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Journée d’action contre la chaleur 2026 : Faire face aux dangers de la chaleur à l’intérieur des habitations

Dans une école de l’île d’Unguja, qui fait partie de l’archipel tanzanien connu sous le nom de Zanzibar, des volontaires de la Société de la Croix-Rouge de Tanzanie expliquent à une salle de classe remplie d’élèves comment se protéger des dangers de la chaleur extrême.Les efforts des volontaires s’inscrivaient dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation aux vagues de chaleur menée début 2026 par la Croix-Rouge de Tanzanie, qui a déjà touché plus de 4 000 personnes dans des écoles, des madrasas, des marchés et des communautés à travers l’île.Il ne s’agit là que d’un des nombreux moyens par lesquels les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde œuvrent régulièrement pour protéger les populations contre les dangers de la chaleur extrême, notamment les risques très spécifiques liés à la chaleur à l’intérieur des bâtiments.Pourquoi se concentrer sur la chaleur à l’intérieur des bâtiments ?Lorsqu’on pense aux vagues de chaleur ou que l’on s’y prépare, on imagine souvent des journées étouffantes sous un soleil brûlant à l’extérieur. Pourtant, les personnes qui vivent ou travaillent à l’intérieur, dans des espaces non climatisés ou mal ventilés, peuvent parfois être exposées à un risque encore plus élevé d’insolation, de déshydratation et d’autres problèmes liés à la chaleur.Les personnes les plus sensibles à l’augmentation de la température corporelle — notamment les enfants et les personnes âgées — sont particulièrement vulnérables et doivent souvent passer de longues périodes de la journée à l’intérieur.C’est l’une des raisons pour lesquelles la Journée d’action contre la chaleur 2026 met l’accent sur la « chaleur intérieure », en attirant l’attention sur les risques sanitaires auxquels les populations sont confrontées à l’intérieur de leurs habitations, écoles, lieux de travail, centres de soins, pôles de transport, prisons et même dans les transports publics tels que les bus et les taxis. (Pour en savoir plus sur la manière de lutter contre la chaleur et de participer à la Journée d’action contre la chaleur 2026.)Cette menace n’a rien de nouveau pour les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui vont souvent de porte en porte pendant les vagues de chaleur afin de rendre visite aux personnes vivant dans des quartiers urbains densément peuplés, travaillant dans des zones industrielles mal isolées ou vivant dans des camps accueillant des personnes déplacées par des situations d’urgence.Très souvent, ces installations ou abris temporaires manquent d’isolation ou d’accès à des sources d’énergie et d’eau permettant de maintenir des températures supportables. Les matériaux de construction, les caractéristiques des bâtiments ainsi que les îlots de chaleur urbains jouent tous un rôle dans la détermination des températures à l’intérieur des bâtiments.Des risques croissantsSans répit ni accès à des moyens de rafraîchissement, des températures intérieures élevées le jour comme la nuit représentent des risques importants pour la santé, en particulier pour les personnes âgées et celles souffrant de maladies préexistantes. Au-delà des coups de chaleur, les températures élevées peuvent avoir de nombreux autres effets sur la santé.Selon une étude réalisée en 2020, les températures élevées à l’intérieur des bâtiments affectent plusieurs aspects de la santé humaine, avec des effets particulièrement marqués sur la santé respiratoire, la gestion du diabète ainsi que les principaux symptômes de la schizophrénie et de la démence.D’autres études montrent également qu’une exposition prolongée à des températures intérieures élevées est responsable de troubles du sommeil, d’une diminution des capacités cognitives chez les travailleurs, d’une réduction de l’apprentissage chez les élèves ainsi que d’une augmentation des violences domestiques.Davantage de recherches doivent toutefois être menées afin de permettre aux décideurs politiques, urbanistes et architectes de mieux comprendre comment réduire la chaleur extrême en milieu urbain. Parallèlement, les normes de construction et les politiques relatives à la chaleur intérieure doivent être mises à jour de toute urgence. Dans de nombreux endroits, les normes relatives à la chaleur intérieure n’existent pas ou ne prennent pas en compte les populations vulnérables ni les projections climatiques.La bonne nouvelle est qu’il est possible d’améliorer la manière dont les bâtiments et les espaces publics sont conçus et construits afin de mieux protéger les personnes vivant et travaillant à l’intérieur. Dans le même temps, de plus en plus de gouvernements, d’organisations et de communautés prennent des mesures. Par exemple : peindre les toits en blanc, garder les fenêtres couvertes pendant les heures les plus chaudes de la journée et utiliser le refroidissement passif pendant la nuit lorsque les températures extérieures baissent.Il existe également de nombreuses mesures peu coûteuses permettant de rafraîchir le corps : prendre une douche fraîche, plonger les pieds dans de l’eau fraîche, s’asperger d’eau, utiliser un refroidisseur par évaporation ou un ventilateur brumisateur, boire de l’eau froide, porter des vêtements fabriqués à partir de fibres naturelles et dormir avec un drap humide, entre autres.Dans le cadre des activités menées pour la Journée d’action contre la chaleur 2026, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge encourage également les populations à apporter un soutien actif aux personnes âgées et aux personnes atteintes de maladies chroniques pendant les périodes de chaleur extrême, en particulier celles ayant une mobilité réduite et pouvant avoir besoin d’aide pour accéder à un endroit plus frais.Comment pouvez-vous participer à la Journée d’action contre la chaleur ?En tant qu’organisation à l’origine de la Journée d’action contre la chaleur, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge encourage chaque année davantage d’activités afin de sensibiliser les populations et de les inciter à prendre des mesures concrètes pour prévenir les maladies et les décès liés à la chaleur.Qu’il s’agisse de partager des conseils pouvant sauver des vies sur les réseaux sociaux ou d’organiser un événement communautaire, il existe de nombreuses façons de s’impliquer et d’aider à #BattreLaChaleur. Découvrez-en davantage ici, inscrivez-vous pour participer et créez votre propre activité ou événement dans le cadre de la Journée d’action contre la chaleur.

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L’IFRC est profondément attristée par la disparition de son ancien président, Tadateru Konoe.

Genève, le 27 mai 2026 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément attristée par le décès de M. Tadateru Konoe, ancien président de l’IFRC et ancien président de la Société de la Croix-Rouge du Japon, survenu le 23 mai 2026 à l’âge de 87 ans.Avec la disparition de M. Konoe, nous perdons l’un des dirigeants les plus dévoués et les plus compatissants — un homme dont la vie a été guidée par l’humanité, l’humilité et le service aux autres.Pendant plus de cinq décennies, M. Konoe a consacré toute sa vie à la mission humanitaire du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Entré à la Société de la Croix-Rouge du Japon à l’âge de 25 ans, il s’est pleinement engagé à soulager les souffrances et à soutenir les personnes touchées par les catastrophes, les crises et les conflits à travers le monde. Au fil de ses décennies de service au sein de la Société de la Croix-Rouge du Japon et de l’IFRC, souvent sur le terrain et au plus près des communautés, il a développé une profonde conviction dans le pouvoir de l’humanité, de la solidarité et de la compassion.En tant que président de la Société de la Croix-Rouge du Japon à partir de 2005, M. Konoe a dirigé la Croix-Rouge japonaise dans la fourniture d’une assistance urgente et efficace lors de plusieurs situations d’urgence, notamment le grand séisme de l’Est du Japon, le tsunami qui a suivi et l’accident nucléaire de Fukushima en 2011.Élu président de l’IFRC en 2009 puis réélu en 2013, M. Konoe a œuvré sans relâche pour renforcer la coopération au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, consolider la résilience et les capacités des Sociétés nationales, et promouvoir l’intégrité et la redevabilité dans l’action humanitaire, incarnant à tout moment « l’esprit d’unité ». Son engagement de longue date en faveur de l’élimination des armes nucléaires reflétait sa profonde conviction que l’humanité ne devait plus jamais endurer de telles souffrances.Toutes celles et ceux qui ont connu et travaillé aux côtés de M. Konoe se souviendront non seulement de son leadership remarquable, mais aussi de sa gentillesse, de sa douceur et de sa présence discrète.En reconnaissance de ses services exceptionnels et de son engagement indéfectible envers l’humanité, M. Konoe a reçu la médaille Henry Dunant, la plus haute distinction du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.L’IFRC se joint à la Société de la Croix-Rouge du Japon, à l’ensemble de la famille Croix-Rouge Croissant-Rouge, ainsi qu’aux innombrables amis et collègues à travers le monde pour pleurer sa disparition.Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à toutes les personnes dont la vie a été marquée par son humanité exceptionnelle.L’héritage de M. Konoe perdurera à travers les millions de vies touchées par l’action humanitaire qu’il a défendue, ainsi qu’à travers les valeurs d’humanité et de compassion auxquelles il a consacré sa vie.Pour plus d’informations, veuillez contacter : [email protected]À Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 4367

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Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge 2026 : Unis dans l’humanité. Où que ce soit,à tout moment.

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De nos racines au Renouveau

Rédigé par Jagan Chapagain, secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-RougeLe 5mai1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, un petit groupe de Sociétés nationales de la Croix-Rouge s’est réuni en France autour d’une idée audacieuse. Les membres de ces Sociétés nationales étaient convaincus que la compassion, la solidarité et le volontariat nés pendant la guerre ne devaient pas s’éteindre une fois la paix revenue. Ils estimaient que les services offerts dans ce contexte devaient être organisés, élargis et mis à disposition partout où la souffrance était présente. Ces considérations ont posé les premières pierres de ce qui allait devenir la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Plus d’un siècle plus tard, nous célébrons ce moment fondateur non seulement comme un jalon historique, mais aussi comme un rappel des raisons pour lesquelles ce réseau existe.Le monde dans lequel nous opérons aujourd’hui n’est pas celui qui avait été envisagé en1919, pas plus que celui que nous connaissions encore il y a une décennie. Les besoins humanitaires ne cessent de croître, tandis que la solidarité s’estompe et les financements diminuent. La conception que le monde avait depuis longtemps du fonctionnement de l’aide internationale est remise en question et souvent renversée. Nousne retrouverons pas ce que nous avions auparavant.Cette réalité sous-tend leRenouveau de la Fédération internationale, notre réorientation stratégique qui nous amènera à intensifier nos efforts dans les domaines où nous excellons. Dans le cadre du Renouveau, notre action sera davantage dirigée au niveau local, nous travaillerons de manière plus ciblée, nous renforcerons notre redevabilité et nous serons également mieux outillés pour venir en aide aux communautés dans des contextes souvent plus exigeants qu’ils ne l’ont jamais été.Mais le Renouveau ne pourra aboutir que s’il s’appuie fermement sur nosPrincipes fondamentaux.Dans un monde où l’action humanitaire est de plus en plus politisée, les principes sont parfois considérés comme obsolètes ou inutiles. Pour certains, ce qui compte est ce qui permet d’agir efficacement, et non ce qui sous-tend les décisions ou la philosophie qui les guide. Je ne partage pas ce point de vue. C’est en restant fidèles à des principes de base, quel que soit le contexte, que des organisations comme la nôtre parviennent à maintenir des garde-fous autour de leurs décisions. Bien que nous opérions dans un monde très différent de celui d’il y a plusieurs décennies, notre action est reconnaissable, étendue et efficace du fait même que nos principes n’ont pas changé.Prenons l’exemple de la neutralité. Notre neutralité nous permet d’atteindre des personnes là où d’autres ne le peuvent pas. Elle nous permet de rester présents lorsque l’accès se restreint et que les pressions s’intensifient. Elle nous permet de maintenir notre attention sur l’essentiel : les conséquences des crises, et non la désignation des responsables.Notre impartialité et notre indépendance sont tout aussi essentielles. C’est grâce à elles que les communautés nous considèrent comme faisant partie des leurs, et non comme le prolongement d’un gouvernement, d’un donateur ou d’un programme. Sans cette confiance, l’accès s’érode. Et sans accès, il n’est plus possible d’intervenir.C'est pourquoi le Renouveau ne constitue pas une rupture avec notre identité. Il s’inscrit dans la continuité de la vision fondatrice du 5mai1919, selon laquelle un réseau humanitaire fort doit reposer sur l’action locale, la solidarité mondiale et des principes communs. En quoi consiste le Renouveau? Il s’agit de consolider la localisation. Il s’agit de concentrer nos efforts là où notre impact est le plus important, et d’être plus agiles, plus redevables et plus transparents dans l’utilisation des ressources qui nous sont confiées. Il s’agit aussi d’utiliser des technologies autrefois inimaginables pour renforcer précisément ce que nos fondateurs considéraient comme essentiel.Le Renouveau consiste également à s’éloigner encore davantage des logiques de dépendance des communautés pour aller vers l’appropriation locale: il s’agit d’aider les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à diriger l’action plutôt qu’à l’accompagner, et de veiller à ce que le soutien international renforce les capacités locales au lieu de s’y substituer. Le Renouveau consiste à agir différemment, mais toujours avec intégrité, une valeur que notre réseau a de tout temps considérée comme fondamentale.Les choix qui nous attendent ne seront pas faciles. Quels pays soutiendrons-nous? Qui sera prioritaire? Comment appliquer notre principe d’impartialité alors que les financements sont de plus en plus souvent affectés à des opérations ou des programmes spécifiques? Tandis que nous nous efforçons de répondre à ces questions, nous devons être parfaitement clairs sur ce qui ne change pas.L’efficacité et les principes, tout comme la rapidité et la confiance, doivent aller de pair. Un système humanitaire qui se modernise tout en perdant sa crédibilité auprès des communautés ne se renforce pas, mais s’affaiblit.Plus d’un siècle après notre création, notre pertinence sera évaluée à l’aune de la confiance que les personnes continueront de placer dans la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge présents à leurs côtés. C’est par le Renouveau que nous préserverons cette confiance pour l’avenir – en nous implantant davantage au niveau local, en travaillant de manière plus ciblée et en renforçant notre redevabilité, tout en demeurant fidèles aux valeurs qui portent notre réseau depuis des générations.

