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Communiqué de presse

Les crises humanitaires silencieuses s’aggravent au Liban et en Iran.

Beyrouth/Téhéran/Genève, 26 mai 2026 — Trois mois après l’escalade des hostilités au Liban et en Iran, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) avertit que plusieurs crises humanitaires silencieuses s’aggravent dans la région, avec des conséquences à long terme sur les systèmes de santé, la sécurité alimentaire, les déplacements de population et la résilience des communautés.Alors que l’attention internationale s’est déplacée ailleurs, des millions de personnes continuent de faire face aux déplacements, à des systèmes de santé endommagés, à des moyens de subsistance perturbés et à des difficultés croissantes d’accès aux services essentiels. Les tensions géopolitiques persistantes et les restrictions affectant les routes de transport régionales, notamment via le détroit d’Ormuz, continuent d’entraver les chaînes d’approvisionnement humanitaire et d’augmenter le coût de l’acheminement de l’aide.« Derrière les gros titres, plusieurs crises silencieuses s’aggravent avec des conséquences qui dureront des années », a déclaré Cristhian Cardoza, directeur régional adjoint pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) à la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). « Les familles sont poussées au-delà de leurs limites, peinant à se procurer nourriture, médicaments, carburant et abri, tandis que les systèmes de santé endommagés, les déplacements et la pression économique continuent d’accroître chaque jour les besoins humanitaires. »Les systèmes de santé sous très forte pression en Iran.En Iran, les conséquences humanitaires de l’escalade des hostilités se poursuivent bien après le cessez-le-feu. Le conflit a gravement perturbé la prestation des soins de santé à l’échelle nationale, y compris dans 56 centres de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran à travers le pays.Pour les patients vivant avec des maladies chroniques, les perturbations des soins de santé et des chaînes d’approvisionnement médical deviennent une menace vitale. Les restrictions affectant les routes de transport continuent de compliquer l’accès aux médicaments et équipements essentiels.Malgré ces pressions, les équipes de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran poursuivent des opérations humanitaires de grande ampleur dans tout le pays, notamment des activités de recherche et sauvetage, des soins médicaux d’urgence et des services de soutien psychosocial.L’insécurité alimentaire s’aggrave à travers le Liban.Une autre tendance alarmante émerge rapidement : près d’une personne sur quatre au Liban, soit environ 1,24 million de personnes, devrait désormais faire face à une insécurité alimentaire aiguë entre avril et août 2026, selon une analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC).Cette détérioration est alimentée par la poursuite des hostilités, les déplacements prolongés, l’effondrement économique et la flambée des prix du carburant. Depuis l’escalade des violences, les prix du carburant au Liban ont fortement augmenté, le diesel ayant progressé de plus de 65 %, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Dans le même temps, le ministre de l’Agriculture a averti qu’environ 22 % des terres agricoles dans les zones touchées avaient été endommagées, compromettant davantage la production alimentaire et les moyens de subsistance.Plus d’un million de personnes sont actuellement déplacées dans le pays. Beaucoup, en particulier dans le sud, ne peuvent toujours pas rentrer chez elles en raison des hostilités en cours et des infrastructures détruites, et vivent désormais sous des tentes après les violents affrontements récents.Les préoccupations en matière de protection et le déficit de financement menacent la réponse humanitaire.L’IFRC a également réitéré ses préoccupations urgentes concernant les attaques affectant les travailleurs de la santé, les ambulances et les intervenants humanitaires. En Iran et au Liban réunis, six volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués alors qu’ils menaient des activités humanitaires depuis la récente escalade des hostilités.«Nos équipes sur le terrain sont claires : ce dont elles ont besoin avant tout, c’est de protection », a déclaré M. Cardoza. « Ces courageux employés et volontaires ne devraient pas avoir à craindre pour leur vie lorsqu’ils reçoivent un appel d’urgence et se déplacent à bord de leurs ambulances. Les hôpitaux, les ambulances, le personnel médical et les travailleurs humanitaires doivent être respectés et protégés. »L’IFRC a averti que les graves déficits de financement menacent la continuité des opérations humanitaires dans toute la région.« Derrière ces chiffres se cachent des conséquences bien réelles », a poursuivi M. Cardoza. « Les opérations pourraient devoir être réduites, les approvisionnements retardés ou interrompus, et certaines personnes ne pourront tout simplement pas être atteintes. »L’Appel d’urgence de l’IFRC pour l’Iran n’est actuellement financé qu’à hauteur de 4 %, tandis que l’appel pour le Liban reste financé à moins de 14 %.L’IFRC a appelé les donateurs et la communauté internationale à fournir un financement durable et flexible afin de soutenir les opérations d’urgence, les efforts de relèvement et les besoins humanitaires à plus long terme dans l’ensemble de la région.Des porte-parole sont disponibles à Beyrouth, Téhéran et Genève.Pour plus d'informations ou pour demander une interview merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Genève:Tommaso DellaLonga,+41 79 708 4367Matthew Carter, +44 7557 802463A Beyrouth:Mey El Sayegh, +961 03 229 352

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Communiqué de presse

Le travail humanitaire ne devrait jamais être une condamnation à mort, pourtant, pour beaucoup, il le devient de plus en plus.

Genève, 5 mai 2026 – Alors que la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) célèbre le 107e anniversaire de sa création le 5 mai et se prépare à la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge le 8 mai, nous devons faire face à une réalité alarmante. Le travail humanitaire est devenu de plus en plus meurtrier, et ce sont les acteurs humanitaires locaux qui en paient le plus lourd tribut.Plus récemment, le conflit au Moyen-Orient a eu des conséquences dramatiques pour nos collègues. Six volontaires, dont quatre du Croissant-Rouge iranien et deux de la Croix-Rouge libanaise, ont été tués et de nombreux autres blessés alors qu’ils tentaient de venir en aide aux autres.Il s’agit du dernier exemple en date d’une tendance mortelle qui expose de plus en plus le personnel humanitaire – et en particulier les humanitaires locaux – à des dangers extrêmes.Les chiffres parlent d’eux-mêmes (données du réseau IFRC) :Treize volontaires et membres du personnel des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont perdu la vie au cours des quatre premiers mois de 2026 alors qu’ils exerçaient leurs activités humanitaires. Neuf ont été tués lors d’attaques violentes et quatre sont décédés dans des accidents en service, tandis que de nombreux autres ont été victimes d’attaques, de blessures et de menaces.Quatre membres du Croissant-Rouge iranien et deux volontaires de la Croix-Rouge libanaise ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions humanitaires depuis l’escalade des hostilités au Moyen-Orient en 2026.De 2023 à aujourd’hui, près de 100 volontaires et membres du personnel du réseau de l’IFRC sont morts ou ont été tués alors qu’ils servaient leurs communautés. Cela s’inscrit dans une tendance mondiale plus large, 2024 ayant été l’année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les humanitaires dans le monde.À titre de comparaison, au cours des cinq années précédentes (2018–2022 incluses), plus de 30 volontaires et membres du personnel du réseau de l’IFRC ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, dont environ la moitié à la suite d’attaques violentes.Avant 2018, une seule autre année est comparable, 2017, marquée par l’une des attaques les plus meurtrières contre notre personnel et nos volontaires, lorsque 10 membres de la Croix-Rouge de la République centrafricaine ont été tués en service. Cette même année, un total de 32 volontaires et membres du personnel ont été tués par violence et 5 sont décédés dans des accidents.Depuis 2023, trois Sociétés nationales du Croissant-Rouge ont été particulièrement touchées, représentant plus de 70 % des décès au sein du réseau de l’IFRC. Le Croissant-Rouge soudanais a perdu 23 volontaires et membres du personnel, le Croissant-Rouge palestinien 32, et le Croissant-Rouge iranien 15.Les données relatives aux décès du personnel humanitaire du réseau de l’IFRC montrent également que la proportion de personnes tuées lors d’incidents violents par rapport aux incidents non violents a augmenté.En 2023, 65 % des volontaires et membres du personnel des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tués dans l’exercice de leurs fonctions l’ont été lors d’incidents violents.En 2024, ce chiffre est passé à 92 %.En 2025, il s’élevait à 88 %.Depuis le début de l’année 2026, 69 % du personnel humanitaire du réseau de l’IFRC tué en service a péri dans des incidents violents.Enfin, ce sont majoritairement les humanitaires locaux qui paient le plus lourd tribut. Les données mondiales de la Aid Worker Security Database (qui recense les décès violents de l’ensemble du personnel humanitaire dans le monde) montrent qu’en 2025, sur les 332 humanitaires tués dans des incidents violents à l’échelle mondiale, 99 % étaient du personnel local.Les faits sont clairs. Il ne s’agit pas d’un pic isolé lié à un incident ou à un contexte spécifique, mais d’une tendance dangereuse qui menace la sécurité des travailleurs humanitaires. Cela révèle également une évolution de l’environnement des risques, avec une diversité croissante d’acteurs impliqués dans les violences à l’encontre du personnel humanitaire.Chacun de ces chiffres raconte une histoire : celle d’une aggravation, d’inégalités, de conséquences sur les opérations humanitaires et d’un manque de redevabilité.Le droit international humanitaire est sans équivoque. Le personnel humanitaire, les installations et les biens doivent être respectés et protégés. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal rouge sont des symboles de protection. Les attaques contre le personnel humanitaire sont inacceptables et ne doivent en aucun cas devenir une norme.La communauté internationale doit prendre des mesures concrètes pour respecter et protéger le personnel humanitaire et garantir un accès sûr et sans entrave. Les États doivent user de leur influence pour faire respecter le droit international humanitaire.Parallèlement, davantage doit être fait pour soutenir la sécurité et le bien-être des travailleurs humanitaires, en particulier du personnel local et des volontaires. Cela passe notamment par des investissements dans la formation, les équipements de protection, les assurances, ainsi que par un soutien à eux et à leurs familles.Nous appelons à des mesures concrètes pour appuyer des initiatives telles que la Déclaration pour la protection du personnel humanitaire. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, avec ses 191 Sociétés nationales et ses 17 millions de volontaires, est prête à travailler avec les gouvernements, les Nations Unies et tous les partenaires afin de traduire cette Déclaration en actions concrètes pour une protection réelle et durable.Il est temps que ce message soit entendu et suivi d’effets. Il est temps de mettre fin au cycle de la violence.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 Scott Craig, +41 76 370 3575

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L'IFRC condamne fermement le meurtre de Hasan Badawi, ambulancier de la Croix-Rouge libanaise, alors qu'il était en mission à bord d'une ambulance

