Afrique

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Lutte contre Ebola : l’IFRC et les Sociétés de la Croix-Rouge intensifient leur action en RDC et en Ouganda

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Communiqué de presse

l'IFRC achemine des fournitures essentielles dans l'est de la RDC face à l'épidémie d'Ebola

Kinshasa/Nairobi/Genève, le 4 juin 2026 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a livré le 3 juin un important chargement de kits d'enterrements dignes et sécurisés et de sacs mortuaires à Bunia, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où l'épidémie d'Ebola continue de faire des victimes et de mettre à rude épreuve un système de santé déjà fragile.Ce chargement a été transporté par avion de Dubaï à Entebbe (Ouganda), puis par la route jusqu'à Bunia le 29 mai 2026. Il contenait 13 de kits d'enterrements dignes et sécurisés, permettant d'assurer environ 300 enterrements dignes et sécurisées. Le trajet terrestre d'Entebbe à Bunia prend environ sept jours, ce qui souligne la complexité logistique de l'accès aux populations touchées dans cette région reculée du pays.Un deuxième chargement, prépositionné à Kinshasa, devrait arriver à Bunia par avion dans la semaine. Grâce à la réouverture de l'aéroport, les livraisons de matériel opérationnel peuvent être effectuées plus rapidement. Ce chargement comprend 10 kits d'enterrements sans danger et 300 sacs mortuaires.Ces livraisons, qui s'inscrivent dans le cadre d'un effort d'approvisionnement plus vaste de 2,2 millions de francs suisses, fourniront aux équipes de la Croix-Rouge l'équipement opérationnel nécessaire pour continuer à assurer des inhumations sûres et dignes, un des outils les plus essentiels pour contenir la propagation d'Ebola.« Chaque kit d'inhumation qui arrive, et chaque inhumation réalisée dans le respect des règles sanitaires, contribue à rompre une chaîne de transmission potentielle. Nos volontaires travaillent dans des conditions extrêmement difficiles et ont besoin de tout le soutien possible, y compris ces fournitures, dès maintenant », a déclaré Bruno Michon, responsable des opérations de riposte à Ebola de l'IFRC en République démocratique du Congo.Les inhumations sûres et dignes ne sont pas qu'une simple tâche logistique: elles constituent une intervention de santé publique de première ligne et un acte de respect envers les familles dans leurs moments les plus douloureux. L'acheminement de ces fournitures à nos équipes dans l'est de la RDC est une course contre la montre face au virus.L'IFRC appelle la communauté internationale, les donateurs et les partenaires à soutenir l'appel d'urgence régional afin de garantir que les populations de la RDC et de toute la région reçoivent l'aide vitale dont elles ont un besoin urgent.Lien vers les photos: https://shared.ifrc.org/collections/~2e8af4bc27Pour plus d'informations ou pour organiser une interview, veuillez contacter: [email protected]À Kinshasa: Catherine Kamatu, +254 728 815 266À Nairobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 | Paolo Cravero, +41 79 894 8396

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Afrique: Epidémie de la maladie à virus Ebola 2026

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Urgence

Afrique: Epidémie de la maladie à virus Ebola 2026

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) s’aggrave rapidement, avec une augmentation continue du nombre de cas et de décès alors que le virus se propage dans plusieurs provinces et jusqu’en Ouganda voisin. Les familles et les communautés ont un besoin urgent d’accéder à des informations sanitaires fiables, au dépistage précoce, à des enterrements sécurisés et à un soutien vital en santé publique afin de prévenir de nouvelles transmissions et de protéger des systèmes de santé déjà débordés. Faites un don aujourd’hui pour aider les Sociétés de la Croix-Rouge de la RDC et de l’Ouganda à fournir une assistance vitale.

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Le pouvoir des femmes et de l’eau : rapport spécial pour la Journée mondiale de l’eau sur la manière dont les femmes du Togo rural rendent leur communauté plus sûre grâce à un accès facile à une eau propre et potable.

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Cameroun: Insécurité alimentaire 2026

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Mauritanie : une aide vitale pour renforcer la solidarité entre familles hôtes et personnes en déplacement