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Le Fonds de l'Impératrice Shōken annonce les décisions de financement pour 2026

La Commission mixte du Fonds de l’Impératrice Shōken (FIS) a annoncé une nouvelle allocation de fonds d’un montant total de 430 884 francs suisses, destinée à soutenir 15 projets portés par 15 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La Commission est administrée conjointement par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Les projets sélectionnés couvrent des thématiques variées, notamment la préparation aux catastrophes, le secourisme et le sauvetage, la santé, l’action sociale et l’engagement des jeunes.Les projets sont mis en œuvre dans les pays suivants : Botswana, Chili, Congo, Costa Rica, Danemark, Égypte, Guatemala, Islande, Indonésie, Pakistan, Pakistan, Lettonie, Macédoine du Nord, République démocratique populaire lao (PDR), Sao Tomé-et-Principe et Tanzanie.L'année dernière, le FISa reçu 68 candidatures pour cette 105ème distribution de revenus, un record historique qui témoigne de la demande croissante d'innovation au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.En 2025, le Fonds a continué de renforcer son vivier d'initiatives innovantes en consolidant la rigueur de ses processus de candidature, d'examen et d'apprentissage. Cet effort s'est traduit par des critères de sélection plus clairs, des attentes structurées en matière d'expérimentation et de retour d'expérience, ainsi qu'un soutien par les pairs renforcé pour les candidats. Ces derniers ont notamment pu bénéficier de mentors issus du réseau de la Solferino Academy, dont certains sont d'anciens lauréats du Fonds.Grâce à ces efforts, la qualité des candidatures n'a cessé de s'améliorer : les propositions font preuve d'une plus grande clarté, d'une réelle volonté d'apprentissage et d'approches plus réfléchies en matière de réplication. Cette tendance positive confirme la pertinence de l'accent mis par le FIS sur l'innovation, l'expérimentation et l'apprentissage. Elle souligne également le besoin continu de soutenir les Sociétés nationales lorsqu'elles testent et déploient de nouvelles approches pour accroître l'impact humanitaire.La première subvention du FIS a été octroyée en 1921 pour aider cinq Sociétés nationales européennes à lutter contre la tuberculose. Depuis lors, plus de 17 millions de francs suisses ont été alloués à 175 Sociétés nationales pour un total de 795 initiatives. Les subventions sont annoncées chaque année le 11 avril, date anniversaire de la disparition de Sa Majesté l'Impératrice Shōken, reconnue pour son œuvre de bienfaisance et pour avoir été l'une des fondatrices de la Société de la Croix-Rouge du Japon.Subvention de 2026Préparation aux catastrophes et alerte précoceCosta Rica : Territoires autochtones résilientsLes communautés autochtones sont souvent confrontées à des retards dans l'intervention d'urgence en raison de leur isolement géographique et de leur accès limité aux services. Cette initiative renforce la préparation locale en formant et en équipant des volontaires autochtones comme premiers intervenants, combinant les pratiques d'urgence modernes aux savoirs traditionnels. Son modèle communautaire, ancré culturellement, améliore les temps de réponse tout en offrant une approche reproductible pour d'autres communautés isolées et marginalisées.Sao Tomé-et-Principe : Aqua-AlertLes communautés côtières font face à des risques croissants d'inondations, d'érosion et d'aléas climatiques, mais disposent d'une capacité d'alerte précoce limitée. Aqua-Alert introduit des systèmes de surveillance numérique et d'alerte précoce améliorés pour optimiser l'anticipation et l'intervention. En combinant la collecte de données locales et des outils de communication accessibles, ce projet renforce la résilience communautaire et propose un modèle évolutif pour les contextes de petits États insulaires.Indonésie : AldebaranDe nombreuses communautés exposées aux risques n'ont pas un accès continu aux informations de préparation. Aldebaran comble cette lacune grâce à une plateforme alimentée par l'IA, couplée à des jeunes « agents de changement » qui assurent un soutien local permanent. En associant technologie et engagement humain, le projet garantit des conseils accessibles en temps réel et bâtit un écosystème de préparation durable, porté par la jeunesse.Botswana : Solutions circulaires pour la résilienceUne mauvaise gestion des déchets contribue à la dégradation de l'environnement et augmente les risques d'inondations dans les zones vulnérables. Cette initiative établit un centre de recyclage qui transforme les déchets automobiles en produits utilisables, réduisant ainsi les risques environnementaux tout en créant des opportunités de revenus. Son approche d'économie circulaire lie la résilience climatique aux moyens de subsistance, dans un modèle reproductible dans des contextes similaires.Secourisme et SauvetageLettonie : Le secourisme pour chaque enfantLes enfants manquent souvent d’accès à une éducation au secourisme adaptée, alors qu'ils sont des acteurs clés lors d'urgences. Cette initiative développe un système de formation accessible et convivial, adapté aux différentes tranches d'âge. En rendant l'apprentissage du secourisme attrayant et inclusif, le projet transmet des compétences vitales dès le plus jeune âge et pose les bases d'une résilience communautaire à long terme.Égypte : Le secouriste créatifLes approches traditionnelles de préparation aux catastrophes ne parviennent souvent pas à mobiliser efficacement les jeunes. Cette initiative introduit des méthodes d'apprentissage créatives et expérientielles pour rendre la préparation plus engageante et pratique. En testant des formats éducatifs alternatifs, elle vise à améliorer la rétention d'informations et le changement de comportement, offrant un fort potentiel d'adaptation pour d'autres Sociétés nationales.Santé et bien-êtreDanemark : Y2Y-VOICESLes perspectives des jeunes sont souvent sous-représentées dans les programmes et les discussions sur la santé mentale. Y2Y-VOICES comble cette lacune grâce à un modèle d'apprentissage et de mentorat entre pairs, où de jeunes volontaires co-créent des campagnes de plaidoyer. En combinant le récit (storytelling), les compétences en communication et le soutien psychosocial, le projet permet aux jeunes de façonner les récits sur la santé mentale tout en renforçant leur propre bien-être et leur sentiment d'appartenance.Chili : Prendre soin des soignantsLes volontaires sont confrontés à une pression psychosociale croissante ; l'absence de systèmes de soutien structurés entraîne épuisement professionnel (burnout) et démissions. Cette initiative pilote un modèle de soutien psychosocial préventif dans plusieurs sections locales, incluant des espaces de soutien entre pairs, des formations à l'auto-soin et des premiers secours psychologiques. En institutionnalisant l'attention portée aux volontaires, le projet renforce à la fois le bien-être individuel et la résilience organisationnelle globale.Action sociale et inclusionIslande : Projet SamfléttaLes femmes réfugiées sont souvent confrontées à l'isolement et à des barrières limitant leur accès aux services et à l'emploi. Le projet Samflétta répond à ce défi par un modèle de soutien adaptatif combinant assistance pratique, développement des compétences et aide à l'orientation vers les services. Son approche itérative permet un apprentissage et un ajustement continus, favorisant ainsi l'autonomisation et l'inclusion à long terme.Macédoine du Nord : La Maison des OpportunitésLes personnes en situation d'itinérance ou d'extrême pauvreté ont souvent du mal à s'orienter dans des systèmes de soutien fragmentés. Cette initiative crée un centre de services multifonctionnel regroupant les services essentiels en un seul lieu, soutenu par une approche de cartographie simplifiée. En améliorant l'accès et la coordination, ce projet offre un modèle pratique et reproductible pour la prestation de services inclusifs.Engagement des jeunes et action climatique/environnementalePakistan : YOUR-CAPLes jeunes des zones urbaines sont souvent peu impliqués dans les efforts de résilience climatique, bien qu'ils soient des agents de changement essentiels. YOUR-CAP soutient des équipes de jeunes dans la conception et le test de solutions climatiques locales via des formations, du mentorat et de petites subventions. Avec l'ajout d'un "Espace Bien-être Jeunesse", le projet offre également un soutien psychosocial léger, reconnaissant le lien étroit entre l'action climatique et le bien-être mental.République démocratique populaire lao (PDR) : Renforcement de l'engagement et du leadership des jeunesL'engagement des jeunes est souvent informel et manque de continuité. Cette initiative construit un parcours structuré, du recrutement jusqu'au leadership, à travers des orientations, des camps, des clubs et des petites subventions. En systématisant l'engagement des jeunes, le projet crée un modèle durable pour le développement du volontariat sur le long terme.Tanzanie : Laboratoires d'innovation pour la résilience climatique dirigés par les jeunesLes communautés ont besoin de solutions d'adaptation au climat à faible coût et adaptées localement. Cette initiative établit des laboratoires d'innovation dirigés par des jeunes, où ces derniers co-créent et testent des mesures d'adaptation pratiques avec les communautés. En liant innovation et préparation, le projet renforce à la fois la résilience locale et le leadership des jeunes.Guatemala : Les Gardiens Bleus (Blue Guardians)Alors que les écosystèmes aquatiques subissent une pression croissante, l'engagement des jeunes dans l'action environnementale reste limité. Blue Guardians met en place un Observatoire de l'eau pour la jeunesse et soutient des activités de surveillance, de nettoyage, de reforestation et des campagnes de sensibilisation menées par des jeunes. Sa structure d'apprentissage intégrée compare les différentes approches pour identifier les modèles les plus efficaces à reproduire à grande échelle.Congo : J-INNOVLes communautés touchées par des crises récurrentes manquent souvent d'accès à des outils abordables et réparables. J-INNOV implante des "Fab Labs" humanitaires pour former de jeunes innovateurs et développer des solutions produites localement. En combinant innovation, développement des compétences et incubation de micro-entreprises, le projet crée des réponses durables et locales aux défis récurrents.

