République dominicaine

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À l’approche imminente de l’ouragan Melissa dans les Caraïbes, les équipes locales de la Croix-Rouge se mobilisent.

Les pluies torrentielles et les vents violents de l’ouragan Melissa menacent des centaines de milliers de personnes dans le centre des Caraïbes. Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge à Cuba, en Haïti, en Jamaïque et en République dominicaine sont pleinement opérationnelles et apportent leur soutien aux communautés les plus à risque, à travers des actions de préparation et de réponse précoce.À Cuba, la Croix-Rouge cubaine participe aux évacuations préventives, offre un soutien psychosocial et aide les familles à rétablir le contact entre elles.Le soutien psychologique face à la menace d’un ouragan est essentiel à une gestion efficace des catastrophes. Il permet à la population de passer d’une peur paralysante à une préparation active et à un état d’esprit résilient, sauvant ainsi des vies et favorisant une meilleure récupération psychologique à long terme en procurant un sentiment de calme, de contrôle et de lien humain.« Tous sur le pont »En Haïti, la Croix-Rouge haïtienne a activé le Centre des opérations d’urgence de Jérémie et coordonne les mesures de préparation avec les autorités locales. Les volontaires diffusent des messages préventifs pour informer les familles sur la manière de se protéger en cas d’impact.En Jamaïque, où plus de 165 000 personnes sont à risque, le Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophe (IFRC-DREF) a alloué 80 000 francs suisses à des actions anticipatoires, notamment la préposition de fournitures vitales, la préparation des abris et le renforcement des capacités de réponse communautaire.« Nous sommes actuellement en mode opérationnel complet », déclare Horace Glance, directeur adjoint des opérations de la Croix-Rouge jamaïcaine. « Les 13 branches et tout le personnel ont été activés depuis mercredi dernier. C’est tous sur le pont, tous les systèmes sont en marche. »« Si les prévisions se confirment et que nous faisons face à un ouragan de catégorie 4, ce sera un événement majeur pour la Jamaïque », a expliqué Glance lors d’une interview accordée à ABC News (voir la vidéo complète ci-dessous) le dimanche 26. « Nous n’avons jamais connu un ouragan d’une telle ampleur traversant l’île, touchant terre et dont l’œil passerait directement au-dessus de nous. »« Les phénomènes habituels comme les glissements de terrain, ainsi que les inondations côtières, fluviales et urbaines, sont à prévoir — mais avec un événement de cette ampleur, nous nous attendons à beaucoup plus, tant en volume d’eau qu’en intensité des vents, bien plus violents que tout ce que nous avons connu auparavant. »En République dominicaine, les volontaires de la branche de San Pedro ont mené des opérations de sauvetage et des évacuations préventives dans les communautés touchées par les inondations. Ils ont également aidé à transférer des patients de l’hôpital local vers des centres médicaux plus sûrs.La préparation et l’action anticipée sont essentielles dans une région particulièrement vulnérable aux effets des tempêtes et des ouragans. L’intensification rapide de ces phénomènes, aggravée par le changement climatique, réduit le temps de réaction et augmente les risques de pertes humaines et matérielles.Bien que le changement climatique et les catastrophes ou aléas qui y sont liés puissent toucher tout le monde, leurs effets ne sont pas ressentis de manière égale. En Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, ce sont les groupes les plus vulnérables — femmes, enfants, personnes déplacées, communautés autochtones et personnes affectées par la violence, la pauvreté et la discrimination — qui courent le plus grand risque face aux ouragans et aux tempêtes.C’est pourquoi la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et son réseau de Sociétés nationales agissent avant que les catastrophes ne frappent, en combinant les prévisions météorologiques à l’analyse des risques, en renforçant les systèmes d’alerte précoce et en positionnant l’aide humanitaire dans des zones stratégiques.En réponse à la saison des ouragans 2025 et au-delà, le réseau de la Croix-Rouge continue de renforcer la résilience des communautés dans plus de 28 pays, en intégrant la science, les savoirs locaux et la solidarité pour protéger les populations face aux risques croissants liés au changement climatique.