A Rosso-Mauritanie, sur les rives du fleuve Sénégal, le va-et-vient incessant des pirogues et du ferry rythme le quotidien. Chaque jour, des centaines de personnes traversent le fleuve, reliant la ville mauritanienne à sa jumelle sénégalaise du même nom, de l’autre côté de la rive.Sa position géographique en fait un carrefour économique et migratoire majeur entre la Mauritanie et le Sénégal, agissant comme une porte d'entrée vers le Sénégal et un point de transit pour les migrants subsahariens vers le Maghreb et l’Europe.Depuis plusieurs mois, la ville de Rosso-Mauritanie fait face à un afflux croissant de migrants en transit, souvent épuisés par un long voyage, arrivant avec peu de ressources, sans assez d’eau potable, ni nourriture suffisante, ni abri adéquat.Les Points de services humanitaires: des bouées de sauvetage pendant le transitPour répondre à ces besoins urgents, le Croissant-Rouge mauritanien a mis en place deux Points de Services Humanitaires (PSH), l’un à l’embarcadère de Rosso, l’autre au siège du comité local. Pour de nombreux migrants en transit, ces espaces de répit leur offrent une aide vitale.« Nous leur donnons de la nourriture, de l’eau, des kits d'hygiène, un soutien psychosocial et des services de rétablissement des liens familiaux pour ceux qui cherchent à contacter leurs proches.» explique Mohamed Ould Lemine, responsable des programmes volontariat et migration du CRM. «Mais l’augmentation quotidienne des arrivées a rapidement saturé nos capacités ».Les familles hôtes, premières lignes de solidaritéDerrière cette urgence visible, une autre pression plus silencieuse s’exerçait : celle pesant sur les communautés hôtes de Rosso, elles-mêmes vulnérables et aux ressources limitées. Ces familles sont pourtant les premiers contacts des migrants ou personnes en déplacement, leur offrant un geste de solidarité.Pour soutenir à la fois les migrants et les communautés hôtes, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a mobilisé 375 000 francs suisses via sonFonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF). Cet appui vise à soutenir 4 500 migrants et 600 familles hôtes les plus vulnérables, renforçant ainsi les capacités locales d’entraide et la cohésion sociale.Une réponse plus équitable et inclusiveLoin du tumulte de l’embarcadère, des dizaines de volontaires du Croissant-Rouge mauritanien sont mobilisés dans plusieurs quartiers de Rosso-ville dans une opération de distribution de cash en faveur de 600 familles vulnérables. Ce soutien financier leur permet de répondre à leurs besoins essentiels et de retrouver un peu de stabilité.« Il était temps que les acteurs humanitaires pensent à nous aussi. C’est la première aide que nous recevons. », confie Mohamed Tahet Ould Sidi, le chef du quartier de Haye Nezaha 1, dans la banlieue de Rosso, exprimant un sentiment d’abandon longtemps ressenti.Dans la cour de sa concession, devenue pour un après-midi un point de distribution, l'espoir renaît. Sous un soleil ardent, des femmes, souvent seules à la tête de leur famille, viennent chercher un soutien qui fait la différence.« Avant, on vivait simplement, mais on arrivait à s’en sortir.» confie Salma Hemet, 54 ans, mère de sept enfants avec un mari sans emploi, habitante du quartier de Jadida. «Puis, tout est devenu difficile les prix du riz et du sucre ont augmenté, et nos revenus ont disparu. »Construire une résilience partagéePour l’IFRC et le CRM, cette approche intégrée reflète une vision à long terme qui considère l'aide non pas comme une œuvre caritative, mais comme un investissement dans la résilience commune.« En soutenant à la fois les migrants et les familles hôtes, nous reconnaissons leur rôle crucial », explique Makan Boubacar Sissao, chargé de programme Migration à l’IFRC.« Nous ne nous contentons pas de distribuer de l'aide ; nous renforçons la cohésion sociale et aidons les communautés à renforcer ensemble leur résilience. »

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« La vie semble plus stable » : au Zimbabwe, la Croix-Rouge aide les communautés agricoles à faire face à la sécheresse prolongée.

La hausse des températures et des pluies de plus en plus imprévisibles ont profondément transformé le climat du Zimbabwe, où les sécheresses surviennent désormais tous les deux à trois ans, contre une fois par décennie auparavant. Résultat : 2,7 millions de Zimbabwéens vivant en zone rurale sont confrontés à une insécurité alimentaire récurrente.Alors que la crise climatique mondiale s’accélère — frappant le Sud en premier et le plus durement —, les réponses humanitaires évoluent, passant de l’aide d’urgence à la résilience à long terme.« Nous passons désormais d’une approche réactive face aux catastrophes à une approche proactive, tout en renforçant les capacités de nos communautés à être résilientes », explique Thulani Sibanda, responsable provincial à la Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe.Ce changement de paradigme est au cœur de la contribution de la Croix-Rouge du Zimbabwe à la campagne Africa Zero Hunger.Récemment lancée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), la campagne Africa Zero Hunger redéfinit les interventions en matière de sécurité alimentaire, en les orientant au-delà de l’aide ponctuelle vers des projets durables menés par les communautés elles-mêmes.« Nos animaux sont plus forts et se vendent à de meilleurs prix… Avec le revenu supplémentaire, nous pouvons payer les frais de scolarité et acheter des intrants pour la prochaine saison. La vie semble plus stable maintenant. »Kelias Munkuli, un agriculteur du village de Siameja, au ZimbabweRenforcer les moyens de subsistanceL’approche du Zimbabwe face à l’insécurité alimentaire repose sur plusieurs interventions concrètes qui allient savoirs locaux, action anticipée et soutien pratique.Le Climate Smart Resilience Project, mis en œuvre par la Croix-Rouge du Zimbabwe dans le district de Binga, au Matabeleland Nord, en est un bon exemple.Grâce aux prévisions El Niño et aux données satellitaires, l’équipe du projet peut orienter les ressources spécifiques vers les communautés concernées avant même que les sécheresses ne frappent.En 2023, alors que les conditions de sécheresse s’aggravaient, le projet s’est concentré sur la protection des moyens de subsistance, notamment à travers la distribution de semences résistantes à la sécheresse, le déparasitage du bétail et la sensibilisation communautaire.Plus de 4 000 ménages ont reçu une formation en agriculture intelligente face au climat ainsi que des lots de semences, et 2 800 bovins ont été vaccinés et déparasités.« La qualité du bétail et la baisse de la mortalité dans ces zones sont visibles comparées à d’autres. Nous avons également formé des para-vétérinaires locaux pour soutenir la santé animale », explique Thulani.« Les communautés pratiquant l’agriculture de conservation avec le mil perlé ont obtenu de meilleurs rendements que dans d’autres régions. Ces réussites encouragent la reproduction du modèle ailleurs. »Les agriculteurs ayant bénéficié de ces interventions ont retrouvé une nouvelle indépendance :« Nos animaux sont plus forts et se vendent à de meilleurs prix », explique Kelias Munkuli, du village de Siameja. « Avec les revenus supplémentaires, nous pouvons payer les frais de scolarité et acheter des intrants pour la prochaine saison. La vie semble plus stable maintenant. »« Grâce à cette aide alimentaire, je peux économiser un peu d’argent pour acheter des livres à mes enfants. Cela me donne l’espoir que nous allons nous en sortir. »Monica Mpande, 52 ans, originaire du village de Mupambe, au Zimbabwe.S’adapter à l’évolution des besoinsLorsque les conditions de sécheresse se sont de nouveau aggravées en 2024, les discussions de groupe menées par la Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe ont révélé de profondes inquiétudes au sein des communautés concernant le bien-être des enfants, en particulier les risques croissants de faim et de malnutrition.Le programme d’alimentation scolaire a été lancé pour s’assurer que les enfants confrontés à la faim puissent recevoir des repas nutritifs et enrichis, leur permettant de rester en bonne santé et de continuer à fréquenter l’école. Cette initiative est devenue une bouée de sauvetage essentielle pour protéger les plus vulnérables, en attendant que des solutions à long terme prennent racine.L’intervention a permis de fournir quotidiennement des repas à base de Corn Soya Blend (CSB) à plus de 5 378 enfants. En dehors des écoles, 3 400 familles vulnérables ont également reçu une aide alimentaire vitale.Pour Monica Mpande, 52 ans, qui vit dans le village de Mupambe, cette aide alimentaire représente bien plus qu’un simple repas : elle redonne aux parents les moyens de donner la priorité à l’éducation de leurs enfants.« Grâce à cette aide alimentaire, je peux économiser un peu d’argent pour acheter des livres à mes enfants », confie-t-elle. « Cela me donne l’espoir que nous surmonterons cette épreuve. »Perspectives d'avenirÀ mesure que la campagne Africa Zero Hunger se déploie, la collaboration reste au cœur des efforts : renforcer les moyens de subsistance durables, consolider l’appropriation communautaire et veiller à ce que les stratégies d’adaptation soient conçues avec celles et ceux qui connaissent le mieux leurs terres.« Les communautés sont des acteurs à part entière, pas de simples bénéficiaires de l’aide. Elles sont au centre de notre planification, de nos programmes et de leur mise en œuvre », souligne Thulani.« Nous sommes désormais en mesure de solliciter des fonds pour l’action anticipée afin de lancer la préparation communautaire face aux événements que nous prévoyons, comme la sécheresse de l’an prochain. Nous pouvons commencer dès maintenant à enseigner des pratiques agricoles adaptées, comme l’agriculture de conservation. »Rejoignez-nous pour mettre fin à l’insécurité alimentaire en Afrique. Découvrez la campagne Africa Zero Hunger, partagez nos histoires et contribuez à bâtir des communautés résilientes et autonomes.

