Préparation aux épidémies et aux pandémies

Displaying 1 - 25 of 32
| Urgence

Guinée équatoriale: Maladie à virus Marburg

La maladie à virus de Marburg (MVD) est une maladie hautement mortelle et très contagieuse qui provoque une fièvre hémorragique. Le taux de létalité peut atteindre 88 %. Le ministère de la Santé de la Guinée équatoriale a déclaré une épidémie de Marburg le 13 février 2023, à la suite de décès confirmés dus à la maladie. Par le biais de cet appel d'urgence, l'IFRC soutient la Croix-Rouge de Guinée équatoriale pour mener des activités de communication des risques et d'engagement communautaire (CREC), de surveillance, de gestion des cas, de prévention des infections et de lutte contre celles-ci, ainsi que des enterrements sûrs et dignes.

Lire plus
| Article

Épidémie d'Ebola en Ouganda en 2022 : l'importance d'enterrements sûrs et dignes

Dans tous les pays du monde, les rituels funéraires - qu'ils soient culturels, traditionnels ou religieux - sont un moyen important d'honorer les morts et d'aider les gens à faire leur deuil. Pour de nombreuses communautés, les pratiques funéraires spéciales leur permettent de faire leurs adieux à leurs proches d'une manière respectueuse et significative. La perte d'un être cher n'est jamais facile. Mais que se passe-t-il si l'un de vos proches décède et que l'on vous dit que les traditions funéraires chères à votre communauté peuvent vous mettre tous en danger ?C'est ce qui est arrivé aux habitants de Mubende, en Ouganda, en septembre 2022, lorsque le pays a déclaré sa première épidémie d'Ebola en plus de dix ans. Le gouvernement a interdit aux communautés d'enterrer leurs proches en raison des risques encourus, déclarant que les enterrements devaient être gérés par des équipes formées à l'enterrement dans la sécurité et la dignité.Ebola est une maladie cruelle. Mortelle en l'absence de traitement et très contagieuse, elle se transmet d'une personne à l'autre par contact direct et par les fluides corporels. Lorsqu'une personne est infectée, sa famille et ses amis ne sont pas en mesure de lui prodiguer des soins. Et lorsqu'une personne meurt d'Ebola, son corps reste hautement contagieux jusqu'à sept jours, ce qui signifie que des mesures d'enterrement sûres et dignes doivent être prises pour éviter toute nouvelle infection.Kuteesa Samuel, de Mubende, ne le sait que trop bien. Il a perdu sa femme de 20 ans, Monica, à cause d'Ebola lors de l'épidémie de 2022. Monica était enceinte de sept mois à l'époque, ce qui signifie que Samuel a également perdu son enfant à naître.Dans la culture de Samuel, il est de coutume de laver et d'envelopper le corps du défunt. Et si une femme enceinte meurt dans la communauté, la tradition veut que le fœtus soit enterré dans une tombe séparée. Mais pendant la période d'Ebola, ces pratiques auraient constitué une menace mortelle pour la santé de la population.Sachant cela, la Croix-Rouge ougandaise était prête à intervenir.Locale, connue, et digne de confianceLes employés et les volontaires de la Croix-Rouge ougandaise font partie du tissu social de l'Ouganda. Ils sont issus des communautés qu'ils servent, suivent les mêmes coutumes locales et comprennent parfaitement les besoins et les sensibilités des gens en cas de catastrophe.Ils ont donc compris pourquoi la communauté de Samuel était effrayée, désorientée et réticente à abandonner ses traditions.Mais suite à l'engagement sensible, patient et répété des volontaires locaux de la Croix-Rouge - qui ont travaillé main dans la main avec les autorités sanitaires locales et les dirigeants de la communauté - la communauté de Samuel a accepté un compromis. Le corps de Monica a été laissé intact et enterré en toute sécurité par des équipes de la Croix-Rouge formées à cet effet et respectant des protocoles de santé et de sécurité stricts. Une fleur de bananier a été symboliquement enterrée dans une tombe séparée pour marquer la perte de l'enfant à naître de Samuel. « Après que les agents de santé se soient engagés et nous aient tout expliqué, nous sommes parvenus à un accord. [...] Sans la Croix-Rouge ougandaise, nous ne saurions même pas où les défunts seraient enterrés. Ils nous ont aidés à enterrer les défunts pour nous assurer que nous ne serions pas infectés. Nous apprécions donc beaucoup la Croix-Rouge", explique Samuel.La préparation sauve des viesDepuis la dernière épidémie d'Ebola en 2012, la Croix-Rouge ougandaise avait travaillé dur pour améliorer sa préparation aux futures urgences sanitaires et renforcer son rôle d'auxiliaire soutenant le ministère de la Santé lors des épidémies.Avec le soutien de 'IFRC à travers le Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) financé par USAID, ainsi que par le biais d'un appel d'urgence pour la préparation à Ebola (2018-2021) et d'une opération du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) (2018-2020), ils ont entrepris de nombreuses activités de préparation à travers différentes parties du pays.La préparation aux situations d'urgence implique de prévoir le pire, et l'une de ces activités consistait donc à créer un groupe de formateurs et d'équipes qualifiés en matière d'inhumations sûres et dignes dans l'ensemble du pays. Ces équipes étaient prêtes à être déployées immédiatement pour soutenir des communautés comme celle de Samuel lorsque l'épidémie d'Ebola de 2022 a commencé. "Le CP3 a joué un rôle déterminant dans cette intervention. Nous n'avons pu réagir à temps que parce que nous nous étions préparés. Nous avions déjà des équipes préparées, ce qui nous a permis de réagir rapidement", explique le Dr Joseph Kasumba, responsable de la préparation aux épidémies et aux pandémies au sein de la Croix-Rouge ougandaise, qui a dirigé l'intervention.L'humanité dans les moments les plus sombresPendant l'épidémie d'Ebola de 2022, les équipes de la Croix-Rouge ougandaise ont procédé à 512 enterrements sûrs et dignes. Ces efforts ont permis de déclarer la fin de l'épidémie en un temps record de quatre mois.Ce qui est plus difficile à quantifier, c'est le soutien émotionnel et les soins significatifs que les équipes de la Croix-Rouge ont apportés aux communautés dans les pires moments de leur vie. Voici quelques témoignages poignants de personnes touchées par Ebola ou impliquées dans la riposte :"Lorsqu'il s'agit de la maladie à virus Ebola, les communautés ont toujours besoin de quelqu'un en qui elles peuvent avoir confiance, avec qui elles peuvent s'identifier. Et le fait que la Croix-Rouge fasse toujours partie de la communauté... nous connaissons les pratiques culturelles en vigueur. Nous savons ce que la communauté veut que nous fassions et elle se sent en confiance en s'identifiant à nous, même dans cette période de deuil et de chagrin". - Dr Joseph Kasumba"Nous remercions vraiment les agents de santé parce qu'ils nous ont appris à nous protéger. Nous sommes toujours reconnaissants de ce qu'ils ont fait. C'était un miracle pour nous. - Janet, habitante de Mubende"Depuis qu'Ebola a commencé à Mubende, c'est la Croix-Rouge qui nous a accompagnés. Chaque communauté connaît la Croix-Rouge ici. Nous vous remercions pour le travail que vous avez accompli. Les habitants de Mubende vous remercient d'avoir offert vos vies pour intervenir et sauver des vies." - Rosemary Byabashaija - Commissaire de district résidente à MubendeSi vous avez trouvé cette histoire intéressante et souhaitez en savoir plus :Visitez le site internet de la Société de la Croix-Rouge ougandaise;Cliquez ici pour en savoir plus sur le Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3);Financé par l'USAID, le CP3 aide les communautés, les sociétés nationales et d'autres partenaires dans sept pays à se préparer, à prévenir, à détecter et à répondre aux menaces de maladies;Abonnez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies.

Lire plus
| Article

La Croix-Rouge guinéenne soutient les communautés dans la lutte contre la rage

Le petit Ousmane était chez lui à Faranah, dans le centre de la Guinée, lorsqu'il a remarqué un chien errant devant sa maison. Curieux et désireux de jouer, il s'est approché de l’animal. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de réagir, le chien s'est levé d'un bond agressif et l'a mordu à la poitrine et à la main.Son grand-père a alerté les volontaires locaux de la Croix-Rouge guinéenne, qui sont arrivés rapidement pour soigner Ousmane, laver ses blessures et retrouver le chien pour investigation. Heureusement, ils ont pu faire en sorte qu'Ousmane reçoive le traitement médical nécessaire. Les tests de laboratoire ont ensuite confirmé que le chien avait la rage. Sans l'intervention rapide des volontaires, il est probable qu’Ousmane n'aurait pas survécu.Un tel incident est le cauchemar d'un parent et une source d'inquiétude pour les communautés en Guinée. Mais dans le cadre duProgramme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), financé par l'USAID, la Croix-Rouge guinéenne mène différentes activités visant à réduire les risques de la rage et à faire en sorte que les morsures de chien mortelles appartiennent au passé.Sensibiliser les communautésPour prévenir la propagation de maladies comme la rage, il faut que les communautés aient les informations exactes et fiables sur les moyens de se protéger.Les volontaires de la Croix-Rouge guinéenne, connus et bénéficiant de la confiance de leurs communautés, font régulièrement du porte-à-porte, organisent des réunions communautaires et participent à des émissions de radio locales pour informer les gens sur les risques liés à la rage, les modes de propagation et les moyens de se protéger.Grâce à cet engagement, les communautés apprennent qu'il est important de signaler les animaux errants présentant des comportements inhabituels ou agressifs et de surveiller les signes de la rage chez leurs propres animaux.Soutenir les campagnes de vaccinationLa vaccination des chiens est la mesure préventive la plus efficace pour réduire le risque de rage.Mais pour qu'une campagne de vaccination contre la rage soit couronnée de succès, il faut que les membres de la communauté comprennent l'intérêt de vacciner leurs animaux de compagnie et, surtout, qu'ils se présentent en grand nombre le jour de la vaccination.C'est là que la Croix-Rouge guinéenne intervient. Le ministère de l'agriculture et de l'élevage fournit les vaccins et le personnel vétérinaire pour les administrer, et les volontaires de la Croix-Rouge guinéenne suscitent la demande au sein des communautés et accompagnent les intéressés à leur rendez-vous.« Grâce à la campagne de vaccination, dont nous avons entendu parler par les volontaires de la Croix-Rouge, nos chiens ne sont plus une menace, mais des compagnons en bonne santé. C'est un acte de responsabilité pour la sécurité de tous. La vaccination des chiens protège notre communauté", explique Mamadi Fofana, un guérisseur traditionnel et chasseur de Faranah qui a été convaincu de vacciner ses chiens contre la rage.Surveiller la population canineLes vaccins contre la rage ne durent pas éternellement. Les animaux ont besoin d'un rappel tous les 1 à 3 ans pour rester indemnes de la rage. La Croix-Rouge guinéenne a donc mis en place une base de données des chiens afin de surveiller la population canine de Faranah.Les volontaires notent quand et combien de doses de vaccin ont été administrées, et enregistrent les coordonnées des propriétaires afin qu'ils puissent les contacter lorsqu'il est temps de faire un rappel.En cas de morsure, la base de données permet de retrouver le propriétaire afin de mener une investigation et de le sensibiliser à l'importance d'assumer la responsabilité de son animal.Les données sont également utilisées par le ministère de l'agriculture et de l'élevage pour savoir combien de doses de vaccins sont nécessaires lors de la planification des campagnes de vaccination des chiens.Réponse aux morsures et la surveillance à base communautaireLorsqu'un habitant de Faranah est griffé ou mordu par un animal potentiellement enragé, les volontaires de la Croix-Rouge guinéenne sont généralement les premiers à l'apprendre et à arriver sur les lieux.Formés à la lutte contre les épidémies, ils peuvent apporter les premiers soins indispensables. En cas de suspicion de rage, il s'agit de laver vigoureusement la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes et de l'envelopper dans un bandage propre en attendant les soins d'urgence.Grâce à un système de surveillance à base communautaire digital, appeléNyss, les volontaires signalent rapidement les cas de morsure à leurs superviseurs, qui peuvent alors transmettre l'alerte aux autorités locales chargées de la santé humaine, animale et environnementale, afin qu'elles procèdent à une investigation et à un traitement rapides.Chaque seconde compte lorsqu'une personne est mordue. En tant qu'yeux et oreilles au sein des communautés locales, les volontaires de la Croix-Rouge guinéenne jouent un rôle essentiel dans la détection et l'alerte précoce des cas suspects de rage, afin de maximiser les chances de survie des personnes concernées.La lutte contre la rage en Guinée est un marathon et non un sprint. Mais grâce à un engagement patient et continu auprès des communautés locales et à une collaboration étroite avec les autorités pour signaler rapidement les morsures et y répondre, la Croix-Rouge guinéenne aide les habitants de Faranah à rester en sécurité et en bonne santé face à cette maladie mortelle.—Les activités présentées dans cet article font partie duProgramme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3).Financé parl'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le programme aide les communautés, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires à se préparer, à prévenir et à détecter les menaces de maladies et à y répondre.Si vous avez apprécié cet article et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous aubulletin d'information de l’IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies (disponible en anglais et français).