Beyrouth/Genève, le 13 avril 2026 Le secouriste de la Croix-Rouge libanaise Hassan Badawi a été tué et un autre secouriste a été blessé dans la soirée du dimanche 12 avril. Ils faisaient partie d'une équipe d'ambulance de la Croix-Rouge libanaise effectuant une mission médicale d'urgence à la suite d'une première frappe aérienne dans la ville de Beit Yahoun, district de Bint Jbeil, au Sud-Liban.Hassan avait commencé son engagement comme bénévole auprès de la Croix-Rouge libanaise en 2012.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) condamne fermement cette attaque contre une équipe médicale d'urgence portant l'emblème protecteur de la Croix-Rouge.L'IFRC présente ses plus sincères condoléances à la famille de Hassan, à ses proches et à ses collègues de la Croix-Rouge libanaise, tout en souhaitant un prompt rétablissement au blessé.« Les travailleurs humanitaires ne sont pas une cible. »Au moment de l'attaque, les ambulances et leur équipage étaient clairement identifiés par l'emblème de la Croix-Rouge, visible de tous côtés et illuminé sur les véhicules, conformément au droit international humanitaire. Comme l'a rapporté la Croix-Rouge libanaise, la mission avait fait l'objet d'une notification préalable via les canaux habituels, y compris la FINUL, afin de garantir la protection de l'équipe et la sécurité de l'itinéraire.Il s'agit du deuxième volontaire de la Croix-Rouge libanaise tué dans l'exercice de ses fonctions humanitaires depuis l'escalade du 2 mars, malgré les mesures prises pour assurer la protection des travailleurs humanitaires.L'IFRC réitère son appel : le personnel ambulancier, le personnel médical ainsi que le personnel et les bénévoles de la Croix-Rouge libanaise doivent être respectés et protégés en tout temps, conformément au droit international humanitaire.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, veuillez contacter : [email protected]À Beyrouth: Mey Al Sayegh, +961 761 744 68À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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Communiqué de presse

L’IFRC pleure Alireza, le troisième volontaire du Croissant-Rouge iranien tué en un mois par une frappe aérienne alors qu'il portait secours aux autres

Téhéran/Beyrouth/Genève, 1er avril 2026 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pleure avec une profonde tristesse le décès d'Alireza Sohbatlou, un secouriste de 35 ans de la Société du Croissant-Rouge iranien. Il a été tué le matin du mardi 31 mars lors d'une frappe aérienne dans la province de Zanjan, au nord-ouest du pays, alors qu'il faisait ce qu'il faisait depuis 15 ans : aider les autres.L'IFRC s'associe à la douleur de sa famille, de ses proches et de ses collègues de la Société du Croissant-Rouge iranien. Alireza est le troisième volontaire du Croissant-Rouge iranien à être tué en seulement un mois de conflit. Trois vies ont pris fin alors qu'elles en sauvaient d'autres en Iran. Cela doit cesser.Alireza était un humanitaire. Il était un collègue, une personne qui avait choisi, pendant 15 ans, de donner son temps, ses compétences et son expertise pour aider les autres, au sein de la section de Zanjan de la Société du Croissant-Rouge iranien. Au moment de la frappe, Alireza se trouvait à la clinique Hussainiya pour fournir des services humanitaires à ceux qui en avaient besoin, lorsque le site religieux voisin, Azam Hussainiya de Zanjan, a été touché.L'emblème du Croissant-Rouge est un symbole d'assistance humanitaire neutre, impartiale et indépendante reconnu internationalement ; son utilisation est établie par la loi. Ce symbole identifie ceux qui le portent comme des personnes présentes pour aider. Garantir la protection des humanitaires portant l'emblème n'est pas seulement une question morale, mais une norme juridique internationale impérative. La sécurité de ceux qui protègent et assistent les autres doit être assurée.Rien qu'en 2026, dix membres du réseau de l'IFRC dans le monde ont désormais perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions. Chacun d'entre eux laisse derrière lui des familles qui les aimaient, des amis et des collègues à qui ils manqueront, et des communautés qui avaient besoin d'eux. Alireza était l'un d'entre eux.Pour plus d'informations: [email protected]    A Beyrouth:   Mey Al Sayegh, +961 761 744 68    A Genève:  Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 

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Communiqué de presse

L’IFRC révoltée par le meurtre d’un deuxième volontaire du Croissant-Rouge iranien alors que le conflit entre dans son deuxième mois

Tehran/Beyrouth/Genève, 30 mars 2026 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est révoltée par le meurtre de la Dre Somayeh Mir Abo Eshagh, une volontaire de 44 ans de la Société du Croissant-Rouge iranien originaire de Khansar, dans la province d'Ispahan, au centre de l'Iran. Elle a tragiquement perdu la vie lors de frappes aériennes le 27 mars, alors qu'elle était en service. À peine un mois après le début du conflit, la Dre Somayeh est la deuxième volontaire du Croissant-Rouge iranien tuée en sauvant des vies.La Dre Somayeh a perdu la vie alors qu'elle effectuait une mission du Croissant-Rouge visant à fournir une aide humanitaire et des services de soutien psychosocial aux personnes dans le besoin. Elle s'était consacrée au volontariat pour l'IRCS de manière intermittente pendant 22 ans. L'IFRC exprime ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ses collègues de la Société du Croissant-Rouge iranien. Nous sommes solidaires de la Société du Croissant-Rouge iranien et de tous les travailleurs humanitaires qui fournissent une assistance vitale dans des conditions difficiles et souvent dangereuses.Une fois de plus, notre réseau pleure la perte d'un collègue. Au début de ce mois en Iran, Hamidreza Jahanbakhsh, un autre volontaire de la Société du Croissant-Rouge iranien, a été tué lors d'une opération de recherche et de sauvetage, également dans la province d'Ispahan. Depuis le début du conflit, 17 collègues de la Société du Croissant-Rouge iranien ont également été blessés.L'emblème du Croissant-Rouge est un symbole de protection, d'humanité et de neutralité reconnu internationalement ; il est essentiel de le respecter et de garantir la sécurité du personnel humanitaire afin d'assurer la fourniture d'une aide impartiale et vitale aux personnes dans le besoin.Le meurtre de Somayeh, ainsi que toute attaque contre des humanitaires, est inacceptable et doit être condamné. Nous continuons d'appeler à la protection des équipes humanitaires qui risquent tout pour sauver des vies, il s'agit d'une obligation morale et légale.Rien qu'au cours des trois premiers mois de 2026, neuf membres du réseau de l'IFRC ont perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions à travers le monde.Pour plus d'informations: [email protected]    In Beyrouth:   Mey Al Sayegh, +961 761 744 68    A Genève:  Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 

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Un autre volontaire du Croissant-Rouge iranien a été tué alors qu'il venait en aide à d'autres personnes, le quatrième en seulement cinq semaines : l'IFRC rend hommage à Abolfazl Dahanavi, âgé de 20 ans

Téhéran/Beyrouth/Genève, le 4 avril 2026: La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) déplore avec une profonde tristesse la mort d’Abolfazl Dahanavi, âgé de seulement 20 ans. Il est décédé dans la matinée du samedi 4 avril dans le comté de Mobarekeh, dans la province d'Ispahan, à la suite d'une frappe aérienne, alors qu'il menait des activités humanitaires.Abolfazl est le quatrième volontaire du Croissant-Rouge iranien tué dans l’exercice de ses fonctions depuis le début du conflit, le 28 février 2026. Il n’avait que 16 ans lorsqu’il a commencé à faire du bénévolat pour la Société du Croissant-Rouge iranien, consacrant quatre années au service des autres avant que sa vie ne soit tragiquement interrompue à l’âge de 20 ans.Quatre volontaires ont été tués en portant secours à autrui – en seulement cinq semaines de conflit.Cela est injustifiable. Nous avons déjà pleuré. Nous avons déjà appelé à la protection. Nous appelons à nouveau, avec une urgence et une indignation accrues : les attaques contre le personnel humanitaire doivent cesser.L’emblème du Croissant-Rouge est un symbole internationalement reconnu et protégé d’une assistance humanitaire neutre, impartiale et indépendante. Celles et ceux qui le portent sont là pour aider – et doivent être protégés.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) présente ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues d’Abolfazl, et exprime sa pleine solidarité avec la Société du Croissant-Rouge iranien ainsi qu’avec les milliers de volontaires dont le courage remarquable doit être accompagné d’un engagement universel à les protéger, alors qu’ils continuent de venir en aide aux populations dans un besoin désespéré.Pour plus d'informations ou pour demander une interview:[email protected] Beyrouth:    Mey Al Sayegh, +961 761 744 68     A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 

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À travers les décombres et les pertes, les équipes du Croissant-Rouge iranien continuent de sauver des vies au milieu de l'escalade des hostilités

