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Conseillère juridique générale et Directrice du Département juridique et du Bureau de la protection des données.
Lucie Laplante cumule 25 ans d’expérience intersectorielle dans les domaines de la redevabilité, de la gestion des risques, de la conformité et des stratégies juridiques innovantes dans des contextes humanitaires mondiaux, plaidant en faveur d’une gouvernance solide et d’une gestion éthique. Elle a rejoint la Fédération internationale en 2010 en tant que conseillère juridique principale, avant d’être nommée conseillère juridique générale en 2015. Pendant une décennie, elle a dirigé le Département juridique et le Bureau de la protection des données. À ce poste, elle a conseillé sur les risques stratégiques, les partenariats, les cadres politiques et les transactions de plusieurs millions de dollars, contribué à la création d’instruments de financement innovants, piloté la transformation numérique, mis en place le Bureau de la protection des données et modernisé la gouvernance de la Fédération internationale.Auparavant, Lucie a été conseillère en justice pour le gouvernement allemand en Sierra Leone, coordonné des initiatives sur l’État de droit avec les Nations Unies en Côte d’Ivoire, et soutenu des réformes juridiques au Chili et en Bolivie grâce à un financement canadien. En cabinet privé, elle a conseillé des multinationales en droit des sociétés et des investissements à Mexico, ainsi que d’autres clients au Canada. Avocate de formation (membre des barreaux du Québec et de l’État de New York), Lucie excelle dans la gestion d’équipes diversifiées et dans la navigation d’environnements complexes sur les plans juridique et de la gouvernance. Elle encadre de jeunes juristes, milite pour le leadership féminin et intervient lors d’événements internationaux.
Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
Le thème de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge 2026, « Unis dans l’humanité », rend hommage aux volontaires et au personnel qui se tiennent aux côtés des communautés en temps de crise, non pas comme des acteurs extérieurs, mais comme faisant partie intégrante de celles-ci. Dans un monde de plus en plus complexe et divisé, ils transforment la compassion en action, apportant espoir, dignité et soutien au moment où cela compte le plus. La Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est à la fois un hommage à leur engagement indéfectible et un moment de recueillement pour se souvenir de celles et ceux qui ont perdu la vie au service des autres. C’est aussi un appel à défendre et à protéger l’action humanitaire, afin de garantir qu’une aide neutre, indépendante et impartiale continue d’atteindre celles et ceux qui en ont le plus besoin, où qu’ils se trouvent.
Équipe dirigeante mondiale
L'équipe de direction mondiale de l'IFRC est composée de notre Secrétaire général, de trois Secrétaires généraux adjoints, de cinq Directeurs régionaux, du Directeur du Bureau du Secrétaire général et du Directeur du Bureau de l'audit interne et des enquêtes. Découvrez-les ci-dessous.
Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge 2026 : Unis dans l’humanité. Où que ce soit,à tout moment.