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Communiqué de presse

Les besoins humanitaires augmentent à la suite de l'ouragan "sans précédent" Beryl, signalant une nouvelle réalité pour les Caraïbes

Panama City, Genève, 4 juillet 2024 - L'ouragan Beryl, le plus précoce à atteindre la catégorie 5 dans l'océan Atlantique, a causé une dévastation sans précédent dans les Caraïbes, traversant Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Grenade, la Dominique, la Barbade et la Jamaïque.Cet ouragan sans précédent en début de saison souligne la nouvelle réalité des crises climatiques auxquelles sont confrontées les petites nations insulaires des Caraïbes : les tempêtes sont plus susceptibles de s'intensifier rapidement et de devenir plus fortes, causant de graves destructions et laissant moins de temps aux communautés pour se remettre entre deux chocs. Les températures de l'eau plus élevées que la normale dans le sud de l'Atlantique et dans les Caraïbes alimentent les tempêtes, qui s'intensifient très rapidement pour devenir des ouragans majeurs, de catégorie 3 ou supérieure.En Jamaïque, la Croix-Rouge a déjà prépositionné des fournitures dans toutes les branches en prévision d'une éventuelle intervention humanitaire. À Saint-Vincent-et-les-Grenadines, à la Grenade, à la Dominique et à la Barbade, les équipes locales de la Croix-Rouge sont déjà sur le terrain pour fournir une assistance vitale, malgré les difficultés considérables d'accès aux zones touchées, dont la plupart sont dispersées et isolées."Des kits d'hygiène, des kits de nettoyage, des kits d'outils, des ustensiles de cuisine, des bâches, des couvertures et des moustiquaires ont déjà été envoyés dans les îles les plus durement touchées afin de répondre aux besoins immédiats de la population sinistrée. Dans les jours à venir, nous aurons une idée plus précise de l'impact total de Beryl sur la santé physique et mentale et les moyens de subsistance des populations. Néanmoins, l'évaluation rapide des dégâts montre que la dévastation est massive", déclare Rhea Pierre, Responsable des catastrophes de l'IFRC pour les Caraïbes anglophones et néerlandophones.La tempête a d'abord touché la Barbade, causant de graves dégâts sur la côte sud et affectant considérablement l'industrie de la pêche, avec plus de 200 navires de pêche endommagés ou détruits. À Saint-Vincent-et-les-Grenadines, 90 % des infrastructures ont été endommagées, notamment les maisons, les routes et le terminal de l'aéroport sur l'île d'Union. Les communications avec les Grenadines du Sud restent perturbées et l'accès aux services de base est toujours limité.Alors qu'il se trouvait à la Grenade, Beryl a touché terre à Carriacou en tant qu'ouragan de catégorie 4, endommageant 95 % des habitations de Carriacou et de la Petite Martinique. L'état d'urgence est toujours en vigueur et 3 000 personnes sont hébergées dans des abris. La Croix-Rouge de Grenade distribue des articles de première nécessité et se coordonne avec les autorités pour rétablir les services de communication et d'électricité. À la Dominique, les habitants ont besoin d'un abri après avoir été contraints de déménager. La Croix-Rouge de la Dominique a distribué des secours aux personnes les plus touchées, notamment dans la région de Baytown."En déployant des équipes communautaires d'intervention en cas de catastrophe et en prépositionnant des fournitures, nous avons pu réagir rapidement, mais nous n'en sommes qu'au deuxième jour des conséquences de Beryl, et un soutien supplémentaire sera nécessaire dans les semaines et les mois à venir. À partir de maintenant, nous allons devoir relever deux défis à la fois : répondre à l'opération et préparer les communautés au prochain choc, alors que la saison des ouragans ne fait que commencer", ajoute Pierre.L'IFRC continuera de soutenir les équipes locales de la Croix-Rouge dans les Caraïbes et appelle les gouvernements, les donateurs et les parties prenantes à appuyer ses efforts de réponse et d'action précoce, alors que les besoins humanitaires continuent de croître et que la saison des ouragans s'annonce comme l'une des plus actives jamais enregistrées.Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Panama:Susana Arroyo Barrantes: +507 6999-3199A Genève:Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67