Cet article est basé sur les efforts d'intervention d'urgence au 2 avril 2026.Alors que les hostilités continuent de s'intensifier à travers l'Iran, les civils subissent de plein fouet la violence, avec des attaques signalées dans 30 des 31 provinces du pays.En moins d'un mois, plus de 2 000 personnes ont été tuées, y compris des femmes et des enfants, et au moins 21 000 ont été blessées. De nombreuses familles ont été contraintes de fuir leur foyer, et l'on estime que 3 % de la population iranienne, qui compte environ 92 millions d'habitants, est désormais déplacée à l'intérieur du pays.Des habitations, des quartiers et des services essentiels ont été endommagés, exerçant une pression croissante sur les hôpitaux, les abris et les infrastructures de base.Au premier plan de l'intervention, la Société du Croissant-Rouge iranien a mobilisé son réseau national de volontaires et d'équipes d'urgence pour soutenir les communautés touchées, fournissant une aide vitale dans certaines des zones les plus durement frappées.Secours au milieu de la destructionDans la ville de Salmas, dans la province de l'Azerbaïdjan occidental, les secouristes de la Société du Croissant-Rouge iranien ont travaillé aux côtés des pompiers après avoir appris qu'une personne était piégée sous les décombres à la suite d'une attaque.Des équipes spécialisées de recherche et de sauvetage ont minutieusement fouillé les débris, finissant par localiser la personne vivante. Le survivant a été extrait en toute sécurité et transféré pour recevoir des soins médicaux.Il s'agit de l'un des milliers de sauvetages effectués par les équipes du Croissant-Rouge iranien depuis le début de l'escalade, incluant des enfants tirés de bâtiments effondrés et des familles secourues immédiatement après les attaques.Une intervention humanitaire à l'échelle nationaleDès les premiers instants de l'escalade, la Société du Croissant-Rouge iranien s'est mobilisée à grande échelle.Aujourd'hui, elle demeure le principal acteur humanitaire du pays, avec 529 sections activées dans les 31 provinces et des opérations couvrant 197 villes. Environ 100 000 intervenants, comprenant des volontaires, des équipes médicales et du personnel de secours, travaillent 24 heures sur 24 pour soutenir les communautés touchées.Les équipes de recherche et de sauvetage, les ambulances, les cliniques, les pharmacies et les unités logistiques sont tous engagés dans la fourniture d'une aide vitale. À ce jour, plus de 3 500 personnes ont été secourues dans les zones sinistrées.Parallèlement, l'intervention s'étend au-delà des besoins physiques immédiats. Grâce à une ligne d'assistance nationale, le Croissant-Rouge iranien a apporté un soutien psychologique et social aux personnes en détresse, recevant plus de 100 000 appels provenant de tout le pays.Dans la province de l'Azerbaïdjan occidental, où des familles déplacées par les hostilités ont été relogées dans des abris d'urgence, des équipes de soutien psychosocial sont présentes sur place, avec un accent particulier sur l'accompagnement des enfants et des familles confrontés au traumatisme, à la peur et à la perte.Pression, danger et pertesMalgré l'ampleur de l'intervention, l'environnement opérationnel reste extrêmement difficile.Dix-sept centres du Croissant-Rouge iranien ont été frappés et près de 100 ambulances ont été endommagées ou détruites, des ressources pourtant cruciales dans un contexte où elles représentent souvent la seule chance de survie pour les blessés.Les travailleurs humanitaires eux-mêmes n'ont pas été épargnés. Trois membres du Croissant-Rouge iranien ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions humanitaires, notamment Somayeh Mir Abu Es’haq, qui a perdu la vie lors d'une attaque alors qu'elle était de service dans la province d'Ispahan, Hamidreza Jahanbakhsh, tué plus tôt lors d'une opération de recherche et de sauvetage, et Alireza Sohbatloo, tué dans une attaque alors qu'il fournissait des services dans une clinique du Croissant-Rouge à Zanjan. Au 1er avril 2026, au moins 17 autres collègues ont été blessés en service depuis le début de l'escalade.Pour de nombreux intervenants, ces défis ne sont pas seulement opérationnels, ils sont profondément personnels.À Qom, un secouriste de l'IRCS a été confronté à la réalité dévastatrice de devoir extraire sa tante et son mari de dessous les décombres, aux côtés d'un jeune enfant.De tels moments reflètent une vérité plus large : de nombreux intervenants ne sont pas seulement témoins de la tragédie, ils la vivent.C'est un rappel brutal du fardeau porté par les travailleurs humanitaires, qui continuent de sauver des vies sous une pression immense, tout en pleurant leurs propres proches.Continuer malgré les défisMalgré les défis immenses, le soutien continue d'affluer de tout le pays, tant par le biais des efforts d'intervention organisés que par des actes de solidarité individuels.Un jeune barbier, Alireza Kazemi, également connu sous le nom de Kenzo, a offert ses services bénévolement aux secouristes de la Société du Croissant-Rouge iranien, proposant des coupes de cheveux pour aider à remonter le moral pendant les gardes longues et exigeantes.« Je voulais qu'ils se sentent un peu mieux, eux et leurs familles, malgré ces conditions. J'ai travaillé de 13h45 hier jusqu'à 5h00 ce matin pour fournir ce service, et nous allons continuer à travailler pour atteindre d'autres zones », a-t-il déclaré.« J'étais hors de l'Iran, mais quand l'escalade a commencé, j'ai ressenti le besoin de revenir et d'offrir mes services ici. Je veux aider mon peuple de toutes les manières possibles. »Passer à la vitesse supérieure pour soutenir l'interventionL'IFRC et son réseau soutiennent la Société du Croissant-Rouge iranien en renforçant les ressources critiques pour maintenir l'intervention.Une allocation initiale de 1,5 million de francs suisses provenant du Fonds d'urgence pour les secours lors de catastrophes (DREF) de l'IFRC a permis l'achat rapide de fournitures médicales essentielles et d'équipements de protection pour les intervenants de première ligne.De plus, un Appel d'urgence de 40 millions de francs suisses a été lancé pour soutenir jusqu'à 5 millions de personnes touchées par la crise. À travers cet appel, l'IFRC apporte un soutien opérationnel et facilite l'achat et la livraison au niveau international d'articles de secours essentiels.Vous pouvez soutenir l'intervention de la Société du Croissant-Rouge iranien et aider à atteindre davantage de personnes dans le besoin en contribuant à l'Appel d'urgence de l'IFRC ici.

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Déclaration : « Nous sommes indignés que des travailleurs humanitaires continuent d’être tués dans les conflits. »

Cette déclaration est attribuée à Kate Forbes, présidente de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et à Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix-Rouge.Genève, 13 mars 2026 — Depuis l’escalade des hostilités au Moyen-Orient, le personnel humanitaire et médical est pris pour cible, mettant en péril les services essentiels dont dépendent les civils pour survivre. Si cette situation persiste, nous craignons de devoir bientôt pleurer davantage de collègues tués alors qu’ils tentaient de sauver des vies.En moins de deux semaines, ces craintes deviennent déjà réalité. Un ambulancier de la Croix-Rouge libanaise est décédé des suites de blessures critiques subies alors qu’il tentait de porter secours à des civils blessés, et d’autres ont été blessés. En Iran, des membres du personnel et des volontaires de la Société du Croissant-Rouge iranien ont également été touchés alors qu’ils venaient en aide aux civils dans le contexte des hostilités.Malgré les dangers, le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que ceux du Magen David Adom en Israël, continuent d’intervenir dans toute la région, au péril de leur vie, pour soutenir les personnes dans le besoin.Le personnel humanitaire est protégé par le droit international humanitaire. Il y a un an ce mois-ci, huit ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien ont été brutalement tués alors qu’ils portaient secours à des blessés à Gaza, suscitant une indignation mondiale. Pourtant, dans les conflits à travers le monde, les travailleurs humanitaires et médicaux continuent d’être tués, blessés, enlevés ou détenus alors qu’ils tentent d’atteindre les populations dans le besoin.Mercredi encore, un collègue de l’UNICEF a été tué lors d’une frappe de drone signalée en République démocratique du Congo. Depuis le début de l’année, des membres du personnel et des volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions non seulement au Liban, mais aussi au Soudan, à Gaza et en Iran.Nous l’avons déjà demandé, et nous le répétons : les États et les parties aux conflits doivent prendre des mesures concrètes et immédiates pour protéger celles et ceux qui risquent tout pour sauver des vies. Lorsque les travailleurs humanitaires sont protégés, c’est notre humanité commune qui l’est aussi. La vie de nos équipes, et de celles et ceux qu’elles servent, en dépend.Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'adresse: IFRC: [email protected] ICRC: [email protected]

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Déclaration – L'IFRC consternée par la mort d’un collègue du Croissant-Rouge iranien

Téhéran/Beyrouth/Genève, 15 mars 2026 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est consternée par la mort de Hamidreza Jahanbakhsh, membre du personnel de la Société du Croissant-Rouge iranien originaire de la province d’Ispahan, tué lors d’une opération de recherche et de sauvetage à Tiran-o-Korun, dans la province d’Ispahan, le 8 mars.Hamidreza Jahanbakhsh a perdu la vie en accomplissant son devoir humanitaire en venant en aide aux personnes affectées par les hostilités en cours. L'IFRC présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de ses collègues du Croissant-Rouge iranien. Depuis le début du conflit, plusieurs autres membres du personnel et volontaires du Croissant-Rouge iranien ont également été blessés dans l’exercice de leurs fonctions.L’emblème du Croissant-Rouge est un symbole de protection, d’humanité, de neutralité et d’espoir. Pourtant, trop souvent, nos volontaires et notre personnel sont tués alors qu’ils accomplissent un travail vital. Cela est inacceptable.Nous exprimons notre solidarité avec la Société du Croissant-Rouge iranien et avec tous les travailleurs humanitaires qui apportent une aide vitale dans des conditions difficiles et souvent dangereuses.La sécurité et la protection du personnel humanitaire, ainsi que le respect de l’emblème du Croissant-Rouge, sont essentielles pour garantir la continuité d’une assistance impartiale et vitale aux personnes dans le besoin.Une fois de plus, notre réseau pleure la perte d’un collègue. Toute attaque contre les humanitaires est inacceptable et doit être condamnée. Nous ne cesserons jamais d’appeler à la protection des équipes humanitaires : il s’agit d’une obligation morale et juridique.Depuis le début de l’année, sept membres du réseau de l'IFRC ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions.Pour plus d'informations: [email protected] A Beyrouth:Mey Al Sayegh, +961 761 744 68   A GenèveTommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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L’IFRC pleure la mort d’un collègue du Croissant-Rouge iranien

Téhéran/Beirut/Genève, 14 janvier 2026 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément attristée par la mort d’Amir Ali Latifi, membre du personnel du Croissant-Rouge iranien, ainsi que par les blessures infligées à cinq autres collègues du Croissant-Rouge iranien, tous touchés dans l’exercice de leurs fonctions dans la province de Gilan, le 10 janvier 2026.L’IFRC adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de ses collègues du Croissant-Rouge iranien.Nous exprimons notre solidarité avec la Société du Croissant-Rouge iranien ainsi qu’avec tous les travailleurs médicaux et humanitaires qui fournissent une assistance vitale en cette période difficile. Les travailleurs humanitaires doivent être protégés.La Société du Croissant-Rouge iranien est une organisation humanitaire et fait partie du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, opérant conformément aux Principes fondamentaux d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance.La sécurité et la protection du personnel humanitaire, ainsi que le respect des emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, sont essentiels pour garantir la poursuite de la fourniture d’une assistance impartiale et vitale aux personnes dans le besoin.L’IFRC est profondément préoccupée par les conséquences des troubles en cours sur la population iranienne et suit de près l’évolution de la situation en coordination avec la Société du Croissant-Rouge iranien.Pour plus d'informations: [email protected] Beyrouth:Mey Al Sayegh, +961 761 744 68   A GenèveTommaso Della Longa, +41 79 708 43 67   

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Déclaration de l’IFRC sur les cinq volontaires du Croissant-Rouge soudanais tués : « Nous sommes horrifiés »

Genève, le 28 octobre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est horrifiée, choquée et profondément attristée par le meurtre de cinq volontaires du Croissant-Rouge soudanais (CRS) qui étaient en service dans la ville de Bara, au Nord-Kordofan, le 27 octobre. Trois autres volontaires sont toujours portés disparus.L’équipe du Croissant-Rouge soudanais était en mission officielle dans le cadre d’une distribution alimentaire dans la ville de Bara. Ils étaient clairement identifiés par le port de gilets du Croissant-Rouge, censés leur assurer une protection totale, et portaient des cartes d’identification délivrées par la branche locale.Toute attaque contre des équipes humanitaires est inacceptable. Nous réitérons avec force notre appel à un respect absolu des emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et des services humanitaires essentiels qu’ils représentent.L’IFRC présente ses plus sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à leurs amis et collègues.Depuis le début du conflit, le Croissant-Rouge soudanais a perdu 21 collègues morts en service.Depuis le début de l’année 2025, 25 employés et volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions humanitaires. C’est inacceptable.Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Naïrobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67

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Discours

Déclaration de la Présidente de l’IFRC, Kate Forbes, à l’Assemblée générale des Nations Unies lors du lancement de la Déclaration sur la protection du personnel humanitaire