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Urgence

Somalie: Urgence complexe

La Somalie fait face à une crise humanitaire qui s’aggrave, avec plus de 2,5 millions de personnes dans le Puntland et le Somaliland luttant pour survivre au milieu d’une sécheresse extrême, de systèmes de santé en ruine et de graves pénuries de nourriture et d’eau. Les familles ont perdu leurs moyens de subsistance, les enfants sont menacés de malnutrition et de maladies, et les femmes et les filles sont exposées à des risques accrus de protection alors que les mécanismes communautaires d’adaptation s’effondrent. La Société du Croissant-Rouge somalien est présente sur le terrain, fournissant de l’eau, de la nourriture, des services de santé et une aide en espèces vitale, mais un soutien urgent est nécessaire pour intensifier la réponse et atteindre davantage de familles dans le besoin.Faites un don dès maintenant pour aider le Croissant-Rouge somalien à fournir une assistance vitale.

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Déclaration de l’IFRC sur les cinq volontaires du Croissant-Rouge soudanais tués : « Nous sommes horrifiés »

Genève, le 28 octobre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est horrifiée, choquée et profondément attristée par le meurtre de cinq volontaires du Croissant-Rouge soudanais (CRS) qui étaient en service dans la ville de Bara, au Nord-Kordofan, le 27 octobre. Trois autres volontaires sont toujours portés disparus.L’équipe du Croissant-Rouge soudanais était en mission officielle dans le cadre d’une distribution alimentaire dans la ville de Bara. Ils étaient clairement identifiés par le port de gilets du Croissant-Rouge, censés leur assurer une protection totale, et portaient des cartes d’identification délivrées par la branche locale.Toute attaque contre des équipes humanitaires est inacceptable. Nous réitérons avec force notre appel à un respect absolu des emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et des services humanitaires essentiels qu’ils représentent.L’IFRC présente ses plus sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à leurs amis et collègues.Depuis le début du conflit, le Croissant-Rouge soudanais a perdu 21 collègues morts en service.Depuis le début de l’année 2025, 25 employés et volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions humanitaires. C’est inacceptable.Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Naïrobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67

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Campagne Faim Zéro en Afrique : une approche post-aide face à l’insécurité alimentaire