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Communiqué de presse

Un partenariat novateur entre l'IFRC et The Nature Conservancy permet aux communautés des Caraïbes de lutter contre la crise climatique

Genève/Panama, 21 février 2024 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et The Nature Conservancy (TNC) ont réussi à préparer plus de 3 000 personnes en République dominicaine, à la Grenade et en Jamaïque à s'adapter à la crise climatique. En s'appuyant sur les habitats côtiers pour réduire les risques, cette initiative associe la science de la conservation de pointe à la préparation aux catastrophes.Au cœur de ce succès se trouve le projet des îles résilientes, une collaboration IFRC-TNC qui redéfinit la résilience des communautés en utilisant le pouvoir protecteur de la nature contre la crise climatique. Cette approche est essentielle dans les Caraïbes, où la proximité de la côte pour 70 % de la population souligne leur vulnérabilité. À la Grenade, le projet a permis de concevoir une installation de pêche intelligente sur le plan climatique, comprenant vingt-et-un casiers, des capacités de collecte des eaux de pluie et de l'énergie solaire pour la production d'électricité. Parmi les autres avantages, citons une jetée pour faciliter l'accès aux bateaux des pêcheurs et la plantation d'une végétation près des côtes pour améliorer l'habitat proche du rivage, réduire l'érosion et filtrer les eaux de ruissellement. Ces solutions rendent la pêche artisanale plus sûre et plus durable.Eddy Silva, chef de projet à The Nature Conservancy, souligne les implications plus larges:« Les enseignements tirés des îles résilientes permettront de mieux faire connaître la résilience climatique et d'intensifier les efforts aux niveaux local et national dans tous les petits États insulaires en développement des Caraïbes. À une époque où les risques météorologiques et la hausse des températures océaniques deviennent de plus en plus extrêmes et destructeurs, ce programme a démontré que les mangroves, les récifs coralliens et la reforestation peuvent sauver des vies et des moyens de subsistance.»La protection, la gestion et la restauration de ces écosystèmes sont essentielles pour limiter l'exposition et la vulnérabilité des populations aux aléas. L'IFRC et TNC montrent que cela devrait se faire par le biais de lois, de politiques et de plans de développement résilients au climat qui favorisent une prise de décision fondée sur la science, améliorent les systèmes d'alerte précoce et anticipent les catastrophes liées au climat. En Jamaïque, le programme Resilient Islands a amélioré l'indice national de classement de la vulnérabilité en y incluant des indicateurs relatifs aux écosystèmes. Cela permet aux agences de surveiller et de mesurer non seulement les niveaux de vulnérabilité des communautés, mais aussi la capacité des habitats à protéger les personnes et les moyens de subsistance.Les acteurs locaux ont également joué un rôle essentiel en veillant à ce que les solutions au changement climatique répondent aux besoins locaux, soient inclusives et durables. Martha Keays, directrice régionale de l'IFRC pour les Amériques, souligne le rôle indispensable de l'engagement local :« L'un des principaux enseignements tirés du programme "Îles résilientes" est qu'il n'y a pas de résilience sans localisation. Les solutions fondées sur la nature sont des solutions communautaires, et les acteurs locaux, y compris les volontaires de la Croix-Rouge, doivent être au cœur de leur conception et de leur mise en œuvre. Nous avons également appris que le changement est plus probable lorsque des organisations complémentaires travaillent ensemble. L'alliance entre l'IFRC et TNC est un modèle d'innovation, de générosité et de vision dont le monde a besoin pour faire face à la crise climatique, sans doute le plus grand défi de notre temps.»Rob Brumbaugh, directeur exécutif de The Nature Conservancy Caribbean, évoque la synergie unique de ce partenariat :« Le projet est un modèle d'approche permettant de réunir des organisations aux capacités très différentes mais très complémentaires. TNC avec son expertise en science de la conservation de pointe, en données et en techniques de conservation, et l'IFRC, le leader mondial de la planification et de la réponse aux catastrophes.»Le projet des îles résilientes est une initiative quinquennale mise en œuvre en collaboration par l'IFRC et TNC avec le soutien de l'Initiative internationale pour le climat du gouvernement allemand. Le programme s'est officiellement achevé par une cérémonie de clôture et une revue de projet à Panama City le 20 février 2024.Pour toute demande d'interview, ou pour toute information, merci de nous écrire à l'adresse:The Nature Conservancy - Claudia Lievano [email protected] - [email protected]