Excellences,Distingués délégués,Je me tiens aujourd’hui devant vous le cœur brisé, mais également avec un sentiment de gratitude et d’urgence.Le cœur brisé, car trop souvent j’ai dû écrire des lettres de condoléances aux familles de nos volontaires et employés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tués dans l’exercice de leurs fonctions. Chaque jour, ils portent notre emblème de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge avec un objectif à la fois simple et profond : aider les personnes et protéger leur dignité, sans discrimination. Mais trop souvent, ils paient le prix le plus élevé pour leur courage et leur dévouement.De la gratitude, car le lancement de la Déclaration sur la protection du personnel humanitaire constitue une affirmation claire de la part des États et de nous tous ici présents que la vie de ceux qui servent l’humanité compte. C’est un signal fort indiquant que nous ne resterons pas silencieux face à ce schéma d’attaques effroyables et sans précédent.L’urgence, car nous savons que les mots seuls ne protégeront pas les humanitaires des balles, des bombes et des attaques. Nous avons besoin que les États respectent leurs obligations de protéger les civils, y compris le personnel humanitaire.Au cours de l’année écoulée seulement, trop de nos collègues à travers la communauté humanitaire ont été blessés, détenus ou tués alors qu’ils portaient secours à d’autres.Jusqu’à présent en 2025, plus de 99 % du personnel humanitaire tué étaient des employés et volontaires locaux/nationaux – la colonne vertébrale de notre action humanitaire.Chacune de ces vies n’est pas seulement un chiffre – c’est une tragédie pour leurs familles, pour leurs communautés et pour notre humanité commune.Le lancement de cette Déclaration est une promesse solennelle.Une promesse que ceux qui consacrent leur vie à aider les autres seront eux-mêmes protégés.Une promesse que la communauté internationale ne détournera pas le regard lorsque l’accès sera refusé et lorsque les principes humanitaires seront violés.Une promesse que les États respecteront leurs obligations en vertu du droit international et garantiront la responsabilité lorsque des travailleurs humanitaires sont attaqués.Mais la protection ne se concrétise pas dans les salles de conférence. Elle exige de la volonté politique, le respect du droit international humanitaire et des actions concrètes à tous les niveaux. C’est ce que nous espérons voir de vous tous ici.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, aux côtés de nos 191 Sociétés nationales et de nos 16 millions de volontaires, est prête à travailler avec les gouvernements, les Nations Unies et tous les partenaires pour transformer l’élan généré par cette Déclaration en actions concrètes pour une protection réelle et durable.En accueillant le Secrétariat du Groupe des amis pour la protection du personnel humanitaire à notre siège de Genève, nous nous engageons à faire de cette Déclaration un instrument vivant – un instrument destiné à renforcer la protection, à favoriser la responsabilité et à faire entendre la voix du personnel humanitaire au cœur des politiques mondiales.De plus, à travers notre Fonds de la Famille de la Croix-Rouge, nous apportons un soutien financier essentiel à nos volontaires et employés tués dans l’exercice de leurs fonctions. Tout en honorant leur dévouement et leur courage, nous voulons nous assurer que leurs familles ne soient pas laissées pour compte. C’est notre espoir sincère que le jour viendra bientôt où ce fonds ne sera plus nécessaire.À celles et ceux qui portent l’emblème de l’humanité dans les catastrophes, dans les contextes de conflit et dans les crises oubliées : cette déclaration est pour vous.Puissiez-vous y voir non pas seulement des mots sur du papier, mais un engagement mondial renouvelé visant à faire en sorte que votre dévouement à l’humanité soit honoré par la sécurité et la dignité que vous méritez.Excellences, assurons-nous que cette déclaration constitue une étape vers un monde où personne n’est blessé pour avoir choisi de se tenir du côté de l’humanité.Je vous remercie.

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Journée mondiale de l’aide humanitaire 2025 : Un appel urgent à honorer, respecter et protéger celles et ceux qui #AgissentPourLHumanité

Par une nuit déchirée par le conflit à Téhéran, Morteza Zakeri, chef d’une équipe de secours et de sauvetage, fut dépêché vers un immeuble résidentiel frappé par des frappes aériennes. À son arrivée, il découvre la dévastation : maisons effondrées, vitres brisées et rues envahies de femmes et d’enfants terrifiés.« Il n’y avait pas de temps pour s’arrêter, » dit-il. « Nous avons commencé à dégager les débris immédiatement. Les cris des familles piégées nous poussaient à avancer plus vite, malgré le risque constant d’un nouvel effondrement. »Pourtant, au milieu de la peur et des gravats, Zakeri a trouvé de la fierté dans le courage de son équipe. « Ce n’est plus seulement un devoir, » dit-il. « C’est de l’amour. Nous restons aux côtés de notre peuple jusqu’au bout. »En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire 2025 (19 août), nous nous unissons aux humanitaires du monde entier sous la bannière #AgirPourLHumanité pour honorer le courage de personnes comme Morteza, qui se précipitent vers le danger pour sauver des vies – souvent au péril de la leur.Nous nous engageons également, aux côtés d’autres, à renforcer notre détermination à garantir que les travailleurs humanitaires et les intervenants d’urgence soient respectés et protégés dans l’accomplissement de leurs missions vitales.Cette année, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), principal sponsor de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, oriente ses efforts de collecte de fonds vers le fonds de soutien pour les familles (Red Family Fund), qui apporte un soutien aux familles des volontaires et employés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge décédés dans l’exercice de leurs fonctions.Depuis le début de l’année 2024, 50 volontaires et employés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont perdu la vie dans l’accomplissement de leur mission humanitaire. Dix-huit de ces décès sont survenus en 2025. Chacun d’eux agissait sous les emblèmes protecteurs de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge ou du Cristal-Rouge – des symboles qui, en vertu du droit international humanitaire, signifient qu’ils doivent être respectés, protégés et ne jamais devenir une cible.Cela inclut cinq membres du Croissant-Rouge iranien, dont les volontaires et employés ont répondu avec un courage extraordinaire lors d’une escalade meurtrière de violence en juin 2025.Certains ont fait le sacrifice ultime. D’autres ont survécu, mais portent avec eux les cicatrices, les récits et l’esprit de ce que signifie être humanitaire. Dans cette histoire, nous rendons hommage aux deux : à celles et ceux qui ont donné leur vie en aidant autrui, et à celles et ceux qui continuent, envers et contre tout, à servir avec amour, résilience et une humanité inébranlable.Nima Ahmadi : une vision, une planche de salutDepuis près de deux décennies, Nima Ahmadi sert au sein du Croissant-Rouge iranien, à la fois comme secouriste et comme conteur. Pendant les douze jours de conflit, il a incarné ces deux rôles.Lorsque des explosions ont secoué son quartier la première nuit, Nima s’est précipité sur les lieux avec sa propre voiture, trousse de premiers secours à la main. Il a soigné les blessés avant même l’arrivée des autres secouristes – tout en documentant la dévastation à travers l’objectif de son appareil photo.« J’ai enfilé mon uniforme de secours et je suis allé sur le site de l’explosion, » se souvient-il. « J’ai conduit ma propre voiture jusqu’à l’endroit. La foule s’était déjà rassemblée. Je suis entré sur les lieux en tant que secouriste. Personne n’était encore arrivé pour aider ; j’avais ma trousse de secours avec moi et j’ai apporté les premiers soins aux blessés. Lorsque les services d’urgence et les autres équipes de secours sont arrivés, j’ai poursuivi mon appui. En parallèle de mon travail de secours, je documentais aussi la scène par la photographie. »Dans un autre quartier, il a trouvé trois enfants allongés dans la rue, recouverts de poussière. « J’étais seul. Je leur ai porté assistance, puis je suis parti vers une autre zone. Je ne me suis pas arrêté – ni d’apporter de l’aide, ni de témoigner par mes reportages et mes photos. »Kianoush Fallahi : Quand une mission se transforme en deuilKianoush Fallahi, dresseur de chiens de recherche et de sauvetage, intervenait aux côtés de son chien Zhiro dans l’ouest de Téhéran. Alors qu’ils commençaient les opérations, une seconde vague de frappes aériennes a frappé la zone.« Une puissante explosion a secoué l’endroit ; Zhiro a été ébranlé par le souffle. Je l’ai rapidement mis à l’abri et j’ai essayé de poursuivre l’opération seul – mais les frappes continuaient. Chaque fois que nous approchions, une nouvelle déflagration suivait. »Mais le prix du service est vite devenu personnel. Alors qu’il s’approchait d’une ambulance du Croissant-Rouge iranien pour saluer ses collègues, une frappe est tombée.« En quittant la zone de Doukhouheh, mon collègue Mojtaba Maleki et un autre collègue se tenaient près d’une ambulance garée le long de la route. Je suis allé les saluer, mais quelques secondes plus tard, cette même ambulance a été frappée.« J’ai été projeté par l’explosion. Quand je me suis relevé, je n’ai pas trouvé mon collègue Mojtaba. Quelqu’un m’a dit qu’il avait été tué. Je suis resté là, en larmes. »Hommage aux disparus : un appel à protéger ceux qui protègent les autresLa mort de Mojtaba Maleki n’était pas une tragédie isolée. Il faisait partie des cinq volontaires et employés du Croissant-Rouge iranien qui ont perdu la vie lors de la récente escalade de violence – chacun d’eux tué alors qu’il accomplissait son devoir humanitaire : protéger et sauver des vies.Le 13 juin, Mehdi Zartaji Saray, membre d’une équipe de secours du Croissant-Rouge, a été tué dans la province de l’Azerbaïdjan oriental alors qu’il portait assistance à des civils blessés.Le 14 juin, Yaser Zivari, pompier volontaire et secouriste, a été grièvement blessé alors qu’il apportait une aide humanitaire à Hamedan. Il a succombé à ses blessures huit jours plus tard.Le 16 juin, lors d’une opération de secours dans le nord-ouest de Téhéran, une ambulance a été touchée par une frappe aérienne, tuant Mojtaba Maleki et son collègue Amir Hassan Jamshidpour – tous deux employés dévoués du Croissant-Rouge iranien.Le 22 juin, Seyyed Ali Akbar Mir Mohammadi, volontaire offrant son aide à Ispahan, a été tué lorsqu’un bâtiment s’est effondré lors d’une attaque.Ces cinq vies, fauchées alors qu’elles aidaient les autres, représentent le prix le plus lourd du service humanitaire. Ils ne portaient pas d’armes. Ils portaient des brancards, des trousses médicales et de l’espoir.En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire 2025, nous nous souvenons de ces cinq personnes courageuses – et de tant d’autres à travers le monde – qui ont donné leur vie au service de l’humanité. Nous espérons que vous vous tiendrez à nos côtés pour protéger l’humanité ; notre appel est urgent et clair :Protégez les travailleurs humanitaires;Respectez les emblèmes humanitaires;Personne ne devrait mourir en sauvant des vies.Découvrez comment vous pouvez soutenir celles et ceux qui #AgissentPourLHumanité :Tenez-vous à nos côtés pour protéger l’humanitéHonorez les disparus : visitez la page In Memoriam de l’IFRCSoutenez le Red Family FundFaites un don au fonds de soutien pour les familles ( Red Family Fund)

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Nouvelle tribune du secrétaire général de l'IFRC: Nos travailleurs humanitaires ont été brutalement tués et jetés dans une fosse commune. Cela ne doit plus jamais se reproduire