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Femmes au service des femmes

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Communiqué de presse

L’IFRC avertit que les informations nuisibles mettent des vies en danger pendant les crises

Geneve, 5 Mars 2026 –Les informations nuisibles compromettent l’action humanitaire vitale à un moment où les catastrophes touchent de plus en plus de personnes et de plus en plus souvent, selon le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026 publié aujourd’hui par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).Entre 2020 et 2024, les catastrophes ont affecté près de 700 millions de personnes, provoqué plus de 105 millions de déplacements et causé plus de 270 000 décès. Dans le même temps, le nombre de personnes ayant besoin d’une assistance humanitaire a plus que doublé (indice de sévérité INFORM).Le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026 met en garde contre le fait que les informations nuisibles et les discours déshumanisants sapent de plus en plus la confiance, mettant en danger la vie des travailleurs humanitaires et des communautés. Dans des contextes polarisés et fortement politisés, les principes humanitaires tels que la neutralité et l’impartialité sont de plus en plus mal compris, déformés ou délibérément attaqués en ligne.S’appuyant sur des éléments provenant de crises à travers le monde, le rapport souligne que la confiance est devenue l’un des atouts les plus essentiels, et les plus fragiles, de l’action humanitaire.Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC, a déclaré :« Dans chaque crise dont j’ai été témoin, l’information est aussi essentielle que la nourriture, l’eau et l’abri. Mais lorsque l’information est fausse, trompeuse ou délibérément manipulée, elle peut renforcer la peur, entraver l’accès humanitaire et coûter des vies. »Exemples mondiaux d’informations nuisibles en action :Espagne : lors des inondations à Valence, de fausses rumeurs en ligne ont accusé la Croix-Rouge espagnole de détourner l’aide au profit des migrants, alimentant des attaques xénophobes contre les volontaires.Soudan du Sud : des rumeurs selon lesquelles les agences humanitaires distribuaient de la nourriture empoisonnée ont poussé certaines populations à éviter l’aide vitale et ont conduit à des menaces contre le personnel local de la Croix-Rouge, perturbant temporairement les opérations.Liban: dans un contexte de crises multiples, de fausses affirmations ont accusé les volontaires de propager la COVID-19, de favoriser certains groupes dans la distribution de l’aide ou de fournir des vaccins contre le choléra dangereux, ce qui a érodé la confiance et mis en danger les communautés vulnérables.Bangladesh : bien que des volontaires aient fourni des premiers secours et de l’assistance dans plusieurs districts durant une période de troubles politiques, ils ont fait face à des accusations généralisées d’inaction et d’alignement politique, entraînant du harcèlement et des dommages durables à leur réputation.Le rapport souligne qu’environ 94 % des catastrophes sont gérées par les autorités nationales et les communautés locales sans assistance internationale. Toutefois, alors que les volontaires, les leaders locaux et les médias communautaires sont souvent les messagers les plus dignes de confiance, ils évoluent dans des environnements informationnels de plus en plus hostiles et polarisés.M. Chapagain a ajouté :« Sans confiance, les populations sont moins susceptibles de se préparer, de chercher de l’aide ou de suivre des conseils susceptibles de sauver des vies ; avec la confiance, les communautés agissent ensemble, absorbent les chocs et se relèvent plus efficacement. Maintenir la confiance n’est pas optionnel, c’est une nécessité humanitaire. »Le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026 appelle les gouvernements, les entreprises technologiques, les organisations humanitaires, les communautés et les acteurs locaux à reconnaître que l’accès à une information fiable est une question de vie ou de mort.Les recommandations incluent:Plateformes technologiques : prioriser les informations provenant de sources humanitaires, sanitaires et locales crédibles dans les contextes de crise. Mettre à disposition des outils accessibles avec faible bande passante, multilingues et adaptés aux contextes locaux, tout en modérant de manière transparente les contenus nuisibles.États et décideurs politiques : investir dans des réglementations fondées sur des données probantes et soutenir des systèmes locaux de données capables de surveiller les crises et les informations nuisibles, renforçant ainsi la transparence, la responsabilité et un environnement favorable à une action humanitaire fondée sur les principes.Organisations humanitaires : intégrer la préparation face aux informations nuisibles comme une fonction centrale des opérations humanitaires, avec des équipes formées, des outils standardisés, des analyses prédictives et un engagement communautaire solide pour anticiper, détecter et répondre aux récits nuisibles.Communautés et acteurs locaux : agir comme messagers de confiance, soutenir l’éducation aux médias et au numérique, participer au suivi des rumeurs et veiller à ce que les perspectives locales façonnent les réponses afin de préserver l’accès humanitaire et la confiance — en reconnaissant que les communautés sont au cœur de la solution.Le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026 est mis à disposition des décideurs, des praticiens, des chercheurs et du grand public, offrant une feuille de route pour renforcer la résilience face aux informations nuisibles avant, pendant et après les crises.Note aux rédacteurs:Lien vers le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2026Lien vers le résuméPour plus d’informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l’adresse:[email protected] Genève:Tommaso De Longa,+41 79 708 4367India Roberts-Smillie,+41 76 372 6251

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Communiqué de presse

L'OIM et l’IFRC assument la coprésidence du groupe de coordination mondial pour les abris, les terrains et les sites

Genève, le 19 février 2026 –L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et la Fédération internationale dessociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC)assurent désormais conjointementla direction de la nouvelle cellulemondialepour la coordination des abris, des terrains et des sites(GlobalShelter, Land and Site Coordination Cluster). Cette étape marque une avancée importante vers une aide humanitaire plus rapide, plus équitable et plus efficace à l’échelle mondiale.« Il s'agit de placer les personnes au centre de l'action humanitaire », a déclaré Amy Pope,Directrice générale de l'OIM. « Lorsque la coordination des abris, des terrains et des sites fonctionneefficacement, les familles sont plus en sécurité,les communautés gagnent en stabilitéet le relèvement peut commencer plus tôt. Cela permet non seulement d'apporter un soutien aux personnes en situation de crise, mais aussi de leur offrir une base plus solide pour reconstruire leur vie dans la dignité. »Cette nouvelle approcheréunit, au sein d’un cadre unique et intégré,l'aide au logement, la coordination des sitesainsi que les questions liées au logement, aux terres et aux biens immobiliers.Elles’inscrit à la fois dans la dynamique de« réinitialisation humanitaire » –uneffort à l'échelle du système visant à simplifier la coordination humanitaire, à réduire les doublons et à rendre les interventions plus rapides, plus responsables et plus proches des besoins des personnes touchées par les crises et les déplacements – et du « renouveau »stratégiqueengagé parl’IFRCvisant à se concentrer sur les domaines et les moyens qui lui permettentderenforcer son impact au niveau local.Forte deleur collaboration de longue date, l'OIM et l’IFRCse partageront la responsabilité de la coordination mondiale dans les situations de conflit et de catastrophe. Le Conseil norvégien pourles réfugiés (NRC) continuera degérerlacoordination sur les questions de logement, de terres et de biens immobiliers, garantissant ainsi la continuité et un leadership technique fort.Cettenouvelleplateforme mondiale reflète la réalitévécuepar les personnes en situation de crise, qu'ellesviventdans des camps, des sites informels, des communautés d'accueil, des quartiers urbains ou des zones rurales.Elle reconnaît que le logement ne constitue pas seulement un besoin matériel, mais aussi un facteur déterminant pour la sécurité, la stabilité et l’accès à d’autres services essentiels,tels que la santé et l'éducation, et servira de plateformepour la coordination entre les différents secteurs dans les situations de déplacement.Elle tient également compte de la manière dont le changement climatique et les pressions environnementales influencent le lieu et le mode de vie des populations, etinsiste fortementsur l'engagement communautaire et les réponses menées au niveau local. En impliquant directement les communautés dans les décisions qui affectent leur vie, elle soutient des solutions au déplacement qui sont menées par les communautés elles-mêmes et conçues pour durer.« Cette nouvellecellulereprésente un changement de mentalitévers une approche véritablement centrée sur les personnes et ancrée dans les lieux où elles vivent. Son champ d'action commence là où lespersonnesvivent réellement – leurs maisons, leurs quartiers et leurs communautés – et organise le soutien autour deces éléments.Nous rapprochons le leadership de ces contextes, afin que les acteurs nationaux et locaux puissent diriger la coordination lorsque cela est possible, les partenaires internationaux venant en appui plutôt qu’en substitution des capacités locales», a déclaréJaganChapagain, secrétaire général et directeur général de l’IFRC.Les bénéfices de cette coopération renforcée sont déjà visibles. Lors des récentes inondations au Sri Lanka, l'OIM etl’IFRCont travaillé main dans la main pour soutenir les communautés touchées, combinant l'aide d'urgence en matière d'hébergement avec la coordinationsur siteet la planification du relèvement à plus long terme, démontrant ainsi comment une coordination intégrée peut accélérer l'aide et améliorer les résultats pour les familles.L'OIM etl’IFRCremercient également le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, ainsi que l'ONU-Habitat et le NRC pour leur étroite collaboration tout au long de la transition et pour leur partenariat continu à mesure que cette nouvelle approche mondiale progresse.Notes aux rédacteursLa cellulemondialepour les abris, les terrains et les sites(GlobalShelter, Land and Site Coordination Cluster)intègre les fonctions suivantes : abris, coordination et gestion des camps (CCCM) et logement, terrains et biens immobiliers (HLP) au sein d'une seule plateforme mondiale decoordination. L'OIM etl’IFRCagissent conjointement en tant que prestataires mondiaux de dernier recours (POLR) pour lacellule mondialeAbris, terrains etsites, tandis que le NRC conserve le rôle de POLR mondial pour lelogement,lesterrains etlesbiens immobiliers.Pour plus d'informations, veuillez consulter leCentre des médias de l'OIMet lecentre des médias de l’IFRC.

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Local, Partout

Ancré dans les communautés, présent dans 191 pays et soutenu par une coordination et une influence à l’échelle mondiale. Tels sont les éléments essentiels qui définissent le réseau de l’IFRC, composé des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de ses 16 millions de volontaires communautaires. Des visages locaux de confiance qui apportent un soutien vital avant, pendant et après les crises, dans chaque recoin du monde. À un moment où le secteur humanitaire est sous surveillance, nous démontrons chaque jour que notre présence locale, partout, a un impact qui sauve et transforme des vies.

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Protection des enfants en mouvement

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Communiqué de presse

IFRC dévoile son Plan mondial 2026 pour répondre à la hausse des besoins humanitaires grâce à un renforcement de l’action locale menée par les communautés.

Genève, 12 décembre 2025 – IFRC a lancé aujourd’hui un résumé de son Plan mondial 2026, présentant les priorités opérationnelles de l’organisation pour l’année à venir, alors que les besoins humanitaires atteignent des niveaux sans précédent, tandis que les financements de l’action humanitaire continuent de diminuer.Le plan met en lumière les défis urgents auxquels sont confrontées les communautés à travers le monde, allant de la multiplication des catastrophes liées au climat aux conflits prolongés, en passant par l’augmentation des déplacements, les urgences sanitaires et l’aggravation des vulnérabilités. Dans de nombreuses crises, le personnel et les volontaires de l’IFRC, de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont de plus en plus souvent les seuls acteurs humanitaires encore présents, alors que d’autres organisations réduisent leurs activités ou se retirent.« Les besoins humanitaires augmentent, les défis se multiplient et les financements diminuent. De nombreuses organisations doivent quitter les communautés au moment même où elles ont le plus besoin de soutien. Pas nous », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC. « Le réseau de l’IFRC est local, partout, et en 2026, cela ne changera pas. »Un plan de 3,4 milliards de CHF axé sur la protection des personnes les plus à risque.Le besoin total de financement du réseau de l’IFRC pour 2026 s’élève à 3,4 milliards de francs suisses (une ventilation détaillée est disponible dans le document de synthèse du Plan mondial). Parmi les principaux domaines d’investissement de l’IFRC figurent :Les catastrophes et les crisesLa santé et le bien-êtreLa migration et les déplacementsLe climat et l’environnementLes valeurs, le pouvoir et l’inclusionLes appels d’urgenceLe renforcement des fonds à vocation spécifique, notamment le IFRC-DREF (Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes) et la National Society Investment Alliance (NSIA).Un soutien accru à l’action menée au niveau localDans le cadre du Plan mondial, l’IFRC consacrera 75 % de l’ensemble des ressources mobilisées au niveau international au niveau national, en plaçant davantage de personnes et d’expertise au plus près des communautés. Elle renforcera la capacité des Sociétés nationales à diriger les interventions d’urgence, à élargir les réseaux de volontaires et à approfondir la redevabilité envers les communautés affectées.Le plan s’inscrit dans la continuité du processus de « Renewal » en cours au sein de l’IFRC, une transformation initiée par le Secrétaire général de l’IFRC afin de rendre le Secrétariat de l’IFRC plus agile, davantage ancré au niveau local, plus efficace, plus efficient et plus responsable, à travers de larges consultations menées auprès du personnel, des Sociétés nationales et des partenaires.Faire les choses autrement avec moins de ressourcesAvec 191 Sociétés nationales, 17 millions de volontaires et 289 000 branches locales, l’IFRC demeure le plus grand réseau humanitaire au monde. Toutefois, le contexte dans lequel elle opère devient de plus en plus fragile, marqué par la hausse des besoins humanitaires et des risques accrus pour le personnel humanitaire. Cinquante-sept membres du personnel et volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions au cours des deux dernières années. La protection du personnel humanitaire, afin de pouvoir remplir efficacement notre mandat, constitue une priorité majeure pour l’IFRC en 2026.Un appel à investir dans des actions locales efficaces et éprouvées.L’investissement dans des réponses menées au niveau local demeure l’un des moyens les plus rentables et à fort impact pour répondre aux besoins humanitaires. Les Ressources régulières, financement non affecté de l’IFRC, seront particulièrement importantes en 2026, car elles fournissent la flexibilité nécessaire pour ancrer l’action locale, maintenir les services essentiels et soutenir les Sociétés nationales en première ligne face à l’augmentation des besoins humanitaires.Avec le Plan mondial 2026, l’IFRC renouvelle son engagement à être locale, partout, en veillant à ce que les communautés disposent d’un soutien de confiance à proximité lorsque cela compte le plus — et invite ses donateurs et partenaires à financer ce Plan.Lire le résumé du Plan mondial 2026.Le Plan complet sera publié en janvier 2026.Pour plus d’informations, consultez la page web du Plan mondial 2026.Pour toute demande média, veuillez nous écrire à l'adresse: [email protected] Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 Scott Craig, +41 76 370 3575

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La Plateforme mondiale sur la migration

Notre Plateforme mondiale de l’IFRC sur la migration et les déplacements unit l’action locale et mondiale afin de garantir que les personnes exposées au risque de déplacement, les personnes en mouvement et les communautés qui les accueillent puissent vivre dans la dignité, la sécurité et avec des perspectives d’avenir.