Lire plus
| Article

Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge : Faire vivre notre humanité en aidant les communautés à se protéger des maladies infectieuses

À la périphérie de Bongor, une ville située à la frontière occidentale du Tchad, des volontaires de la Croix-Rouge locale et de la Croix-Rouge française sont à pied d'œuvre.Dans un quartier résidentiel grouillant d'enfants et d'animaux - et sous une chaleur torride quotidienne - les volontaires organisent avec la communauté des activités visant à prévenir et à contrôler la propagation des maladies infectieuses.La communauté ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour fournir de l'eau potable ou évacuer les eaux usées. Et comme les fontaines publiques utilisées pour recueillir l'eau ne sont pas entretenues rigoureusement, le risque d'infection est élevé.L'absence de systèmes d'assainissement signifie que d'autres pratiques à risque, comme la défécation à l'air libre, posent des risques hygiéniques et épidémiologiques importants.C'est pourquoi les volontaires sensibilisent le public aux moyens de se protéger contre les infections, comme le nettoyage et l'assainissement des sources d'eau, ainsi qu'aux pratiques à éviter.« Les activités ont suscité une réelle prise de conscience parmi les membres de la communauté», explique Catherine, 26 ans, volontaire de la Croix-Rouge tchadienne et résidente locale. « Nous remarquons en particulier que le centre de vaccination est beaucoup plus fréquenté.»Technicienne en pharmacie, Catherine est volontaire auprès de la Croix-Rouge tchadienne depuis plus d'un an. Elle est chargée de sensibiliser la population aux dangers de la défécation à l'air libre.Les volontaires de la Croix-Rouge et les membres de la communauté sont mobilisés trois fois par semaine pour nettoyer les zones les plus à risque et sensibiliser aux bonnes pratiques.« Le projet continuera à vivre de manière autonome sur le principe de la transmission [de ces informations] par la communauté à la communauté», ajoute Catherine.Catherine est passionnée par son travail visant à renforcer les connaissances et la résilience de sa communauté et à empêcher la propagation des maladies. «L'objectif, explique-t-elle, est de lutter contre la rougeole, la fièvre jaune, la poliomyélite, le ver de Guinée et le COVID-19».Les volontaires de la Croix-Rouge utilisent des méthodes de surveillance des maladies au sein de la communauté pour assurer la sécurité des personnes. Ils enregistrent des données sanitaires sur des questions spécifiques ou sur l'incidence des maladies au sein de la communauté, et encouragent les gens à signaler les cas suspects.Pour Marie-Claire, infirmière diplômée d'État et résidente de Bongor, qui gère un centre de santé dirigé par des femmes dans la ville, les efforts de la Croix-Rouge sont efficaces parce qu'ils ont permis d'établir une relation de confiance avec les membres de la communauté.«La Croix-Rouge sert d'intermédiaire de confiance entre les habitants et le centre de santé», explique-t-elle. "La Croix-Rouge surveille les maladies et envoie les femmes enceintes ou les personnes suspectées d'être malades en consultation au centre de santé.Le travail de prévention des maladies mené par les volontaires dans différents quartiers de Bongor est soutenu par le partenariat programmatique entre le réseau de l'IFRC et l'Union européenne. Ce partenariat fournit un financement stratégique, flexible, à long terme et prévisible, afin que les Sociétés nationales puissent agir avant qu'une crise ou une urgence sanitaire ne se produise. Il est mis en œuvre dans 24 pays à travers le monde.

Lire plus
| Article

Semaine mondiale de la vaccination : La vaccination est une affaire sérieuse. Mais qui a dit qu'elle ne pouvait pas être aussi amusante ?

Personne n'aime être piqué avec une aiguille. Surtout les enfants qui se font vacciner pour la première fois. Comme de nombreuses Sociétés nationales dans le monde, la Société du Croissant-Rouge de la République du Kirghizistan fait de son mieux pour rendre la piqûre un peu plus facile.Leur approche prend souvent une dimension colorée, vivante et même amusante, les volontaires faisant de leur mieux pour divertir les enfants potentiellement réticents. Étant donné les conséquences potentiellement mortelles de la non-vaccination face aux récentes épidémies de rougeole, cette approche a un impact très sérieux et positif sur l'augmentation des taux d'immunisation.«Lorsque j'ai appris que des centaines d'enfants tombaient malades de la rougeole chaque semaine, en tant que mère de deux jeunes enfants, j'ai su que je devais agir», déclare Kyzy Minagul, volontaire de la Croissant-Rouge du Kirghizistan.« Quand notre branche nous a demandé de travailler au centre de vaccination local pour aider à gérer les foules, les centres étaient remplis d'enfants qui pleuraient et criaient après avoir été vaccinés. Je me suis dit qu'il n'était pas étonnant que les parents évitent de faire vacciner leurs enfants dans les centres de vaccination.«J'ai discuté avec d'autres volontaires de la manière dont nous pourrions rendre l'expérience de la vaccination moins stressante. Nous nous sommes déguisés en personnages de dessins animés populaires et avons accueilli les enfants et les parents dans les centres de vaccination. Bien que nous ne puissions pas supprimer la piqûre dans le bras, nous avons essayé de rendre l'environnement plus accueillant pour les enfants».Au premier planLe Croissant-Rouge du Kirghizistan a été en première ligne de la réponse nationale à l'épidémie de rougeole dans le pays tout au long de l'année dernière et de cette année. Avec le soutien du Fonds d'urgence pour les interventions lors de catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), la Société nationale a répondu activement à l'épidémie actuelle entre août 2023 et mars 2024. Au total, l'IFRC-DREF a alloué 187 979 francs suisses pour soutenir les efforts du Croissant-Rouge du Kirghizistan dans l'endiguement de l'épidémie, visant à atteindre 120 000 personnes à travers les régions et les villes les plus touchées.Quelque 325 volontaires ont été mobilisés à travers le pays pour soutenir la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole. Dans le cadre de ces activités, le Croissant-Rouge du Kirghizistan met l'accent sur les enfants non vaccinés et sous-vaccinés.L'une de ces personnes est Nurgul, une jeune mère de trois enfants qui vit à Kara-Balta, une petite ville située à environ une heure et demie de route de Bishkek, la capitale. Nurgul avait choisi de ne vacciner aucun de ses enfants. Lorsqu'elle a été contactée par des volontaires du Croissant-Rouge, elle s'est d'abord montrée sceptique, ayant entendu tant d'histoires et de rumeurs sur l'innocuité des vaccins.Les volontaires ont rencontré Nurgul et ont discuté en détail des avantages de la vaccination, étayant leurs arguments par des données sur l'innocuité et l'efficacité des vaccins. Après une série de conversations et ses propres recherches, Nurgul a décidé de faire vacciner ses enfants contre la rougeole.« Les volontaires ont joué un rôle indispensable dans la sensibilisation des parents à la vaccination contre la rougeole et la rubéole au cours de cette épidémie», a déclaré le Dr Gulbara Ishenapysova, directeur du Centre républicain d'immunoprophylaxie du Croissant-Rouge du Kirghizistan, principale agence technique responsable du programme national de vaccination sous l'égide du ministère de la santé.« Il faut des organisations comme le Croissant-Rouge du Kirghizistan, qui dispose d'un vaste réseau dans tout le pays, pour mobiliser rapidement un si grand nombre de volontaires formés et accroître la confiance des communautés dans les campagnes de vaccination organisées par nous, les travailleurs de la santé».Malgré les campagnes de vaccination dans les principales villes et les régions les plus touchées, l'épidémie se poursuit encore aujourd'hui et le Croissant-Rouge du Kirghizistan prévoit de soutenir la prochaine campagne de vaccination contre la rougeole prévue en mai 2024.

Lire plus
| Article

Journée mondiale contre le paludisme : Un volontaire fait ce qu'il faut pour sauver la vie d'un petit garçon en Sierra Leone

Baindu Momoh est une mère de Gbaigibu, dans le district de Kailahun, à l'est de la Sierra Leone. Son village est si petit et isolé qu’il n’apparaît pas sur la plupart des cartes, mais cela n’empêche pas la Croix-Rouge de Sierra Leone de veiller à la santé de sa communauté.En octobre 2023, Baindu s’est précipitée vers son volontaire local de la Croix-Rouge, Joseph. Quelque chose n’allait vraiment pas. Son petit garçon, Senesie, avait de la fièvre, transpirait et vomissait, et avait le visage et les yeux gonflés. Baindu craignait pour sa vie.Heureusement, Joseph fait partie du programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3) et est formé à la détection, au signalement et à la réponse aux menaces de maladie, ce qui signifie qu'il savait exactement quoi faire.« J'ai établi des relations solides avec l'établissement de santé et la communauté. Lorsque la mère de l'enfant m'a contacté en détresse, j'ai immédiatement reconnu l'urgence de la situation », explique Joseph.En l'absence de services ambulanciers locaux, Joseph a transporté Baindu et son bébé sur sa moto jusqu'au poste de santé communautaire le plus proche, à Woroma, où Senesie a été diagnostiquée comme souffrant de paludisme grave et d'anémie. On a dit à Baindu que, pour survivre, Senesie avait besoin d'une transfusion sanguine urgente, qui n'est disponible qu'à l'hôpital gouvernemental de Kailahun, à une trentaine de kilomètres de là.Sans hésiter, Joseph propose son aide et explique :« En tant que volontaire formé au sein d'une organisation humanitaire, ma communauté est ma responsabilité».Mais dans cette partie du monde, se rendre à l'hôpital est plus facile à dire qu'à faire. Sur sa moto, avec Baindu et Senesie à l'arrière, Joseph s'est engagé sur la longue route cahoteuse qui mène à Kailahun, en naviguant avec précaution sur un terrain dangereux et en traversant des rivières en cours de route. Heureusement, ils sont arrivés à bon port et Senesie a été rapidement soigné par le personnel de l'hôpital. « Puisque je pouvais aider, je ne pouvais pas le laisser mourir. J'ai donc pris la décision de payer le traitement, car les parents n'en avaient pas les moyens», explique Joseph.Grâce à l'action rapide et au soutien de Joseph, Senesie a complètement récupéré du paludisme. Après une semaine d'hospitalisation, Baindu et Senesie sont retournés chez eux à Gbaigibu. Joseph continue de prendre de leurs nouvelles pour s'assurer qu'ils se portent bien.« Joseph a risqué sa vie pour sauver celle de mon fils. Lorsqu'il est arrivé à l'hôpital public de Kailahun, il a payé la transfusion sanguine recommandée par les médecins. Pour moi, Joseph est un véritable sauveur qui nous a aidés lorsque nous en avions besoin », déclare Baindu.Baindu n'est pas la seule personne de Gbaigibu à bénéficier du soutien de Joseph. Il sensibilise régulièrement les membres de sa communauté à la prévention, au dépistage et à la lutte contre les maladies, telles que le paludisme, la rougeole et la fièvre jaune, afin qu'ils puissent rester en bonne santé et en sécurité.Fomba Lamin, responsable du poste de santé communautaire de Woroma, estime que Joseph joue un rôle inestimable en encourageant les membres du village à se faire soigner.« Nous remercions le programme CP3, qui améliore notre taux de référencement. Par le passé, les membres de la communauté que nous recommandions n'allaient pas à Kailahun pour des raisons évidentes : les moyens de transport. Mais grâce à des personnes comme Joseph, qui encouragent nos concitoyens à se faire soigner à Kailahun, nous constatons une réduction du nombre de décès dans notre communauté », explique Fomba.Bien que le paludisme soit évitable et traitable, le nombre de décès dus à la maladie reste élevé chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, en particulier dans les communautés isolées et difficiles d'accès. Les principaux obstacles à la lutte contre le paludisme sont le manque d'accès fiable aux services de santé et aux produits de prévention, la diminution du financement mondial de la lutte contre le paludisme et l'augmentation généralisée et croissante de la résistance aux insecticides dans les pays où le paludisme est endémique. Des innovations récentes, telles que l'approbation par l'OMS de nouvelles moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) pour lutter contre la résistance aux insecticides et de deux nouveaux vaccins antipaludiques pour les enfants, constituent des étapes positives dans la lutte contre la maladie. Grâce à des programmes tels que le CP3, l'IFRC aide les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier à planifier et à mettre en œuvre des activités de prévention du paludisme de grande qualité :Aider les ministères de la santé et leurs partenaires à planifier et à mettre en œuvre la distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide dans le cadre de campagnes de masse ou de canaux de distribution continus Administrer un traitement préventif aux enfants dans le cadre des campagnes saisonnières de chimioprévention du paludisme.Promouvoir les pratiques préventives individuelles par le biais d'activités sociales et de changement de comportement afin d'encourager les gens à dormir sous une moustiquaire chaque nuit de l'année, à se faire soigner rapidement en cas de fièvre ou de symptômes liés au paludisme, et à suivre des soins prénatals pour prévenir le paludisme.Cette histoire de la Sierra Leone est un excellent exemple de la manière dont les Sociétés nationales aident les communautés à prévenir le paludisme et à se faire soigner, les encouragent à mettre en œuvre des pratiques qui les protégeront de la maladie et améliorent leur accès aux soins de santé, même dans les communautés éloignées et isolées.L'IFRC héberge et préside également l'Alliance pour la prévention du paludisme, un partenariat mondial qui soutient les ministères de la santé et leurs partenaires financiers et d'exécution dans la planification et la mise en œuvre de la distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide, principalement par le biais de campagnes de masse. Les moustiquaires imprégnées d'insecticide restent l'outil le plus efficace pour protéger les communautés à risque contre le paludisme. --Joseph, le volontaire mentionné dans cet article, fait partie du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3). Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), ce programme aide les communautés, les sociétés nationales et d'autres partenaires dans sept pays à se préparer, à prévenir, à détecter et à répondre aux menaces de maladies. Si vous avez apprécié cet article et souhaitez en savoir plus : Visitez la page consacrée au paludisme sur le site IFRC.orgVisitez le site de l'Alliance pour la prévention du paludisme Inscrivez-vous à la newsletter de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémiesSuivez la Croix-Rouge de Sierra Leone sur X, Facebook et LinkedIn