L'article d'opinion suivant, rédigé par Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC, a été publié pour la première fois par le Guardian britannique le 5 avril 2025.Qu'est-ce qui a été le plus horrible ? L'attente angoissante d'une semaine - le silence après la disparition de nos collègues, alors que nous soupçonnions le pire mais espérions autre chose ? Ou la confirmation, sept jours plus tard, que des corps avaient été retrouvés ? Ou, depuis, les détails effroyables de la façon dont ils ont été retrouvés et tués ?Leurs ambulances ont été écrasées et partiellement enterrées. Leurs corps se trouvaient à proximité, eux aussi enterrés en masse dans le sable. Nos collègues décédés portaient encore leur gilet du Croissant-Rouge. Dans la vie, ces uniformes signalaient leur statut de travailleurs humanitaires ; ils auraient dû les protéger. Au lieu de cela, dans la mort, ces gilets rouges sont devenus leurs linceuls.Les ambulanciers Mostafa Khufaga, Saleh Muamer et Ezzedine Shaath, ainsi que les secouristes volontaires Mohammad Bahloul, Mohammed Al-Heila, Ashraf Abu Labda, Raed Al-Sharif et Rifatt Radwan étaient des gens bien. Aux côtés d'Asaad Al-Nasasra, ambulancier du Croissant-Rouge palestinien - toujours porté disparu - et de travailleurs médicaux et humanitaires d'autres organisations, ils étaient dans des véhicules d'urgence, se précipitant pour faire ce qu'ils font.La bande de Gaza après le cessez-le-feu est dangereuse, bien sûr. Mais ces hommes n'ont pas agi de manière cavalière. Ils pensaient que leurs véhicules marqués du Croissant-Rouge indiqueraient clairement qui se trouvait à l'intérieur et quel était leur objectif. Ils pensaient que le droit humanitaire international avait un sens et que les travailleurs de la santé seraient protégés. Ils pensaient que cela signifiait qu'ils ne seraient pas une cible. Mais ils se sont trompés. Tragiquement, horriblement.C'est pourquoi je vous écris pour vous lancer un appel. Faites en sorte que cette hypothèse se vérifie à nouveau. Ces morts à Gaza - bien que particulièrement horribles - s'inscrivent dans une tendance croissante. De plus en plus de travailleurs humanitaires sont tués dans le monde. Cette tendance doit être inversée.En tant que secrétaire général d'une fédération humanitaire mondiale, un réseau de 191 sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comptant plus de 16 millions d'employés et de volontaires, j'ai l'habitude des traumatismes. Aider les gens à se préparer à une crise et à y faire face lorsqu'elle survient, c'est ce que font nos collaborateurs. En ce moment même, des milliers de collègues de la Croix-Rouge du Myanmar aident les gens à répondre à leurs besoins immédiats après le tremblement de terre. En Russie et en Ukraine, nos membres aident les personnes touchées par les deux parties du conflit.Nos équipes peuvent aider les gens à faire face aux traumatismes. Mais elles ne doivent pas y être soumises en raison de leur travail. Le droit humanitaire international l'exige. Les travailleurs de la santé et de l'aide humanitaire doivent être protégés. Ce n'est pas pour rien qu'ils portent des emblèmes. Pourtant, selon la base de données sur la sécurité des travailleurs humanitaires, ils sont de plus en plus nombreux à être tués. En 2023, ce nombre était de 280. Notre réseau en a perdu 18 cette année-là, dont six de notre société nationale en Israël, Magen David Adom, en ce terrible jour d'octobre. L'année dernière, un nombre record de 382 humanitaires ont été tués. Parmi eux, 32 étaient membres de nos Sociétés de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge, dont 18 du Croissant-Rouge palestinien. Huit autres ont été tués alors qu'ils travaillaient au Soudan. Cette année s'annonce encore pire.Nous ne pouvons pas permettre que ces décès - et toutes ces attaques - soient normalisés. Nous devons rejeter toute idée selon laquelle ils sont inévitables ou font partie des risques du métier. Je suis reconnaissant de l'indignation politique, médiatique et en ligne suscitée par la mort de nos travailleurs le mois dernier. Je la partage. Mais nous devons tous aller plus loin.Tout d'abord, nous devons faire de même lorsqu'un travailleur humanitaire est tué, peu importe l'endroit ou le moment. Trop souvent, lorsqu'un travailleur est originaire de la communauté qu'il sert, l'attention est bien moindre que lorsqu'un travailleur « international » meurt.Deuxièmement, nous devons exiger des gouvernements qu'ils modifient leur comportement et celui de leurs responsables. Quelles que soient les circonstances, les États ont la responsabilité légale de protéger tous les civils, y compris les travailleurs humanitaires. Il doit y avoir des conséquences tangibles pour ceux qui commettent l'atrocité de tuer - par malveillance ou par insouciance - des humanitaires qui tentent de les aider.Troisièmement, les autres gouvernements ont le devoir d'exercer une pression diplomatique et politique sur leurs pairs.Cette semaine, des dirigeants du Croissant-Rouge palestinien se sont rendus de Cisjordanie à New York pour informer le Conseil de sécurité des Nations unies et demander une plus grande protection pour les travailleurs humanitaires. À Genève, j'ai placé la « protection de l'humanité » au cœur de mon engagement auprès des gouvernements, en public comme en privé.Mais à l'IFRC, nous avançons sur une ligne de crête. La neutralité et l’impartialité sont au cœur de notre action – ce sont des principes fondamentaux et constitutionnels de notre organisation. S’en écarter pourrait compromettre notre travail. Notre rôle est de gérer les conséquences, non de désigner les responsables. Même face à des circonstances aussi horribles que celles du mois dernier, ou d’il y a 18 mois en Israël, ni moi ni mon organisation ne désignons de coupables – qu’il s’agisse de personnes, de groupes, d’institutions ou de gouvernements. Vous remarquerez que je ne le fais pas dans cet article, même si d’autres, ici ou ailleurs, le font clairement.Pourquoi ? Parce que nous croyons en l’importance de rester fidèles à nos principes, tout comme nous demandons aux autres de respecter le droit – en particulier le droit international humanitaire. Nous espérons que notre engagement envers la neutralité et l’impartialité donne encore plus de poids à notre voix lorsque nous exigeons justice.Et nous exigeons justice. À Gaza, des enquêteurs indépendants doivent être autorisés à accéder aux lieux et recevoir tous les détails sur ce qui s’est passé il y a deux dimanches, aussi inconfortables soient-ils pour ceux qui les détiennent. Le respect dû aux personnes tuées exige que des conséquences soient appliquées à ceux qui les ont tuées. L’impunité dans un lieu nourrit l’impunité partout. Cela ne peut être toléré.La semaine dernière, la présidente de l'IFRC et moi-même avons envoyé des lettres de condoléances aux familles de trois membres de notre réseau, en République démocratique du Congo et en Syrie. Nous avons pleuré leur perte et, grâce au Fonds familial de la Croix-Rouge, soutenu par l’UE – un fonds dont nous aimerions ne pas avoir besoin –, nous avons offert une modeste contribution financière. Des lettres similaires seront bientôt envoyées aux familles endeuillées à Gaza.Mais bien sûr, des lettres de condoléances arrivent bien trop tard, et sont bien trop peu. Ce qui fera véritablement la différence, c’est un changement profond face au mépris croissant du droit international humanitaire.Je suis indigné. Mais je suis aussi fatigué de l’être. Les travailleurs humanitaires doivent être protégés. Tout simplement, pour l’humanité.

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Deux ans plus tard, un survivant du tremblement de terre en Türkiye et en Syrie entrevoit un avenir meilleur, plus sûr et plus sain.

Les tremblements de terre dévastateurs qui ont frappé le sud de la Türkiye en 2023 ont affecté des millions de vies, laissant dans leur sillage destruction et détresse. Parmi les survivants se trouve Canan, une mère de quatre enfants qui, avec sa famille, réside dans une cité de conteneurs à Hatay.L'histoire de Canan est celle d'une persévérance malgré les cicatrices physiques et émotionnelles. « Pendant le tremblement de terre, un mur s'est effondré sur mon visage et mon dos », se souvient-elle. « J'ai été gravement blessée. Cette période a été incroyablement douloureuse. Pendant un certain temps, j'ai été clouée au lit. J'ai suivi de longs traitements. Aujourd'hui, je peux marcher sans déambulateur ».Si Canan a retrouvé sa mobilité après son traitement prolongé, elle a également perdu la vue d'un œil à cause des débris qui lui sont tombés sur le visage. Ce qui l'a le plus affectée, c'est la perte de sa paupière, qui l'a empêchée de fermer l'un de ses yeux.« Je ne supportais pas de me regarder dans le miroir. Je me sentais toujours mal à l'aise de me voir ainsi et je ne voulais pas sortir », a-t-elle déclaré en évoquant la charge émotionnelle que cette expérience lui a fait subir.Pas seulHeureusement, Canan n'a pas eu à affronter seule cet énorme défi. Son rétablissement psychologique a été soutenu par le Croissant-Rouge turc (CRT), qui a offert une aide psychologique aux survivants du tremblement de terre. Ce projet a été réalisé en coopération avec la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), qui a lancé un appel d'urgence mondial dans les jours qui ont suivi les premiers tremblements de terreElle a également reçu une aide cruciale dans le cadre d'un autre programme mené en collaboration par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, qui vise à assurer la sécurité et la protection des personnes qui sont souvent particulièrement vulnérables à la suite d'une catastrophe de grande ampleur - les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés.Ces efforts comprennent une aide financière qui peut apporter aux personnes une plus grande stabilité et une plus grande indépendance tout en les aidant à répondre à d'autres besoins urgents tels que les soins de santé, l'accès aux médicaments, les possibilités d'éducation, l'aide juridique ou le soutien psychologique.Ces services réduisent considérablement les risques que les personnes en situation de vulnérabilité subissent d'autres préjudices, soient maltraitées ou exploitées, et ils augmentent considérablement les chances d'un rétablissement complet et digne.Dans le cas de Canan, le programme lui a permis d'accéder à des services de santé pour une physiothérapie et un traitement visant à restaurer la fonction de ses paupières.Bien qu'elle ne puisse toujours pas voir d'un œil, Canan éprouve un immense soulagement et une grande gratitude pour la chance qu'elle a eue de reprendre confiance en elle.« Ils m'ont beaucoup soutenue », dit-elle à propos du Croissant-Rouge. « Je ne voulais montrer mon visage à personne. J'ai même surmonté cela. Aujourd'hui, je suis très confiante. Je suis normale. Un de mes yeux est aveugle, mais j'ai encore beaucoup d'amis et d'êtres chers.A l'aise et confiantUn autre impact important des tremblements de terre a été sa peur intense d'entrer dans les bâtiments, une réaction courante chez les survivants. « Avant, je ne pouvais pas entrer dans des bâtiments en béton. J'étais terrifiée. Mais après avoir reçu un soutien psychologique hebdomadaire de la part du Croissant-Rouge turc pendant plusieurs mois, j'ai commencé à surmonter cette peur ».Canan peut désormais entrer dans les bâtiments, même dans ceux de grande hauteur.« Pour la première fois après le tremblement de terre, je suis même allée dans l'appartement de ma sœur, au 12e étage. Avant le soutien psychologique, je ne sortais même pas. Maintenant, je me sens plus à l'aise, plus confiante. Je me sens beaucoup mieux », a-t-elle expliqué.Les tremblements de terre ont laissé des millions de personnes sans maison ni moyens de subsistance, et les groupes vulnérables ont été particulièrement touchés. Pour des personnes comme Canan, qui ont dû faire face à des défis physiques et psychologiques, ces mécanismes de soutien offrent une bouée de sauvetage cruciale, permettant aux survivants de retrouver leur dignité et de reconstruire leur vie.Une vie meilleure en perspectiveUne enquête récente a montré que le programme d'assistance en espèces a un impact concret et mesurable. Selon l'étude, 88 % des personnes ayant participé au projet ont fait état d'une amélioration de leurs conditions de vie.L'évaluation de suivi du programme, connue sous le nom de suivi post-distribution, révèle que 51 % des participants ont utilisé l'aide fournie pour réduire ou éliminer les risques de protection liés à la santé.Quatre-vingt-quinze pour cent des personnes ont également fait état d'une amélioration de la communication et des relations au sein du ménage, ce qui renforce les avantages sociaux plus larges de l'assistance.Par Sevil ErkuşChargée de communication senior, Délégation de l'IFRC en Turquie