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Servir avec le coeur: La Journée internationale des volontaires 2025 rend hommage au don du cœur et à l’esprit d’être « Local, partout »

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Communiqué de presse

En prélude à la COP30, l’IFRC met en garde contre le ralentissement de l’action climatique dans un contexte de crises mondiales multiples.

Genève, le 6 novembre 2025 – À l’approche de la COP30, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) avertit que, face à de multiples crises mondiales qui se chevauchent, le monde ne peut se permettre de perdre de vue l’urgence climatique, alors que les besoins humanitaires liés au climat ne cessent d’augmenter.Partout dans le monde, le réseau de l’IFRC répond à des inondations, sécheresses, tempêtes, vagues de chaleur et feux de forêt de plus en plus fréquents et violents. Ces besoins humanitaires liés au climat augmentent et menacent la santé, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, les vies et les moyens de subsistance. Sans action urgente pour réduire les émissions et renforcer la résilience locale, ces besoins ne feront que continuer à croître.L’investissement dans l’anticipation et la préparation aux catastrophes liées au climat est essentiel pour sauver des vies – comme l’a démontré récemment l’ouragan Melissa, où les mesures de préparation et d’anticipation ont permis aux équipes sur le terrain de disposer d’un temps précieux pour construire des abris, évacuer les populations, prépositionner l’aide et aider les communautés à se préparer à affronter cet ouragan sans précédent de catégorie 5.« L’ouragan Melissa rappelle une nouvelle fois que les conséquences humanitaires du changement climatique sont de plus en plus évidentes. Il montre également qu’être préparé avant qu’une catastrophe liée au climat ne frappe peut sauver de nombreuses vies. À la COP30, nous avons besoin d’actions et d’investissements qui renforcent la résilience des communautés face aux extrêmes climatiques, car si nous échouons, les besoins humanitaires entraînés par le changement climatique ne cesseront de croître », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC.À la COP30, l’IFRC appellera à une action climatique urgente, axée sur trois priorités :Santé et bien-être : Protéger les populations des impacts sanitaires du changement climatique en construisant des villes et des systèmes de santé résilients face au climat. La chaleur extrême, la pénurie d’eau et les maladies liées au climat touchent déjà des millions de personnes, et les risques sanitaires liés au climat devraient augmenter fortement si l’action est retardée.Investissement dans les personnes et les communautés : Renforcer l’action climatique menée localement et garantir que les financements climatiques atteignent les communautés qui en ont le plus besoin. On estime que moins de 10 % des financements climatiques mondiaux parviennent au niveau local, laissant de nombreuses communautés parmi les plus touchées sans les ressources nécessaires pour s’adapter. Un objectif plus ambitieux en matière de financement de l’adaptation permettrait de garantir que les ressources atteignent en priorité les communautés les plus vulnérables, en particulier dans les contextes fragiles et affectés par des crises.Temps d’anticipation : Agir avant que les catastrophes ne frappent. Investir dans la préparation, les systèmes d’alerte précoce et les actions anticipées afin de sauver des vies et des moyens de subsistance avant la survenue de catastrophes climatiques. L’IFRC continue de mener les efforts mondiaux pour garantir que chacun puisse bénéficier d’alertes précoces et agir pour réduire les pertes et les dommages.Les populations sont déjà confrontées aux limites de l’adaptation et subissent des pertes et des dommages liés aux impacts du climat. Certaines zones deviennent trop chaudes pour permettre des moyens de subsistance, tandis que l’élévation du niveau de la mer détruit les terres agricoles et les réserves d’eau douce.L’IFRC appelle à un soutien prévisible et accessible pour les communautés les plus touchées, en particulier celles qui ont le moins contribué à la crise climatique et disposent du moins de ressources pour se relever.À la COP30, l’IFRC travaillera avec un large éventail de partenaires, de gouvernements et de bailleurs afin de garantir que les voix des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que les besoins des communautés les plus à risque, soient au centre de l’agenda climatique mondial et que les engagements visant à protéger les personnes les plus vulnérables soient tenus.Plus d’informations sur les programmes climatiques de l’IFRC – y compris des données, rapports et témoignages – sont disponibles ici.For more information or to request an interview, please contact: [email protected] Panama:Susana Arroyo Barrantes, +507 6999-3199María Victoria Langman, +507 6550-1090A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Scott Craig, +41 76 370 3575

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Déclaration du Conseil de direction de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge : 60e anniversaire des Principes fondamentaux

Les Principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et duCroissant-Rouge ont été adoptés il y a 60 ans en réponse à d’immenses souffranceshumaines. Ils sont nés de la conviction que l’action humanitaire doit transcender lapolitique, les frontières et les divisions – être ancrée dans l’humanité, l’impartialité, laneutralité, l’indépendance, le volontariat, l’unité et l’universalité.Pour nos Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ces principes nesont pas des idéaux abstraits. Ils sont le fondement de l’action qu’elles mènent auquotidien dans les communautés du monde entier, en ce qu’ils leur permettent derépondre avec compassion et équité aux catastrophes, aux conflits, aux crises sanitaireset aux défis que posent la migration et le déplacement de populations, quelles que soientles personnes touchées.Aujourd’hui, dans un monde qui fait face à des crises sans précédent, ces principesrestent notre meilleure boussole. Ils donnent aux Sociétés nationales la possibilité d’agirrapidement quand des tremblements de terre ou des inondations dévastatricesfrappent, quand des sécheresses détruisent les moyens de subsistance et quand unepandémie perturbe les existences.Ces principes garantissent que nos volontaires et notre personnel peuvent aider lespersonnes sans discrimination, et que chaque individu est considéré comme un êtrehumain doté de dignité, qui a des droits et des aspirations.Pourtant, des principes seuls ne suffisent pas. Les respecter exige du courage, del’humilité et de la détermination. Les Sociétés nationales ont besoin d’un environnementfavorable dans lequel elles peuvent remplir leur rôle d’auxiliaires des pouvoirs publicsdans le domaine humanitaire en étant pleinement reconnues, respectées et soutenues.En conséquence, nous, les membres du Conseil de direction de la Fédérationinternationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dans leprolongement des résolutions du Conseil des Délégués de 2024 et de la XXXIVeConférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, appelons tous lesgouvernements et tous les partenaires à :• garantir la reconnaissance juridique des Sociétés nationales et leur capacitéd’agir conformément aux Principes fondamentaux ;• respecter en tout temps leur indépendance, leur impartialité et leur neutralité ;• faciliter leur mission humanitaire et garantir un accès sûr et sans entrave auxpersonnes en détresse.En ce 60e anniversaire, nous honorons non seulement la vision dont découlent cesprincipes, mais aussi le courage dont font preuve quotidiennement les volontaires et lepersonnel de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui les mettent en pratique.Les Principes fondamentaux ne sont pas des reliques du passé; ce sont desengagements vivants. Il est de notre responsabilité commune de veiller à ce qu’ilsrestent notre boussole dans les décennies à venir.

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Discours

Déclaration de la Présidente de l’IFRC, Kate Forbes, à l’Assemblée générale des Nations Unies lors du lancement de la Déclaration sur la protection du personnel humanitaire

Excellences,Distingués délégués,Je me tiens aujourd’hui devant vous le cœur brisé, mais également avec un sentiment de gratitude et d’urgence.Le cœur brisé, car trop souvent j’ai dû écrire des lettres de condoléances aux familles de nos volontaires et employés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tués dans l’exercice de leurs fonctions. Chaque jour, ils portent notre emblème de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge avec un objectif à la fois simple et profond : aider les personnes et protéger leur dignité, sans discrimination. Mais trop souvent, ils paient le prix le plus élevé pour leur courage et leur dévouement.De la gratitude, car le lancement de la Déclaration sur la protection du personnel humanitaire constitue une affirmation claire de la part des États et de nous tous ici présents que la vie de ceux qui servent l’humanité compte. C’est un signal fort indiquant que nous ne resterons pas silencieux face à ce schéma d’attaques effroyables et sans précédent.L’urgence, car nous savons que les mots seuls ne protégeront pas les humanitaires des balles, des bombes et des attaques. Nous avons besoin que les États respectent leurs obligations de protéger les civils, y compris le personnel humanitaire.Au cours de l’année écoulée seulement, trop de nos collègues à travers la communauté humanitaire ont été blessés, détenus ou tués alors qu’ils portaient secours à d’autres.Jusqu’à présent en 2025, plus de 99 % du personnel humanitaire tué étaient des employés et volontaires locaux/nationaux – la colonne vertébrale de notre action humanitaire.Chacune de ces vies n’est pas seulement un chiffre – c’est une tragédie pour leurs familles, pour leurs communautés et pour notre humanité commune.Le lancement de cette Déclaration est une promesse solennelle.Une promesse que ceux qui consacrent leur vie à aider les autres seront eux-mêmes protégés.Une promesse que la communauté internationale ne détournera pas le regard lorsque l’accès sera refusé et lorsque les principes humanitaires seront violés.Une promesse que les États respecteront leurs obligations en vertu du droit international et garantiront la responsabilité lorsque des travailleurs humanitaires sont attaqués.Mais la protection ne se concrétise pas dans les salles de conférence. Elle exige de la volonté politique, le respect du droit international humanitaire et des actions concrètes à tous les niveaux. C’est ce que nous espérons voir de vous tous ici.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, aux côtés de nos 191 Sociétés nationales et de nos 16 millions de volontaires, est prête à travailler avec les gouvernements, les Nations Unies et tous les partenaires pour transformer l’élan généré par cette Déclaration en actions concrètes pour une protection réelle et durable.En accueillant le Secrétariat du Groupe des amis pour la protection du personnel humanitaire à notre siège de Genève, nous nous engageons à faire de cette Déclaration un instrument vivant – un instrument destiné à renforcer la protection, à favoriser la responsabilité et à faire entendre la voix du personnel humanitaire au cœur des politiques mondiales.De plus, à travers notre Fonds de la Famille de la Croix-Rouge, nous apportons un soutien financier essentiel à nos volontaires et employés tués dans l’exercice de leurs fonctions. Tout en honorant leur dévouement et leur courage, nous voulons nous assurer que leurs familles ne soient pas laissées pour compte. C’est notre espoir sincère que le jour viendra bientôt où ce fonds ne sera plus nécessaire.À celles et ceux qui portent l’emblème de l’humanité dans les catastrophes, dans les contextes de conflit et dans les crises oubliées : cette déclaration est pour vous.Puissiez-vous y voir non pas seulement des mots sur du papier, mais un engagement mondial renouvelé visant à faire en sorte que votre dévouement à l’humanité soit honoré par la sécurité et la dignité que vous méritez.Excellences, assurons-nous que cette déclaration constitue une étape vers un monde où personne n’est blessé pour avoir choisi de se tenir du côté de l’humanité.Je vous remercie.