De nos racines au Renouveau
Rédigé par Jagan Chapagain, secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-RougeLe 5mai1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, un petit groupe de Sociétés nationales de la Croix-Rouge s’est réuni en France autour d’une idée audacieuse. Les membres de ces Sociétés nationales étaient convaincus que la compassion, la solidarité et le volontariat nés pendant la guerre ne devaient pas s’éteindre une fois la paix revenue. Ils estimaient que les services offerts dans ce contexte devaient être organisés, élargis et mis à disposition partout où la souffrance était présente. Ces considérations ont posé les premières pierres de ce qui allait devenir la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Plus d’un siècle plus tard, nous célébrons ce moment fondateur non seulement comme un jalon historique, mais aussi comme un rappel des raisons pour lesquelles ce réseau existe.Le monde dans lequel nous opérons aujourd’hui n’est pas celui qui avait été envisagé en1919, pas plus que celui que nous connaissions encore il y a une décennie. Les besoins humanitaires ne cessent de croître, tandis que la solidarité s’estompe et les financements diminuent. La conception que le monde avait depuis longtemps du fonctionnement de l’aide internationale est remise en question et souvent renversée. Nousne retrouverons pas ce que nous avions auparavant.Cette réalité sous-tend leRenouveau de la Fédération internationale, notre réorientation stratégique qui nous amènera à intensifier nos efforts dans les domaines où nous excellons. Dans le cadre du Renouveau, notre action sera davantage dirigée au niveau local, nous travaillerons de manière plus ciblée, nous renforcerons notre redevabilité et nous serons également mieux outillés pour venir en aide aux communautés dans des contextes souvent plus exigeants qu’ils ne l’ont jamais été.Mais le Renouveau ne pourra aboutir que s’il s’appuie fermement sur nosPrincipes fondamentaux.Dans un monde où l’action humanitaire est de plus en plus politisée, les principes sont parfois considérés comme obsolètes ou inutiles. Pour certains, ce qui compte est ce qui permet d’agir efficacement, et non ce qui sous-tend les décisions ou la philosophie qui les guide. Je ne partage pas ce point de vue. C’est en restant fidèles à des principes de base, quel que soit le contexte, que des organisations comme la nôtre parviennent à maintenir des garde-fous autour de leurs décisions. Bien que nous opérions dans un monde très différent de celui d’il y a plusieurs décennies, notre action est reconnaissable, étendue et efficace du fait même que nos principes n’ont pas changé.Prenons l’exemple de la neutralité. Notre neutralité nous permet d’atteindre des personnes là où d’autres ne le peuvent pas. Elle nous permet de rester présents lorsque l’accès se restreint et que les pressions s’intensifient. Elle nous permet de maintenir notre attention sur l’essentiel : les conséquences des crises, et non la désignation des responsables.Notre impartialité et notre indépendance sont tout aussi essentielles. C’est grâce à elles que les communautés nous considèrent comme faisant partie des leurs, et non comme le prolongement d’un gouvernement, d’un donateur ou d’un programme. Sans cette confiance, l’accès s’érode. Et sans accès, il n’est plus possible d’intervenir.C'est pourquoi le Renouveau ne constitue pas une rupture avec notre identité. Il s’inscrit dans la continuité de la vision fondatrice du 5mai1919, selon laquelle un réseau humanitaire fort doit reposer sur l’action locale, la solidarité mondiale et des principes communs. En quoi consiste le Renouveau? Il s’agit de consolider la localisation. Il s’agit de concentrer nos efforts là où notre impact est le plus important, et d’être plus agiles, plus redevables et plus transparents dans l’utilisation des ressources qui nous sont confiées. Il s’agit aussi d’utiliser des technologies autrefois inimaginables pour renforcer précisément ce que nos fondateurs considéraient comme essentiel.Le Renouveau consiste également à s’éloigner encore davantage des logiques de dépendance des communautés pour aller vers l’appropriation locale: il s’agit d’aider les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à diriger l’action plutôt qu’à l’accompagner, et de veiller à ce que le soutien international renforce les capacités locales au lieu de s’y substituer. Le Renouveau consiste à agir différemment, mais toujours avec intégrité, une valeur que notre réseau a de tout temps considérée comme fondamentale.Les choix qui nous attendent ne seront pas faciles. Quels pays soutiendrons-nous? Qui sera prioritaire? Comment appliquer notre principe d’impartialité alors que les financements sont de plus en plus souvent affectés à des opérations ou des programmes spécifiques? Tandis que nous nous efforçons de répondre à ces questions, nous devons être parfaitement clairs sur ce qui ne change pas.L’efficacité et les principes, tout comme la rapidité et la confiance, doivent aller de pair. Un système humanitaire qui se modernise tout en perdant sa crédibilité auprès des communautés ne se renforce pas, mais s’affaiblit.Plus d’un siècle après notre création, notre pertinence sera évaluée à l’aune de la confiance que les personnes continueront de placer dans la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge présents à leurs côtés. C’est par le Renouveau que nous préserverons cette confiance pour l’avenir – en nous implantant davantage au niveau local, en travaillant de manière plus ciblée et en renforçant notre redevabilité, tout en demeurant fidèles aux valeurs qui portent notre réseau depuis des générations.