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Société nationale

Croix-Rouge dominicaine

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Communiqué de presse

La Croix-Rouge active un couloir humanitaire entre la République dominicaine et Haïti

Saint-Domingue, le 10 juillet 2020 – Fin juin, la FICR a pu envoyer du matériel de première nécessité de la République dominicaine à Haïti au travers d'un couloir humanitaire. L'opération, activée dans le cadre de la réponse au COVID-19, bénéficiera à 2'000 personnes vulnérables en Haïti.En collaboration avec la Croix-Rouge haïtienne, la Croix-Rouge dominicaine, le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi qu'avec le financement de la Protection civile et opérations d'aide humanitaire européennes (ECHO) et du gouvernement belge, la FICR a développé un modèle logistique pour répondre rapidement aux situations d'urgence dans les Caraïbes, en particulier en Haïti. Ce modèle s'inscrit dans une stratégie plus large visant à créer des "couloirs humanitaires des Caraïbes" et à prépositionner des stocks de fournitures essentielles - telles que des kits d'hygiène, des kits d'abris, des bâches, des réservoirs - qui peuvent être déplacés immédiatement après une urgence dans la région, en particulier pendant la saison des ouragans.Grâce au soutien de la Croix-Rouge dominicaine, la FICR a pu stocker du matériel de première nécessité en République dominicaine et l'envoyer en Haïti pour répondre aux besoins urgents des personnes vulnérables. Le 26 juin 2020, 400 kits d'hygiène ont été livrés à Port-au-Prince pour soutenir la politique de maintien à domicile dans le pays, dans le cadre de la réponse au COVID-19. 2'000 personnes ont pu bénéficier de cette opération.Le Président de la Croix-Rouge haïtienne, le Dr. Jean-Pierre Guiteau, a déclaré: "Depuis 2019, compte tenu de la détérioration de la situation sécuritaire en Haïti en raison des tensions sociopolitiques, nous avions réfléchi à un couloir humanitaire qui permettrait le transport de matériel humanitaire et pourrait faciliter l'évacuation urgente des patients nécessitant un traitement qui n'est pas disponible en Haïti. Depuis lors - avec le Président de la Croix-Rouge dominicaine, ainsi qu'avec des représentants de la FICR et des Nations unies - nous avons développé cette idée, qui a débouché sur des actions concrètes prises lors de la crise du coronavirus. La FICR a pu nous envoyer des kits d'hygiène en utilisant ce couloir. Le couloir humanitaire est certainement un outil très utile, qui doit être perfectionné et appuyé par Haïti et la République dominicaine au profit des deux pays lors des situations d'urgence".Raphael Hamoir, Coordinateur de la gestion des catastrophes pour la FICR et responsable des opérations à Cuba, en République dominicaine et en Haïti, a déclaré : "Cette opération est plutôt réduite en termes de taille de la livraison, mais elle est importante en termes de partenariats. Grâce au soutien binational de la Croix-Rouge haïtienne et de la Croix-Rouge dominicaine, et grâce à notre collaboration avec le PAM, nous avons pu déplacer des stocks de la République dominicaine vers Haïti et aider les familles vulnérables, dans le cadre de la réponse au COVID-19".Le modèle a été développé au fil des ans dans le cadre des plans de préparation aux catastrophes, mais a été activé lors de la pandémie COVID-19. "Avec le COVID-19, il suffirait qu'un seul ouragan touche terre pour créer une situation très difficile dans les Caraïbes. Avec des couloirs humanitaires établis et fonctionnels, nous augmentons le nombre d'options pour acheminer l'aide là où elle est nécessaire", a ajouté Raphaël Hamoir.