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Déclaration : L’attaque contre l’Ocean Viking est profondément préoccupante, mettant en danger les travailleurs humanitaires et les survivants en Méditerranée

Budapest/Genève, 12 septembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) déplore fermement l’attaque contre le navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking le 24 août.Au moment de l’attaque en Méditerranée centrale, 87 personnes secourues se trouvaient à bord, ainsi que cinq membres du personnel de l’IFRC et dix-neuf de SOS MEDITERRANEE.Bien que tout le monde ait pu débarquer sain et sauf, l’attaque a provoqué une forte détresse chez les personnes et causé d’importants dommages à la passerelle du navire ainsi qu’à des équipements de sauvetage essentiels. En conséquence, le navire ne sera pas opérationnel dans un avenir proche.« Cela souligne non seulement les risques croissants pour ceux qui entreprennent des opérations de sauvetage en Méditerranée, mais aussi la dangereuse réalité à laquelle sont confrontés les travailleurs humanitaires dans le monde entier », a déclaré Birgitte Bischoff Ebbesen, directrice régionale de l’IFRC pour l’Europe.« Menacer des personnes secourues et celles qui sauvent des vies est inacceptable. Nous appelons toutes les autorités concernées à garantir que des responsabilités soient établies et à tout mettre en œuvre pour qu’un tel incident ne se reproduise pas. »Chaque année, des milliers de personnes tentent de traverser la Méditerranée centrale, l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Les opérations de recherche et de sauvetage restent une nécessité humanitaire, garantissant que les personnes en détresse en mer soient mises en sécurité. Pour que ces opérations soient possibles, les travailleurs humanitaires et les civils ne doivent jamais être pris pour cibles.L’IFRC reste fermement engagée à soutenir les personnes en mouvement à travers ses points de services humanitaires en Méditerranée et au-delà, afin que celles et ceux contraints d’entreprendre des voyages dangereux puissent avoir accès à la sécurité, aux soins et à la dignité, où qu’ils se trouvent.Depuis 2021, le partenariat IFRC–SOS MEDITERRANEE à bord de l’Ocean Viking a permis de mener 156 missions de sauvetage, apportant une assistance immédiate à plus de 8 600 personnes, notamment en nourriture, eau, soins médicaux et soutien psychosocial. Ce travail vital s’inscrit dans un engagement plus large et à long terme visant à protéger et assister les personnes en mouvement sur l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde.Pour plus d'informations, merci de contacter, [email protected] Budapest:Corrie Butler +36 704306506Nora Peter+36 70 265 4020A Genève:Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67

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Le prix de l’humanité : protéger ceux qui servent

Par Kate Forbes, Présidente de l’IFRCLorsque j’ai décidé de me présenter au poste de Présidente de l’IFRC, je n’aurais jamais imaginé que l’une de mes responsabilités les plus douloureuses dans cette fonction serait d’écrire des lettres de condoléances. Et pourtant, au fil des années, j’en ai écrit bien trop – adressées à nos Sociétés nationales, à des familles endeuillées, à des collègues pleurant la perte de leurs amis et de leurs proches.Chaque lettre est écrite le cœur lourd.Chaque lettre est un rappel du sacrifice immense supporté par celles et ceux qui choisissent de servir l’humanité.Rien ne vous prépare au message annonçant qu’un autre de nos employés ou volontaires a été tué dans l’exercice de son action humanitaire.Chaque fois que je reçois la terrible nouvelle de la mort d’un collègue en service, je suis envahie par la tristesse et par la colère.De la tristesse, car chaque perte est personnelle. Derrière chaque statistique se cache un visage, un nom, une vie consacrée au service. Ce sont des pères et des mères, des filles et des fils, des amis et des voisins. Ce sont des personnes qui croyaient en la compassion, qui portaient notre emblème de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comme une promesse d’humanité. Leur absence laisse un vide impossible à combler pour leurs familles, leurs communautés et notre réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.De la colère, car cela ne devrait pas arriver. Les travailleurs humanitaires ne sont pas et ne doivent jamais être une cible. Pourtant, ils continuent d’être attaqués, enlevés, tués. Nous publions déclaration après déclaration, appel après appel, rappelant aux gouvernements et aux parties au conflit leurs obligations au regard du droit international humanitaire. Et pourtant, la violence persiste. Et pourtant, des familles restent seules face au deuil, tandis que le monde passe trop vite à autre chose.Nous devons élever nos voix plus fort, ensemble. Nous devons exiger la reddition de comptes là où règne l’impunité. Nous devons continuer à réclamer la protection et le respect que garantit le droit humanitaire.Nous devons élever nos voix plus fort, ensemble. Nous devons exiger des comptes là où règne l’impunité.Nous devons continuer à réclamer la protection et le respect que garantit le droit humanitaire.Président de l'IFRC Kate ForbesLe poids de cette réalité est difficile à porter. C’est la partie la plus douloureuse de mon rôle de Présidente, et pourtant, c’est aussi le rappel le plus pressant de la raison pour laquelle nous devons persévérer. Pour honorer ceux que nous avons perdus, nous ne pouvons pas nous permettre de rester silencieux.Les travailleurs humanitaires incarnent le meilleur de l’humanité. Ils s’avancent vers le danger lorsque les autres fuient. Ils prodiguent des soins médicaux sous les bombardements. Ils sauvent, réconfortent et protègent sans autre objectif que d’affirmer la vie et la dignité. Leur courage n’est pas abstrait – il s’exprime chaque jour dans des lieux où la compassion est rare et la peur omniprésente.Leur mort n’est pas seulement une tragédie. C’est une violation des lois qui existent pour protéger les civils et ceux qui les servent. Une violation des principes les plus élémentaires de l’humanité. Une violation du tissu moral qui nous unit en tant que communauté mondiale.Aux familles qui ont perdu leurs proches dans cette noble cause : sachez que leur sacrifice n’est pas oublié, et qu’il ne le sera jamais. Ils nous rappellent ce que signifie être humanitaire, le prix de la compassion, et l’urgence de protéger ceux qui protègent les autres.Aujourd’hui et chaque jour, je me tiens aux côtés des familles de ceux qui sont tombés, aux côtés des innombrables volontaires et employés qui poursuivent leur travail dans le danger, et aux côtés de toutes celles et ceux qui ont porté l’emblème de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans des situations à risque. Leur courage m’inspire humilité, leur sacrifice m’interpelle, et leur mémoire nourrit ma détermination.Nous devons élever nos voix plus fort, ensemble. Nous devons exiger des comptes là où règne l’impunité. Nous devons continuer à réclamer la protection et le respect que garantit le droit humanitaire. Et nous ne devons jamais cesser d’honorer celles et ceux qui, dans leur dernier acte, nous ont montré le véritable sens de l’humanité.Aujourd’hui, j’incline la tête dans le deuil. Mais j’élève aussi la voix avec détermination:protéger l’humanité. Protéger ceux qui protègent les autres.Apprenez en plus:Joignez l'appel à #ProtégerLhumanitéSupport the families of fallen Red Cross and Red Crescent volunteers

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Discours

« Les morts doivent cesser » : discours du secrétaire général de l'IFRC à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire 2025

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire (19 août 2025), j’ai eu le devoir solennel de réfléchir à la montée des attaques contre notre personnel et nos volontaires, et de lancer un appel en faveur d’une meilleure protection des travailleurs humanitaires. L’événement de ce matin a été organisé par l’IFRC avec le soutien de la mission australienne à Genève.À l’IFRC, nous sommes fiers de soutenir la Déclaration pour la protection du personnel humanitaire – une initiative du gouvernement australien qui définira des mesures pratiques et concrètes pour protéger les travailleurs humanitaires. J’ai été ravi d’apprendre que la Déclaration est sur le point d’être finalisée. Les États seront très prochainement invités à s’engager à prendre des mesures réelles et concrètes pour protéger les travailleurs humanitaires.Vous trouverez ci-dessous le discours que j’ai prononcé lors de l’événement :Il y a seulement quatre jours, Honelegn Fentahun était encore l’un des nôtres. L’un des meilleurs. Dévoué à la mission collective de la famille Croix-Rouge, Croissant-Rouge. Fidèle à nos Principes fondamentaux. Ancré dans sa communauté. Engagé envers elle. Il faisait partie de l’équipe de la Croix-Rouge éthiopienne à North Gondar.Mais, le 14 août, alors que Honelegn et deux collègues rentraient d’une mission de livraison d’une ambulance dans le district de Janamora, leur véhicule a été intercepté, et ils ont été enlevés par des hommes armés. Les trois ont été libérés le lendemain, sans leur véhicule. Mais la santé de Honelegn avait été gravement affectée. Il est décédé le 15 août. Terrible. Et – tragiquement – le dernier en date seulement.Cette année, nos Sociétés nationales ont déjà perdu DIX-HUIT personnes dans l’exercice de leurs fonctions. La mort de Honelegn n’est pas une exception — elle s’inscrit dans une tendance des plus inquiétantes.Prenons un autre exemple – encore plus terrible. Rifatt Radwan avait 23 ans ; il était volontaire au sein du Croissant-Rouge palestinien. Un humanitaire dévoué, au service de sa communauté.Avec le peu qu’il gagnait, il soutenait son père malade et rêvait de poursuivre ses études. Mais avant de pouvoir réaliser ses rêves, Rifatt a été tué en service, aux côtés de SEPT autres membres du personnel ambulancier du PRCS, à Tel-Al-Sultan, Rafah. Leurs corps ont été retrouvés enfouis dans le sable, portant encore leurs gilets rouges.Les histoires de Rifatt et Honelegn ne sont que quelques-unes parmi tant d’autres. Beaucoup trop.En 2025 seulement, le PRCS a déjà perdu 9 collègues en service. Depuis le 7 octobre 2023, 31 collègues du PRCS ont trouvé la mort. Le Magen David Adom – notre Société nationale en Israël – a perdu 6 collègues sur la même période.En 2024, ce sont au total 32 volontaires et employés des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui ont perdu la vie. Et je le répète – déjà 18 de nos collègues ont été tués en service depuis le début de cette année. Tous étaient des acteurs locaux. Tous œuvraient à sauver des vies dans leurs communautés.J’ai visité de nombreuses Sociétés nationales cette année, de la Syrie à la Somalie, du Botswana à la République démocratique du Congo, en passant par l’Afrique du Sud et le Lesotho – et une chose m’a marqué partout : alors que, face aux réductions de financements notamment, de nombreuses organisations internationales se retirent, le personnel et les volontaires des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, eux, restent. Ils sont souvent les seuls présents sur le terrain.Ils accomplissent un travail indispensable, mais trop souvent ignoré. Ce travail est vital. Nous devons le protéger. Nous devons LES protéger. Ces dernières années, nos volontaires sont devenus des cibles. Les emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sur leurs gilets et leurs casques – qui devraient être des boucliers – sont ignorés.C’est pourquoi nous soutenons – à 100 % – la future Déclaration pour la protection du personnel humanitaire, afin de protéger les travailleurs humanitaires. Cette déclaration constitue une avancée majeure pour protéger ceux qui protègent les autres… en particulier les acteurs LOCAUX, engagés au service des communautés dans lesquelles ils vivent et travaillent. Et je salue le leadership de l’Australie à cet égard.À l’IFRC, nous ne nous limitons pas aux condoléances. Nous agissons pour protéger ceux que nous pouvons. C’est le travail que nous menons depuis longtemps. Cette année, et plus particulièrement aujourd’hui, nous portons haut notre campagne #ProtégezLHumanité, avec l’exposition des noms et des photos de collègues tombés dans l’exercice de leurs fonctions.Nous devons – et nous le faisons – porter le deuil. Mais aujourd’hui est aussi un moment pour se tourner vers l’avenir, pour s’engager dans des actions concrètes afin de mettre fin à la violence contre les travailleurs humanitaires. Voici donc ce que nous faisons.Premièrement : soutenir les familles. L’année dernière, lors de notre Assemblée générale, nous avons lancé le «fonds de soutien pour les familles - Red Family Fund » pour venir en aide aux familles de celles et ceux qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions. Ce fonds est un signe de solidarité, pour montrer aux familles qu’elles ne sont pas seules. Nous saluons les efforts du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) qui promeut le Red Family Fund dans le cadre de sa campagne pour la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Si vous souhaitez y contribuer – que ce soit beaucoup ou peu – des dons peuvent être faits via ce lien.Deuxièmement: nous devons sensibiliser. Nous voulons que le monde connaisse les noms et, si possible, les histoires de ceux que nous avons perdus. C’est pourquoi j’ai commencé par deux exemples aujourd’hui. Nous exhortons chacun à utiliser sa voix pour dire que les humanitaires ne sont PAS une cible, pour sensibiliser dans ses propres réseaux et communautés… et pour inciter les dirigeants à respecter leurs obligations en vertu du droit international.Enfin, nous devons obtenir des actes. Et c’est pourquoi la Déclaration mentionnée par Clare, à laquelle nous nous engageons, est si essentielle.Dans le cadre de son engagement constant, l’IFRC recueille des messages de solidarité et de condoléances dans deux livres dédiés : l’un destiné aux familles et collègues de ceux qui ont perdu la vie, et l’autre pour exprimer soutien, empathie et unité envers le personnel et les volontaires. Ces messages seront partagés à l’occasion de la Journée internationale des volontaires, le 5 décembre, en signe de reconnaissance de l’extraordinaire dévouement des travailleurs humanitaires à travers le monde.La protection de celles et ceux qui sont en première ligne face aux crises n’est pas une option – c’est une nécessité. Leur travail est vital, mais leur sécurité est de plus en plus fragile. La communauté internationale doit agir de manière décisive et veiller à ce que les travailleurs humanitaires ne soient plus jamais traités comme des cibles. Ces décès doivent – je le répète, DOIVENT – cesser.