Lire plus
| Article

Stopper une épidémie de rougeole en Sierra Leone

Makuma est un village côtier isolé, niché dans le nord-ouest de la Sierra Leone, à la frontière avec la Guinée. Il n'est accessible que par une piste étroite et cahoteuse. Ses quelque 2 000 habitants se déplacent à pied ou en moto pendant les mois les plus secs. Mais lorsque les eaux montent pendant la saison des pluies, de mai à décembre, la piste devient inutilisable, coupant les habitants du centre de santé le plus proche, situé à une dizaine de kilomètres.Sa situation isolée, associée au risque élevé de maladies infectieuses en Sierra Leone, fait de Makuma un terrain propice aux épidémies, s'il n'y avait pas la présence de la Croix-Rouge sierra-léonaise.Momoh Saio Kamara est le volontaire local de la Croix-Rouge à Makuma. Il a grandi dans le village et jouit d'une grande popularité et d'une grande confiance, grâce au soutien qu'il a apporté aux personnes touchées par l'épidémie d'Ebola en 2014-2015.En 2019, Momoh a été formé à la lutte contre les épidémies et à la surveillance communautaire dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), financé par l'USAID, afin d'acquérir les compétences et les outils nécessaires pour détecter, alerter et répondre rapidement aux épidémies.Ainsi, lorsque, début 2022, les habitants de Makuma ont commencé à remarquer des symptômes étranges d'une maladie mystérieuse qu'ils n'avaient jamais vue auparavant, Momoh savait exactement ce qu'il fallait faire.«Un jour, j'étais dans le village et je faisais des visites à domicile. J'ai rendu visite à un ami qui m'a dit qu'il y avait quelqu'un avec le nez rouge, la bouche rouge, le nez qui coule et qu'en plus de cela, cette personne avait une éruption cutanée. Je suis allé voir et j'ai tout de suite pensé que c'était la rougeole», explique Momoh.Sans hésiter, Momoh a alerté son supérieur, Jobel, grâce à un système de surveillance à base communautaire numérique mis en place dans le cadre du programme CP3. Jobel est arrivé peu après en moto pour enquêter. Constatant lui-même les symptômes, il a intensifié l'alerte dans le système, informant instantanément les autorités sanitaires du district.«Après l'alerte, j'ai appelé l'infirmière locale et j'ai convoqué une réunion de la communauté pour dire aux gens qu'il s'agissait d'une suspicion de rougeole », ajoute Momoh.Infection virale très contagieuse, la rougeole se propage facilement chez les personnes non vaccinées. Il s'agit d'une maladie grave qui peut nécessiter une hospitalisation, entraîner une invalidité permanente, voire tuer si elle n'est pas traitée correctement.Les infirmières locales sont rapidement arrivées et ont commencé à rechercher et à enregistrer les cas suspects, tandis que Momoh et Jobel ont fait du porte-à-porte pour expliquer aux gens comment se protéger.Le lendemain, une équipe d'intervention rapide de l'hôpital du district de Kambia est arrivée pour effectuer des tests, procéder à une vaccination en anneau de près de 800 enfants afin de minimiser la propagation de l'infection, et s'occuper des patients.«La Croix-Rouge et l'équipe de gestion sanitaire du district sont venues. Cela n'a pas pris longtemps. Lorsqu'ils sont arrivés, nous avons de nouveau organisé une réunion, nous avons parlé à la communauté. Nous leur avons dit que ces personnes avaient des médicaments et qu'ils étaient gratuits» explique Momoh.Pour N'Mah, une femme de Makuma dont le jeune fils a attrapé la rougeole, la présence de Momoh à ses côtés a été un immense soulagement.«Mon fils Morlai est tombé malade. Je n'avais aucune idée de ce qu'était la maladie et je me sentais inquiète et agitée. Momoh a organisé une réunion communautaire pour faire savoir qu'il pensait qu'il s'agissait de la rougeole. Il nous a dit ce qu'il savait de la maladie et a demandé aux gens de lui dire s'ils voyaient quelqu'un qui présentait les mêmes symptômes. Il nous a dit de garder notre environnement aussi propre que possible, de nous laver les mains correctement et d'isoler toute personne présentant des signes de la maladie. Je me suis sentie très heureuse parce que les services de santé sont arrivés très rapidement», explique N'Mah.«Je savais que Momoh serait en mesure de nous aider parce qu'il nous avait parlé de sa formation et de la façon dont il pouvait signaler la maladie», ajoute Mahawa.Momoh est l'un des 250 volontaires du district de Kambia formés dans le cadre du programme CP3. Ensemble, ils sont les yeux et les oreilles des communautés difficiles à atteindre et veillent à ce qu'aucun événement sanitaire suspect ne passe inaperçu.Au total, 124 cas de rougeole ont été enregistrés au cours de l'épidémie à Makuma. Ce chiffre aurait pu être beaucoup plus élevé sans l'action précoce de Momoh, la confiance que lui a accordée sa communauté et la réaction rapide des autorités sanitaires locales.«L'intervention réussie, qui a permis d'éviter des décès et des handicaps, est le résultat de la détection et du signalement précoces par les volontaires de la Croix-Rouge, suivis d'une réponse rapide de l'équipe de gestion de la santé du district. Il n'est pas exagéré de dire que ces volontaires contribuent grandement au système de santé du district de Kambia, en particulier à la surveillance de la santé publique», explique Ishmael Rogers, responsable de la surveillance du district de Kambia.Pour Yusif, conseiller du village de Makuma, qui a dirigé sa communauté dans des périodes difficiles telles qu'Ebola et COVID-19 ces dernières années, le soulagement d'avoir le soutien de la Croix-Rouge pour maintenir sa population en bonne santé est palpable.« Je suis heureux que Momoh soit là. Il est toujours disponible pour notre communauté - n'importe quel jour, n'importe quand. Il est très patient. Lorsque nos concitoyens sont malades, il veille à ce qu'ils soient emmenés à l'hôpital. Je pense que ma communauté est en sécurité avec Momoh. Si jamais il y a une autre épidémie, nous savons que Momoh est là pour nous. »--La détection et la réponse rapides aux épidémies dont il est question dans cet article ont été rendues possibles grâce au Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies.Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), ce programme aide les communautés, les sociétés nationales et d'autres partenaires dans sept pays à se préparer, à prévenir, à détecter et à répondre aux menaces de maladies.Si vous avez apprécié cette histoire et souhaitez en savoir plus :Abonnez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies;Suivez la Société de la Croix-Rouge de Sierra Léone sur X, Facebook et LinkedIn;Pour en savoir plus sur les initiatives de surveillance communautaire au sein de l'IFRC, veuillez consulter le site suivant: cbs.ifrc.org

Lire plus
| Article

Déclaration conjointe : Des millions de personnes menacées par le choléra en raison du manque d'eau potable, de savon et de toilettes, et de la pénurie de vaccins contre le choléra

Genève/New York, 20 Mars 2024 – Selon le groupe international de coordination (GIC) pour la fourniture de vaccins, des mesures immédiates sont nécessaires pour endiguer la recrudescence pluriannuelle sans précédent des cas de choléra dans le monde. Il faut notamment investir dans l'accès à l'eau potable, l'assainissement et l'hygiène, tester et détecter rapidement les épidémies, améliorer la qualité des soins de santé et l'accès à ces derniers, et accélérer la production de doses supplémentaires de vaccin oral contre le choléra (VOC) à un prix abordable afin de mieux prévenir les cas de choléra.Le GIC gère le stock mondial de vaccins contre le choléra. Le groupe comprend la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Médecins Sans Frontières, l'UNICEF et l'OMS. Gavi, l'Alliance du vaccin, finance la réserve de vaccins et la distribution du vaccin anticholérique. Les membres du GIC appellent les gouvernements, les donateurs, les fabricants de vaccins, les partenaires et les communautés à se joindre à un effort urgent pour stopper et inverser la progression du choléra.Depuis 2021, le choléra connaît une recrudescence à l'échelle mondiale, les 473 000 cas signalés à l'OMS en 2022 ayant plus que doublé par rapport à 2021. Les données préliminaires pour 2023 révèlent de nouvelles augmentations, avec plus de 700 000 cas signalés. Plusieurs de ces flambées présentent des taux de létalité élevés, dépassant le seuil de 1 % utilisé comme indicateur d'un traitement précoce et adéquat des patients atteints de choléra. Ces tendances sont tragiques étant donné que le choléra est une maladie évitable et traitable et que les cas avaient diminué au cours des années précédentes. Le choléra est une infection intestinale aiguë qui se propage par le biais d'aliments et d'eau contaminés par des matières fécales contenant la bactérie Vibrio cholerae. L'augmentation du nombre de cas de choléra est due à des lacunes persistantes dans l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Bien que des efforts soient faits pour combler ces lacunes dans certains endroits, dans beaucoup d'autres, ces lacunes s'aggravent en raison de facteurs liés au climat, à l'insécurité économique, aux conflits et aux déplacements de population. L'eau potable et l'assainissement sont des conditions préalables à l'arrêt de la transmission du choléra.Actuellement, les pays les plus gravement touchés sont la République démocratique du Congo, l'Éthiopie, Haïti, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Zambie et le Zimbabwe.Aujourd'hui plus que jamais, les pays doivent adopter une réponse multisectorielle pour lutter contre le choléra. Les membres du GIC appellent les pays actuellement touchés ou susceptibles de l'être à prendre des mesures urgentes pour que leurs populations aient accès à de l'eau propre, à des services d'hygiène et d'assainissement, ainsi qu'aux informations essentielles pour prévenir la propagation du choléra. La mise en place de ces services nécessite une volonté politique et des investissements au niveau national. Il s'agit notamment de créer des capacités de détection et de réponse précoces, d'améliorer la détection des maladies, d'assurer un accès rapide au traitement et aux soins, et de travailler en étroite collaboration avec les communautés, notamment en ce qui concerne la communication sur les risques et l'engagement communautaire. L'écart important entre le nombre de doses de vaccins disponibles et le niveau des besoins actuels exerce une pression sans précédent sur le stock mondial de vaccins. Entre 2021 et 2023, le nombre de doses demandées pour la riposte aux épidémies a été supérieur à celui de toute la décennie précédente.En octobre 2022, la pénurie de vaccins en cours a obligé le GIC à recommander une seule dose de vaccin, alors qu'il recommandait depuis longtemps un traitement à deux doses. Environ 36 millions de doses ont été produites l'année dernière, tandis que 14 pays touchés ont déclaré avoir besoin de 72 millions de doses dans le cadre d'une stratégie réactive à une dose. Ces demandes sous-estiment les besoins réels. Les campagnes de vaccination préventive ont dû être retardées afin de conserver des doses pour les efforts de lutte contre les épidémies, ce qui a créé un cercle vicieux. Le changement de stratégie a permis aux vaccins disponibles de protéger un plus grand nombre de personnes et de répondre à un plus grand nombre de flambées de choléra malgré la pénurie actuelle, mais un retour à un schéma à deux doses et une reprise de la vaccination préventive offriraient une protection plus longue.La capacité de production mondiale en 2024 devrait être de 37 à 50 millions de doses, mais elle restera probablement insuffisante pour répondre aux besoins des millions de personnes directement touchées par le choléra. Un seul fabricant, EuBiologics, produit actuellement le vaccin ; bien que l'entreprise fasse tout son possible pour maximiser la production, davantage de doses sont nécessaires. Actuellement, on ne s'attend pas à ce que de nouveaux fabricants arrivent sur le marché avant 2025 ; il faut donc accélérer les choses. La même urgence et la même innovation que pour le COVID-19 doivent être appliquées au choléra.Les autres fabricants qui prévoient d'entrer sur le marché doivent accélérer leurs efforts et mettre les doses à disposition à des prix abordables.Nous appelons les fabricants de vaccins, les gouvernements, les donateurs et les partenaires à donner la priorité à une augmentation urgente de la production de vaccins et à investir dans tous les efforts nécessaires pour prévenir et contrôler le choléra.À propos du GIC Communiqué de presse sur la stratégie de dosageGroupe de travail mondial sur la lutte contre le choléraL'IFRC sur le choléraUNICEF : le choléra met les enfants en danger dans le monde entierL'OMS sur la recrudescence du choléra, y compris les rapports de situation mensuelsContacts médiasIFRC Email: [email protected]: Lukas Nef,Mobile: +41792400790Email: [email protected]: Sarah Al Hattab, UNICEF in New YorkTelephone: +1 917-957-6536Email: [email protected] média de l'OMSEmail: [email protected]

Lire plus
| Urgence

Zimbabwe: Épidémie de choléra

Le Zimbabwe est aux prises avec une épidémie de choléra depuis février 2023, le nombre de cas augmentant dans tout le pays. Au 5 novembre 2023, des cas suspects et confirmés ont été signalés dans les 10 provinces du pays et dans 41 des 62 districts, les pics les plus alarmants ayant été enregistrés dans les provinces de Masvingo et de Manicaland, dans le sud-est du pays. Au total, 6 686 cas suspects et 1 127 cas confirmés ont été signalés au début du mois de novembre. Plus de 6 200 personnes s'étaient rétablies, tandis que le nombre total de décès liés au choléra, suspectés ou confirmés, dépassait les 175. L'IFRC et ses membres recherchent 3 millions de francs suisses pour aider la Croix-Rouge du Zimbabwe à fournir une assistance vitale à 550 455 personnes et à endiguer l'épidémie. Un total de 2 millions de francs suisses sera collecté par le secrétariat de l'IFRC.