Déclaration conjointe de la présidente du CICR et de la présidente de l'IFRC
Cette Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se déroule dans un climat de profonde inquiétude. Dans tous les conflits et dans toutes les crises, nous sommes témoins d’une dangereuse érosion des valeurs et des garanties mêmes qui ont été conçues pour préserver la vie et la dignité humaines.Parmi nos collègues, trop nombreux sont ceux qui ont perdu la vie — certains pendant qu’ils conduisaient des ambulances, travaillaient dans des hôpitaux et intervenaient dans des situations d’urgence ; d’autres alors qu’ils apportaient leur aide à des membres de leurs communautés. Nous leur rendons hommage et partageons le deuil de leurs familles, proches et collègues.Ces décès ne sont pas des tragédies isolées. Ils s’inscrivent dans un schéma plus large de mépris du droit international humanitaire, de la protection qui est due au personnel médical et humanitaire, et des règles qui contribuent à préserver la dignité humaine pendant les temps les plus sombres. Lorsque celles et ceux qui soignent les personnes blessées, évacuent les victimes ou assurent le fonctionnement des services de santé sont la cible d’attaques, les conséquences vont bien au-delà de la perte de vies individuelles : les communautés perdent une bouée de sauvetage ; la confiance est ébranlée ; notre humanité commune est diminuée.Pourtant, dans les situations de conflits armés, lors de catastrophes et dans le cadre d’autres crises partout dans le monde, les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continuent de se tenir aux côtés de celles et ceux qui en ont besoin — souvent dans les lieux mêmes où ils vivent, élèvent leurs enfants et sont confrontés aux mêmes dangers que les personnes qui les entourent. Leur présence est une expression puissante de l’humanité en action.En ce 8 mai, nous appelons toutes les personnes exerçant une influence et des responsabilités à défendre les protections dont dépendent les civils, le personnel médical, les travailleurs humanitaires et les communautés. Le respect des emblèmes, ainsi que des règles et des principes humanitaires est à cet égard essentiel.Aujourd’hui, nous souhaitons également dire à nos collègues de l’ensemble du Mouvement : nous vous voyons, nous vous remercions et nous sommes à vos côtés. À l’heure où les divisions, la violence et le mépris des souffrances humaines mettent à l’épreuve les limites établies, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge reste uni dans l’humanité.
Le travail humanitaire ne devrait jamais être une condamnation à mort, pourtant, pour beaucoup, il le devient de plus en plus.
Genève, 5 mai 2026 – Alors que la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) célèbre le 107e anniversaire de sa création le 5 mai et se prépare à la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge le 8 mai, nous devons faire face à une réalité alarmante. Le travail humanitaire est devenu de plus en plus meurtrier, et ce sont les acteurs humanitaires locaux qui en paient le plus lourd tribut.Plus récemment, le conflit au Moyen-Orient a eu des conséquences dramatiques pour nos collègues. Six volontaires, dont quatre du Croissant-Rouge iranien et deux de la Croix-Rouge libanaise, ont été tués et de nombreux autres blessés alors qu’ils tentaient de venir en aide aux autres.Il s’agit du dernier exemple en date d’une tendance mortelle qui expose de plus en plus le personnel humanitaire – et en particulier les humanitaires locaux – à des dangers extrêmes.Les chiffres parlent d’eux-mêmes (données du réseau IFRC) :Treize volontaires et membres du personnel des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont perdu la vie au cours des quatre premiers mois de 2026 alors qu’ils exerçaient leurs activités humanitaires. Neuf ont été tués lors d’attaques violentes et quatre sont décédés dans des accidents en service, tandis que de nombreux autres ont été victimes d’attaques, de blessures et de menaces.Quatre membres du Croissant-Rouge iranien et deux volontaires de la Croix-Rouge libanaise ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions humanitaires depuis l’escalade des hostilités au Moyen-Orient en 2026.De 2023 à aujourd’hui, près de 100 volontaires et membres du personnel du réseau de l’IFRC sont morts ou ont été tués alors qu’ils servaient leurs communautés. Cela s’inscrit dans une tendance mondiale plus large, 2024 ayant été l’année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les humanitaires dans le monde.