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« Une grave trahison contre l’humanité » : les attaques odieuses visant les travailleurs humanitaires doivent cesser

Genève (IFRC / CICR) – Depuis début2025 seulement, 18membres du personnel et volontaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués alors qu’ils s’efforçaient d’accomplir leur mission vitale à Gaza, au Soudan, au Soudan du Sud, en Iran, en Éthiopie et en République démocratique du Congo.De nombreux autres ont été tués alors qu’ils n’étaient pas en service mais chez eux, entourés de leur famille, ou simplement en train de vaquer à leurs occupations quotidiennes. D’autres encore ont été blessés, enlevés ou victimes de détention arbitraire.La diffusion d’informations fausses et préjudiciables nuisant délibérément aux organisations humanitaires aggrave les menaces auxquelles leurs équipes sont confrontées, notamment lorsqu’elles sont présentées comme des cibles légitimes.Si nos collègues continuent de se rendre au travail chaque jour malgré les risques, ce n’est pas parce qu’ils ne ressentent pas la peur, mais parce que la souffrance des populations est trop urgente pour être ignorée. Pourtant, le courage et le dévouement ne protègent pas contre les balles.La Déclaration sur la protection du personnel humanitaire, qui vise à mobiliser les États afin d’inverser cette tendance dramatique, est une étape cruciale et un engagement qui doit impérativement se traduire en actions concrètes sur le terrain.Le droit de la guerre établit clairement que les personnels humanitaires doivent être respectés et protégés. Chaque attaque à leur encontre constitue une grave trahison contre l’humanité, ainsi qu’une violation des règles édictées pour les protéger et protéger les communautés auxquelles ils viennent en aide. Chaque mort parmi les humanitaires envoie un message dangereux portant à croire que leur vie peut être sacrifiée – cela est inacceptable.Nous appelons l’ensemble des États, des parties aux conflits et des dirigeants mondiaux à prendre immédiatement des mesures concrètes pour assurer la protection des personnes qui risquent leur vie pour sauver celle des autres. Protéger les travailleurs humanitaires revient à protéger notre humanité commune.

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Le Secrétaire général de la Fédération internationale à l’ONU : le "réajustement" humanitaire exige que le secteur soit « aussi local que possible, et aussi international que nécessaire »

La discussion a porté sur ce que le secteur humanitaire devrait faire pour se réformer à un moment où les fonds humanitaires sont fortement réduits et où les besoins sont de plus en plus importants. (Une vidéo de la session est disponible ici, les remarques du secrétaire général de l'IFRC apparaissant à environ 1 heure 30 minutes de la vidéo.]"Merci, Madame la vice-présidente. Merci à Tom [Fletcher, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d'urgence au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies) pour cette excellente introduction et ce merveilleux discours plus tôt.En ce qui concerne votre question [du modérateur : "Quels seront, selon vous, les éléments clés de l'approche du travail humanitaire après la réinitialisation ?], vous avez bien sûr beaucoup entendu parler de la sorte de réinitialisation collective dont Tom a parlé dans la matinée et à l'instant. J'aimerais vous faire part du point de vue de l'IFRC.L'écouteDès la fin de l’année dernière, nous avions déjà lancé un processus d’écoute, bien avant que la crise de financement actuelle ne prenne une telle ampleur. Car nous estimons qu’il est extrêmement important pour les organisations de faire preuve d’humilité de manière régulière — de se remettre en question, de vérifier si nous sommes encore en phase avec la réalité ou non. Il ne s’agit pas de savoir si nous faisons bien ou mal les choses.En tant que Croix-Rouge, je crois que nous avons toujours bien travaillé, mais il existe toujours des opportunités pour améliorer notre efficacité, réduire les coûts et élargir la portée de nos programmes.Dans le cadre de ce processus, nous avons écouté plus de 2 000 voix — dont plus de la moitié provenaient des communautés locales. Et certaines idées fortes en ont émergé, qui sont d’ailleurs parfaitement en phase avec le processus de réajustement ("Reset") que nous discutons actuellement de manière plus large au sein du secteur humanitaire.Renforcer la localisation et la responsabilitéL’un des premiers enseignements tirés de ce processus, c’est que le système humanitaire, après le réajustement, devra être très local — mais un local ancré dans la redevabilité. Une redevabilité non pas dans le sens de transférer les risques vers les acteurs locaux, mais de partager les risques et d’agir de manière responsable.Il s’agit réellement de redonner la prise de décision au niveau local. Et je pense à la collègue d’Afghanistan [qui est intervenue plus tôt] : ce qu’elle a dit, c’est que vous n’avez pas besoin de nous pousser depuis l’étranger. Nous sommes déjà là. Et d’une certaine manière, nous avons cette idée qu’il faut "mettre" les acteurs locaux en première ligne. Non, ils y sont déjà. Ce qu’il faut, c’est les suivre. Et je pense que nous devons avoir le courage de suivre les acteurs locaux qui sont déjà sur le terrain.En tant que l'IFRC, nous avons toujours défendu le principe de la localisation, mais nous croyons aussi que la solidarité mondiale reste nécessaire dans de nombreux contextes. Et lorsqu’on parle de solidarité mondiale, il est essentiel, aujourd’hui, de mettre nos paroles en actes — aussi bien du côté des donateurs que de nous, en tant qu’organisation internationaleNous, les donateurs et les agences engagées dans le Grand Bargain, nous étions engagés à ce que 25 % des financements internationaux mobilisés soient destinés aux acteurs locaux.Mais nous n’en avons collectivement reçu que 2 %.Cela ne peut pas nous suffire. Sinon, nous continuerons simplement à parler sans agir. Pourtant, nous avons le pouvoir de changer cela, personne ne nous en empêche. Alors, faisons-le.Et pour partager cela avec vous, chers collègues : à l'IFRC, nous avons décidé d’augmenter cet objectif à 75 %. Nous ne nous contenterons pas de 25 %. C’est ce changement d’ambition que nous voulons porter.Renforcer la focalisation humanitaire et la collaborationMaintenant, le deuxième message qui ressort, selon moi, c’est que le système humanitaire, en tant qu’ensemble, et nous en tant qu’organisations, devons renforcer la collaboration.Comme tu l’as dit, Tom : pas de silos, pas d’ego.Mais en parallèle, nous devons aussi être beaucoup plus conscients de nos propres dérives de mandat (mission creep).Parfois, nous mettons en place des mécanismes de coordination complexes? qui, peut-être, n’auraient pas été nécessaires si nous ne nous éloignions pas nous-mêmes de notre mandat initial.Nous nous engageons dans des dérives de mission, ce qui complique tout. Nous nous chevauchons les uns les autres, et ensuite, nous créons un mécanisme compliqué pour constater : « Ah, en fait, nous n’aurions pas dû sortir de notre mandat ».C’est pourquoi nous devons renforcer la focalisation humanitaire. Revenir à l’essentiel, faire preuve de discipline, nous-mêmes, afin que la vie de Tom soit plus facile… voire que Tom ne soit plus nécessaire !Je pense que si nous arrivons à rendre le poste de Tom superflu, ce serait un vrai succès !Et oui, nous devons aussi diversifier nos approches et modèles de financement.À l'IFRC, nous développons des modalités de financement innovantes, mais il nous faut désormais les déployer à grande échelle.Redoubler d’efforts en diplomatie humanitaire pour faire avancer les causes humanitairesLe troisième point concerne un véritable enjeu de diplomatie de gestion: comment préserver notre espace humanitaire, protéger les travailleurs humanitaires, faire respecter nos principes et les normes internationales ? Et je pense qu’à nouveau, nous devons agir collectivement pour faire avancer cela. Notre appel aux gouvernements, aux États, est le suivant : vous devez tenir vos alliés responsables avec autant de rigueur que vos adversaires.Dans le système actuel, on a tendance à condamner rapidement ses ennemis, mais à fermer les yeux sur les agissements de ses amis. Et pour moi, tant que nous n’aurons pas le courage de demander des comptes à nos alliés, nous ne surmonterons pas le sentiment d’impunité qui règne à travers le monde. Il nous faut également, en tant qu’acteurs humanitaires, faire preuve de discipline: nous ne devons pas prétendre nous substituer aux responsabilités des États.La plupart des crises actuelles, et la pression croissante sur les organisations humanitaires, proviennent du fait qu’il n’y a pas eu de solutions politiques durables. Et tant qu’il n’y aura pas de solutions politiques, les humanitaires, même avec 200 milliards, ne pourront pas résoudre ces problèmes. Des solutions politiques sont indispensables.Accélérer la transformation numérique et l’adoption éthique de l’intelligence artificielleQuatrièmement, nous vivons aussi à l’ère du numérique. Je pense donc que nous, en tant qu’organisation et en tant que système humanitaire, devons nous adapter à la digitalisation et à une adoption éthique de l’intelligence artificielle. Et cela, c’est mon fils qui m’a demandé de le mentionner , il étudie l’intelligence artificielle.Une organisation qui agit avec plus d’efficacité et d’efficience, portée par une culture du changementEt enfin… enfin, je pense qu’il est extrêmement important que nous, en tant qu’organisation, disposions à la fois de la capacité et de la culture de la transformation. L’époque des plans à 5 ou 10 ans est révolue. Le monde évolue si rapidement que même les plans annuels deviennent obsolètes. Il faut déjà les actualiser au bout de moins de six mois. Et nous ne pourrons y faire face que si le système humanitaire réajusté est porté par une véritable culture et une réelle capacité de transformation, ainsi que par l’humilité dont j’ai parlé plus tôt. Reconnaître ses faiblesses ou accepter le changement n’est pas une faiblesse — c’est une force. Seules les personnes fortes, seules les organisations solides, sont capables de faire cela.Vrai réajustement = LocalementChers collègues, nous sommes ici avec des règles, des expériences et des perspectives différentes — mais un seul intérêt commun.Tom, je te cite : comment pouvons-nous mieux travailler ensemble pour servir l’humanité.Si nous sommes vraiment sérieux au sujet de la transformation de la réponse humanitaire, alors nous devons l’être tout autant en ce qui concerne le transfert du pouvoir, des ressources et des responsabilités — vers celles et ceux que nous cherchons à aider.Cela signifie : le niveau local.Local. Local et encore local.Mais un local soutenu par la solidarité mondiale. Aussi local que possible, aussi international que nécessaire. Ainsi, un véritable réajustement humanitaire, du point de vue de l'IFRC, repose sur trois piliers : agir avec humanité, anticiper avec clairvoyance, et intervenir avec redevabilité. Et tout cela fonctionne au mieux lorsque le local est au cœur.Merci infiniment.