Lire plus
| Article

Choléra : L'épidémie réduit au silence une ville autrefois dynamique du sud-ouest du Zimbabwe

Dans les rues de Mapanza, un petit village du sud-ouest du Zimbabwe, le silence règne là où les enfants jouent normalement. Les rassemblements communautaires pour les repas ont cessé, les rires sont absents et les vêtements de tous les jours ont été remplacés par des bottes de pluie et des combinaisons de protection.Le village est aux prises avec une épidémie de choléra incessante, qui met en évidence la gravité de la maladie.Lors d'une récente journée de fortes pluies, des flaques d'eau entourent les trois grandes tentes situées au centre du village. Le personnel médical, muni de masques et de gants, entre et sort des tentes. Des perfusions sont apportées dans la tente où se trouvent les patients les plus gravement atteints.Dans les deux autres tentes, des agents de santé s'occupent des patients dont l'état s'est stabilisé. De temps en temps, un enfant curieux sort de la tente. Elle semble avoir environ cinq ans.Alors que nous marchons plus loin dans le village, nous rencontrons Alec. "Cela a probablement commencé lors d'un service religieux où de nombreuses personnes se sont rassemblées", explique Alec, un homme amical et énergique qui vit dans le village et qui a personnellement fait l'expérience de la rapidité avec laquelle le choléra peut frapper sans pitié. "Peu après, les gens ont commencé à tomber malades.Les sources de contaminationEn outre, la communauté partage une source d'eau, qui a été contaminée. Le choléra se propageant facilement par l'eau, on estime que près de la moitié du village est tombée malade. Il n'y a pas de centre de soins dans la région, ce qui a aggravé la situation, qui est devenue critique en l'espace de quelques heures.Les gens étaient allongés sur le sol et n'avaient nulle part où aller, se souvient Alec. "Les gens ont commencé à souffrir de diarrhées sévères et à vomir abondamment", explique-t-il. "Près de la moitié de la population de l'enceinte était à terre, et un couple local a essayé de transporter autant de personnes que possible à l'hôpital de Chiredzi, mais c'était trop. Les enfants et les femmes ont été les plus touchés ; des personnes sont également décédées". Alec a lui aussi dû se battre pour survivre. Après qu'il soit tombé malade, sa femme a attendu avec anxiété des nouvelles de son mari. Elle ne pouvait pas être avec lui et ne connaissait pas son état de santé. C'était une période éprouvante pour les nerfs.Une réponse immédiateAujourd'hui, lorsque les visiteurs viennent au village, il est difficile de comprendre que ce cauchemar s'est déroulé il y a seulement quelques semaines. Bien que les événements continuent de peser sur la communauté et que la situation soit loin d'être normale, le nombre de malades et de décès a diminué, grâce à ceux qui se sont mobilisés pour apporter leur aide.Les volontaires de la Croix-Rouge du Zimbabwe ont immédiatement soutenu le ministère de la santé et de la protection de l'enfance en apportant des tentes, des fournitures médicales et des "solutions de réhydratation orale" afin que les personnes puissent être soignées en toute sécurité et ne soient plus obligées de s'allonger sur le sol. Avec le ministère de la santé, ils ont pu contrôler l'épidémie.Aujourd'hui encore, les volontaires sont omniprésents dans le village. Nombre d'entre eux, comme la femme d'Alec, sont des membres de la communauté qui se sont portés volontaires après avoir vécu ce que le choléra a fait à leurs proches. Elle participe désormais à des campagnes de porte-à-porte, informant les gens sur la manière de se protéger afin qu'une épidémie de cette ampleur ne se reproduise pas.Depuis le début de l'épidémie, les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge de Zambie ont pris des mesures pour lutter contre la propagation du choléra et fournir des soins aux patients. La Croix-Rouge a également aidé le ministère de la santé à mettre en place un centre de traitement du choléra afin de permettre aux personnes présentant des symptômes de choléra d'accéder à des soins appropriés.Des volontaires se sont également rendus dans les communautés pour informer la population sur les moyens de se protéger et de protéger leurs proches, ainsi que sur les mesures à prendre en cas de maladie.Le Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF) a alloué 500 000 francs suisses à la première intervention. Peu après, l'IFRC a lancé un appel d'urgence de 3 millions de francs suisses afin d'apporter une assistance vitale à plus de 550 000 personnes et d'aider à endiguer la flambée épidémique.

Lire plus
| Article

Journée mondiale de la radio : Comment la radio contribue à maintenir les communautés en bonne santé et en sécurité

Bien que nous vivions dans un monde de plus en plus numérique, la radio reste une source importante d'information, de divertissement et de connexion dans les pays du monde entier.C'est particulièrement vrai dans les communautés rurales, pour lesquelles la radio est souvent la source d'information la plus fiable, voire la seule, à des kilomètres à la ronde.Imaginez que vous viviez dans l'une de ces communautés, loin du centre de santé le plus proche. Vous remarquez que les gens tombent malades et vous ne savez pas pourquoi. En quête de réponses, vous écoutez votre station de radio locale.Le présentateur parle de la "maladie mystérieuse" d'une manière paniquée, en disant à quel point les symptômes sont horribles, combien de personnes sont mortes et comment il faut éviter à tout prix les personnes infectées. Il a entendu dire que la maladie pourrait être une sorte de malédiction et que, apparemment, boire de l'eau salée peut vous protéger.En entendant ce rapport, et en l'absence d'autres sources vers lesquelles se tourner, vous vous sentiriez probablement effrayé et ne sauriez pas quoi faire.Mais imaginez que vous soyez à l'écoute d'une émission totalement différente. Le présentateur offre calmement des informations pratiques sur la maladie - son nom, ses symptômes, son mode de propagation et les mesures que vous pouvez prendre pour vous protéger. Il interroge un médecin local que vous connaissez et en qui vous avez confiance et qui répond aux questions et aux inquiétudes les plus courantes.Vous seriez rassuré et disposeriez des informations dont vous avez besoin pour assurer votre sécurité et celle de votre famille.Dans plusieurs pays, l'IFRC et ses Sociétés nationales s'associent aux médias locaux pour faire exactement cela : fournir des informations vitales avant, pendant et après les épidémies.Dans le cadre du programme de programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), nous avons collaboré avec l'organisation caritative BBC Media Action pour former des journalistes et des Sociétés de la Croix-Rouge de sept pays à la programmation de lignes de vie : une programmation médiatique spéciale qui fournit des informations précises, pratiques et opportunes en cas de crise sanitaire ou humanitaire.Les Sociétés nationales s'associent régulièrement à des médias pour diffuser des informations utiles qui permettent aux communautés de rester en bonne santé et à l'abri d'un large éventail de maladies. En voici quelques exemples.KenyaDans les comtés de Bomet et de Tharaka Nithi, la Croix-Rouge du Kenya fait équipe avec les stations de radio locales et les services de santé des comtés, atteignant ainsi des centaines de milliers de personnes avec des messages de santé utiles sur la façon de prévenir des maladies telles que l'anthrax, la rage et le choléra. Les informations sont communiquées dans un langage simple. Les auditeurs peuvent poser des questions ou suggérer des sujets de discussion.«Au début, les médias étaient connus pour rapporter deux choses, peut-être : la politique et les mauvaises choses qui se sont produites dans la société. Mais la Croix-Rouge nous a aidés [...] à utiliser les médias pour éduquer les gens sur les maladies », explique Sylvester Rono, un journaliste de Kass FM formé à la programmation Lifeline.«Je suis maintenant fier de dire que cela a vraiment aidé nos communautés. Nos concitoyens comprennent maintenant pourquoi nous devons vacciner nos animaux de compagnie, pourquoi nous devons aller à l'hôpital en cas de morsure, pourquoi nous devons signaler tout incident [sanitaire], et quand vous voyez un signe de maladie, que ce soit la rage, l'anthrax, le choléra [...] l'importance de le signaler plus tôt », ajoute-t-il.CamerounFin 2021, une épidémie de choléra a menacé la vie des populations de la région Nord du Cameroun, une région rurale du pays où les communautés sont très dispersées.Dans le cadre de sa réponse, la Croix-Rouge camerounaise s'est associée à des stations de radio locales pour lancer une série de programmes radiophoniques communautaires afin de partager des informations sur la façon dont les gens peuvent se protéger, sur les symptômes à surveiller et sur les endroits où obtenir de l'aide s'ils tombent malades.Les thèmes des émissions ont été choisis en partenariat avec les dirigeants des communautés. Après la diffusion des émissions, les volontaires de la Croix-Rouge se sont rendus dans leurs communautés pour renforcer les messages diffusés à l'antenne en faisant du porte-à-porte. «Le programme radio est très bon, car il m'a donné des informations pratiques. J'ai eu un cas de choléra dans ma famille, mais grâce aux mesures que j'ai entendues à la radio, j'ai pu sauver l'enfant de ma soeur qui était malade», explique Talaga Joseph, un auditeur qui a appelé FM Bénoué, l'une des stations de radio participantes.République démocratique du Congo (RDC)En RDC, des rumeurs nuisibles et des informations erronées sur le COVID-19 et d'autres maladies se sont répandues dans tout le pays ces dernières années. Par exemple, certaines personnes pensaient que le vaccin COVID-19 était une source de revenus pour le gouvernement et ne présentait aucun avantage pour la société, tandis que d'autres croyaient que le vaccin contre la rougeole était moins efficace que les remèdes traditionnels à base de feuilles de manioc.Pour répondre à ces rumeurs, les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC ont fait du porte-à-porte pour recueillir les réactions de la communauté et enregistrer les mythes et les idées fausses les plus répandus. Après avoir analysé ces informations, le personnel de la Croix-Rouge de la RDC a lancé des émissions radiophoniques interactives afin d'aborder et de démystifier les informations erronées sur la santé et de fournir des conseils fiables.Par exemple, dans la province du Kongo Central, la Croix-Rouge de la RDC s'associe à Radio Bangu pour produire une émission intitulée "L'école de la Croix-Rouge". Les auditeurs appellent pour obtenir des informations sur différentes maladies, poser des questions et découvrir l'aide qu'ils peuvent obtenir de la Croix-Rouge.« La collaboration avec la Croix-Rouge est très bonne et a permis aux auditeurs d'en apprendre davantage sur ses activités et sur la manière dont ils peuvent prévenir différentes maladies et épidémies. Les émissions de la Croix-Rouge sont si populaires qu'elles ont augmenté le nombre total d'auditeurs dans la zone que nous couvrons », déclare Rigobert Malalako, directeur de la station de Radio Bangu.--Les activités avec la radio locale présentées dans cet article ne sont que quelques exemples de partenariats avec les médias développés dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3)Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le CP3 soutient les communautés, les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires dans la prévention, la détection et la réponse aux menaces de maladies.Si vous avez aimé cette histoire et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies. Vous pouvez également accéder aux ressources suivantes :Un guide pour les médias sur la communication dans les urgences de santé publique (disponible en plusieurs langues)Site web de la programmation Lifeline de BBC Media ActionBoîte à outils de lutte contre les épidémies de l'IFRC

Lire plus
| Communiqué de presse

Étude mondiale COVID-19 de l'IFRC : la banque de vaccins est un "élément essentiel" de la prochaine réponse à la pandémie

Genève/Panama City/Buenos Aires - 31 janvier 2024Les gouvernements doivent se préparer à la prochaine pandémie en créant une "banque de vaccins" internationale qui garantisse la disponibilité et la distribution équitable des vaccins dans toutes les régions du monde.Telle est la principale recommandation d'un nouveau rapport établi à la suite d'une vaste étude sur l'impact du COVID-19 et les réactions des autorités. Le rapport est publié exactement quatre ans après le premier appel d'urgence Global COVID de l'IFRC, le 31 janvier 2020.La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a chargé des chercheurs de l'Observatoire humanitaire, un centre de référence de l'IFRC hébergé par la Croix-Rouge argentine, de réaliser un important projet de recherche. Pour ce faire, ils ont interrogé 16 027 personnes, en collaboration avec 90 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Des personnes issues de différents secteurs ont été interrogées sur leur expérience de la pandémie de COVID-19. Des partenaires stratégiques du secteur privé et des syndicats ont également collaboré à la réalisation des enquêtes.La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a chargé des chercheurs de l'Observatoire humanitaire, un centre de référence de l'IFRC hébergé par la Croix-Rouge argentine, de réaliser un important projet de recherche. Pour ce faire, ils ont interrogé 16 027 personnes, en collaboration avec 90 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Des personnes issues de différents secteurs ont été interrogées sur leur expérience de la pandémie de COVID-19. Des partenaires stratégiques du secteur privé et des syndicats ont également collaboré à la réalisation des enquêtes.L'étude – ‘Les leçons apprises par les secteurs stratégiques lors de la pandémie’ – a revélé que:Près de 70 % des personnes, tous secteurs et régions confondus, craignent fortement d'attraper le COVID-19. Les personnes des Amériques et/ou travaillant dans le secteur de la santé sont celles qui ont le plus peur;Plus de la moitié des personnes interrogées ont déclaré que leurs finances personnelles avaient été affectées par la pandémie;54 % des participants interrogés ont déclaré que leur gouvernement avait bien géré la pandémie. Ce pourcentage était le plus élevé en Afrique et le plus faible dans les Amériques;Près de la moitié des personnes interrogées travaillant dans les soins de santé et les médias se sont senties "discriminées" pour le rôle qu'elles ont joué pendant la pandémie;La grande majorité des personnes interrogées ont déclaré qu'elles n'étaient pas prioritaires pour les vaccinations malgré le rôle important qu'elles ont joué pendant la pandémie.Les principales recommandations du rapport sont les suivantes:Créer une banque mondiale de vaccins et d'antidotes afin de garantir la disponibilité et la distribution équitable des fournitures dans toutes les régions;Établir des priorités pour la vaccination ou la livraison de médicaments à ceux qui permettent aux citoyens du monde de se nourrir, de se soigner, de s'informer et de s'éduquer;Mener une campagne de communication à partir d'un organisme supranational qui valorise les actions des secteurs essentiels pour légitimer leurs tâches et reconnaître leur travail.José Scioli, directeur de l'Observatoire humanitaire de la Croix-Rouge argentine, a déclaré :«Certaines des réponses aux principaux défis nécessitent la mise en place de processus efficaces à l'échelle mondiale. C'est pourquoi il est si important de tirer des leçons au niveau mondial afin que nous puissions tous - en tant qu'humanité dans son ensemble - tirer des enseignements de notre expérience et en sortir plus forts. Nous sommes convaincus que nous sommes capables de tirer des leçons de notre passé pour améliorer le présent et l'avenir. Grâce à l'étude de l'Observatoire humanitaire, nous pouvons promouvoir l'échange d'informations afin d'améliorer nos sociétés.»Xavier Castellanos, Secrétaire général adjoint de l'IFRC, a déclaré :« La pandémie de COVID-19 a entraîné la plus grande perturbation mondiale de la vie normale depuis une génération. Mais ses effets ont été disproportionnés. Souvent, par exemple, les vaccins ont été distribués en fonction de l'argent et non des besoins. Les personnes qui ont le plus contribué à aider les plus vulnérables à traverser la pandémie ont trop souvent été les plus mal traitées. Cette importante étude propose une voie à suivre pour mieux gérer la prochaine pandémie. Son ambition et son ampleur font que ses recommandations ont du poids. »Le rapport complet peut être téléchargé ici, et est également disponible en anglais, arabe et espagnol.Des graphiques et des animations téléchargeables peuvent être ajoutés à la couverture ici.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] Genève: Andrew Thomas +41 76 367 65 87A Buenos Aires: Jose Scioli +54 911 64551193Au Panama: Susana Arroyo Barrantes +507 6999 3199

Lire plus
| Article

Crise alimentaire : « Maintenant, je peux m'occuper de ma propre famille ».

