Maladies non transmissibles

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Sierra Leone : Les volontaires en santé communautaire de la Croix-Rouge aident à diagnostiquer une maladie mystérieuse

« Il faut tout un village pour élever un enfant », dit le proverbe. Bien qu'il s'agisse d'un vieux dicton, l'idée qu'une communauté entière veille à la santé, à la sécurité et au bien-être de ses enfants est toujours d'actualité. Et nulle part ailleurs elle n'est plus évidente que dans le petit village de Laya Dee, en Sierra Leone.Une maladie inconnue suscite l'inquiétudeAbu Dumbuya est un adolescent timide, mais souriant, qui vit avec ses parents et ses frères et sœurs à Laya Dee. Comme la plupart des enfants de son âge, il aime jouer avec ses amis, aller à l'école et passer du temps avec sa famille.La vie d'Abu était normale jusqu'au jour où, à l'âge de 14 ans, il a commencé à développer des symptômes inquiétants.« Il a commencé à se plaindre de douleurs articulaires aux genoux et aux hanches, de douleurs partout. Ses yeux sont devenus jaunes et il avait du mal à se servir de ses mains », explique le père d'Abu, Saido.Abu a été renvoyé de l'école à cause de ces douleurs. Incertains de l'origine du problème, ses parents ont d'abord essayé de le soigner avec la médecine traditionnelle, en utilisant des feuilles d'arbres locaux bouillies dans de l'eau. Comme cela n'a rien donné, ils se sont rendus à la pharmacie locale, où Abu s'est vu prescrire des suppléments vitaminiques. Mais la douleur persistait.« J'avais tellement peur parce que je souffrais beaucoup. Je manquais l'école à cause de la douleur, je ne jouais pas avec mes amis et je ne passais pas de temps en famille », raconte Abu.Cherchant des réponses, les parents d'Abu se sont adressés à un centre de santé privé. Mais au lieu de les aider, le centre de santé n'a fourni aucune explication sur ce qui n'allait pas et a exigé beaucoup d'argent.À bout de nerfs, les parents d'Abu craignaient que l'état de santé de leur fils ne se détériore. Mais l'aide est venue sous la forme d'une volontaire de la Croix-Rouge sierra-léonaise, Rebecca.La Croix-Rouge et les dirigeants de la communauté s'unissentRebecca a parlé à la famille et a compris que quelque chose n'allait pas du tout avec Abu. Elle a immédiatement alerté son supérieur, Sorbeh, qui a appelé en renfort Dominic, responsable de la branche de la Croix-Rouge sierra-léonaise pour le district de Kambia. « Dominic est venu et a pu constater qu'Abu n'allait vraiment pas bien », explique Rebecca.Ayant eu une mauvaise expérience avec le centre de santé privé, la famille d'Abu était nerveuse à l'idée de se rendre à nouveau dans un centre de santé. Alors, pendant que Sorbeh allait chercher une infirmière locale sur sa moto pour qu'elle vienne s'occuper d'Abu à la maison, Dominic a fait appel aux chefs de la communauté locale pour qu'ils encouragent la famille à se faire soigner correctement.Après une discussion patiente et délicate, les parents d'Abu ont accepté que Sorbeh l'emmène au centre de santé communautaire. Là, Abu a finalement reçu un diagnostic correct de drépanocytose - une maladie génétique qui affecte les globules rouges d'une personne - et plusieurs jours de traitement.Un soutien continue pour une vie saineAujourd'hui âgé de 16 ans, Abu a une vie beaucoup plus heureuse depuis son diagnostic. Des volontaires de la Croix-Rouge locale continuent de l'accompagner pour ses examens réguliers au centre de santé. Sa santé s'est améliorée et il n'a pas connu de « crises » de drépanocytose - des épisodes périodiques de fortes douleurs - au cours des deux dernières années. « Je suis heureux parce que je recommence à jouer avec mes amis comme si de rien n'était », déclare Abu.Lamin, le frère aîné d'Abu, qui protège son petit frère, estime qu'il va beaucoup mieux :« Nous nous sentons bien et nous sommes très reconnaissants au superviseur d'être intervenu. Nous voulons conseiller à tous les habitants de notre village de s'adresser à la Croix-Rouge pour obtenir de l'aide - le volontaire en santé communautaire est là pour nous. Si quelque chose de grave se reproduit, nous savons ce qu'il faut faire.»Pour Rebecca, originaire de Laya Dee, le soutien qu'elle a apporté à la famille d'Abu est le fruit d'une journée de volontariat. Formée dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3) financé par l'USAID, elle est toujours là pour sa communauté, faisant des rondes pour prendre des nouvelles des gens et guetter les signes d'événements sanitaires inhabituels.« J'aime pouvoir apporter mon soutien à ma communauté. Les gens viennent me voir. Je suis la première personne à qui ils s'adressent et j'aime rendre service à ma communauté », déclare Rebecca.Pour élever un enfant en bonne santé et en sécurité, il faut vraiment un village. Et c'est encore mieux lorsque ce village compte une volontaire de la Croix-Rouge comme Rebecca.--Le soutien apporté à Abu a été rendu possible grâce au Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), qui regroupe plusieurs pays. Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le CP3 aide les communautés, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires à prévenir et détecter les menaces de maladies et à y répondre. Si vous avez apprécié cet article et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous au bulletin d'information de la FICR sur la préparation aux épidémies et aux pandémies ou suivez la Société de la Croix-Rouge de Sierra Leone sur X.