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Message de l'IFRC pour la Journée mondiale des réfugiés : « Nous sommes avec vous »

Imaginez avoir 24 ans et être mère de deux enfants. Soudain, un conflit armé éclate dans votre pays, balaie votre ville, et vous êtes contrainte de fuir pour sauver votre vie. Vous partez à pied, avec vos enfants et tout ce que vous pouvez emporter.C’est le sort qu’a connu Munana, 24 ans, obligée de fuir sa maison dans la région du Darfour, au Soudan, avec ses enfants en 2024. En arrivant à Adré, au Tchad, près de la frontière soudanaise, sa famille a immédiatement reçu le soutien de la Croix-Rouge du Tchad.« Le trajet entre le Soudan et ici a été très difficile », raconte-t-elle. « À notre arrivée, la Croix-Rouge nous a accueillis. Ils nous ont donné une tente, des lampes, des articles de toilette et de l’eau. »Ce témoignage n’est qu’une histoire parmi des milliers d’autres dans le monde, de personnes contraintes de fuir simplement pour trouver un lieu sûr pour elles et leur famille. Et c’est un exemple parmi tant d’autres de l’action de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui envoient un message fort à des personnes comme Munana : vous n’êtes pas seules – nous sommes à vos côtés.À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés 2025, célébrée le 20 juin sous le thème de la solidarité, l’IFRC invite les populations du monde entier à exprimer leur solidarité par des actes concrets. Cela signifie : nous aider à renforcer l’empathie et la compréhension autour des réalités vécues par les réfugiés, et soutenir notre travail qui transforme des vies là où les besoins sont les plus pressants.Nous vous appelons à vous tenir aux côtés de personnes comme Abdel, qui supervise les volontaires ayant accueilli Munana au Point de service humanitaire (PSH) de la Croix-Rouge du Tchad à Adré – un dispositif soutenu ici par la Croix-Rouge britannique.Dans des points de service humanitaire comme celui-ci, la Croix-Rouge soutient les réfugiés là où ils se trouvent – le long des routes migratoires, dans les camps, ou au sein des communautés hôtes – en fournissant de la nourriture, un soutien psychosocial, des services de protection pour les plus vulnérables, des abris et un accompagnement à la relocalisation.Dans certaines zones, la Croix-Rouge propose également une aide en espèces, afin que les personnes puissent choisir ce dont elles et leurs familles ont le plus besoin, tout en conservant leur dignité et leur autonomie. Entouré de tant de souffrance, Abdel voit dans cette mission une source de réconfort et de joie. « On me demande souvent : qu’est-ce que le bonheur ? Pour moi, le bonheur, c’est aider les autres », dit-il.Une crise mondialeLa solidarité avec les personnes réfugiées est plus cruciale que jamais, face à l’ampleur des déplacements forcés dus à la violence dans le monde. Même certaines des plus grandes crises humanitaires mondiales ne reçoivent pas toujours l’attention qu’elles méritent.Le Soudan, par exemple, connaît actuellement la plus grande crise de déplacement au monde, avec plus de 12,3 millions de personnes contraintes de fuir leur foyer en raison du conflit civil en cours. La majorité d’entre elles ont été déplacées à l’intérieur du pays, mais près d’un tiers – soit 4 millions de personnes – ont trouvé refuge dans des pays voisins comme le Tchad, l’Égypte ou le Soudan du Sud. Pourtant, cette crise d’une ampleur colossale reste largement absente des projecteurs médiatiques internationaux.Malheureusement, le Soudan n’est pas un cas isolé. D’autres conflits à travers le monde forcent également des millions de personnes à quitter leur maison pour chercher un lieu sûr. Selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 123 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées de force à travers le monde.Parmi elles, 36,8 millions sont des réfugiés – c’est-à-dire qu’elles ont fui vers un autre pays que le leur pour chercher la sécurité – et 8,4 millions sont des demandeurs d’asile, en attente d’une reconnaissance officielle de leur besoin de protection internationale.Une réponse à l’échelle mondialeL’ampleur des déplacements de population dans le monde explique pourquoi plus de 165 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge œuvrent pour soutenir les personnes en mouvement – migrants et réfugiés – partout où elles ont besoin d’aide.Parmi elles, 115 Sociétés nationales soutiennent directement les réfugiés et les demandeurs d’asile, à la fois dans le cadre de réponses d’urgence et de programmes à plus long terme. Cet accompagnement s’étend aux contextes de crise et d’urgence, comme au Bangladesh, dans les pays voisins du Soudan, ou encore dans ceux limitrophes de l’Ukraine.Les Sociétés nationales protègent également les migrants et réfugiés empruntant des routes migratoires périlleuses aux quatre coins du globe.Cela inclut les 63 Sociétés nationales participant au Programme mondial de l'IFRC sur les migrations fondées sur les routes migratoires (Global Route-Based Migration Programme), qui vise à sauver des vies et améliorer la sécurité et la dignité de 4,7 millions de personnes en mouvement chaque année – qu’il s’agisse de migrants, de réfugiés, de personnes déplacées ou de communautés hôtes.Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont présentes dans les centres d’appel pour aider à rétablir les liens familiaux. On les retrouve également dans les aéroports, gares routières ou ferroviaires, où elles offrent aux personnes un espace sûr pour se reposer.Le soutien apporté est aussi unique que l’histoire de chaque personne en mouvement : il peut inclure des soins de santé, le rétablissement des liens familiaux, un soutien en santé mentale et psychosocial, des services de protection, de l’information, de la nourriture et d’autres biens essentiels. Il existe même un point de service humanitaire en mer : le navire de sauvetage Ocean Viking effectue régulièrement des opérations de secours auprès d’embarcations de migrants en détresse en mer Méditerranée centrale.Un voyage en coursLa solidarité avec les réfugiés ne s’arrête pas une fois qu’ils arrivent dans une nouvelle communauté ou un nouveau pays. Car bien souvent, une nouvelle vie commence – et avec elle, un parcours semé de nouveaux défis.Si certains réfugiés parviennent à s’intégrer avec succès, nombreux sont ceux qui font face à d’immenses difficultés : la perte de contact avec leurs proches, un accès limité aux services de santé ou de protection sociale, ou encore l’exposition à la discrimination, la traite d’êtres humains, l’exploitation, des obstacles juridiques et culturels, voire à la violence.Et même lorsque tout semble se passer « relativement bien », il n’est pas toujours facile de se sentir chez soi dans un nouveau pays, une nouvelle culture. S’adapter prend du temps. C’est pour cette raison que des Sociétés nationales comme la Société du Croissant-Rouge du Tadjikistan s’efforcent d’aider les personnes réfugiées à s’installer et à se sentir chez elles.Avec le soutien du Partenariat Programmatique, financé par ECHO (protection civile et opérations d’aide humanitaire de l’Union européenne), l’IFRC appuie la Société du Croissant-Rouge du Tadjikistan dans la fourniture d’une aide concrète aux réfugiés : aide en espèces, colis alimentaires, kits d’hygiène, matériel de logement, entre autres. Ce soutien a également permis d’organiser des formations professionnelles dans divers domaines comme la cuisine, la conduite, l’esthétique, ainsi que des cours d’anglais pour les enfants afghans.Changer de mentalitésIl existe de nombreux exemples à travers le monde illustrant ce travail de solidarité mené par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge.Ainsi, de nombreuses Sociétés nationales en Europe offrent un soutien en santé mentale et psychosocial, ainsi que des cours de langue aux réfugiés venant d’Ukraine.D'autres initiatives visent à favoriser une meilleure compréhension des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants. Dans le cadre de son engagement de longue date contre le racisme, la Croix-Rouge finlandaise a par exemple développé l’outil numérique Identify and Act Navigator : une application conçue pour aider les utilisateurs à identifier leurs propres biais et à savoir quand et comment intervenir face à des situations de racisme.En l’espace de trois mois, l’application a été consultée par environ 20 000 personnes, et près de 8 000 d’entre elles ont complété l’ensemble des étapes et des scénarios proposés par le programme.En savoir plus sur la façon dont vous pouvez vous joindre à nous en solidarité avec les réfugiés du monde entierL'approche de l'IFRC en matière de migration et de déplacementProgramme mondial sur les migrations basées sur les itinérairesPoints de services humanitairesEtude de cas : L'équipe mobile de la Croix-Rouge de Boznie-HerzégovineEtude de cas : L'équipe mobile de migration de la Croix-Rouge de ChypreEtude de cas : Section locale de Palilula, Croix-Rouge serbeEtude de cas : Point de service humanitaire de la Croix-Rouge slovèneÉtude de cas : Centre d'accueil de la Croix-Rouge du MonténégroJournée mondiale des réfugiés : Les réfugiés syriens en Jordanie s'ouvrent à une nouvelle vie grâce à la formation professionnelle et à l'éducation | IFRC

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De la vision d'un homme à un réseau mondial

Par Kate Forbes, Présidente de l'IFRCEn ce 5 mai, nous commémorons la création de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Cette journée nous invite à faire une pause, non seulement pour célébrer les réalisations de notre réseau mondial, mais aussi pour réfléchir à la vision de l’homme dont la détermination lui a donné vie : Henry P. Davison.Américain lui aussi, Davison n’était pas seulement banquier et philanthrope; il était un homme profondément conscient du poids de la souffrance humaine et du pouvoir de l’unité. À la suite de la Première Guerre mondiale, alors que le monde portait encore les cicatrices d’un conflit à l’échelle planétaire, il comprit l’urgence de rassembler les Sociétés nationales de la Croix-Rouge pour qu’elles œuvrent ensemble, dans un esprit de coopération. C’est cette vision qui donna naissance à la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge — ce que nous appelons aujourd’hui le réseau de l’IFRC.Le génie de Davison ne réside pas seulement dans sa clairvoyance, mais aussi dans sa croyance en notre humanité commune. Il avait compris que la souffrance ne connaissait pas de frontières et que notre compassion ne devait pas en connaître non plus. Il pensait que les Sociétés nationales, quelle que soit leur taille, pouvaient et devaient s'unir dans la solidarité pour répondre aux besoins humanitaires - que ce soit en temps de guerre ou de paix, en cas de catastrophe ou d'urgence de santé publique. Son leadership a ouvert la voie à l'action humanitaire moderne, où les principes guident notre travail, mais où le courage et la coopération le rendent possible.Plus d'un siècle plus tard, son héritage perdure dans tous les coins du monde où des volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont présents. Des déserts du Sahel aux montagnes du Népal, des centres urbains aux îles les plus reculées, le réseau de l'IFRC continue de vivre la vision fondatrice de Davison : un réseau d'égaux, agissant localement et unis mondialement.En tant que président de l'IFRC, et en tant qu'Américain, je ressens une fierté et une responsabilité particulières à honorer l'héritage de Davison. C'était un homme d'action, d'une grande clarté morale et d'une détermination sans faille. Et bien que le monde ait changé de manière spectaculaire depuis 1919, l'esprit qui a poussé Davison à agir - la croyance en la dignité de chaque vie humaine - reste inchangé.Aujourd'hui, alors que nous sommes confrontés à des défis nouveaux et de plus en plus complexes, je me remémore souvent la vision d'Henry Davison et je m'efforce de faire en sorte que notre réseau mondial devienne plus fort, plus résistant et plus uni, en dépit de la polarisation et de la division qui caractérisent notre époque. Sa vision n'est pas simplement un artefact historique ; c'est un mandat vivant qui doit façonner notre façon de diriger, de collaborer et de nous occuper des autres.N'oublions jamais que nous sommes sur les épaules de ceux qui nous ont précédés. Il est de notre responsabilité de nous réengager en faveur des idéaux défendus par Davison et de viser un avenir où l'unité, et non la division, définit notre réponse aux problèmes les plus urgents du monde.Puisse l'héritage d'Henry Davison continuer à éclairer notre chemin, aujourd'hui et pour les générations à venir.

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Le Fonds de l'impératrice Shōken annonce des subventions en 2025 pour soutenir des projets de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans 17 pays.

