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Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge 2026 : Unis dans l’humanité. Où que ce soit,à tout moment.

Unis dans l'humanité

Où que ce soit,
à tout moment.

Lorsque les crises et les catastrophes frappent…

Elles ne divisent pas les personnes entre celles qui offrent de l’aide et celles qui en ont besoin.

Bien souvent, ce sont les mêmes personnes.

À travers le monde, les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se mobilisent chaque jour pour les personnes en crise, intervenant au sein de leurs propres communautés, aidant leurs voisins, soutenant les familles et étant en première ligne des urgences qui les touchent eux aussi.

Ils ne sont pas séparés des personnes et des communautés qu’ils servent. Ils en font partie.

À l’occasion de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous rendons hommage à leur engagement et célébrons leur humanité. Car au-delà de chaque urgence, de chaque intervention et de chaque emblème, une vérité demeure : nous sommes unis dans l’humanité.

Là quand tout est perdu.

Au Soudan, des familles traversent les frontières avec à peine ce qu’elles peuvent porter. Les maisons sont abandonnées dans la précipitation. Les moyens de subsistance disparaissent du jour au lendemain. Les lieux familiers deviennent dangereux et l’avenir devient incertain.

De l’autre côté de la frontière, à l’est du Tchad, dans le camp de réfugiés de Farchana, Nawal Atteib Mahammad est assise avec d’autres femmes sous un abri fait de paille sèche. Elle a fui El Geneina, au Darfour occidental, lorsque la violence a éclaté en 2023.

Avant le conflit, sa vie était bien différente. Elle travaillait au ministère des Finances et venait tout juste de commencer un master.

« Aujourd’hui, j’ai tout perdu : ma maison, mon travail et ma vie. »

Son parcours vers un lieu sûr a été marqué par la violence.

« Nous avons vu des corps dans les rues et des familles tuées dans leurs maisons. »

Même après avoir franchi la frontière, les difficultés ne se sont pas arrêtées. De nombreuses familles peinent encore à satisfaire leurs besoins essentiels, confrontées chaque jour à l’insécurité et à l’incertitude.

Et pourtant, elles ne sont pas seules. Les volontaires de la Croix-Rouge tchadienne, souvent issus des communautés voisines, sont présents. Ils contribuent à fournir un accès à l’eau potable, à des services de base et à un soutien permettant aux familles de répondre à leurs besoins les plus urgents. Ils apportent de la dignité et rappellent que, même en situation de déplacement, personne n’est oublié.

Nawal Atteib Mahammad

Nawal Atteib Mahammad

Nawal Atteib Mahammad

Ariana García Díaz

Ariana García Díaz

Ariana García Díaz

Là, au lendemain de la crise.

Avant que la tempête ne frappe Cuba, Ariana García Díaz faisait déjà face à une lutte quotidienne.

« La situation de l’eau était vraiment critique », se souvient-elle. « Nous n’avions pas d’eau courante dans la communauté depuis presque cinq mois. »

Chaque jour, elle parcourait de longues distances simplement pour aller chercher assez d’eau pour survivre.

Puis est arrivé l’ouragan Melissa. Dans son sillage, la destruction a été immédiate : des habitations endommagées, des services essentiels perturbés, et des conditions déjà difficiles devenues encore plus précaires. Mais la crise ne s’est pas arrêtée lorsque les vents se sont calmés. L’eau est devenue à la fois une menace et une ressource rare. Les inondations ont accru les risques de maladies, tandis que l’accès à l’eau potable est devenu un fardeau quotidien encore plus lourd, en particulier pour les femmes.

Dans l’immédiat après-coup de l’ouragan, les volontaires de la Croix-Rouge cubaine ont été parmi les premiers à intervenir. Ils ont distribué de l’eau potable, contribué à rétablir les systèmes d’approvisionnement et soutenu les familles les plus touchées au début du relèvement.

Aujourd’hui, ce soutien apporte un soulagement simple mais essentiel.

« Je me sens bien parce que nous n’avons plus à marcher aussi loin pour aller chercher de l’eau», explique Ariana. «Elle est pratiquement dans la cour.»

Dans des moments comme ceux-ci, le relèvement ne consiste pas seulement à reconstruire ce qui a été perdu, mais aussi à alléger les fardeaux du quotidien et à accompagner les communautés alors qu’elles avancent, ensemble, unies dans l’humanité.

Là, au cœur du conflit.

Alors que les hostilités s’intensifiaient au Moyen-Orient, les civils faisaient face à une incertitude et à des pertes croissantes.

Les équipes du Croissant-Rouge iranien ont œuvré dans les zones touchées, fouillant les décombres, secourant des survivants de bâtiments effondrés et fournissant des soins médicaux d’urgence.

