emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-Rouge et des services humanitaires cruciaux qu'ils représentent.L'IFRC se tient aux côtés du Croissant-Rouge palestinien et demande instamment la protection de toutes les installations et de tous les travailleurs médicaux. Nous saluons le dévouement des volontaires et du personnel paramédical du Croissant-Rouge, dont beaucoup ont perdu des membres de leur famille ou ont été touchés, mais qui continuent de répondre aux besoins.Depuis le début du conflit, le réseau de l'IFRC a perdu 14 membres. Onze employés et volontaires du Croissant-Rouge palestinien ont été tués, ainsi que trois membres du Magen David Adom d'Israël. Cela est inacceptable.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] Beyrouth:Mey Al Sayegh: +961 761 74468A Genève:Tommaso Della Longa +41797084367Mrinalini Santhanam +41 76 381 5006Andrew Thomas +41 76 367 6587

|
Article

Déclaration : L'IFRC condamne l'assassinat de quatre membres du Croissant-Rouge palestinien à Gaza.

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) condamne, avec la plus grande fermeté, le meurtre de quatre membres dévoués de l'équipe d'ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien (CRP) et des deux patients qu'ils transportaient. Ils ont été tués lorsque l'ambulance a été touchée le 10 janvier 2024. Youssef Abu Muammar était le chauffeur de l'ambulance. Fadi Fouad Al-Maani était un ambulancier. Islam Abu Riyala était secouriste, tandis que Fouad Abu Khamash était volontaire. Tous ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions, à bord d'un véhicule portant clairement l'emblème protecteur du Croissant-Rouge. Ces décès sont choquants et totalement inacceptables. En vertu du droit international humanitaire, les ambulances, les travailleurs de la santé et leurs patients doivent être respectés et protégés. La tragédie de Youssef, Islam, Fadi et Fouad porte à huit le nombre d'employés et de volontaires du Croissant-Rouge palestinien tués dans l'exercice de leurs fonctions à Gaza depuis le mois d'octobre. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et à tous les membres du Croissant-Rouge palestinien. Les établissements et le personnel de santé doivent être protégés et respectés dans toutes les situations. Toute attaque contre le personnel de santé, les ambulances et les installations médicales est inacceptable. Nous réitérons avec force notre appel à un respect sans faille de l'emblème du Croissant-Rouge et des services humanitaires cruciaux qu'il représente.

|
Article

Déclaration : L'IFRC condamne les attaques contre l'hôpital Al-Amal et appelle à un plus grand respect de l'emblème protecteur du Croissant-Rouge

Genève/Beyrouth, 5 janvier 2024 La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est consternée par les bombardements incessants sur l'hôpital Al-Amal et le siège du Croissant-Rouge palestinien à Khan Yunis. Ces frappes ont entraîné la perte de vies civiles innocentes, dont celle d'un nourrisson de cinq jours, et ont déplacé des milliers de personnes qui s'étaient réfugiées à l'hôpital. L'un de nos collègues, un volontaire des services médicaux d'urgence du Croissant-Rouge palestinien, a été blessé lors de cette frappe, qui s'ajoute aux 26 blessés depuis le début de l'escalade des hostilités et aux quatre collègues qui ont tragiquement perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions. Après que les services de santé du nord de la bande de Gaza ont été largement détruits, le système de soins de santé de la partie sud de la bande de Gaza est au bord de l'effondrement. La plupart des hôpitaux du nord, y compris l'hôpital Al-Quds du Croissant-Rouge palestinien, ont cessé leurs activités en raison de la pénurie de carburant, du manque de médicaments, d'équipement médical et d'accès sécurisé. L'hôpital Al-Amal, l'un des rares à fonctionner encore dans le sud, est dûment marqué de l'emblème du Croissant-Rouge. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-Rouge symbolisent une assistance humanitaire neutre et indépendante à tout moment, et garantissent une protection en cas de conflit et de catastrophe dans le monde entier. Les bombardements incessants, associés à une grave pénurie de carburant et de fournitures, ont poussé l'établissement de santé à ses limites. Les bombardements incessants ont perturbé les ambulances et le personnel paramédical du Croissant-Rouge palestinien, entravant l'aide médicale vitale et les soins d'urgence de base. L'accès aux soins médicaux est un droit fondamental et le blocage de ces services est inacceptable. L'IFRC se tient aux côtés du Croissant-Rouge palestinien et demande instamment la protection de toutes les installations et de tous les travailleurs médicaux. Nous saluons le courage des volontaires et du personnel paramédical du Croissant-Rouge palestinien, dont beaucoup ont perdu des membres de leur famille ou ont été détenus, mais qui continuent de réagir de manière désintéressée. Nous appelons toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire. Cela signifie qu'il faut protéger les civils, les travailleurs de la santé et les installations. Nous demandons un passage rapide et sans entrave de l'aide humanitaire, ainsi qu'un accès sûr et sans entrave pour les travailleurs humanitaires. Dans tout conflit ou crise, l'accès aux soins de santé est une question de vie ou de mort. Les habitants de Gaza ont suffisamment souffert, et les soins de santé sont l'une des dernières lueurs d'espoir. Il est impératif, d'un point de vue humanitaire et moral, de veiller à ce que la population de Gaza puisse accéder aux soins de santé pendant cette période de conflit intense. Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'[email protected] A Beyrouth: Mey Alsayegh: +961 3 229 352 A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06

|
Discours

Déclaration du secrétaire général de l'IFRC à la Conférence humanitaire internationale organisée par la France sur la population civile de Gaza

