Cette déclaration est attribuée à Kate Forbes, présidente de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et à Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix-Rouge.
Genève, 13 mars 2026 — Depuis l’escalade des hostilités au Moyen-Orient, le personnel humanitaire et médical est pris pour cible, mettant en péril les services essentiels dont dépendent les civils pour survivre. Si cette situation persiste, nous craignons de devoir bientôt pleurer davantage de collègues tués alors qu’ils tentaient de sauver des vies.
En moins de deux semaines, ces craintes deviennent déjà réalité. Un ambulancier de la Croix-Rouge libanaise est décédé des suites de blessures critiques subies alors qu’il tentait de porter secours à des civils blessés, et d’autres ont été blessés. En Iran, des membres du personnel et des volontaires de la Société du Croissant-Rouge iranien ont également été touchés alors qu’ils venaient en aide aux civils dans le contexte des hostilités.
Malgré les dangers, le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que ceux du Magen David Adom en Israël, continuent d’intervenir dans toute la région, au péril de leur vie, pour soutenir les personnes dans le besoin.
Le personnel humanitaire est protégé par le droit international humanitaire. Il y a un an ce mois-ci, huit ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien ont été brutalement tués alors qu’ils portaient secours à des blessés à Gaza, suscitant une indignation mondiale. Pourtant, dans les conflits à travers le monde, les travailleurs humanitaires et médicaux continuent d’être tués, blessés, enlevés ou détenus alors qu’ils tentent d’atteindre les populations dans le besoin.
Mercredi encore, un collègue de l’UNICEF a été tué lors d’une frappe de drone signalée en République démocratique du Congo. Depuis le début de l’année, des membres du personnel et des volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions non seulement au Liban, mais aussi au Soudan, à Gaza et en Iran.
Nous l’avons déjà demandé, et nous le répétons : les États et les parties aux conflits doivent prendre des mesures concrètes et immédiates pour protéger celles et ceux qui risquent tout pour sauver des vies. Lorsque les travailleurs humanitaires sont protégés, c’est notre humanité commune qui l’est aussi. La vie de nos équipes, et de celles et ceux qu’elles servent, en dépend.
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