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De Genève, avec amour : les réunions de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge débutent par un appel à protéger les travailleurs humanitaires et à placer les jeunes volontaires aux commandes

Alors que les représentants de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier se réunissaient hier à Genève, en Suisse, Kate Forbes, Présidente de l'IFRC, a exposé les enjeux pour les travailleurs humanitaires et les personnes touchées par les catastrophes naturelles, les conflits et d'autres crises.« Aujourd'hui, notre travail est de plus en plus difficile », a-t-elle déclaré. « Les conflits mondiaux se sont intensifiés, mettant en danger les civils et nos volontaires, ce qui rend encore plus difficile l'acheminement de l'aide humanitaire.« La recrudescence de la violence à l'encontre des travailleurs humanitaires souligne le déclin de l'adhésion au droit international humanitaire et constitue une menace directe pour notre mission ».Pour la seule année 2024, le réseau des Sociétés nationales de l'IFRC a perdu 30 de ses volontaires dans l'exercice de leurs fonctions. Le décès le plus récent est celui d'un volontaire soudanais nommé Sadel, tué alors qu'il apportait une aide vitale à son hôpital local.« Chaque perte est profonde, tant pour les communautés que nous servons que pour notre réseau mondial, et affaiblit notre capacité à soutenir ceux qui sont dans le besoin - sans pour autant affaiblir notre détermination à faire face directement à ces crises », a-t-elle poursuivi.Dans le cadre de ses efforts continus pour protéger les travailleurs humanitaires, l'IFRC a lancé la campagne "Protéger l'humanité" au début de l'année afin de sensibiliser et de rallier des soutiens à la protection des volontaires et du personnel.Lors de la cérémonie d'ouverture des réunions statutaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui comprennent l'Assemblée générale, le Conseil des délégués et la Conférence internationale, M. Forbes a également annoncé la création du Fonds de soutien pour les familles, destiné à apporter un soutien financier aux familles des personnes décédées dans l'exercice de leurs fonctions.« Il s'agit d'une mesure concrète qui démontre notre engagement à honorer ceux qui s'occupent des autres », a-t-elle déclaré aux personnes rassemblées.La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, a également pris la parole lors de la cérémonie d'ouverture. Elle a souligné le besoin urgent de protéger les personnes vivant dans des lieux touchés par les conflits et la violence, ainsi que le rôle essentiel que jouent les Sociétés nationales en soutenant et en accompagnant les communautés sur la voie du rétablissement.Les membres du public ont également eu l'occasion de s'exprimer en répondant à des questions humanitaires cruciales par le biais d'applications pour téléphones portables. Les réponses ont été utilisées pour générer des enquêtes en ligne et même un nuage de mots qui envisage un avenir centré sur la jeunesse, la communauté, la résilience et l'innovation.Le Forum des jeunes ouvre la voieOuvrant la voie à l'Assemblée générale, le Forum des jeunes de l'IFRC 2024 s'est ouvert le 22 octobre avec la participation de 85 représentants de la jeunesse de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier.« Je tiens à vous féliciter d'avoir pris la parole au nom des jeunes », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l'IFRC, à l'assemblée, ajoutant qu'il restait déterminé à faire en sorte que les jeunes volontaires et dirigeants jouent un rôle clé en influençant la stratégie et la prise de décision. « Il est temps pour vous, jeunes leaders, de nous montrer la voie.Le président sortant de la Commission de la jeunesse, Bas van Rossum, a marqué son accord. M. van Rossum a été le plus jeune représentant des jeunes au conseil d'administration de l'IFRC en tant que président de la Commission de la jeunesse.Aujourd'hui, neuf ans plus tard, il quitte la présidence de la Commission de la jeunesse de l'IFRC, mais il continue de défendre le rôle des jeunes dans l'orientation de la réponse humanitaire.« Les jeunes sont peut-être les plus proches des lignes de front », a-t-il déclaré dans un épisode spécial du podcast People in the Red Vest, enregistré alors que le Forum de la jeunesse était en cours. « Il est donc très important que nous écoutions les jeunes volontaires et que nous leur donnions l'espace nécessaire pour définir la direction que nous prenons. Favoriser le leadership des jeunesLe forum a également été l'occasion pour les jeunes leaders de rencontrer directement les hauts responsables de l'IFRC. Milena Chacón, de la Croix-Rouge du Costa Rica, a animé une table ronde avec Kate Forbes, présidente de la Fédération internationale, qui a abordé un large éventail de questions, notamment les problèmes de migration dans son État d'origine, l'Arizona, dans le sud des États-Unis, en mettant l'accent sur les traumatismes subis par les enfants.Elle a présenté un programme mis en place par un jeune volontaire de la Croix-Rouge mexicaine qui aide les enfants migrants à exprimer leurs sentiments. Mme Forbes a raconté son parcours de volontaire locale à présidente de l'IFRC, en insistant sur le rôle de la Croix-Rouge dans le développement des compétences de gestion et l'engagement des jeunes.Elle a également abordé la question de la diversité au sein des conseils de jeunes, plaidant en faveur de l'équilibre entre les sexes et de l'inclusion des personnes handicapées afin d'inspirer un leadership plus diversifié.Pour leur part, les jeunes volontaires présents dans l'auditoire ont souligné l'importance de s'impliquer dans diverses parties du réseau et d'avoir voix au chapitre dans la recherche et la mise en œuvre de solutions globales.Stratégie d'engagement des jeunes 2024Une table ronde animée par Maryna Kozhedub, volontaire à la Croix-Rouge ukrainienne, a exploré les défis auxquels les jeunes sont confrontés aujourd'hui.Luciana Marino, de la Croix-Rouge argentine, a abordé trois questions clés concernant les jeunes en Amérique du Sud : la pauvreté, le chômage et la migration. Elle a noté que la pauvreté et le chômage contribuent souvent à la migration.Djamira Zorom, de la Croix-Rouge burkinabé, a décrit les défis auxquels sont confrontées les femmes dirigeantes en Afrique. Elle a expliqué qu'elle devait travailler dur pour gagner la confiance de ses supérieurs et prouver qu'elle était une femme capable d'occuper un poste de direction.Johnson Apamumu, de la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée, a souligné que le fossé entre les générations était un problème important pour les jeunes. Il a insisté sur la nécessité d'un environnement plus ouvert et plus compréhensif entre les générations.Qu'est-ce que l'Assemblée générale de l'IFRC ?En tant qu'organe suprême de la Fédération, l'Assemblée générale se réunit tous les deux ans et détermine la vision et la stratégie de la Fédération, ainsi que les politiques générales qui régissent la Fédération internationale et les Sociétés nationales.Des éléments clés tels que la confiance et l'intégrité, la localisation, le volontariat et l'investissement dans les Sociétés nationales ont guidé les préparatifs des réunions statutaires, qui seront l'occasion de discuter de la manière dont nous pouvons rester pertinents en tant qu'organisation.Cette année, l'Assemblée a eu lieu en même temps qu'une Conférence internationale du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, organisée conjointement avec le Comité international de la Croix-Rouge.

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Fonds de soutien pour les familles

Le Fonds de soutien pour les familles est un moyen de rendre hommage aux volontaires et aux employés des Sociétés nationales qui perdent la vie dans l'exercice de leurs fonctions et offre un mécanisme d'aide financière ponctuelle aux familles qu'ils laissent derrière eux. Ce soutien financier est destiné à compléter tout autre mécanisme d'assurance ou fonds local ou mondial qui pourrait exister pour les familles.

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Journée mondiale de la santé mentale : Que signifie la santé mentale au travail lorsque votre travail consiste à aider des personnes dans une zone de conflit ?