L’insécurité alimentaire est une crise croissante sur le continent africain. Beaucoup de ses populations les plus vulnérables dépendent de l’aide d’urgence, qui ne traite en rien les causes systémiques de la faim généralisée.Pour Pierre Kremer, Directeur régional adjoint de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), bureau régional, la campagne Afrique Faim Zéro représente quelque chose de totalement différent : un passage de solutions à court terme à un investissement dans des solutions durables à long terme.Des solutions fondées sur les savoirs locauxAvec 48 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, plus de 16 000 branches locales et plus de 16 millions de volontaires profondément ancrés dans les communautés, Kremer et ses collègues bénéficient d’un point de vue unique sur la manière dont la faim est vécue – et combattue – en Afrique.Quand Kremer parle de lutter contre l’insécurité alimentaire, il ne commence pas par des cargaisons d’aide ou des plans imposés d’en haut. Il commence par les personnes.« L’objectif est de donner une voix aux communautés, qui sont les mieux placées pour “concevoir” ou co-créer des solutions répondant à leurs besoins multiples, en s’appuyant sur leurs savoirs locaux », explique-t-il.De cette manière, la campagne Afrique Zéro Faim représente une véritable « banque de solutions » : une collection grandissante d’initiatives éprouvées, menées par les communautés, qui démontrent ce qui fonctionne concrètement contre l’insécurité alimentaire. Qu’il s’agisse de programmes de partage de bétail au Rwanda ou de Clubs des mères au Nigeria, ces solutions sont pratiques, reproductibles et transforment déjà des vies.« Cette campagne reflète une approche post-aide, axée sur des solutions durables générées par les communautés elles-mêmes », explique Kremer.Former une coalition de ceux qui veulent agirMais pour que ces solutions locales dépassent le cadre d’un seul village ou district, elles ont besoin de plus qu’une simple reconnaissance. Elles nécessitent des investissements, des partenariats et une volonté politique.« L’objectif est de créer une coalition de volontaires, allant des communautés locales aux gouvernements nationaux et aux acteurs mondiaux, en travaillant aux côtés des institutions africaines, du secteur privé et des agences onusiennes, afin d’intensifier les efforts vers l’objectif Zéro Faim », explique Kremer.La première phase de la campagne est déjà en cours, avec la documentation d’études de cas, de supports médiatiques et d’histoires communautaires dans six pays prioritaires : le Kenya, l’Éthiopie, le Mali, la République démocratique du Congo, le Zimbabwe et le Nigéria.Le plan à moyen terme est d’élargir cette démarche pour en faire une plateforme numérique multi-agences. Ce hub digital servirait de siège à la « banque de solutions », un espace où les Sociétés nationales pourraient déposer leurs initiatives, et où les donateurs, investisseurs et partenaires pourraient entrer directement en contact avec elles.Ce qui manque, ce ne sont pas les idées, mais bien le soutien nécessaire pour les développer. Créer une banque de solutions offre une plateforme clé en main pour que les gouvernements, les donateurs et les partenaires appuient ce qui fonctionne, directement au niveau communautaire. Pour Kremer, cela nous permettra d’aller au-delà de l’aide et de poser les fondations d’une sécurité alimentaire durable à travers toute l’Afrique.Façons de s’impliquerVous pouvez contribuer à faire passer les solutions communautaires d’une seule communauté à beaucoup d’autres.Les donateurs peuvent soutenir directement AFrique Faim Zéro et aider à transformer les solutions locales en changements à grande échelle. Et si donner n’est pas une option, vous pouvez tout de même avoir un impact en partageant ces histoires, en suscitant des conversations et en ajoutant votre voix à l’appel pour le Zéro Faim en Afrique.Rejoignez la campagne Zéro Faim:Afrique Zéro faim: Unis pour des solutions durablesFaire face aux tendances alarmantes de l’insécurité alimentaire en Afrique : le regard d’un expertDe l’aide d’urgence à la résilience à long terme : lancement de Africa Zero Hunger

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Urgence

République démocratique du Congo: épidémie d’Ebola 2025

Le 4 septembre 2025, le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola (MVE) dans la province du Kasaï. L’épidémie s’est propagée aux zones de santé de Bulape, Mweka, Mushenge et Kakenge. La majorité des personnes touchées sont âgées de 15 ans et plus. Avec 680 000 personnes exposées à un risque immédiat et plus de 2 millions à risque étendu, la Croix-Rouge de la RDC est sur le terrain pour fournir une assistance d’urgence. Grâce à votre don, les volontaires mèneront des activités vitales, notamment dans les domaines de la santé et des soins, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (EAH), des enterrements sûrs et dignes (ESD), ainsi que du soutien en santé mentale et psychosocial (SMPS). Votre soutien peut faire la différence. Faites un don dès aujourd’hui pour aider la Croix-Rouge de la RDC à protéger des vies et à apporter un soulagement aux communautés en crise.

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Africa Zéro Faim : le parcours inspirant des agricultrices de Mtakuja