Dans la région de Lubombo en Eswatini, près de la ville de Big Bend, Bongani Masuku, 39 ans, regarde son champ de maïs. Il en a récolté une partie la semaine dernière. «Mais il y a encore du travail à faire», dit Bongani en commençant à travailler la terre. Lubombo est l'une des régions les plus chaudes d'Eswatini. Alors que Bongani désherbe son champ, la température a déjà dépassé les 34 degrés. «J'enlève les mauvaises herbes pour que mon maïs pousse correctement», explique-t-il. «Si je laissais les mauvaises herbes prendre le dessus, les plants deviendraient très minces et n'offriraient pas une bonne récolte.» Plus tôt dans la saison, Bongani a suivi une formation agricole, à l'issue de laquelle il a reçu une subvention d'environ 70 euros. Il a investi cet argent dans des semences de maïs plus résistantes à la sécheresse, car le changement climatique a rendu les pluies plus irrégulières et accru la sécheresse. Environ 70 % de la population de l'Eswatini dépend directement de l'agriculture pour sa subsistance. C'est pourquoi l'évolution des conditions météorologiques est extrêmement préoccupante. «Les récentes vagues de chaleur ont vraiment rendu l'agriculture plus difficile. Le maïs ne doit pas recevoir trop de lumière du soleil lorsqu'il fleurit. La pluie est importante à ce stade. La dernière fois que le maïs a fleuri, il n'y a pas eu de pluie du tout, et ma récolte a donc été inférieure à ce que j'avais prévu.» Le champ de maïs revêt une grande importance pour Bongani. «Il me permet de nourrir ma famille, mais aussi de vendre une partie des récoltes et d'obtenir de l'argent», précise t-il. «Cet argent m'aide à scolariser mes enfants. J'ai cinq enfants avec ma chère épouse. Maintenant, je peux leur acheter des manuels scolaires et d'autres fournitures scolaires, comme des stylos. Si je gagne assez d'argent, je peux aussi leur acheter des chaussures pour aller à l'école.» L'insécurité alimentaire prolongée Comme partout ailleurs en Afrique australe, les habitants de l'Eswatini souffrent d'une crise grave et prolongée de la sécurité alimentaire qui a débuté en 2015. La sécheresse causée par le phénomène El Niño, renforcée par le changement climatique et l'irrégularité des pluies et des inondations depuis lors, a endommagé les récoltes année après année. Bongani est l'une des 25 500 personnes incluses dans le projet triennal financé par l'Union européenne pour améliorer la sécurité alimentaire au moyen d'une assistance en espèces. Outre la Croix-Rouge finlandaise, le projet inclut la Croix-Rouge de Baphalali Eswatini et la Croix-Rouge belge des Flandres. Pour les bénéficiaires des subventions en espèces, comme Winile Masuku, l'aide en espèces a permis d'acheter de la nourriture comme du riz, de la farine de maïs et de l'huile de cuisson à un moment où les sources de nourriture habituelles sont beaucoup moins abondantes et plus chères. «Avant de recevoir une aide financière, nous dépendions de nos voisins», explique Winile, assise devant sa maison, dont les murs sont faits de branches tressées et de pierres. «Aujourd'hui, je peux m'occuper de ma propre famille.» Le jardinage pour le changement Si tout le monde n'est pas agriculteur, de nombreux habitants de l'Eswatini cultivent une partie de leur nourriture quotidienne dans des jardins communautaires locaux. C'est l'une des raisons pour lesquelles ce projet de résilience climatique vise également à faire revivre la tradition des jardins communautaires. Une partie de cet effort comprend des formations dispensées par le ministère de l'agriculture sur la manière la plus efficace d'entretenir les jardins communautaires face à des conditions climatiques plus extrêmes. Après chaque formation, les participants reçoivent une subvention d'environ 35 euros pour acheter des semences, par exemple. Les participants sont encouragés à utiliser des variétés de cultures moins gourmandes en eau. «Le jardin offre une stabilité à ma famille, car je m'y emploie et je m'occupe de ma famille», explique Sibongile, l'une des participantes. «La récolte du jardin me permet de nourrir ma famille, et je peux aussi vendre certaines récoltes pour obtenir de l'argent pour l'éducation de mes enfants.» La santé en milieu rural Il est également important de veiller à ce que les gens restent en bonne santé, car la sécheresse et la chaleur peuvent créer des conditions qui exacerbent la propagation des maladies et des symptômes tels que la déshydratation. C'est pourquoi le projet financé par l'UE soutient également la communauté dans la préparation aux épidémies et aux pandémies. La Croix-Rouge de Baphalali Eswatini gère trois cliniques dans le pays, et le projet soutient leur capacité à répondre à différentes épidémies, telles que les maladies diarrhéiques, la tuberculose et le VIH. « Chaque matin, nous donnons des conseils de santé, c'est-à-dire que nous indiquons aux patients les épidémies en cours», explique Phumlile Gina, infirmière à la clinique de Hosea Inkhundla, dans la région de Shiselweni. «En ce moment, nous les informons sur les vaccinations, notamment contre le coronavirus et la tuberculose. Nous mettons également l'accent sur l'hygiène : nous expliquons combien il est important de se laver les mains et nous rappelons également aux gens de laver leurs récipients d'eau de temps en temps». «Certains de nos patients, ici à la campagne, manquent cruellement de ressources financières», ajoute-t-elle. «Ils peuvent venir à la clinique pour une toute autre raison, une grippe par exemple. Mais nous pouvons alors remarquer que la croissance de l'enfant du patient est manifestement retardée et qu'il y a des raisons de soupçonner une malnutrition». «Nous sommes également en mesure de prendre en charge ces situations et de surveiller l'état des patients. C'est très agréable lorsqu'un patient revient à la clinique après six mois et dit que son enfant va très bien et qu'il joue comme les autres enfants». Le partenariat programmatique entre le réseau de l'IFRC et l'Union européenne fournit un financement stratégique, flexible, à long terme et prévisible, afin que les Sociétés nationales puissent agir avant qu'une situation d'urgence ne se produise. Il est mis en œuvre dans le monde entier, y compris dans 13 pays d'Afrique.

Lire plus
| Article

Ouganda : Le club de santé scolaire aide les élèves et les communautés à se prémunir contre les maladies

«Le club de santé scolaire nous a appris à prendre soin de notre santé. J'apporte également les connaissances acquises au club à la maison, et mes parents transmettent ces messages à l'ensemble de la communauté.»Tels sont les mots de Kikanshemeza, élève de l'école primaire de Mwisi, dans le sud-ouest de l'Ouganda, et fière membre du club de santé de son école.Mis en place par la Croix-Rouge ougandaise, le Club de santé scolaire aide les élèves des écoles primaires et secondaires à comprendre comment se protéger contre diverses menaces de maladies, à rester en bonne santé et à partager leurs nouvelles connaissances avec leurs camarades, leurs familles et les communautés plus larges.C'est l'une des nombreuses activités du Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) - un programme multipays géré par l'IFRC et sept Sociétés nationales de la Croix-Rouge pour aider les communautés, les premiers intervenants et d'autres partenaires à se préparer aux risques sanitaires, à les détecter, à les prévenir et à y répondre.Depuis qu'elle a rejoint le club de santé de son école, Kikanshemeza a construit chez elle un robinet à bascule - un dispositif simple et peu coûteux de lavage des mains qui peut contribuer à réduire jusqu'à 50 % des infections évitables -, a encouragé sa famille à l'utiliser régulièrement et correctement, et a partagé des informations vitales sur les différentes maladies.«​​​​​​​Elle nous a dit de ne pas manger la viande des animaux morts et de veiller à ce qu'ils soient enterrés correctement, et aussi que les chauves-souris sont une cause potentielle d'Ebola et que les singes peuvent aussi le transmettre»,explique Annet, la mère de Kikanshemeza.La connaissance, c'est le pouvoirKikanshemeza est l'un des 30 membres du Club de santé scolaire de l'école primaire de Mwisi. Le club se réunit une fois par semaine dans le cadre de séances spéciales dirigées par Akampurira, un animateur de la Croix-Rouge ougandaise, qui leur enseigne tout ce qu'il faut savoir sur les différentes maladies, notamment comment reconnaître les signes et les symptômes, quelles sont les personnes les plus à risque et les mesures que les élèves peuvent prendre pour empêcher les maladies de se propager.Les membres du club sont ensuite chargés d'entretenir les installations de lavage des mains de l'école, de s'assurer que tous les élèves respectent les bonnes pratiques d'hygiène et de partager ce qu'ils ont appris avec les élèves qui les suivent, souvent par le biais de grandes représentations théâtrales dans le hall de l'école.Kikanshemeza est l'un des 30 membres du Club de santé scolaire de l'école primaire de Mwisi. Le club se réunit une fois par semaine dans le cadre de séances spéciales dirigées par Akampurira, un animateur de la Croix-Rouge ougandaise, qui leur enseigne tout ce qu'il faut savoir sur les différentes maladies, notamment comment reconnaître les signes et les symptômes, quelles sont les personnes les plus à risque et les mesures que les élèves peuvent prendre pour empêcher la propagation des maladies.Les membres du club sont ensuite chargés d'entretenir les installations de lavage des mains de l'école, de s'assurer que tous les élèves respectent les bonnes pratiques d'hygiène et de partager ce qu'ils ont appris avec les élèves qui les suivent, souvent par le biais de grandes représentations théâtrales dans le hall de l'école.Les élèves jouent des scènes informatives et vivantes, allant d'un patient cherchant de l'aide auprès d'un médecin après avoir remarqué des signes de malaria, à une personne mordue par un chien dans la rue et qui se précipite pour se faire vacciner.Aborder des questions de santé sérieuses d'une manière plus amusante et plus légère permet de décomposer des sujets complexes, d'intéresser les autres élèves et de les aider à retenir les connaissances au cas où ils en auraient besoin à l'avenir.Pourquoi impliquer les écoliers dans la préparation aux épidémies ?L'IFRC et ses Sociétés nationales membres s'efforcent depuis longtemps d'aider les populations à se préparer aux épidémies, à y répondre et à s'en remettre.Nous savons par expérience qu'une préparation efficace aux épidémies doit impliquer les communautés elles-mêmes, les premiers intervenants et les partenaires de tous les secteurs de la société, tels que les écoles.«​​​​​​Les clubs de santé scolaire ont changé la donne en matière de communication sur les risques sanitaires, car les apprenants engagés ont été d'excellents éducateurs pour leurs pairs à l'école, ainsi que des agents de changement au niveau des ménages »​​​​​​​, explique Henry Musembi, délégué du programme CP3 pour l'Ouganda et le Kenya.« Les clubs constituent une excellente plateforme pour former la prochaine génération de personnes chargées de répondre aux urgences épidémiques et de champions dans les communautés cibles», ajoute-t-il.Voir le changement positifKushaba, un autre membre du club de santé scolaire dont le frère avait déjà souffert du paludisme, affirme avoir beaucoup appris grâce au club et avoir remarqué des changements positifs dans sa communauté :«Nous avons appris comment lutter contre le paludisme en coupant les composés, en drainant toutes les eaux stagnantes pour détruire l'habitat des moustiques et en utilisant une moustiquaire imprégnée d'insecticide.« Avant l'introduction du club de santé scolaire, nous n'avions pas de robinets à bascule, nous ne savions pas comment utiliser les toilettes, ni même comment nettoyer notre école. Les élèves souffraient de maladies telles que le paludisme et le choléra, mais aujourd'hui, grâce au club de santé scolaire, ils vont bien», ajoute-t-il.--Le club de santé scolaire de Mwisi est l'un des nombreux clubs mis en place en Ouganda et dans d'autres pays dans le cadre du programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3).Financé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), ce programme est mis en œuvre dans sept pays et aide les communautés, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires à prévenir et à détecter les menaces de maladies et à y répondre.Si vous avez aimé cette histoire et souhaitez en savoir plus :Visitez notre page web sur la préparation aux épidémies et aux pandémiesAbonnez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies.

Lire plus
| Urgence

Zambie: Epidémie de choléra

Une épidémie de choléra en Zambie, signalée pour la première fois en octobre 2023, a connu une augmentation spectaculaire de la transmission depuis la mi-décembre. Le pays a désormais enregistré plus de 7 000 cas et 270 décès, avec plus de 500 nouveaux cas par jour. L'IFRC et ses membres recherchent 4 millions de francs suisses (dont 3 millions devraient être levés par le Secrétariat de l'IFRC) pour soutenir la Société de la Croix-Rouge de Zambie afin d'atteindre 3,5 millions de personnes avec une assistance vitale.