Dans une région aussi vaste et diversifiée que le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (souvent appelée région MOAN), où l'instabilité politique, les difficultés économiques et les risques naturels se chevauchent souvent, la santé mentale est souvent la première victime.Pourtant, la santé mentale et le soutien psychosocial restent trop souvent l'un des aspects les moins prioritaires de la santé globale. Même lorsqu'il est reconnu, il est souvent extrêmement difficile d'accorder l'attention nécessaire à ce besoin critique en raison des pressions de la vie professionnelle quotidienne. Nous avons interrogé certains de nos collègues du bureau de l'IFRC à Beyrouth, qui supervise la région MOAN, sur les réalités du maintien de leur bien-être psychologique, alors même que le conflit s'intensifie autour d'eux.« En théorie, l'idée de "prendre soin de sa santé mentale" ou de "se déconnecter" semble simple. Mais dans la pratique, surtout dans des situations de stress élevé comme celles auxquelles nous sommes confrontés dans la région MOAN, c'est incroyablement difficile. La pression pour être constamment disponible, pour soutenir les collègues, pour suivre les urgences et pour gérer les facteurs de stress personnels laisse peu de place à une véritable déconnexion.« Le Liban est un excellent exemple de la complexité et de l'imbrication des problèmes de santé mentale. Les employés de l'IFRC sont confrontés à une incertitude permanente, certains d'entre nous sont déplacés, d'autres ne dorment pas ; la charge émotionnelle est élevée, et pourtant nous ne pouvons pas mettre notre travail entre parenthèses. Le poids des attentes par rapport à la réalité peut sembler écrasant, et cette tension ne fait que s'intensifier lorsqu'elle est aggravée par les crises qui se déroulent autour de nous. Comment rester productif dans ces conditions ? C'est notre principal défi à l'heure actuelle.»Ibrahim Chaaya, Personnel de l'IFRC MOAN Senior Officer Santé« Le problème de nombreux conseils en matière de santé mentale est qu'ils ont été élaborés en temps de paix, dans des situations pacifiques, pour des personnes confrontées à diverses situations stressantes, mais pas en temps de guerre. Vous pouvez vous déconnecter du travail, d'une dispute avec quelqu'un, des informations, mais vous ne pouvez pas demander à une personne de se déconnecter lorsqu'elle est l'information, lorsqu'elle n'entend que des bombardements et des drones toute la journée.On ne peut pas me demander de me déconnecter quand une frappe aérienne secoue ma maison, mon lit et mon cœur chaque fois que j'essaie de fermer les yeux et de dormir.Nous devrions prendre du recul et repenser les méthodes et les outils de santé mentale que nous utilisons, peut-être devrions-nous les rendre plus contextuels, plus réalistes et donc plus efficaces ».Rima El Basst, IFRC MOAN Assistant en santé communautaire« Honnêtement, je ne vais pas bien. Physiquement, je vais bien, mais d'une manière générale, je ne vais pas bien. Parfois, je me sens engourdi, parfois je pleure à chaudes larmes, parfois je me sens hors de la réalité. Il y a un mélange d'émotions et je ne peux pas le décrire avec des mots. On peut utiliser tous les outils et suivre toutes les thérapies, mais il est impossible de se déconnecter et il est extrêmement difficile de prendre soin de sa santé mentale.« Les sentiments de culpabilité et d'anxiété sont constants. J'ai même peur de dormir et je ne peux plus entendre un bruit fort sans penser qu'il s'agit d'une attaque aérienne. J'ai essayé de prendre soin de moi en faisant de petites choses, comme trouver du soutien auprès d'autres personnes en leur parlant, mais ce n'est pas suffisant. »Yasmin Hakim, Responsable migration pour la région du MOAN de l'IFRC« En tant que responsable de la communication dans les situations d'urgence, je suis constamment en contact avec des crises qui n'en finissent pas. Le défi n'est pas seulement l'intensité de notre travail, mais aussi la façon dont l'incapacité à se déconnecter affecte profondément notre santé mentale.Notre présence numérique reflète l'urgence et le chaos du monde réel, chaque notification, chaque message nous rapprochant du cœur des catastrophes. La pression exercée pour rester engagé 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, brouille la frontière entre le temps personnel et le devoir professionnel, ce qui laisse peu de place à la récupération. Bien que nous soyons dévoués à notre travail, les conséquences sur notre santé mentale sont souvent invisibles mais profondément ressenties - un coût qu'il est difficile d'ignorer face à des crises constantes. »Joanna Daou, IFRC MOAN, Responsable CommunicationDécouvrez comment l'IFRC s'efforce de protéger le bien-être psychologique du personnel, des volontaires et des personnes touchées par une crise.Santé mentale et soutien psychosocial/IFRCJournée mondiale de la santé mentale : en aidant les autres, une jeune volontaire a appris à s’aider elle-mêmeUn projet de la Croix-Rouge uruguayenne envoie un message vital: la vie des jeunes ne peut pas être laissée au hasard – le suicide est évitable5 astuces de la Croix-Rouge pour préserver la santé mentale de ses volontaires de la première heureBriser le silence : prendre en compte la santé mentale et lutter contre la stigmatisation au lendemain du conflit ukrainienSemaine européenne de la santé mentale : Le pouvoir curatif de l'art aide les gens à faire face aux bouleversements causés par les conflits

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Déclaration : Israël/Territoire palestinien occupé : Après une année de souffrance, l'humanité doit l'emporter

« Le monde reste sur ses gardes. Les otages doivent rentrer chez eux. Les bombes doivent cesser de tomber. L’aide doit pouvoir parvenir là où elle est le plus nécessaire.Le 7 octobre marque le premier anniversaire des terribles attaques qui ont conduit à une escalade majeure des hostilités armées en Israël et dans le territoire palestinien occupé.Le besoin urgent de paix et de stabilité n’a jamais été aussi évident. Cependant, les efforts politiques et diplomatiques n’y sont pas encore parvenus. L’aide humanitaire ne peut remplacer la volonté politique.Douze mois plus tard, la situation est toujours aussi désastreuse et ses conséquences se propagent. Des millions de personnes ont désespérément besoin d’aide humanitaire. Au cours des deux dernières semaines, nous avons également assisté à une escalade alarmante des hostilités au Liban.Partout, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont réagi immédiatement, mobilisant ambulances et volontaires pour fournir des soins médicaux, aider les blessés et apporter une aide humanitaire essentielle aux personnes touchées.Malgré les conditions exceptionnellement dangereuses et les obstacles permanents à l’accès, nos équipes sont restées résolues dans leur engagement à aider les personnes dans le besoin.Malheureusement, beaucoup ont payé le prix ultime de leur service à l’humanité : 27 employés et volontaires ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions au cours de cette crise, six du Magen David Adom en Israël et 21 de la Société du Croissant-Rouge palestinien à Gaza et en Cisjordanie.Aujourd’hui, nous honorons leur mémoire et exprimons notre solidarité avec toutes les victimes du conflit. Nous pleurons ces pertes tragiques et restons profondément préoccupés par le fait que ce conflit continue de s’intensifier, causant davantage de souffrances humanitaires dans toute la région."Les humanitaires et les civils doivent être respectés et protégés.Les otages doivent rentrer chez eux.Les bombes doivent cesser de tomber.L'humanité doit l'emporter."La déclaration ci-dessus peut être attribuée à la présidente de l'IFRC, Kate Forbes, et au secrétaire général de l'IFRC, Jagan Chapagain.Nos appels:L'IFRC ne prend parti que pour l'humanité. Nous réitérons nos appels à toutes les parties pour qu'elles :Protéger les civils, les humanitaires, les personnels de santé et les installations médicales. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal rouge doivent être respectés et protégés, et toutes les parties doivent assurer la sécurité des personnes fournissant une aide humanitaire.Garantir un accès sûr et sans entrave à l'aide et aux services essentiels, partout dans la bande de Gaza.Ouvrir tous les points de passage frontaliers disponibles pour assurer un flux continu et élargi d'aide humanitaire, notamment de fournitures médicales, de nourriture et de carburant, vers Gaza, en particulier via les points de passage de Rafah et de Kerem Shalom.Libérer immédiatement et sans condition tous les otages.Pour plus d'informations, merci de nous contacter à l'adresse:[email protected]À Beyrouth:Mey El Sayegh, +961 03 229 352À Budapest:Nora Peter, +36 70 953 7709À Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Andrew Thomas, +41 76 367 6587

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L'IFRC et la Croix-Rouge de la RDC déplorent la noyade d'un volontaire travaillant à la lutte contre le mpox.

L'IFRC et la Croix-Rouge de la RDC confirment avec tristesse le décès tragique de Jean Florent Mosebi le 23 août 2024, dans la province de l'Équateur, en République démocratique du Congo (RDC), à la suite du chavirement de son embarcation. Jean était un volontaire dévoué de la Croix-Rouge impliqué dans la réponse au mpox dans la province de l'Équateur. Il se serait noyé alors qu'il était en mission, traversant d'une zone de santé à l'autre. En tant que point focal de la surveillance à base communautaire (CBS) pour la zone de santé de Wangata, il avait été temporairement déployé dans la zone de santé de Lukolela pour soutenir la réponse au mpox. L'IFRC et la Croix-Rouge de la RDC présentent leurs sincères condoléances à la famille, aux amis et aux collègues de Jean Florent Mosebi à la Croix-Rouge de la RDC.Depuis le début de l'année, le réseau de l'IFRC a perdu 30 volontaires et employés dans l'exercice de leurs fonctions - 27 à cause de la violence, 3 dans des accidents. La perte de notre personnel et de nos volontaires met en évidence les risques importants auxquels nous sommes confrontés en fournissant une assistance humanitaire essentielle dans les zones difficiles d'accès.

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Communiqué de presse

Journée mondiale de l'aide humanitaire : L'IFRC organise une manifestation de solidarité et lance la campagne « #ProtégerLHumanité ».

Genève, 19 août 2024 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) se joindra à la communauté mondiale aujourd'hui (lundi) pour célébrer la Journée mondiale de l'aide humanitaire. Cette année, cette journée revêt un caractère d'urgence d'autant plus grand que nous sommes confrontés à des niveaux alarmants de violence à l'encontre des travailleurs humanitaires.Pour faire face à cette crise croissante, l'IFRC lance une campagne de sensibilisation, #ProtégerLHumanité, afin d'attirer l'attention sur le besoin critique de protection des travailleurs humanitaires et des civils qu'ils servent.Dans le cadre de cette campagne, l'IFRC se joindra à l'initiative « Stand in Solidarity », organisée par le Comité permanent interorganisations (IASC), pour exiger une action urgente. Cet événement a pour but de rappeler aux États et aux autres parties leurs obligations morales et juridiques de protéger les travailleurs humanitaires et les civils.La présidente de l'IFRC, Kate Forbes, et le secrétaire général de l'IFRC, Jagan Chapagain, ont déclaré :« Depuis le début de l'année, 28 de nos volontaires et employés sont morts ou ont été tragiquement tués dans l'exercice de leurs fonctions humanitaires. Cette période a été marquée par des niveaux de violence mondiale parmi les plus élevés à l'encontre de nos volontaires et de notre personnel.« Une seule vie perdue, c'est beaucoup trop. Nous avons atteint un point critique où nous devons exiger la sécurité et la protection de nos travailleurs. Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire, l'IFRC lance une campagne de sensibilisation pour mettre en lumière la nécessité de protéger les travailleurs humanitaires.« Nous devons faire prendre conscience de la nécessité urgente de protéger les personnes en situation de crise, mais surtout nos volontaires et notre personnel, qui risquent quotidiennement leur vie pour aider et sauver d'autres personnes.« Si le réseau de l'IFRC et ses volontaires s'engagent à servir les personnes dans le besoin, leur sécurité et leur protection échappent en fin de compte à notre contrôle direct. Aujourd'hui, nous appelons les autorités et les gouvernements à respecter les principes humanitaires internationaux et à assurer la protection de ceux qui risquent leur vie pour apporter une aide cruciale. Le monde a plus que jamais besoin d'humanitaires. Il est temps d'agir pour l'humanité. Ne détournez pas le regard ».Détails de l'évènementQuoi: Manifestation de solidaritéQuand: Lundi, 19 Août 2024, à 14:00Où: Entrée principale du siège de l'IFRC, Genève. Pour plus d'informations ou pour organiser un entretien, veuillez contacter : [email protected] Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 7084367 et Andrew Thomas: +41 76 3676587

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Protégez l'humanité à nos côtés

La violence à l'encontre des travailleurs et des volontaires humanitaires doit cesser. Mais nous ne pouvons y parvenir sans votre aide. La campagne Protect Humanity a besoin de vous - de votre voix, de votre participation et de votre action - pour nous aider à mettre fin à la violence contre ceux qui risquent leur vie pour aider les autres. Nous devons protéger les premiers intervenants et les bénévoles qui donnent tout pour nous protéger. Ensemble, nous pouvons #Protégerl'humanité.

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Journée mondiale de l'aide humanitaire 2024 : Il est temps d'#AgirPourLHumanité et de #ProtégerLHumanité.