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Yémen : Lorsqu'un conflit s'accompagne d'une catastrophe ou d'une maladie, l'aide en espèces peut sauver des vies.

Dans le village de Khanfar, dans le gouvernorat d'Abyan au Yémen, Khamisa, 62 ans, vit avec sa fille et les enfants de cette dernière. Les deux femmes parviennent à peine à subvenir aux besoins quotidiens de la famille. Que se passera-t-il maintenant que la maladie vient s'ajouter à leur lutte quotidienne pour survivre ? «Le conflit a accentué nos souffrances en tant que femmes, car nous n'avions pas de soutien de famille, et le conflit nous a laissées sur un nouveau chemin de survie, où nous avons dû faire face seules à notre douleur et à notre souffrance», a déclaré Mme Khamisa. Le Yémen est depuis longtemps l'un des pays les plus pauvres du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, et se trouve aujourd'hui au cœur de l'une des pires crises humanitaires au monde. Le pays est aujourd'hui confronté à la plus grande situation d'urgence en matière de sécurité alimentaire au monde, avec 20 millions de personnes - 66 % de la population du pays - ayant besoin d'une aide humanitaire. En proie à un conflit depuis le début de l'année 2015, les combats ont dévasté son économie, entraînant une grave insécurité alimentaire et la destruction d'infrastructures essentielles. Les catastrophes naturelles ont aggravé la crise, la dernière en date étant le cyclone tropical Tej, qui a récemment touché terre sur la côte sud du gouvernorat d'Al Mahrah, entraînant le déplacement de plus de 27 000 personnes. La poursuite du conflit ne signifie pas pour autant que les autres maladies chroniques connaissent une pause. Dans le cas de Khamisa, il s'agit d'un cancer. «Avant que je ne tombe malade, nous consacrions notre temps à la lutte quotidienne pour assurer les besoins essentiels de la vie», explique-t-elle. «Par la suite, d'autres défis sont apparus. La peur et l'anxiété permanentes ont défini ma vie et celle de ma fille, notamment en raison de la difficulté d'obtenir de l'argent pour les examens médicaux nécessaires afin de découvrir la cause de ma maladie.» Quand même la nourriture n'est pas la plus grande priorité Le cas de Khamisa nous montre que la lutte quotidienne pour trouver de la nourriture et des boissons n'est peut-être pas une priorité pour certaines personnes, leur principale priorité étant d'obtenir des médicaments pour rester en vie. Il y a peu d'endroits où les gens peuvent chercher de l'aide, car presque tous les services de base disponibles dans le pays se sont effondrés. Khamisa et d'autres personnes comme elle considèrent l'aide en espèces (offerte par le Croissant-Rouge du Yémen en partenariat avec l'IFRC, le CICR et la Croix-Rouge britannique) comme une véritable bouée de sauvetage. Elle donne à Khamisa un peu d'espoir et l'aide à se rendre rapidement à l'hôpital, ce qu'elle doit malheureusement faire régulièrement. Elle s'attache désormais à assurer sa propre survie pour soutenir sa fille unique. «Notre combat ne s'arrêtera jamais», ajoute-t-elle. «Notre combat n'est pas seulement lié aux efforts continus pour fournir de la nourriture et de l'eau, mais aussi à la lutte contre des maladies soudaines en l'absence des soins de santé nécessaires et d'un soutien suffisant.» Le pouvoir du choix Ahmed, 39 ans, vit également à Khanfar avec sa sœur et ses six enfants. Il travaillait comme ouvrier journalier pour subvenir aux besoins alimentaires de sa famille et couvrir d'autres besoins médicaux et éducatifs. Mais après qu'Ahmed a souffert d'une maladie cardiaque, sa situation s'est progressivement détériorée. Devenu chômeur, il a dépensé toutes ses économies pour s'assurer que sa famille ait assez à manger, mais ce qu'il économisait grâce à son travail ne suffisait pas à couvrir les besoins de sa famille. Ahmed nous a raconté qu'il y avait des jours où il se couchait le ventre vide afin d'économiser un peu de nourriture pour leurs enfants. Depuis la première distribution d'argent, Ahmed a déclaré qu'il avait pu soigner sa maladie et recouvrer la santé, et après la deuxième distribution d'argent, il a pu ouvrir une épicerie qui est maintenant une source permanente de revenus. «Je pense qu'il est préférable que l'aide soit apportée en espèces plutôt qu'en matériel», a déclaré Ahmed. «L'argent que j'ai reçu m'a aidé à recouvrer la santé et, en même temps, il a sauvé ma source de revenus.»

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Maladies non transmissibles

L'IFRC, avec le soutien de ses partenaires, travaille auniveau communautaire, national et mondial pour réduire le risque de contracter des maladies non transmissibles. Notre approche encourage les choix et les comportements sains à toutes les étapes de la vie d'une personne.