Lire plus
| Communiqué de presse

L'épidémie de choléra s'aggrave en Zambie : L'IFRC lance un appel d'urgence de 4 millions de francs suisses

Genève/Nairobi/Lusaka, 15 janvier 2024 : Réagissant à une grave épidémie de choléra en Zambie, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence de 4 millions de francs suisses. Ce fonds vise à soutenir la Croix-Rouge de Zambie, dans son rôle d'auxiliaire du ministère zambien de la Santé, afin d'atténuer l'impact de l'épidémie sur les communautés touchées et d'empêcher sa propagation. En octobre 2023, une nouvelle épidémie de choléra a été signalée et la transmission s'est accrue depuis la mi-décembre, mettant en danger plus de 10 millions de personnes. L'épidémie s'est d'abord déclarée dans les zones périurbaines de la province de Lusaka, où la plupart des cas ont été signalés. En raison du taux élevé de transmission, la maladie touche désormais des personnes réparties dans plusieurs zones géographiques. Neuf provinces sur dix ont signalé des cas de choléra, et six provinces ont confirmé l'existence de foyers de choléra. John Roche, Chef de délégation couvrant le Zimbabwe, la Zambie et le Malawi a délcaré: «Pour éviter que d'autres vies ne soient perdues, nous devons donner la priorité à l'accès à l'eau propre et salubre. La maladie hydrique se propageant rapidement, nous sommes profondément préoccupés par la situation actuelle. L'IFRC et la Croix-Rouge de Zambie recherchent des ressources pour contribuer aux activités susceptibles de soutenir l'arrêt de la propagation et de sa transmission. » Cosmas Sakala, Secrétaire général par intérim de la Croix-Rouge de Zambie, a déclaré : «Avec l'augmentation des pluies et la possibilité d'inondations, l'épidémie de choléra pourrait s'aggraver et nous craignons que de nombreuses autres vies soient perdues. La Croix-Rouge de Zambie a besoin de plus de ressources pour aider le gouvernement à intensifier les interventions telles que la communication sur les risques et l'engagement communautaire, à améliorer l'accès à l'eau potable et à l'assainissement pour enrayer l'épidémie, et à améliorer la gestion des cas au niveau communautaire pour réduire le nombre de décès ». En réponse à l'épidémie, l'IFRC a alloué 750 000 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les interventions lors de catastrophes (DREF) pour soutenir les efforts de secours. Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge de Zambie ont été mobilisés et soutiennent les activités de lutte contre le choléra en faisant du porte-à-porte, en mettant en place des points de réhydratation orale où les personnes présentant des signes de choléra peuvent être réhydratées, en diffusant des messages d'hygiène et en sensibilisant les communautés à la prévention et à la lutte contre le choléra. Ce début d'éducation à la santé publique se fait en collaboration avec le ministère zambien de la santé et l'UNICEF. Pour poursuivre la réponse, un total de 4 millions de francs suisses est nécessaire et permettra de venir en aide à 3,5 millions de personnes. L'année dernière, le Malawi, pays voisin, a connu l'une des pires épidémies de choléra depuis des années. Par ailleurs, le Zimbabwe est actuellement aux prises avec une épidémie de choléra qui fait des victimes tous les jours. L'IFRC reste déterminée à enrayer la propagation du choléra en Zambie, en veillant à ce que les populations touchées reçoivent les soins et le soutien nécessaires. Plus d'informations: Pour en savoir plus ou pour soutenir l'appel d'urgence, visitez notre page dédiée Pour toute demande d'interview, écrivez-nous à l'adresse:[email protected] A Naïrobi: Anne Macharia: +254 720 787 764 A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Carina Wint: +47 4139 1873

Lire plus
| Article

Nigeria : Une réponse communautaire qui sauve des vies

Lorsque des volontaires de la Croix-Rouge sont venus dans son quartier pour distribuer des prospectus et sensibiliser les habitants à la diphtérie, Aisha Adam Ibrahim ne les a tout d'abord pas pris au sérieux. « J'ai d'abord été réticente lorsque les volontaires de la Croix-Rouge nous ont apporté des informations sur la diphtérie», raconte-t-elle. «Mais cette information m'a sauvé la vie». Lorsque Aisha est tombée malade, ces séances d'échange d'informations ont joué un rôle crucial, explique Ibrahim, qui vit avec sa famille élargie dans la communauté d'Ungogo, dans l'État de Kano. Reconnaissant rapidement les symptômes, elle s'est rendue rapidement chez le médecin, ce qui a pu lui sauver la vie. Depuis décembre 2022, la diphtérie se propage dans tout le Nigeria, ce qui pose un problème à l'ensemble de la communauté. La vie en communauté, les quartiers très unis et les espaces partagés jouent un rôle important à la fois dans la propagation de l'épidémie et dans son atténuation. L'État de Kano, avec sa population nombreuse et diversifiée et son paysage architectural unique, est confronté à des défis particuliers dans la lutte contre la propagation de cette épidémie. Épicentre de cette crise, Kano est le lieu d'origine de 80 % de tous les cas signalés au Nigeria. La diphtérie se transmet facilement d'une personne à l'autre en raison de l'importance de la population et de l'étroitesse des maisons. Aisha vit dans un quartier très soudéet, en tant qu'enseignante à l'école primaire, elle est constamment en contact avec les enfants de sa communauté. Aisha a rencontré des histoires déchirantes à l'hôpital où elle a été admise pour un traitement. Surraya Musa, qui a perdu ses deux seuls enfants à cause de la diphtérie en l'espace d'une semaine, est l'un de ces parents endeuillés. Surraya se consacre désormais à l'éducation des voisins et des communautés sur la gravité de l'épidémie, implorant les parents de tenir compte des conseils des volontaires de la Croix-Rouge en matière de vaccination et d'hygiène. «Je dis à mes voisins d'écouter ce que disent les volontaires de la Croix-Rouge», explique-t-elle. «J'ai perdu tous mes enfants, je ne veux pas qu'un parent vive ce que j'ai vécu.» Les nouvelles volontaires de la Croix-Rouge, Amina Abdullahi et Maryam Ibrahim, sont également des défenseurs de leur communauté. Après avoir suivi une formation, elles participent activement à la communication sur les risques et à l'engagement communautaire (RCCE), à la recherche active de cas et à la recherche de contacts. Amina et Maryam expriment leur satisfaction à soutenir leur communauté pendant cette période difficile. «Faire partie de la Croix-Rouge me permet de faire la différence. Je me sens responsable de la protection de ma communauté», déclare Amina. Maryam ajoute : «C'est une période difficile pour tout le monde, mais le fait de voir l'impact que nous pouvons avoir sur la vie des gens en vaut la peine.» Réponse de la Croix-Rouge La gravité de l'épidémie a incité la Croix-Rouge du Nigéria à intervenir et à collaborer avec le gouvernement en mars 2023. Avec une allocation IFRC-DREF de 430 654 francs suisses, la Croix-Rouge du Nigéria a lancé une réponse à multiples facettes. Plus de 4,9 millions de personnes ont été touchées grâce à la prévention de la santé publique, aux activités de communication des risques et engagement communautaire (CREC) et à la formation de 760 volontaires à la prévention de la diphtérie. Entre-temps, plus de 920 000 personnes ont été mobilisées pour la vaccination par l'intermédiaire de 120 équipes formées, et 1 915 cas suspects ont été référés aux établissements de santé par les volontaires du NRCS, au début du mois de décembre 2023. Alors que l'épidémie a pris de l'ampleur, l'IFRC a augmenté son appel d'urgence contre la diphtérie à 5,4 millions de francs suisses. C'est grâce à ce soutien que des personnes comme Salisu Garba peuvent continuer à sauver des vies. En tant que coordonnateur santé pour la Croix-Rouge du Nigéria à Kano, il se promène dans les communautés et interagit avec les habitants d'une manière qui témoigne d'une familiarité avec les coins de rue et les noms des vendeurs du quartier. Il souligne le rôle essentiel des relations étroites avec les dirigeants communautaires. Cette confiance et cet accès permettent à la Croix-Rouge de prendre des mesures efficaces, garantissant ainsi que la diphtérie sera enrayée le plus rapidement possible. « Nos liens avec les communautés nous permettent d'atteindre efficacement un plus grand nombre de personnes », explique-t-il. «Ensemble, nous travaillons sans relâche pour que chaque habitant de Kano soit informé, vacciné et protégé contre la diphtérie.»

Lire plus
| Communiqué de presse

3 milliards de moustiquaires expédiées pour prévenir le paludisme

Genève - 30 Nov 2023:Le jour même où l'Organisation mondiale de la Santé publie son Rapport mondial sur le paludisme 2023, l'Alliance pour la prévention du paludisme (APP) révèle qu'une étape importante a été franchie. Trois milliards de moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) ont été expédiées depuis 2004 pour prévenir le paludisme, la plupart dans des pays d'Afrique subsaharienne. On estime que ces moustiquaires sont responsables des deux tiers de la réduction du nombre de cas de paludisme au cours des dernières décennies. Grâce aux efforts des programmes nationaux de lutte contre le paludisme et des partenaires, environ 68 % des ménages d'Afrique subsaharienne possèdent au moins une moustiquaire. La plupart de ces moustiquaires ont été achetées grâce à des fonds provenant du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, de l'Initiative du président des États-Unis contre le paludisme, de l'UNICEF et de la Fondation contre le paludisme (FCP). Rien qu'en 2022, plus de 190 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide ont été distribuées dans le monde par les programmes nationaux de lutte contre le paludisme dans les pays où la maladie est endémique. Sur ce total, 180 millions ont été distribués en Afrique subsaharienne.  Petra Khoury, Directrice du département Santé et soins de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui héberge l'Alliance pour la prévention du paludisme (AMP), a déclaré :  «Trois milliards, c'est un chiffre stupéfiant - un chiffre atteint grâce aux efforts phénoménaux déployés par des personnes dans de nombreux pays. Ces moustiquaires ont sauvé d'innombrables vies au cours des vingt dernières années. Le paludisme restera une menace, en particulier dans un monde qui se réchauffe. Mais les moustiquaires imprégnées d'insecticide sont l'outil le plus efficace dont nous disposons pour lutter contre cette maladie. » En 2004, le Togo a lancé la toute première campagne nationale de distribution de moustiquaires ciblant les enfants de moins de cinq ans avec un ensemble intégré d'interventions vitales. Vingt ans et six campagnes de distribution de masse de moustiquaires imprégnées d'insecticide plus tard, le Dr Tinah Atcha-Oubou, coordinatrice du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) au Togo, affirme que la distribution de masse de moustiquaires a eu un impact positif considérable sur la mortalité et la mobilité dues au paludisme. Le Dr Atcha-Oubou explique que le PNLP du Togo vise l'élimination du paludisme: « Nous avons une vision pour notre pays, un Togo sans paludisme. Nous voulons libérer les communautés du fardeau du paludisme pour améliorer la croissance économique du Togo. Les stratégies de prévention du paludisme ont donné des résultats prometteurs et nous avons accès à des outils efficaces pour atteindre cet objectif. Nous espérons pouvoir éliminer le paludisme de la même manière que de nombreux autres pays l'ont déjà fait.» L'accès aux moustiquaires et leur utilisation sont essentiels pour maintenir le Togo sur la voie de l'élimination du paludisme. Les investissements des partenaires au niveau national et international doivent se poursuivre pour que le pays puisse continuer à travailler à la réalisation de cet objectif.  Le projet de cartographie des moustiquaires de l'Alliance pour la prévention du paludisme suit de manière indépendante les livraisons de moustiquaires depuis la toute première campagne nationale en 2004 au Togo. Financé par la Fondation des Nations Unies dans le cadre de la campagne "Unis pour vaincre le paludisme" et dirigé par l'IFRC, le projet de cartographie des moustiquaires alimente chaque année le rapport mondial sur le paludisme de l'Organisation mondiale de la santé, en fournissant des estimations modélisées de la couverture en moustiquaires imprégnées d'insecticide à travers le monde. Les partenaires mondiaux ont commenté cette étape : Les moustiquaires sont l'un des meilleurs outils de notre arsenal dans la lutte contre le paludisme. L'initiative présidentielle américaine contre le paludisme est fière de soutenir cette étape historique et salue le travail de l'APP et de ses partenaires pour renforcer la capacité des programmes nationaux de lutte contre le paludisme à distribuer des moustiquaires aux communautés qui en ont le plus besoin et à assurer le suivi et la communication des données. Dr. David Walton, coordinateur du président des États-Unis pour la lutte contre le paludisme dans le monde «Le Fonds mondial reste déterminé à améliorer la vie des communautés qui souffrent du fardeau du paludisme. Aider les pays que nous soutenons à assurer une couverture optimale de la lutte antivectorielle est une pierre angulaire de notre stratégie de lutte contre le paludisme. L'étape des 3 milliards de moustiquaires imprégnées d'insecticide doit être célébrée et servir de catalyseur pour continuer à progresser vers la réalisation et la pérennisation de cette intervention qui sauve des vies.» Scott Filler, chef du département "Paludisme", conseil technique et partenariats, Fonds mondial:  «L'expédition de 3 milliards de moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) représente une avancée cruciale dans notre lutte contre le paludisme. La distribution à grande échelle de moustiquaires imprégnées d'insecticide, accompagnée d'une communication intensive sur le changement de comportement au niveau communautaire, a contribué de manière significative à réduire la transmission du paludisme, à protéger les populations vulnérables et à sauver des vies.» Keziah Malm, Coordination nationale du programme national d'élimination du paludisme au Ghana Informations complémentaires : Au cours des dernières années, une proportion croissante de MII expédiées a contenu des ingrédients actifs conçus pour atténuer les effets de la résistance aux insecticides. En 2022, sur les 281,5 millions de MII livrées par les fabricants aux pays où le paludisme est endémique, 47 % étaient traitées avec un synergiste, le pyréthroïde-butoxyde de pipéronyle (PBO), et 8 % étaient des MII à double ingrédient actif, qui combinent des insecticides ayant des modes d'action différents. Si la protection des personnes contre le paludisme reste essentielle, la communauté mondiale reconnaît également l'empreinte écologique des moustiquaires imprégnées d'insecticide pour la lutte antivectorielle, du point de fabrication jusqu'à la sortie de la chaîne d'approvisionnement, étant donné la forte dépendance au plastique des moustiquaires elles-mêmes et de leur emballage. La collecte et l'élimination responsables des déchets plastiques au point de distribution et lorsque les moustiquaires deviennent inutilisables pour la prévention du paludisme font donc partie intégrante des stratégies de lutte antivectorielle de nombreux programmes nationaux de lutte contre le paludisme. Les parties prenantes et les partenaires mondiaux et nationaux collaborent pour trouver des solutions permettant de limiter la quantité de déchets générés et de garantir des chaînes d'approvisionnement plus durables et plus respectueuses de l'environnement pour la lutte antivectorielle à l'aide de moustiquaires imprégnées d'insecticide. Malgré les efforts des programmes nationaux de lutte contre le paludisme et leur financement, le dernier Rapport mondial sur le paludisme note que les cas et les décès dus au paludisme dans le monde en 2022 ont été plus élevés qu'en 2019, principalement en raison de l'interruption des services pendant la pandémie de COVID19. Les pays les plus touchés sont le Pakistan, l'Éthiopie, le Nigéria, l'Ouganda et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'Organisation mondiale de la santé estime qu'il y a eu 608 000 décès dus au paludisme en 2022, soit 32 000 décès de plus que l'année précédant la pandémie.   Le Rapport mondial sur le paludisme 2023 souligne également que l'écart de financement entre les sommes investies dans la lutte contre le paludisme et son élimination et les ressources nécessaires continue de se creuser. Il est passé de 2,3 milliards de dollars US en 2018 à 3,7 milliards de dollars US au niveau mondial en 2022. Malgré le manque de financement, la poursuite de la recherche et du développement pour lutter contre la résistance aux insecticides a renforcé les efforts des programmes nationaux de lutte contre le paludisme et de leurs partenaires pour fournir des services à toutes les populations à risque. Les efforts considérables déployés pour générer un financement suffisant afin de soutenir les plans stratégiques nationaux de lutte contre le paludisme restent essentiels pour garantir que la lutte contre le paludisme reste sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de l'OMS pour 2030. Pour plus de détails, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected]   Andrew Thomas   Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge: +41763676587  Tommaso Della Longa   Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge: +41797084367  Des porte-parole sont disponibles pour parler de cette annonce, notamment Petra Khoury, directrice de la santé et des soins à l'IFRC. Partenaires:   L'Alliance pour la prévention du paludisme bénéficie du soutien financier de l'USAID, de la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) et de la Fondation des Nations Unies (FNU). Depuis 2013, le projet de cartographie des moustiquaires est financé par la Fondation des Nations unies et l'IFRC.