À titre de comparaison, au cours des cinq années précédentes (2018–2022 incluses), plus de 30 volontaires et membres du personnel du réseau de l’IFRC ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, dont environ la moitié à la suite d’attaques violentes.Avant 2018, une seule autre année est comparable, 2017, marquée par l’une des attaques les plus meurtrières contre notre personnel et nos volontaires, lorsque 10 membres de la Croix-Rouge de la République centrafricaine ont été tués en service. Cette même année, un total de 32 volontaires et membres du personnel ont été tués par violence et 5 sont décédés dans des accidents.Depuis 2023, trois Sociétés nationales du Croissant-Rouge ont été particulièrement touchées, représentant plus de 70 % des décès au sein du réseau de l’IFRC. Le Croissant-Rouge soudanais a perdu 23 volontaires et membres du personnel, le Croissant-Rouge palestinien 32, et le Croissant-Rouge iranien 15.Les données relatives aux décès du personnel humanitaire du réseau de l’IFRC montrent également que la proportion de personnes tuées lors d’incidents violents par rapport aux incidents non violents a augmenté.En 2023, 65 % des volontaires et membres du personnel des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tués dans l’exercice de leurs fonctions l’ont été lors d’incidents violents.En 2024, ce chiffre est passé à 92 %.En 2025, il s’élevait à 88 %.Depuis le début de l’année 2026, 69 % du personnel humanitaire du réseau de l’IFRC tué en service a péri dans des incidents violents.Enfin, ce sont majoritairement les humanitaires locaux qui paient le plus lourd tribut. Les données mondiales de la Aid Worker Security Database (qui recense les décès violents de l’ensemble du personnel humanitaire dans le monde) montrent qu’en 2025, sur les 332 humanitaires tués dans des incidents violents à l’échelle mondiale, 99 % étaient du personnel local.Les faits sont clairs. Il ne s’agit pas d’un pic isolé lié à un incident ou à un contexte spécifique, mais d’une tendance dangereuse qui menace la sécurité des travailleurs humanitaires. Cela révèle également une évolution de l’environnement des risques, avec une diversité croissante d’acteurs impliqués dans les violences à l’encontre du personnel humanitaire.Chacun de ces chiffres raconte une histoire : celle d’une aggravation, d’inégalités, de conséquences sur les opérations humanitaires et d’un manque de redevabilité.Le droit international humanitaire est sans équivoque. Le personnel humanitaire, les installations et les biens doivent être respectés et protégés. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal rouge sont des symboles de protection. Les attaques contre le personnel humanitaire sont inacceptables et ne doivent en aucun cas devenir une norme.La communauté internationale doit prendre des mesures concrètes pour respecter et protéger le personnel humanitaire et garantir un accès sûr et sans entrave. Les États doivent user de leur influence pour faire respecter le droit international humanitaire.Parallèlement, davantage doit être fait pour soutenir la sécurité et le bien-être des travailleurs humanitaires, en particulier du personnel local et des volontaires. Cela passe notamment par des investissements dans la formation, les équipements de protection, les assurances, ainsi que par un soutien à eux et à leurs familles.Nous appelons à des mesures concrètes pour appuyer des initiatives telles que la Déclaration pour la protection du personnel humanitaire. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, avec ses 191 Sociétés nationales et ses 17 millions de volontaires, est prête à travailler avec les gouvernements, les Nations Unies et tous les partenaires afin de traduire cette Déclaration en actions concrètes pour une protection réelle et durable.Il est temps que ce message soit entendu et suivi d’effets. Il est temps de mettre fin au cycle de la violence.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 Scott Craig, +41 76 370 3575