Les risques étaient bien réels. Des ambulances et des centres d’urgence ont été endommagés. Des volontaires ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions. Beaucoup d’intervenants n’étaient pas seulement témoins de la tragédie ; ils la vivaient eux-mêmes.

Parallèlement, en Israël, les équipes du Magen David Adom sont intervenues à la suite de frappes de missiles, soignant les blessés, transportant les patients vers les hôpitaux et aidant à mettre les personnes vulnérables en sécurité.

« Nous cherchions simplement comment aider, trouver quelqu’un qui avait besoin d’aide et l’emmener à l’hôpital », se souvient un volontaire.

Dans les deux contextes, les intervenants faisaient face à une même réalité. Ils travaillaient dans des conditions dangereuses, prenaient des décisions vitales en quelques secondes et soutenaient les communautés dans des moments de peur et de perte.

Là, jour après jour.

Le conflit en cours entre Russie et Ukraine a profondément bouleversé des millions de vies et fait peser une incertitude durable sur toute la région.

En Ukraine, des millions de personnes ont traversé l’un des hivers les plus rigoureux de ces dernières années. Avec des infrastructures énergétiques à plusieurs reprises endommagées, de nombreux foyers se sont retrouvés sans chauffage ni électricité fiable.

Lors des coupures de courant, même les gestes les plus simples devenaient difficiles. Les habitants peinaient à cuisiner, à se réchauffer ou à demander de l’aide.

« Dans notre appartement, il ne fait que huit degrés. Et quand il y a de l’eau, elle est glaciale. » dit Tania et Yaroslav.  

À travers le pays, les volontaires de la Croix-Rouge ukrainienne ont ouvert des points de chauffage où les personnes pouvaient se réchauffer, manger, recharger leurs téléphones et trouver un moment de répit face au froid.

Pour beaucoup, ces espaces sont devenus des lieux où faire une pause, échanger et retrouver un semblant de normalité.

« Merci de ne pas oublier des personnes comme nous, qui ont traversé l’enfer et ont survécu », témoigne Tetyana.

Yaroslav et Tania

Yaroslav et Tania

Yaroslav et Tania

Tetyana et son petit-fils Matuey

Tetyana et son petit-fils Matuey

Tetyana et son petit-fils Matuey

Là, à chaque instant.

Aux Philippines, les communautés n’ont pas été confrontées à une seule catastrophe, mais à plusieurs. En l’espace de quelques semaines, elles ont dû faire face à un tremblement de terre, suivi de plusieurs typhons dévastateurs.

Pour les volontaires, la crise était profondément personnelle.

Des maisons ont été détruites. Des familles ont été séparées. Et pourtant, ils ont continué à intervenir, secourant d’autres personnes, apportant soins et soutien à leurs communautés.

Christian Rosal était volontaire depuis seulement un mois lorsque le typhon Kalmaegi a coûté la vie à sa mère et emporté sa maison.

« Après Kalmaegi, il ne me restait plus rien… Je me sens bien d’aider les autres, mais j’ai mal. »

Malgré sa perte, il a continué à servir, conduisant une ambulance, soutenant les équipes médicales et répondant présent chaque jour.

À travers le pays, des milliers de volontaires comme lui ont répondu à ces crises combinées, aidant leurs voisins, leurs amis et les membres de leur famille à trouver sécurité et soutien.

Ils ne sont pas séparés de la crise.

Ils la vivent.

Et pourtant, ils sont toujours là.

Christian Rosal

Christian Rosal

Christian Rosal

Notre humanité commune

Dans un monde de plus en plus complexe et polarisé, où les divisions et la déshumanisation s’intensifient, l’humanité demeure ce qui nous unit.

C’est ce qui relie les personnes au-delà des frontières, des crises et des différences.

C’est ce qui transforme la compassion en action, en aide, en soins et en solidarité avec celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Aujourd’hui, nous nous souvenons également de celles et ceux qui ont perdu la vie au service des autres et leur rendons hommage. Leur engagement est un rappel puissant de la nécessité de préserver l’action humanitaire et de protéger celles et ceux qui risquent tout pour venir en aide aux autres.

Où que ce soit, à tout moment

Depuis plus de 160 ans, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se tient aux côtés des communautés en temps de crise, guidé par les principes de neutralité, d’indépendance et d’impartialité, afin de garantir que l’aide parvienne à celles et ceux qui en ont le plus besoin, où qu’ils se trouvent et quels qu’ils soient.

Cet engagement se poursuit aujourd’hui.

À travers le Soudan, Cuba, Iran, Israël, Ukraine, les Philippines et bien au-delà, les volontaires et le personnel continuent de répondre présents.

Ils apportent compassion, dignité et espoir, et œuvrent pour que, même dans les moments les plus sombres, l’humanité ne soit jamais perdue.

Car au final, au-delà de chaque crise et de chaque intervention, nous sommes, toujours, unis dans l’humanité.

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