Lire plus
| Communiqué de presse

L'IFRC intensifie sa réponse face à la montée en puissance de l'épidémie de choléra au Zimbabwe : un appel d'urgence est lancé.

Harare/Nairobi/Genève, le 17 novembre 2023-La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence de 3 millions de francs suisses pour soutenir la Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe. Les besoins sanitaires dépassent les ressources disponibles, ce qui signifie qu'une action immédiate est nécessaire pour atténuer l'impact sur les communautés touchées. Le Zimbabwe est actuellement confronté à une grave épidémie de choléra, qui met à rude épreuve les systèmes de santé et nécessite une action coordonnée. L'épidémie a entraîné une augmentation des taux de morbidité et de mortalité, ce qui constitue une menace importante pour la santé publique et exige une attention immédiate. L'IFRC avait déjà alloué 464 595 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) pour soutenir les efforts de secours. L'appel d'urgence se concentre sur des domaines critiques, notamment la prévention et le contrôle de la propagation du choléra, l'amélioration de la gestion des cas et l'amélioration des installations d'eau et d'assainissement. L'appel souligne également l'importance de l'engagement communautaire, de la responsabilité et de l'inclusion pour apporter une réponse globale aux divers besoins des communautés touchées. John Roche, chef de la délégation de l'IFRC pour le Zimbabwe, la Zambie et le Malawi, a déclaré : "L'accès à l'eau potable et à l'eau portable reste l'un des besoins les plus urgents de la communauté. Nous sommes profondément préoccupés par l'évolution de la situation, car avant les pluies, les cas se sont multipliés. L'IFRC et la Croix-Rouge du Zimbabwe recherchent des ressources par le biais de l'appel qui soutient les activités qui peuvent contribuer à arrêter la propagation et la transmission du choléra, ce qui permettra de désamorcer les tendances inquiétantes." Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge du Zimbabwe ont été mobilisés et continuent de répondre à l'épidémie en renforçant la sensibilisation aux pratiques en matière d'eau, d'hygiène etd'assainissement (EHA), en soulignant l'importance de l'éducation en EHA pour des communautés plus saines. Ce début d'éducation à la santé publique se fait en collaboration avec le ministère zimbabwéen de la santé. À l'heure actuelle, les nouveaux cas signalés sont en forte augmentation et se multiplient à un rythme accéléré. Il est donc urgent de renforcer les mesures d'atténuation afin de freiner la propagation et de réduire la transmission transfrontalière. Plus d'informations Pour plus d'informations sur notre réponse à l'épidémie de choléra au Zimbabwe, consultez le site Internet Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe ou la page d'appel de l'IFRC. Pour demander une interview, veuillez contacter : [email protected] A Harare: (Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe) Kim Stambuli, +263 71 251 7264,[email protected] A Nairobi: Rita WANJIRU NYAGA, +254110837154, [email protected] A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367, [email protected]

Lire plus
| Article

Crise de la rougeole au Kirghizistan : Les volontaires du Croissant-Rouge prennent les devants

Face à la recrudescence inquiétante des cas de rougeole, le Croissant-Rouge du Kirghizistan, en collaboration avec l'IFRC, a lancé une campagne de vaccination pour lutter contre ce qui est devenu une menace importante pour de nombreuses communautés du Kirghizistan. Au début du mois de septembre, le Kirghizistan a rapporté un nombre impressionnant de 1 982 cas confirmés, faisant de la rougeole une menace majeure pour les communautés de la République kirghize et l'une des incidences les plus élevées de rougeole dans le monde. Maladie très contagieuse et l'une des principales causes de mortalité infantile dans le monde, la rougeole est presque totalement évitable par la vaccination. Le premier défi majeur dans la lutte contre l'épidémie consiste à dissiper les informations erronées sur la maladie et les vaccinations. «La lutte contre la rougeole et d'autres maladies transmissibles commence et se termine dans les communautés», déclare Chingiz Djakipov, président du Croissant-Rouge du Kirghizistan, ajoutant que les communautés jouent un rôle essentiel dans la lutte contre des maladies telles que la rougeole. «Quelque chose d'aussi simple qu'un vaccin peut aider à prévenir de nombreux décès et maladies inévitables. Mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour lutter contre l'hésitation vaccinale dans le pays». En outre, la Société nationale et l'IFRC ont déployé des volontaires et du personnel formés dans tout le pays pour soutenir la campagne nationale de vaccination du gouvernement. Leur mission consiste à sensibiliser la population à la prévention de la rougeole et de la rubéole, à dissiper les informations erronées, à apaiser les craintes, à répondre aux questions et à faciliter l'accès aux points de vaccination et aux services de santé. Le Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) de l'IFRC a alloué 139 000 francs suisses pour soutenir les efforts du Croissant-Rouge du Kirghizistan en vue d'enrayer l'épidémie. Au cours des prochains mois, le Croissant-Rouge entend atteindre 70 000 personnes dans les régions et villes les plus touchées, notamment les villes d'Osh et de Bishkek, ainsi que les régions d'Osh et de Chui. « Démystifier les informations erronées sur la maladie et les vaccinations est le premier obstacle majeur à franchir pour s'attaquer à cette prochaine épidémie», déclare Seval Guzelkilinc, chef de la délégation du groupe de pays de l'IFRC pour l'Asie centrale. «Depuis de nombreuses années, le Croissant-Rouge du Kirghizistan joue un rôle fondamental dans la réponse aux urgences sanitaires à travers le pays et il est considéré comme une source d'information fiable et digne de confiance pour les communautés.»

Lire plus
| Article

La réduction des risques liés aux maladies d'origine hydrique porte ses fruits dans les zones rurales du Kenya

Au cours des deux dernières années, des villages comme Cheplelwa, dans le comté de Bomet, au sud-ouest du pays, ont connu une augmentation significative des maladies telles que le choléra et l'hépatite B - deux maladies déclenchées par la consommation d'eau contaminée. Afin d'assurer une protection complète des sources d'eau, la Croix-Rouge du Kenya et l'IFRC se sont mobilisées pour informer les communautés sur les mesures à prendre pour protéger les sources naturelles de la contamination et veiller à ce qu'elles restent propres. Les eaux de source constituent la principale source d'eau dans cette région, mais il est courant que les animaux y soient amenés pour s'abreuver. Dans le même temps, les habitants viennent également à la source et récupèrent la même eau pour leur usage domestique. Chebett, un agent de santé communautaire formé par la Croix-Rouge du Kenya, pense que l'absence de sources dans les villages voisins a accéléré l'augmentation des cas de choléra. Au cours des mois précédents, ces villages ont également connu une épidémie d'hépatite B. Un bilan de santé massif « Au moment du dépistage et de la sensibilisation des communautés au Covid-19 et à l'importance de se faire vacciner, certaines personnes ont été diagnostiquées avec l'hépatite B», a déclaré M. Chebett. « Nous l'avons signalé au ministère de la santé, qui a demandé un bilan de santé massif.» Ce bilan comprenait des dépistages de l'hépatite B à l'échelle de la communauté ainsi qu'une sensibilisation continue aux pratiques sanitaires. Les personnes dont le test de dépistage de l'hépatite B s'est révélé négatif ont été vaccinées, tandis que les personnes dont le test s'est révélé positif ont bénéficié d'un traitement médicamenteux. Après plusieurs mois, le personnel médical du dispensaire de Cheplelwa s'est lancé dans une nouvelle campagne massive de dépistage et de vaccination, dans le but d'éradiquer le virus de l'hépatite B dans la région. Mais l'éradication complète est devenue difficile car le vaccin contre l'hépatite B est administré en deux doses. Certains membres de la communauté ont pris la première dose, mais ne sont pas revenus. Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que les symptômes - tels que des conversations ininterrompues ou des propos incohérents - commencent à apparaître. Le dépistage de masse se poursuit afin d'accélérer l'identification de nouveaux cas. Ces efforts s'inscrivent dans le cadre de la priorité accordée par l'IFRC à la collaboration avec les communautés pour renforcer leur résilience et leur soutien afin de rompre le cycle des impacts des catastrophes dans un contexte de changement climatique. Dans la Corne de l'Afrique, l'alternance des conditions météorologiques a continué de provoquer des sécheresses et des inondations, ce qui a eu un impact sur les sources d'eau, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire. Tous ces facteurs rendent les populations plus vulnérables aux maladies infectieuses. Éliminer la peur en engageant les communautés Mme Chebett explique que lorsqu'elle s'entretient avec les membres de la communauté, elle leur dit que les sources doivent être protégées et que la région doit rester propre. Pour éviter la contamination de l'eau, les communautés ont été encouragées à construire des réservoirs souterrains pour recueillir l'eau de source. Des robinets ont ensuite été installés à côté de ces réservoirs, à une distance de 10 mètres. Les membres de la communauté ont participé à la construction des réservoirs souterrains. Bien que l'eau de source qui coule dans les robinets soit désormais propre, les familles ont été encouragées à faire bouillir l'eau utilisée pour la boisson et la cuisine, à la stocker dans des récipients propres et à garder ces récipients fermés. Des bacs à eau pour abreuver les animaux ont également été créés. Une meilleure hygiène grâce à l'éducation Etant donné que cette zone est située entre deux collines, l'eau de pluie qui s'écoule des collines transporte également des débris. Les personnes qui boivent l'eau avant de l'avoir fait bouillir peuvent souffrir de diarrhée aiguë. Certaines familles et certains membres de la communauté ont donc prétendu que l'eau était empoisonnée et ont cessé de la boire. Mais après avoir reçu des informations de la part d'agents de santé communautaires formés par la Croix-Rouge du Kenya, ils ont commencé à faire bouillir l'eau utilisée pour la boisson et la cuisine, et à se laver les mains avant et après avoir mangé. Les normes d'hygiène se sont également améliorées de manière générale. Chaque ménage a été encouragé à construire des toilettes et à se laver les mains après les avoir utilisées. « L'éducation que nous donnons porte ses fruits », a déclaré M. Chebett à propos des efforts d'engagement communautaire, qui ont été rendus possibles grâce au soutien du programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) financé par l'USAID.