La Commission mixte du Fonds de l'Impératrice Shōken (FIS) a annoncé une nouvelle répartition des fonds, d'un montant total de 502 578 francs suisses, qui soutiendront 16 projets menés par 17 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La commission est administrée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Les projets retenus couvrent un large éventail de questions, notamment les services de transfusion sanguine, la préparation aux catastrophes, les premiers secours et le sauvetage, la santé, la jeunesse et le développement des Sociétés nationales.Les pays où les projets sont mis en œuvre sont l'Afghanistan, l'Argentine, l'Angola conjointement avec le Mozambique, la Bosnie-Herzégovine, la République démocratique du Congo, l'Équateur, les Fidji, le Ghana, le Guatemala, la Jordanie, le Maroc, la Slovaquie, la Slovénie, la Somalie, Trinité-et-Tobago et la Zambie.L'année dernière, le FIS a reçu 63 demandes pour la 104e distribution de revenus, ce qui représente le plus grand nombre de demandes jamais reçues. En 2024, le FIS a renforcé sa réserve d'initiatives d'innovation en améliorant la rigueur de ses processus de candidature, d'examen et d'apprentissage. Pour ce faire, il a introduit un cadre d'innovation, rendu les critères de sélection plus clairs, fait appel à des experts en innovation pour les évaluations et encouragé l'expérimentation structurée afin de permettre des solutions plus impactantes et reproductibles dans l'ensemble du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Grâce à ces améliorations, la qualité des candidatures pour 2024 s'est considérablement améliorée, les propositions faisant preuve de plus d'innovation, de clarté et d'alignement sur les priorités du Mouvement.Cette tendance à la hausse confirme la valeur de l'accent mis par le FIS sur l'innovation, l'expérimentation et l'apprentissage, et souligne la nécessité permanente de soutenir les Sociétés nationales lorsqu'elles testent et développent de nouvelles approches pour accroître l'impact de leurs projets humanitaires.D'une valeur totale de plus de 15 millions de francs suisses, le FIS soutient des projets menés par des Sociétés nationales qui profitent aux communautés qu'elles servent de différentes manières. La première subvention du FIS a été accordée en 1921 pour aider cinq Sociétés nationales européennes à lutter contre la propagation de la tuberculose.Depuis lors, plus de 16 millions de francs suisses ont été alloués à 175 Sociétés nationales. Les subventions sont annoncées chaque année le 11 avril, date anniversaire de la mort de Sa Majesté l'impératrice Shōken, l'une des fondatrices de la Société de la Croix-Rouge du Japon.Subventions 2025Don de sang et premiers secoursFidji : Plateforme numérique de don de sangLes Fidji ont du mal à maintenir un approvisionnement stable en sang en raison de lacunes logistiques et d'un faible engagement des donneurs. Cette initiative crée une application mobile qui aidera la Société nationale à gérer les donneurs, à améliorer la communication et à rendre l'expérience du don plus ludique. En tant que premier outil numérique de gestion du sang aux Fidji, elle révolutionnera la sensibilisation et la fidélisation des donneurs de sang. De nombreux petits États insulaires étant confrontés à des problèmes similaires, la solution basée sur l'application est un modèle prometteur et reproductible.Slovaquie : L'éducation numérique de premier secoursLa Slovaquie est l'un des pays d'Europe où les connaissances en matière de premiers secours sont les plus faibles, ce qui entraîne des milliers de décès évitables. Cette initiative introduit la première application et le premier cours numérique gratuit de formation aux premiers secours dans le pays, rendant ainsi accessibles et attrayantes des connaissances qui peuvent sauver des vies. L'innovation réside dans l'élimination des obstacles liés au coût et à l'accès grâce à un apprentissage interactif. Les outils sont numériques de par leur conception et peuvent être partagés ou adaptés à grande échelle dans toute l'Europe.Préparation et réponse aux catastrophesAngola et Mozambique : Réponse aux catastrophes de pair à pairCette initiative marque la première initiative d'apprentissage entre pairs entre deux sociétés nationales lusophones - l'Angola et le Mozambique - dans laquelle chaque société nationale s'appuiera sur les forces de l'autre pour développer conjointement des systèmes de préparation aux catastrophes. Face à des situations d'urgence fréquentes et à des mécanismes de coordination limités, cette initiative introduit des procédures partagées, un système commun de suivi des volontaires et des ateliers de formation conjoints. Elle crée un précédent en matière de renforcement mutuel des capacités et de coopération transfrontalière, offrant un modèle évolutif et reproductible pour d'autres partenariats linguistiques ou régionaux.Trinité-et-Tobago : Drones et systèmes d'information géographique pour la préparation aux catastrophesLes communautés rurales sujettes aux inondations manquent de données sur les risques et de systèmes d'alerte précoce en temps réel. Cette initiative leur permet de disposer de drones et de systèmes d'information géographique pour cartographier les risques au niveau local, et de former des groupes de résilience communautaires à la planification en cas de catastrophe. Il s'agit de la première initiative de ce type dans le pays, qui met des technologies de pointe à la disposition des acteurs locaux. Le modèle est bien placé pour être reproduit dans les petites îles et les zones sujettes aux catastrophes dans le monde entier.Santé et hygièneAfghanistan : Dépistage intégré de la tuberculose et du VIH dans un centre de santé mentaleEn Afghanistan, les patients souffrant de troubles mentaux sont souvent exclus des services de santé traditionnels de lutte contre la tuberculose et le VIH, ce qui accroît le risque de flambées épidémiques. Cette initiative comble cette lacune en intégrant le dépistage dans un centre de santé mentale du Croissant-Rouge, complété par une formation du personnel et des campagnes de lutte contre la stigmatisation. L'innovation réside dans la combinaison des services de santé mentale et de maladies infectieuses sous un même toit, avec un fort potentiel de reproduction dans d'autres centres de santé et dans des contextes de conflit.Argentine : Santé mentale et prévention du jeuLa dépendance aux jeux d'argent en ligne étant de plus en plus forte chez les adolescents, cette initiative menée par des jeunes s'attaque à une crise de santé mentale croissante par le biais de la recherche, de l'éducation à la prévention et de la défense des droits. Il s'agit de la première étude nationale sur les jeux d'argent chez les adolescents en Argentine, qui intègre de manière unique la participation des jeunes à tous les niveaux. La combinaison d'un travail politique fondé sur des données et d'une sensibilisation menée par les pairs offre un modèle qui peut être appliqué dans d'autres pays confrontés à des tendances similaires en matière d'addiction numérique.Guatemala : une vie saine, une communauté saineFace à la recrudescence des cas de dengue, les volontaires guatémaltèques ne sont pas préparés à réagir efficacement. Cette initiative forme les volontaires à la prévention et leur donne les moyens de mener des micro-projets et des campagnes de nettoyage. L'élément innovant de l'initiative est l'utilisation de volontaires comme éducateurs en santé communautaire et leaders d'action, soutenus par des outils numériques de suivi. La structure locale du modèle permet de le reproduire facilement dans d'autres points chauds de maladies à transmission vectorielle.Somalie : Initiative en faveur d'une fabrique de savonLe manque d'infrastructures d'hygiène et la dépendance à l'égard d'importations coûteuses liées à l'hygiène rendent les communautés somaliennes vulnérables aux maladies évitables. Cette initiative met en place une usine de savon gérée par des bénévoles afin de produire localement des produits d'hygiène abordables. L'initiative est innovante dans la mesure où elle associe la fabrication locale à la mise en œuvre de programmes EHA ( eau, hygiène et assainissement) et à l'engagement communautaire. Le modèle à petite échelle, dirigé par des volontaires, est idéal pour être reproduit en Somalie et dans d'autres contextes où les ressources sont limitées.Engagement et autonomisation des jeunesBosnie-Herzégovine : Bourse d'ambassadeurs de l'action climatiqueCe programme ne se contente pas de combler un vide en matière de leadership, il s'oppose directement à l'émigration des jeunes en leur donnant une raison de rester engagés localement. Grâce à des outils tels qu'un manuel du volontaire et des camps de leadership, il systématise l'apprentissage de l'action climatique. Le succès de cette initiative ouvre la voie à sa reproduction par toute Société nationale cherchant à activer le leadership des jeunes en matière de climat.Jordanie : Centre d'activités et d'engagement pour la jeunesseLes jeunes volontaires jordaniens manquent d'espaces structurés et de systèmes pour coordonner l'action humanitaire, ce qui entraîne une faible rétention et des opportunités manquées. Cette initiative met en place un centre dédié à l'engagement des jeunes et un système numérique de gestion des volontaires afin de professionnaliser et de dynamiser la participation des jeunes. Il s'agit du premier centre de ce type en Jordanie, qui associe espace physique, technologie et formation pour créer un vivier de volontaires. Grâce à son organisation modulaire et à sa structure numérique, il peut être reproduit par toutes les Sociétés nationales désireuses d'accroître leur impact sur les jeunes.Slovénie : Faire face au climatL'initiative s'attaque au manque d'implication des jeunes dans les programmes climatiques en leur donnant des outils et des plateformes pour conduire le changement. En intégrant des programmes d'études structurés à des outils numériques et à des canaux de sensibilisation, elle rend l'action climatique tangible et attrayante pour les jeunes. Le format mixte - apprentissage interactif et projets menés par les jeunes - offre une stratégie reproductible pour la mobilisation des jeunes à travers l'Europe et au-delà.Moyens de subsistance et autonomisation économiqueÉquateur: L'hydroponie ludique au service de la sécurité alimentaireL'insécurité alimentaire et le chômage des jeunes augmentent dans les zones rurales de l'Équateur, aggravés par la pénurie de terres et d'eau. Cette initiative utilise l'apprentissage par le jeu pour enseigner l'agriculture hydroponique - en mélangeant la technologie, la nature et l'éducation pratique. Son innovation consiste à rendre l'agriculture durable amusante et accessible, en particulier aux jeunes. L'approche est hautement reproductible, en particulier dans les régions confrontées à des pressions similaires en matière de climat et de système alimentaire.Maroc: Compétences professionnelles pour les femmes ruralesLes femmes rurales de Bab Taza sont confrontées à un taux de chômage élevé en raison du manque d’éducation formelle et de formation professionnelle. Cette initiative prévoit la création d’un centre de formation local proposant des ateliers de couture, de confection et de marketing, afin de transformer les compétences acquises en sources de revenus durables. Elle se distingue par son approche innovante qui relie les compétences techniques à l’entrepreneuriat et au développement de marque, ouvrant ainsi la voie à une autonomie à long terme pour les femmes. Son format modulaire permet également une adaptation facile à d'autres zones rurales de la région.Action pour le climat et durabilité environnementaleGhana : Les femmes vertesLes communautés rurales du Ghana sont confrontées à l'aggravation des impacts liés au climat, à la pénurie d'eau et à la dégradation des sols, les femmes et les jeunes étant souvent exclus des opportunités économiques durables. Cette initiative menée par des femmes répond au besoin urgent d'une agriculture résiliente au climat en proposant une irrigation solaire mobile, le compostage et la plantation d'arbres. Son innovation consiste à combiner les technologies renouvelables avec l'agroforesterie et les compétences commerciales, créant ainsi une résilience à la fois environnementale et économique. Grâce à des unités d'irrigation solaire modulables et à des modules de formation reproductibles, le projet peut être adapté à des communautés agricoles similaires.République démocratique du Congo : Brigade de l'école verteEn raison de la déforestation massive et d'une éducation environnementale limitée, les jeunes de la RDC sont déconnectés de l'action climatique. Cette initiative met en place des brigades scolaires chargées de planter des arbres et de dispenser une éducation à l'environnement, afin de promouvoir le volontariat chez les jeunes et une prise de conscience à long terme des problèmes climatiques. Elle est innovante dans sa façon d'intégrer les valeurs humanitaires dans l'action environnementale au niveau de l'école, et est hautement reproductible dans les écoles et les provinces avec des ressources de base et la coordination de la Croix-Rouge et de la Jeunesse.Zambie : Gestion durable des déchets par les jeunesL'urbanisation rapide et la mauvaise gestion des déchets dans les quartiers informels de Lusaka créent des risques sanitaires et climatiques majeurs, en particulier pour les jeunes. Cette initiative menée par des jeunes s'attaque aux déchets par le recyclage, le compostage et la sensibilisation de la communauté, tout en créant des emplois verts. Son innovation réside dans le fait qu'elle associe l'action environnementale à l'autonomisation économique des jeunes, en s'appuyant sur des outils numériques et des partenariats commerciaux locaux. Le modèle est piloté par la communauté et peut être étendu à d'autres zones urbaines en Afrique.En savoir plus sur l'attribution des subventions du Fonds de l'impératrice Shôken en 2024.

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L'initiative d'éducation de la Croix-Rouge (RED EDUCATION)

RED Education est une initiative mondiale qui rassemble les efforts du réseau de l'IFRC pour soutenir l’éducation – dans des espaces formels et non formels – des enfants et des jeunes avant, pendant et après les catastrophes ou les crises.