Dans le paysage calme et aride du village de Mtakuja, dans le comté de Taita Taveta, au Kenya, l’agriculture a toujours représenté un défi majeur. La chaleur est souvent extrême, le sol sec et les pluies se font attendre pendant des mois. Pourtant, au milieu de ces difficultés, un esprit de résilience s’épanouit.Au cœur de cette transformation se trouvent des femmes comme Margaret, agricultrice et mère, dont la voix posée et tranquille porte le poids de longues années de dur labeur. Il n’y a pas si longtemps, chaque jour était synonyme d’inquiétude. Acheter de la nourriture signifiait souvent emprunter de l’argent qu’elle ne pouvait pas rembourser, et les échecs répétés des récoltes rendaient ses efforts vains.Le tournant est survenu lorsqu’elle et un groupe local de femmes, le Friends Women Group dont elle fait partie, ont bénéficié du soutien du Projet intégré de sécurité alimentaire, mis en place par la Croix-Rouge du Kenya.Le projet accompagne plus de 1 000 agriculteurs, qui reçoivent des formations et un appui dans divers domaines agricoles — notamment l’élevage de chèvres gala, la volaille, l’apiculture, l’horticulture, le tournesol et les légumes.Dans le cas du groupe de Margaret, le programme a offert à chacune des huit membres une chèvre femelle, tandis que le groupe partageait un bouc pour la reproduction. Ce qui paraissait être un don modeste est devenu le socle d’un moyen de subsistance plus résilient.« Faire partie du Friends Women Group m’a vraiment aidée. Cela m’a donné un sentiment d’appartenance et de soutien », dit-elle. « Je peux partager des idées avec mes camarades, et je me sens toujours encouragée à persévérer, même quand les difficultés surviennent. »En faisant reproduire ses chèvres, Margaret est rapidement devenue l’heureuse propriétaire de huit animaux en bonne santé. Grâce à ce troupeau, elle fournit désormais du lait frais à sa famille et en vend occasionnellement une partie pour acheter du sucre ou du savon. « Je savoure mon lait de chèvre à chaque tasse de thé que je bois », dit-elle avec un sourire, sa fierté étant indéniable.Du parcours difficile à la gestion économeLe Projet intégré de sécurité alimentaire est l’une des nombreuses initiatives soutenues par la campagne Africa Zéro Faim, récemment lancée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).Cette campagne promeut des solutions durables menées par les communautés et appelle à un investissement urgent dans des programmes durables qui s’appuient sur la résilience locale pour s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité alimentaire sur le continent.Dans ce cas précis, les dons à la campagne Africa Zéro Faim permettraient à la Croix-Rouge du Kenya d’élargir le projet afin de toucher davantage d’agriculteurs et d’étendre son impact à d’autres zones touchées par la sécheresse, transformant ainsi une solution éprouvée en un mouvement plus large pour la sécurité alimentaire.Des projets comme celui-ci fonctionnent d’autant mieux lorsqu’ils sont associés à d’autres initiatives microéconomiques communautaires qui autonomisent les agriculteurs locaux. Dans le cas de Margaret, par exemple, elle a rejoint une Association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC/VSLA), où elle a appris à épargner, contracter de petits prêts et investir judicieusement. Avec ses revenus, elle a commencé à cultiver du chou kale dans sa cour. Grâce aux techniques de conservation de l’eau acquises dans le cadre du programme, son petit jardin reste vert même lorsque l’eau est rare.« En utilisant des semences améliorées de chou kale, combinées à la formation que j’ai suivie, j’ai acquis les connaissances et les compétences nécessaires pour mieux prendre soin de mes cultures. Ces pratiques ont rendu mon agriculture plus productive », explique-t-elle.Une résilience éprouvée à chaque étapePlus tôt cette année, Margaret a connu un revers douloureux lorsque des éléphants ont envahi Mtakuja et détruit tout son jardin de chou kale en une seule nuit. Cette perte a été un rappel brutal du conflit persistant entre l’homme et la faune sauvage dans la région. Pourtant, elle a refusé d’être découragée. Déterminée, elle s’est fixée pour objectif de replanter et de reconstruire avec encore plus de détermination.Aujourd’hui, la maison de Margaret respire l’espoir. Des rangées de chou kale bordent à nouveau sa cour, tandis que le doux bêlement des chèvres emplit l’air. Un petit seau de lait repose souvent à côté de légumes fraîchement récoltés. Chaque scène raconte une histoire d’effort, de persévérance et de renouveau.Cet esprit de changement se répand à travers Mtakuja. Grâce au modèle des AVEC (Associations villageoises d’épargne et de crédit – VSLA) et à la solidarité au sein du Friends Women Group, de plus en plus de femmes épargnent, investissent et assurent un avenir meilleur à leurs familles.Désormais, le Projet intégré de sécurité alimentaire touche environ 1 500 agriculteurs au total. Parmi eux, quelque 350 élèvent des chèvres, tandis que les aviculteurs ont été formés à l’utilisation d’incubateurs solaires pour accroître la production d’œufs et produire des aliments pour volailles durables, destinés à la consommation comme à la vente.Les producteurs de tournesol, dont beaucoup travaillent dans des zones dépendantes de la pluie, s’apprêtent à bénéficier d’une nouvelle unité de transformation d’huile de tournesol, qui valorisera leurs récoltes et augmentera leurs revenus.Margaret ne vit plus sous la menace de l’insécurité alimentaire. Ses enfants, désormais adultes, l’ont rejointe dans l’agriculture, prenant soin des chèvres et des cultures, transformant l’agriculture en une force familiale partagée. Les femmes d’ici ne sont plus seulement des agricultrices. Elles sont devenues des piliers de résilience et de progrès dans leur communauté.Histoire et Photos de Gidraph Mbugua GitemaImpliquez-vous et faites la différence:Rejoignez la campagne Zéro Faim et aidez les communautés vulnérables à emprunter la voie de la résilience

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Communiqué de presse

L'IFRC lance un appel d’urgence pour répondre aux inondations dévastatrices au Cap-Vert.