Lire plus
| Article

Les femmes rurales guatémaltèques au cœur de la santé communautaire

Gladis Gómez wears a purple Huipil, a traditional outfit worn by people from the mountainous, western part of Guatemala. The colour represents mourning, as she sadly lost a distant relative a few days earlier. Despite this, a smile lights up her face—a smile that so many people in her community recognise. Gladis est la présidente d'un comité de santé local dans son petit village de Xecaracoj. Ce comité rassemble une douzaine de femmes rurales qui ont été formées par la Croix-Rouge guatémaltèque sur les questions de santé essentielles, afin de pouvoir promouvoir des pratiques saines au sein de leur communauté. Ensemble, les femmes font du porte-à-porte dans leur village, partageant leurs connaissances sur la manière dont les gens peuvent prévenir les maladies courantes et les décès, en particulier chez les enfants. Ce travail est vital. Le Guatemala a l'un des taux de malnutrition infantile les plus élevés au monde et plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. La pandémie de COVID-19 a également fait des ravages dans le pays: 20 000 personnes sont mortes de la maladie en l'espace de trois ans. « Nous avons diffusé les nouvelles connaissances que nous a transmises la Croix-Rouge guatémaltèque pour informer les hommes, les garçons et les filles sur des choses aussi simples que le lavage des mains, le nettoyage de nos maisons et de nos rues, et l'importance de l'allaitement maternel et de la nutrition. «Nous savons maintenant que des habitudes saines font la différence entre une communauté forte et saine et le fait de continuer à emmener nos bébés à l'hôpital.»affirme Gladis. Juan Poyón, technicien chargé de la lutte contre les épidémies et les pandémies à la Croix-Rouge guatémaltèque, explique qu'il a beaucoup appris des comités de santé, comme celui dirigé par Gladis, et qu'il s'est servi des connaissances locales des femmes pour orienter et améliorer son soutien. « Nous avons identifié des questions clés, par exemple que leurs priorités étaient la prévention du COVID-19 ou de la malnutrition. Aujourd'hui, alors que les comités ont déjà été formés, nous avons constaté que les femmes souhaitaient toucher davantage de personnes. En fait, elles ont privilégié la radio, les kiosques d'information ou les messages via WhatsApp comme étant les meilleurs canaux pour partager leurs connaissances à plus grande échelle», explique Juan. Pour partager encore davantage ces précieuses informations communautaires, la Croix-Rouge guatémaltèque a mis en relation les comités de santé dirigés par des femmes avec le ministère de la santé du pays, ce qui a ouvert les yeux des autorités nationales. Ils travaillent désormais ensemble à l'amélioration de la santé communautaire. Ana Gómez, épidémiologiste au ministère guatémaltèque de la santé, a expliqué : « Nous avons travaillé avec la Croix-Rouge guatémaltèque pour identifier les besoins des personnes, en respectant la diversité de la population. Nous avons pris connaissance des points de vue des femmes et les avons accueillis favorablement pour renforcer la santé communautaire, et en cours de route, nous avons confirmé que leur rôle est essentiel.» «Les femmes sont les principales utilisatrices des services de santé. Elles jouent également un rôle fondamental dans l'éducation de la prochaine génération qui sera en charge du pays. L'implication des femmes garantit un changement de comportement positif dans les familles et les communautés, et contribue donc à l'amélioration de la santé au Guatemala»dit Ana. En passant du temps avec Gladis, il est évident qu'elle est très fière de son travail et qu'elle et les autres membres du comité de santé sont heureux que leur voix soit entendue. Alors qu'elle s'assoit et se tisse un nouveau corte - une jupe traditionnelle maya - elle montre les rayures jaunes qui représentent l'espoir. «Demain, je porterai un Huipil jaune pour représenter la couleur de la vie, les rayons du soleil et le maïs», déclare Gladis. «Les femmes de cette communauté sont spéciales, très spéciales, parce qu'aujourd'hui nous avons les connaissances nécessaires pour protéger la vie.» -- La promotion de ces comités de santé locaux au Guatemala fait partie du pilier "préparation aux épidémies et aux pandémies" de notre partenariat programmatique avec l'Union européenne. À ce jour, 1 250 familles de la région rurale de Quetzaltenango, dans l'ouest du Guatemala, ont reçu des conseils de santé précieux et fiables de la part des comités de santé locaux. Mis en œuvre par 24 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans le monde, notamment au Panama, au Guatemala, au Honduras, en El Salvador et en Équateur dans les Amériques, le partenariat programmatique aide les communautés à réduire les risques et à mieux se préparer aux catastrophes et aux situations d'urgence sanitaire. L'IFRC continuera à renforcer les capacités des communautés guatémaltèques à prévenir les pandémies et les épidémies, et à encourager davantage de femmes à occuper des postes de direction afin qu'elles puissent avoir un impact profond et positif sur l'avenir de leurs communautés.

Lire plus
| Communiqué de presse

Ebola en Ouganda : La Croix-Rouge et les membres de la communauté luttent contre la propagation du virus

Nairobi/Kampala/Genève, 13 octobre 2022 - L'Ouganda est actuellement confronté à une épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE). Le premier cas de MVE a été signalé le 20 septembre 2022 et la Croix-Rouge ougandaise a immédiatement activé un programme de préparation et de réponse à l'Ebola pour lutter contre la propagation. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence pour intensifier ces activités, ciblant 2,7 millions de personnes. Robert Kwesiga, Secrétaire général de la Croix-Rouge ougandaise, a déclaré : «Nous avons formé nos volontaires à mener des enterrements sûrs et dignes et à mener des activités de promotion de la santé. Nous engageons directement les communautés en leur fournissant des informations sur les symptômes d'Ebola et sur la manière de prévenir tout risque supplémentaire, notamment par la détection précoce des nouveaux cas». La dernière épidémie d'Ebola en Ouganda remonte à 2020, lorsque plus de dix districts ont subi les foudres du virus, notamment les zones voisines de la frontière du pays avec la République démocratique du Congo. Des activités régulières de communication, de partage d'informations et de soutien transfrontaliers contribuent à atténuer les risques et permettent aux équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge des pays voisins de mener des activités de préparation efficaces et d'intensifier leurs réponses, si nécessaire. Papa Moussa Tall, chef de délégation de l'IFRC pour l'Ouganda, la Tanzanie et le Sud-Soudan, a déclaré : «Le virus Ebola est dévastateur pour les familles, mais je suis soulagé que nous soyons en mesure de proposer l'aide d'équipes expérimentées et de tirer les leçons des épidémies passées. L'IFRC - par le biais de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) - a activé des ressources pour aider la Croix-Rouge ougandaise à réagir rapidement afin de sauver des vies». L'IFRC recherche de toute urgence 10 millions de francs suisses pour combler les manques et acheter des équipements de protection individuelle (EPI) pour le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge ougandaise, qui sont en première ligne de la réponse à Ebola. L'appel de l'IFRC permettra de répondre à ces besoins et à d'autres, comme le renforcement des capacités de l'équipe de la Croix-Rouge ougandaise sur la manière de gérer des enterrements sûrs et dignes. Tall a ajouté: « La Croix-Rouge a déployé des ambulances dans les districts les plus touchés afin de soutenir l'évacuation rapide des cas probables vers les centres de traitement Ebola les plus proches». La Croix-Rouge de l'Ouganda compte plus de 500 000 volontaires et membres répartis dans 51 branches et plus de 300 membres du personnel, dont un département de la santé compétent avec des experts de la santé dans les domaines directement liés à la réponse à l'épidémie. Le programme CP3 (Community Pandemic Prevention and Preparedness- Préparation aux épidémies et aux pandémies) de l'IFRC est en cours de mise en œuvre, avec un accent sur la préparation communautaire aux épidémies et aux pandémies. La Croix-Rouge ougandaise fait partie de la task force qui dirige les efforts de réponse alors que le pays se bat contre l'épidémie. Pour plus d'informations, veuillez contacter: A Kampala: Irene Nakasiita, +256 755000695 / 774382583, [email protected] A Naïrobi: Rita Nyaga, +254 110 837154, [email protected] A Genève: Jenelle Eli, +1-202-603-6803, [email protected]

Lire plus
| Communiqué de presse

Sommet mondial sur la COVID-19: " Les dirigeants mondiaux doivent s'engager et s'assurer que chacun, partout, ait accès aux vaccins, aux tests et aux traitements."

Genève, le 12 mai 2022 - Au cours du deuxième sommet mondial sur la COVID-19 co-organisé par la Maison Blanche, le Secrétaire Général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), Jagan Chapagain, a souligné l'engagement du réseau à fournir des tests, des traitements et des vaccins contre la COVID-19, aux personnes les plus vulnérables et à renforcer les systèmes de santé. Si de nombreux pays ont mené avec succès des campagnes de vaccination contre la COVID-19, la couverture vaccinale reste inférieure à 10 % dans de nombreux pays à faible revenu, dont la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la République démocratique du Congo, Haïti ou Madagascar. Les pays à faible revenu ne peuvent pas non plus se permettre d'acheter des tests et d'autres éléments qui peuvent sauver des vies tels que des médicaments antiviraux ou des fournitures d'oxygène, laissant des millions de personnes en danger de contracter le virus et de subir ses conséquences mortelles. M. Chapagain a déclaré : "Les dirigeants du monde entier doivent s'engager et s'assurer que chacun, partout, ait accès aux vaccins, aux tests et aux traitements. Cela signifie qu'il faut cibler les personnes les plus vulnérables, qui ont les plus grands besoins et qui sont les plus difficiles à atteindre. Cette pandémie continue de se propager et de tuer des gens. Il est trop tôt pour baisser la garde et abandonner nos efforts mondiaux contre la COVID-19." Depuis le début de la pandémie, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont aidé plus de 400 millions de personnes à accéder à la vaccination COVID-19 et ont fourni un soutien en matière de santé mentale à plus de 13 millions de personnes dans 152 pays. Parce qu'elles font partie des communautés qu'elles servent, leur rôle est également essentiel pour instaurer la confiance, informer les communautés des mesures de santé publique et stimuler l'adoption des vaccins. Par exemple, à travers l'Asie et le Pacifique, des millions de volontaires ont aidé des dizaines de millions de personnes à se faire vacciner contre la COVID-19. L'Afghanistan, dont le système de santé est l'un des plus fragiles au monde, n'a vacciné que 12 % de sa population avec deux doses. Le Croissant-Rouge afghan a fait fonctionner un hôpital de 50 lits dédié aux patients atteints du COVID-19 et a fourni de la nourriture ou de l'argent à plus de 165 500 personnes. Plus d'un million de personnes ont été examinées par leurs équipes sanitaires mobiles et leurs cliniques en 2021. En Namibie, où seulement 16% de la population a été entièrement vaccinée, la Croix-Rouge de Namibie a mené une campagne itinérante "Faites-vous vacciner - chassez le COVID-19 de Namibie". Des volontaires de la Croix-Rouge parcourent les rues des communautés du pays, munis de pancartes, chantant des chansons et animant des chants sur la vaccination. Sur les sites de vaccination contre le COVID-19, les volontaires de la Croix-Rouge aident également à l'enregistrement des vaccinations et à la saisie des données et fournissent des premiers soins de base. Au cours du sommet, M. Chapagain a exprimé le soutien de l'IFRC à un mécanisme de financement en cas de pandémie qui permettrait aux acteurs communautaires d'accéder à des fonds pour renforcer les systèmes de santé communautaires et accroître leur résilience face aux futures menaces sanitaires. M. Chapagain a déclaré : "Nous devons nous préparer dès maintenant à la prochaine pandémie. Le monde n'était pas prêt pour la COVID-19, mais nous pouvons l'être pour la prochaine pandémie. Nous devons exploiter les leçons, les succès et les échecs de la réponse à la COVID-19 et construire un avenir où les communautés sont équipées pour répondre à la prochaine crise sanitaire." Pour demander une interview ou pour plus d'informations, veuillez contacter: AWashington: Marie Claudet +1 202 999 8689, [email protected] Cliquez ici pour découvrir d'autres exemples d'activités de vaccination des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pendant le COVID-19.

Lire plus
| Article

Lumières, caméra, action ! Comment le cinéma sauve des vies au Cameroun

Combinant à la fois l'apprentissage et le divertissement, le cinéma mobile est devenu, au fil des ans, un moyen privilégié de sensibiliser les communautés isolées du monde entier sur un large éventail de sujets importants, allant de la manière de rester en bonne santé à la préparation aux catastrophes. Chaque kit de cinéma mobile contient un écran de projection et un trépied, un ordinateur portable, des microphones et des haut-parleurs, ainsi qu'un générateur pour pouvoir continuer à fonctionner même en cas de coupure de courant. Depuis qu'elle a reçu les kits, la Croix-Rouge camerounaise utilise le cinéma mobile pour partager des messages qui sauvent les vies sur la COVID-19, le choléra et tout autre sujet pertinent, afin d'aider les gens à se préparer et à rester en sécurité. Le tout d'une manière passionnante et efficace, et dans l'environnement même de la communauté. "Le cinéma mobile nous permet de fournir les bonnes informations dont les communautés ont besoin pour lutter contre les épidémies et les catastrophes de toutes sortes. Cet outil ludique et utile nous permet sans aucun doute d'améliorer notre réponse humanitaire à travers le pays". Cécile Akamé Presidente de la Croix-Rouge Camerounaise Les projections de cinéma mobile ne consistent pas seulement à s'asseoir et à regarder. Elles sont aussi un excellent moyen d'engager les communautés par le biais de sessions de questions-réponses et de recueillir les précieux commentaires des participants. Chaque projection est animée par des volontaires de la Croix-Rouge camerounaise, dont la plupart ont été récemment formés sur les techniques de communication adaptées au cinéma mobile, l'engagement communautaire et la collecte des feedbacks. Écouter les questions, les préoccupations, les idées et les craintes des populations aide les volontaires à mieux comprendre les besoins des communautés et à adapter leur travail en conséquence. Marlyse, une élève de 15 ans de la ville de Kribi, dans le sud du pays, qui a assisté à une récente projection, a déclaré : "C'est la première fois que je participe à ce type d'activité et j'ai beaucoup appris. Nous avons regardé une vidéo sur la COVID-19 et cela a renforcé nos connaissances sur les mesures préventives. La discussion avec les personnes de la Croix-Rouge nous a également permis d'en savoir plus sur le vaccin." Marlyse Participant au cinéma mobile à Kribi Ci-dessous, la vidéo dont Marlyse fait allusion: À l'IFRC nous savons que les épidémies commencent et se terminent dans les communautés. Et qu'avec les bonnes informations et le bon soutien, chacun peut jouer un rôle important dans la détection des maladies, la réponse efficace et la préparation aux risques sanitaires futurs. Prenez l'exemple de M. Biyong, Leader communautaire à Kribi, qui est enthousiasmé par le projet de la Croix-Rouge camerounaise et le potentiel du cinéma mobile : "Nous connaissons actuellement une épidémie de choléra dans notre communauté et dans toute la région. Je pense que cet outil arrive à point nommé ! Grâce à la diffusion de la vidéo sur le choléra, les modes de transmission et les moyens de prévenir cette maladie, les membres de ma communauté ont pu voir de leurs propres yeux ce que nous essayons de leur expliquer chaque jour. C'est vraiment un outil qui va permettre d'arrêter la propagation de la maladie." Mr Biyong Leader communautaire d'une communauté de la ville de Kribi L'IFRC et la Croix-Rouge camerounaise espèrent ensemble étendre les projections de cinéma mobile à travers le pays dans les mois à venir, en écoutant et en apprenant des personnes que nous soutenons. "En plus de la nourriture, l'eau et les abris, nous savons que l'information est, en soi, une aide. L'IFRC travaille sans relâche pour aider les Sociétés nationales comme la Croix-Rouge camerounaise à s'approprier les opportunités et les avantages de cette approche passionnante du cinéma mobile pour rendre les communautés plus résilientes".​​​​​​ Thierry Balloy Chef de délégation du groupe de pays pour l'Afrique centrale -- Ce travail au Cameroun s'inscrit dans le cadre du Programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) de l'IFRC, financé par l'USAID. Cliquez ici pour en savoir plus sur le projet et notre travail dans ce domaine. Et si vous avez apprécié cette histoire, vous serez peut-être intéressé par nos nouvelles études de cas montrant comment les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont aidé à préparer les communautés au COVID-19 et à les en protéger.

Lire plus