Il est tout à fait naturel que lorsque nous entendons parler d'un danger - une épidémie de maladie infectieuse, la montée des eaux, un incendie qui se propage rapidement ou des personnes blessées par la violence - nous ayons instinctivement envie de faire demi-tour.Mais il existe aussi un instinct humain naturel qui nous pousse à vouloir aider et, si nécessaire, à nous rapprocher du danger imminent pour voir ce que nous pouvons faire.Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire (19 août 2024), nous rendons hommage à ceux qui, dans le monde entier, "agissent pour l'humanité" chaque jour en affrontant tous les dangers possibles afin d'apporter les premiers secours, les soins médicaux ou d'autres formes d'aide aux personnes touchées par la crise.Nous demandons également, par le biais de la campagne #ProtégerLHumanité lancée aujourd'hui par l'IFRC, que tous les volontaires et travailleurs humanitaires soient pleinement protégés de toute atteinte ou violence dans l'accomplissement de leur travail de sauvetage.Des héros ordinairesCes volontaires et travailleurs humanitaires ne sont pas des super-héros. Ce sont des gens ordinaires, animés par la volonté d'aider les autres et dotés d'une formation et d'une expérience leur permettant d'intervenir en cas d'urgence.Ces volontaires ne sont cependant pas sans crainte. Ils ont été formés pour gérer des situations difficiles et se protéger le mieux possible, mais cette formation ne peut pas les protéger complètement s'ils ne bénéficient pas du respect, de l'accès et du soutien qu'ils méritent alors qu'ils travaillent dans l'urgence pour sauver des vies.Ce sont des personnes comme Hélène Mula, volontaire de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo, qui apporte des informations vitales aux communautés actuellement confrontées à une épidémie émergente de variole mortelle.« Au début, j'avais peur d'aller dans les communautés pour parler de la variole et des risques », dit-elle. « Car je sais que la maladie peut se propager d'une personne à l'autre. Mais c'est normal d'avoir peur. Je suis volontaire, je n'ai pas d'autre choix que d'y aller et d'essayer de sauver des vies.»Ou bien ce sont des gens comme Dil Mohammed, 46 ans, l'un des quelque 3 300 volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui constituent la base de la préparation des communautés et des interventions d'urgence dans les camps de déplacés de Cox's Bazar, au Bangladesh.Dil est l'un des nombreux héros méconnus de la préparation et de la réponse aux catastrophes dans une région où les cyclones constituent une menace perpétuelle. « Les gens savent que nous serons là pour eux s'ils ont besoin de nous en cas de catastrophe », dit-il.Pour Hamasseo Borotia, de la Croix-Rouge camerounaise, il s'agit d'aider les populations locales à éviter les dangers de maladies infectieuses mortelles telles que le choléra. « Je suis heureux de contribuer à protéger ma communauté contre les maladies contagieuses », déclare Hamasseo. « Voir que les informations que je transmets sont mises en pratique et que la communauté s'en porte mieux me remplit de fierté ».D'autres sont confrontés à des dangers quotidiens qui mettent leur vie en danger lorsqu'ils travaillent dans des zones de combat actives. Et ils savent ce que c'est que de perdre des collègues tués alors qu'ils tentaient d'aider les autres.Jihad Mansour, ambulancier du Croissant-Rouge palestinien, se souvient de cette perte chaque fois qu'il ouvre la porte de son casier à l'agence locale. Sur la porte de ce casier, il a affiché une photo de son ami proche et collègue Fadi Al-Maani, tué au début de l'année dans l'exercice de ses fonctions.« Chaque fois que j'ouvre le placard, les souvenirs de mon cher ami et collègue Fadi Al-Maani me reviennent en mémoire », explique-t-il, évoquant d'autres collègues disparus dans l'exercice de leurs fonctions. « Nous avons passé de belles journées et de belles années ensemble et leur perte nous a profondément affectés, nous laissant émotionnellement vidés. Mais nous poursuivrons notre mission humanitaire jusqu'au bout ».Mohammed Alburai comprend également cette perte. Et comme Mansour, sa passion pour aider ses semblables ne faiblit pas. Mohammed Alburai était ambulancier volontaire pour le Croissant-Rouge palestinien avant que sa famille ne s'installe en Slovénie en raison de l'insécurité qui régnait à Gaza.« Parfois, en tant que volontaire, vous partez faire votre travail et vous ne savez pas si vous retrouverez votre famille ou non, vous ne savez pas si vous rentrerez chez vous ou non », se souvient-il. « Mais les volontaires ne cessent jamais d'aider les autres... Ils sont les héros de l'humanité en ce moment.»Aujourd'hui, Alburai travaille comme volontaire de la Croix-Rouge en Slovénie, où il aide d'autres réfugiés à s'adapter à leur nouvel environnement.Il est temps d' #AgirPourLHumanité et de #ProtégerLHumanité Tous ces volontaires sont un exemple des nombreuses façons dont les volontaires et les travailleurs humanitaires font la différence et sauvent des vies malgré les multiples dangers auxquels ils sont eux-mêmes confrontés. Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire, nous rendons hommage à ces volontaires et nous exigeons qu'ils reçoivent le soutien, la protection et le respect qu'ils méritent.Malheureusement, le monde laisse aujourd'hui tomber les travailleurs humanitaires et les personnes qu'ils servent. Rien que cette année, 28 volontaires humanitaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions, alors qu'ils tentaient simplement de sauver la vie d'autrui.C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui la Campagne Protéger l'Humanité, qui réclame la sécurité et la protection des travailleurs humanitaires et met en lumière le nombre alarmant de nos volontaires et employés qui ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions depuis le début de l'année.Dans une déclaration commune annonçant la campagne, la présidente de l'IFRC, Kate Forbes, et le secrétaire général de l'IFRC, Jagan Chapagain, ont déclaré : « Cette période a été marquée par les plus hauts niveaux de violence à l'encontre de nos volontaires et de notre personnel dans le monde :« Cette période a été marquée par des niveaux de violence parmi les plus élevés au monde à l'encontre de nos volontaires et de notre personnel. Une seule vie perdue, c'est beaucoup trop. Nous avons atteint un point critique où nous devons exiger la sécurité et la protection de nos travailleurs ».La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) vous demande de vous joindre à cette campagne, lancée lors d'un événement « Stand in Solidarity » au siège de l'IFRC à Genève, en Suisse, à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire. Cette solidarité est essentielle car, comme Mohammed Alburai le sait bien, les volontaires continueront à travailler au nom de l'humanité malgré les dangers. Et ils ont besoin que nous les soutenions.« Nous n'arrêterons pas ce que nous faisons en tant que Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge », déclare-t-il. « Nous sommes neutres et nous soutenons tous les êtres humains. Mais il faut que cela change. Si nous continuons à agir de la sorte, quel genre d'avenir construirons-nous pour les générations futures ?

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Discours

Déclaration de Kate Forbes, présidente de l'IFRC, lors de la Conférence internationale sur la réponse humanitaire à Gaza

Excellences, distingués délégués et collègues,Lorsque j'ai pris la présidence de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), je n'aurais jamais imaginé que ma première visite serait à Gaza et en Israël - une expérience profondément émouvante et extrêmement difficile.La crise à Gaza n'est pas seulement une catastrophe humanitaire ; il s'agit d'une impasse diplomatique profondément enracinée qui requiert notre attention de toute urgence.Depuis ma prise de fonction, j'ai eu le devoir déchirant d'écrire 24 lettres de condoléances pour la perte de nos volontaires et employés dévoués - 20 de la Société du Croissant-Rouge palestinien et 4 du Magen David Adom en Israël. Ces personnes courageuses ont consacré leur vie à soulager les souffrances humaines, mais ont été victimes de la violence qu'elles cherchaient à atténuer.Permettez-moi d'être sans équivoque : rien ne peut justifier l'assassinat de travailleurs humanitaires, dont la mission de paix, de soins et de compassion transcende toutes les frontières politiques. Les travailleurs de la santé et de l'aide humanitaire, ainsi que leurs installations, doivent toujours être protégés, y compris par les emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.De même, rien ne peut justifier le meurtre de civils innocents pris entre les feux d'un conflit dont ils ne sont pas responsables. Les hostilités en cours et leur intensification, dont on a encore été témoin le 8 juin, empêchent une réponse humanitaire digne qui réponde aux besoins physiques et mentaux. Le réseau de l'IFRC est prêt à intensifier sa réponse, mais les hostilités doivent cesser.De plus, rien ne peut justifier l'enlèvement et la prise d'otages de personnes innocentes. De tels actes infligent de profondes cicatrices psychologiques et violent les principes fondamentaux de la décence humaine et du droit international humanitaire. Les otages doivent être libérés immédiatement et sans condition.Le plus affligeant est peut-être l'indifférence qui permet à de telles souffrances de se poursuivre sous nos yeux. Nous sommes témoins de l'angoisse de la perte, du désespoir de la nécessité et du désespoir d'une violence sans fin.L'aide humanitaire seule n'est pas une solution à cette crise. Je demande instamment à cette assemblée d'intensifier tous les efforts diplomatiques pour mettre fin à ce conflit et garantir un accès humanitaire sûr, inconditionnel et sans entrave à Gaza. Nous ne devons pas laisser l'indifférence éroder notre humanité commune.La population de Gaza mérite plus que notre sympathie, elle mérite notre action.Je vous remercie de votre attention.

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Trois membres du Croissant-Rouge palestinien tués : "C'est inacceptable", déclare l'IFRC.

Genève, 02 février 2024 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est choquée et profondément attristée par le meurtre de trois membres du Croissant-Rouge palestinien dans la bande de Gaza - un employé et un volontaire le 31 janvier 2024 et un employé le 2 février 2024.Lors du premier incident, deux collègues, Naeem Hasan Al-Jabali et Khalid Kulab, se trouvaient tous deux près de l'entrée de l'hôpital Al-Amal du Croissant-Rouge palestinien à Khan Younis lorsqu'ils ont été tués. Aujourd'hui, Hedaya Hamad a été tué au siège du Croissant-Rouge palestinien, qui se trouve dans la même enceinte que l'hôpital Al-Amal.Ces décès surviennent après plusieurs jours de bombardements et de combats autour de l'hôpital, qui ont entravé l'accès aux locaux et créé un climat de panique et de détresse parmi les patients et les milliers de personnes déplacées.L'IFRC adresse ses plus sincères condoléances aux familles des personnes tuées ainsi qu'à leurs amis et collègues du Croissant-Rouge palestinien. En vertu du droit international humanitaire, les hôpitaux, les ambulances, les travailleurs de la santé et leurs patients doivent être respectés et protégés dans toutes les situations. Toute attaque contre le personnel de santé, les ambulances et les installations médicales est inacceptable.Nous réitérons avec force notre appel au respect inébranlable des emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-Rouge et des services humanitaires cruciaux qu'ils représentent.L'IFRC se tient aux côtés du Croissant-Rouge palestinien et demande instamment la protection de toutes les installations et de tous les travailleurs médicaux. Nous saluons le dévouement des volontaires et du personnel paramédical du Croissant-Rouge, dont beaucoup ont perdu des membres de leur famille ou ont été touchés, mais qui continuent de répondre aux besoins.Depuis le début du conflit, le réseau de l'IFRC a perdu 14 membres. Onze employés et volontaires du Croissant-Rouge palestinien ont été tués, ainsi que trois membres du Magen David Adom d'Israël. Cela est inacceptable.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] Beyrouth:Mey Al Sayegh: +961 761 74468A Genève:Tommaso Della Longa +41797084367Mrinalini Santhanam +41 76 381 5006Andrew Thomas +41 76 367 6587