Praia/Nairobi/Genève, 29 août 2025 – Les fortes pluies provoquées par la tempête tropicale Erin dans la nuit du 10 au 11 août ont déclenché des crues soudaines dévastatrices au Cap-Vert, entraînant la mort d’au moins 12 personnes, tandis que 5 autres sont toujours portées disparues.Plus de 119 000 personnes ont été touchées, principalement en raison des dommages subis par les systèmes d’approvisionnement en eau. Plus de 5 500 ménages ont été gravement affectés, et les inondations ont provoqué le déplacement de 1 500 personnes à São Vicente.Des milliers de maisons ont été détruites ou sévèrement endommagées, obligeant de nombreuses familles à trouver refuge auprès de proches, de voisins ou dans des abris temporaires. Les moyens de subsistance ont également été anéantis, plongeant des ménages déjà vulnérables dans une crise encore plus profonde.L’ampleur des destructions a conduit le gouvernement à déclarer l’état d’urgence et deux jours de deuil national. Arlindo Carvalho, président de la Croix-Rouge du Cap-Vert, déclare :« Les scènes après les inondations à São Vicente sont déchirantes. En quelques heures seulement, les pluies torrentielles ont transformé les rues en torrents impétueux, dévastant tout sur leur passage. De nombreuses familles ont tout perdu. »Les inondations ont également causé d’importants dégâts aux infrastructures essentielles. Cinq ponts ont été détruits, plus de 60 kilomètres de routes endommagés, et des établissements de santé gravement touchés, y compris la perte totale de vaccins à São Vicente et des pertes partielles ailleurs. Les marchés et supermarchés ont également été inondés, aggravant encore la situation.Un problème majeur et croissant est l’effondrement du système central d’approvisionnement en eau, laissant des milliers de personnes sans accès à l’eau potable. Dans un pays déjà confronté à une sécheresse prolongée et à l’insécurité alimentaire, cette perturbation représente une menace grave d’épidémies de maladies hydriques.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel d’urgence de 3 millions de francs suisses pour soutenir la Croix-Rouge du Cap-Vert dans sa réponse aux besoins humanitaires urgents de 40 000 personnes touchées.Les fonds serviront à fournir une assistance vitale, notamment un abri, des articles ménagers essentiels, de l’argent liquide, de la nourriture, de l’eau potable et des services d’assainissement. Pour appuyer la réponse immédiate, l’IFRC a déjà débloqué 565 565 francs suisses de son fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF). Des équipes spécialisées ont également été déployées pour renforcer les efforts de réponse locaux.Alexandre Claudon de Vernisy, chef de délégation de l’IFRC pour le Cap-Vert, la Gambie, la Mauritanie et le Sénégal, déclare :« L’ampleur de cette catastrophe exige une réponse urgente et robuste. Elle affecte tous les aspects de la vie — l’abri, la nourriture, l’eau, l’assainissement et les moyens de subsistance. Les besoins sont immenses et une action immédiate est essentielle. Avec de nouvelles pluies prévues dans les semaines à venir, une intervention rapide est cruciale pour éviter d’autres souffrances. »Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] Praia: Veronica Ramos Oliveira Custódio, +238 954 33 00/913 42 46 A Dakar: Moustapha Diallo, +221 77 450 10 04A Naïrobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67 Hannah Copeland +41 76 236 9109

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De l’aide d’urgence à la résilience durable : Lancement de l’initiative « Afrique Zéro Faim »

Le 19 août 2025, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a officiellement lancé la campagne « Afrique Zéro Faim: Unis pour des solutions durables » — un vaste mouvement panafricain audacieux visant à transformer notre manière de répondre à l’insécurité alimentaire.Animé par la journaliste primée Victoria Rubadiri, le lancement virtuel a réuni des décideurs politiques, des responsables humanitaires, des innovateurs de terrain et des partenaires partageant une vision commune : un avenir où les communautés les plus durement touchées par l’insécurité alimentaire deviennent elles-mêmes actrices de la solution. Cliquez ici pour regarder le lancement officiel de la campagne Afrique Zéro Faim et découvrir les échanges d’experts sur ce que signifient, concrètement, des solutions durables menées par les communautés.Pourquoi maintenant?Les chiffres sont saisissants. Plus de 282 millions de personnes souffrent de sous-alimentation en Afrique subsaharienne, soit près d’un tiers de la population mondiale en insécurité alimentaire. Rien qu’en 2024, 173 millions de personnes ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë ou pire, les femmes et les enfants étant touchés de manière disproportionnée.Cette situation n’est pas simplement le résultat de mauvaises récoltes ou de crises passagères. Elle découle de défis structurels profonds : chocs climatiques, conflits violents, déplacements, systèmes alimentaires et de protection sociale fragiles.Mais cette crise représente aussi une opportunité : celle de réinventer l’approche humanitaire. Les modèles d’aide traditionnels peinent à avoir un impact durable, pourtant à travers l’Afrique, des communautés conçoivent, dirigent et développent déjà des solutions efficaces. La campagne Zéro Faim vise à accélérer et à répliquer ces efforts.Regardez cette vidéo pour en savoir plus sur la crise alimentaire qui se déroule actuellement à travers l’Afrique.Qu'est ce qui rend cette campagne différente?L’IFRC et son réseau de 191 Sociétés nationales, comprenant plus de 16 millions de volontaires dans le monde, occupent une position unique pour faire le lien entre les connaissances locales et un impact à grande échelle.« C’est un tournant », a déclaré Pierre Kremer, Directeur régional adjoint de l’IFRC Afrique. « Nous passons de l’aide alimentaire de courte durée à un changement durable, porté par les communautés. Pour l’Afrique, c’est un appel à l’unité pour mettre fin à la faim, en s’appuyant sur l’ingéniosité locale, les pratiques climato-intelligentes et des moyens de subsistance durables. »Des clubs de mères au Nigéria qui réduisent la malnutrition à une fraction du coût des programmes d’aide traditionnels, aux initiatives intégrées de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance au Kenya qui associent agriculture climato-intelligente, épargne et programmes de santé — la preuve est déjà sur le terrain.Le lancement de la campagne Zéro Faim n’est que la première étape. Dans les mois à venir, nous publierons une newsletter régulière qui vous apportera :Des mises à jour sur les progrès réalisés dans les six pays de lancement : Kenya, Éthiopie, RDC, Mali, Nigéria et ZimbabweDes portraits d’innovateurs locaux — des agricultrices aux jeunes activistes climatiques, en passant par les volontaires sur le terrainDes données probantes et des témoignages d’impact, montrant comment des solutions durables transforment des viesDes opportunités pour vous impliquerInscrivez-vous à la newsletter en cliquant ici.Notre objectif ? Atteindre 60 millions de personnes vulnérables dans 15 pays d’ici 2030 et démontrer que des solutions durables, menées localement, peuvent être mises à l’échelle de manière pérenne.C’est le moment pour l’Afrique de montrer la voie, mais un changement durable exige une action collective des gouvernements, bailleurs, investisseurs du secteur privé, société civile, médias et diaspora africaine.Rejoignez-nous. Partagez la vision. Investissez dans des solutions durables.Visitez le site de la campagne pour en savoir plus, découvrir des témoignages et vous engager.