Excellences, Aucun mot ne peut rendre compte de l'ampleur de la souffrance humaine à Gaza. Dans ce conflit, les civils, en particulier les enfants, les femmes et les travailleurs de la santé, paient le plus lourd tribut, certains perdant la vie, ce qui jette une ombre morale durable sur nous tous pour les générations à venir. Cette souffrance doit cesser. Aujourd'hui. Israël a subi des pertes humaines déchirantes, y compris des prises d'otages, cela doit prendre fin maintenant. Le Magen David Adom en Israël fournit une assistance vitale, des ambulances et des services de santé. Le Croissant-Rouge palestinien travaille 24 heures sur 24 avec toutes les communautés touchées à Gaza pour fournir une assistance humanitaire et un soutien psychosocial vitaux. Ils le font sans crainte, avec un dévouement inédit, dans des situations extrêmement dangereuses. Le CICR joue un rôle essentiel et nous coordonnons étroitement notre action en tant que Mouvement. Je suis aujourd'hui en compagnie du Dr Younis Alkhatib, Président du Croissant-Rouge palestinien. Le Croissant-Rouge palestinien est le principal fournisseur de services médicaux d'urgence et joue un rôle central dans la réception, l'acheminement et la coordination de l'aide à Gaza. Cependant, ils travaillent sous la menace constante de leurs vies, du manque d'accès et de l'inadéquation de l'aide et des fournitures médicales. Dans ces situations difficiles, le rôle des acteurs locaux comme la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge devient central, car ils ont la confiance des communautés et des autorités. Nous le constatons dans le travail du Croissant-Rouge égyptien ainsi que dans les travaux préparatoires des Sociétés nationales au Liban, en Jordanie, en Syrie et ailleurs. L'IFRC soutient et coordonne ces efforts nationaux tout en s'efforçant d'accroître leurs capacités et en s'associant à ECHO pour la mise en place d'un pont aérien humanitaire pour Gaza. Aujourd'hui, nous lançons un appel pour trois motifs et nous vous demandons votre influence pour... La protection,pour garantir une action humanitaire neutre et indépendante de nos sociétés nationales membres au niveau local, conformément au droit international humanitaire; L'accès,pour garantir aux sociétés nationales un accès libre et sûr à toutes les parties de Gaza, y compris le nord; L'assistance,pour intensifier les efforts d'aide sans condition afin que les hôpitaux, les ambulances, les installations d'eau et la gestion des déchets puissent fonctionner. Quelle que soit la noirceur de l'heure, nous devons nous soutenir les uns les autres et être collectivement porteurs d'espoir. Je vous remercie.

|
Article

L'IFRC demande un accès sûr et sans entrave à la bande de Gaza et la libération des otages.

Un mois après le début des violences entre Israël et la Palestine, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à un accès sûr et sans entrave à la bande de Gaza et à la libération des otages saisis pendant le conflit. Elle demande également à la communauté diplomatique d'accélérer les efforts en vue d'un accord de paix à long terme et d'une augmentation massive de l'aide humanitaire, y compris du carburant. Le Magen David Adom (MDA) en Israël et le Croissant-Rouge palestinien (CRP) dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, tous deux membres du réseau de l'IFRC, interviennent depuis le début des hostilités. Le personnel et les volontaires des deux Sociétés nationales ont été en première ligne des efforts humanitaires. Ils ont été les témoins directs de la violence. Beaucoup ont perdu des amis et des membres de leur famille. Sept membres, trois de MDA et quatre du Croissant-Rouge palestinien, ont perdu la vie en aidant d'autres personnes ; beaucoup d'autres ont été blessés. L'IFRC réitère ses appels à toutes les parties pour qu'elles respectent le droit international humanitaire et cessent immédiatement les attaques aveugles. Cela signifie la protection des civils, du personnel et des installations de santé, des premiers intervenants humanitaires, la libération immédiate et inconditionnelle des otages, le passage rapide et sans entrave de l'aide humanitaire, y compris le carburant, dans toute la bande de Gaza et l'accès sûr et sans entrave des travailleurs humanitaires. Les civils, les travailleurs humanitaires, les hôpitaux et les ambulances ne sont pas des cibles et doivent être protégés. Il n'est pas possible d'évacuer les patients et ceux qui les soignent des hôpitaux ; nous demandons que cessent les demandes contraires. Le mois dernier a été la période de violence la plus dévastatrice jamais connue en Israël et en Palestine, tuant environ 12 000 personnes et en blessant gravement beaucoup d'autres, principalement des femmes et des enfants. Le blocus de Gaza a causé d'immenses souffrances à plus de deux millions de personnes. La violence et le siège doivent cesser. Nous demandons à toutes les parties d'assurer un accès sûr et sans entrave à la bande de Gaza et de libérer les otages. Maintenant.