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Déclaration : L’IFRC rend hommage à un membre du personnel de la Croix-Rouge éthiopienne décédé

L’IFRC est profondément attristée par le décès tragique de M. Ato Honelegn Fentahun, membre dévoué du personnel de la Croix-Rouge éthiopienne, et exprime toute sa solidarité à la Croix-Rouge éthiopienne (CRE) en cette période difficile.Ato Honelegn Fentahun était en service lorsqu’il a perdu la vie. Le 14 août, un incident sécuritaire est survenu dans la zone de Cheneq, district de Janamora Woreda, dans la zone de North Gondar, région de l’Amhara. Trois membres du personnel de l’ERCS, dont Ato Honelegn Fentahun, ont été enlevés par des individus armés non identifiés alors qu’ils revenaient de la livraison d’une ambulance. Ils ont été libérés le 15 août, mais à sa libération, Ato Honelegn Fentahun a nécessité des soins médicaux immédiats et a été transporté à l’hôpital, où il est malheureusement décédé peu après son arrivée.Aujourd’hui marque la Journée mondiale de l’aide humanitaire, et cette perte déchirante rappelle une fois encore les dangers auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires qui se mettent en danger pour servir les communautés vulnérables. Depuis le début de l’année 2025, 18 membres du personnel et volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde ont perdu la vie en accomplissant leurs missions humanitaires.Toute attaque, enlèvement ou obstruction visant le personnel humanitaire compromet la capacité du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à fournir une assistance vitale. Le Mouvement condamne fermement de tels incidents et appelle toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et à assurer la protection des travailleurs humanitaires, qui consacrent leur vie à aider ceux qui en ont besoin.Nos pensées accompagnent la famille et les proches de M. Ato Honelegn Fentahun, ainsi que nos collègues de la Croix-Rouge éthiopienne, en ce moment particulièrement douloureux.Pour plus d'informations ou pour demander une interview:[email protected]

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Urgence

Cap-Vert: Inondations

Des pluies torrentielles ont provoqué des crues soudaines meurtrières à São Vicente et Santo Antão, au Cap-Vert, touchant plus de 119 000 personnes, détruisant des habitations, inondant des structures de santé et isolant des communautés entières. Des milliers de personnes ont perdu l’accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins de santé, tandis que de nouvelles pluies menacent encore la région. La Croix-Rouge du Cap-Vert, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), apporte une aide d’urgence, de l’eau potable, un abri et un appui sanitaire, mais a un besoin urgent de ressources supplémentaires pour atteindre davantage de familles en crise.

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Cap-Vert : Des milliers de personnes dévastées par des inondations soudaines et violentes

Pour de nombreux habitants de l’archipel du Cap-Vert, la nuit du 10 au 11 août 2025 restera à jamais gravée dans les mémoires. Jamais auparavant ils n’avaient été confrontés à une telle dévastation. En l’espace de quelques heures, les pluies torrentielles apportées par la tempête tropicale Erin ont transformé les rues en torrents déchaînés, provoqué des glissements de terrain et détruit des infrastructures vitales.D’innombrables maisons ont été détruites ou gravement endommagées, et les moyens de subsistance de centaines de familles ont été anéantis. Au moins neuf personnes ont perdu la vie, et des milliers d’autres ont dû trouver refuge chez des proches, des voisins ou dans des abris temporaires après avoir tout perdu.« Ma maison s’est effondrée en quelques heures. Mes enfants ont tout perdu… et moi aussi », raconte Alcídia dos Reis Fortes, une mère de cinq enfants aujourd’hui hébergée dans une école transformée en centre d’accueil géré par la Croix-Rouge.Face à une telle destruction, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence ainsi que deux jours de deuil national. Les îles de São Vicente et de São Antão comptent parmi les plus durement touchées.Les volontaires de la Croix-Rouge du Cap-Vert ont été mobilisés dès l’émission des premières alertes.« Nous avons immédiatement informé les communautés et aidé à évacuer les familles à risque », explique Jamilson José Dos Santos Rodrigues, volontaire, représentant de la jeunesse et actuellement responsable des opérations du comité local de São Vicente. Il est sur le terrain avec une équipe de la Croix-Rouge depuis les premières heures de la catastrophe.Les inondations ont également provoqué l’effondrement du système central d’approvisionnement en eau, privant ainsi des milliers de personnes d’un accès à l’eau potable. Dans un pays déjà fragilisé par la sécheresse et l’insécurité alimentaire, cette perturbation représente une menace supplémentaire grave : la propagation des maladies hydriques.« De nombreuses familles n’ont plus rien pour boire ou cuisiner. Nous distribuons des kits d’urgence, de l’eau potable et des vêtements, et nous apportons aussi un soutien psychosocial. Mais les besoins dépassent largement nos capacités », explique Jamilson.« Aujourd’hui, tous les secteurs vitaux sont touchés — l’abri, l’eau, la santé et l’alimentation. Un soutien international est essentiel pour répondre à l’ampleur de cette crise », souligne Sadrack Matanda, spécialiste en préparation et réponse aux urgences déployé par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pour appuyer la Croix-Rouge du Cap-Vert.Dans le cadre d’une première réponse, l’IFRC prévoit de débloquer des fonds d’urgence afin d’aider les familles touchées en leur fournissant un abri, des services d’eau et d’assainissement, ainsi qu’un soutien aux moyens de subsistance. Des spécialistes en abris et en eau et assainissement seront également déployés pour renforcer la réponse.« Nous poursuivons nos évaluations et n’excluons pas de lancer un appel d’urgence pour aider les communautés à surmonter cette crise sans précédent », ajoute Sadrack.Le 13 août, la Croix-Rouge du Cap-Vert a lancé la campagne nationale #ReconstruirComEsperança (#ReconstruireAvecEspoir) pour soutenir les personnes affectées.

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Du grain au gain: une histoire d’autonomisation des femmes et de sécurité alimentaire au Cameroun

À première vue, Kartoua pourrait sembler n’être qu’un village rural comme les autres dans le département du Mayo-Danay. Mais cette communauté frontalière, vulnérable aux inondations saisonnières et à l’insécurité alimentaire, est devenue le théâtre d’une révolution silencieuse menée par des femmes.Douze femmes se sont regroupées pour former le Groupe d’Initiative Commune (GIC) Soubota. Leur mission : lutter contre la rareté alimentaire en créant une banque céréalière qui achète du mil et du riz à bas prix après les récoltes, les stocke, puis les revend pendant la période de soudure à des tarifs abordables et accessibles à la communauté.« Au début, beaucoup ne croyaient pas en nous, surtout les hommes, » raconte Ahmadou Sergeline, mère de neuf enfants, agricultrice et présidente de la banque céréalière féminine de Soubota. « Mais avec le temps, en voyant comment nous aidions le village, tout a changé. Même mon mari me soutient désormais et me conseille. »De la rareté à une stratégie durable« Quand les inondations ont frappé, le mil est devenu introuvable, » se souvient Sergeline. « Mais grâce au soutien de la Croix-Rouge, nous avions 20 sacs prêts. Chaque matin, les femmes faisaient la queue avec de petits bols, achetant juste de quoi nourrir leurs enfants. »Ce soutien est arrivé à un moment crucial. La Croix-Rouge camerounaise a fourni au groupe de femmes 20 sacs de mil, ainsi qu’une formation en gestion des stocks et en comptabilité de base.« Avant, nous ne tenions pas de registres appropriés. Maintenant, nous avons des cahiers pour tout — ce qui entre, ce qui sort et ce qui appartient à qui. Les gens nous confient même leurs propres sacs de céréales, que nous stockons en toute sécurité contre une petite redevance. »L’équité avant tout : nourrir les plus vulnérables« Nous avons établi des règles pour protéger les plus pauvres, » explique Sergeline. « Nous avons limité les achats à quatre mesures par ménage et refusé de vendre aux acheteurs plus aisés qui ne cherchaient qu’à faire des bonnes affaires. Nous connaissons notre communauté. Nous savons qui a réellement besoin d’aide. »Les céréales sont vendues directement à l’entrepôt, toujours en dessous des prix du marché. Cette tarification solidaire a permis aux veuves, aux personnes âgées et aux ménages dirigés par des femmes de traverser la période de soudure dans la dignité.Le stock initial n’était qu’un début. Les revenus des premières ventes ont servi à acheter 45 nouveaux sacs de riz, permettant ainsi de poursuivre le cycle. Après avoir partagé les dividendes issus des ventes, le groupe a décidé de réinvestir l’intégralité des bénéfices dans le prochain approvisionnement en céréales.« Nous avons tout remis dans le stock, car nous avons constaté que la demande était encore plus forte que prévu, » précise Sergeline.Normalement, les bénéfices seraient répartis de manière transparente entre les différents comités responsables de diverses activités :50 % au comité de gestion (fonctionnement quotidien du GIC),30 % au comité d’hygiène communautaire,20 % au réapprovisionnement en céréales.Mais dans un bel élan de responsabilité collective, l’ensemble du comité a accepté de réinvestir ses parts, renforçant ainsi le cycle suivant du groupe.Plus que du grain : un espace de croissance et de leadershipLes banques céréalières comme celle de Kartoua font partie des nombreuses initiatives soutenues par le Partenariat programmatique entre le réseau de l’IFRC et l’Union européenne. Ce partenariat offre un financement stratégique, flexible, prévisible et à long terme, permettant aux Sociétés nationales d’agir avant qu’une crise ou une urgence sanitaire ne survienne. Il est mis en œuvre dans 24 pays à travers le monde.Dans ce cas, la Croix-Rouge camerounaise travaille également aux côtés du Groupe d’Initiative Commune (GIC) Soubota pour soutenir leurs activités, avec l’appui des équipes de la Croix-Rouge française qui interviennent comme partenaire de mise en œuvre.Pour Sergeline et les femmes de Kartoua, la banque céréalière est devenue un espace sûr — une plateforme pour apprendre, grandir et exercer un leadership.« Quand nous nous réunissons, nous ne parlons pas seulement de mil. Nous parlons de la gestion de nos foyers, de l’éducation de nos filles, du renforcement de nos mariages. J’ai sept filles. Je veux qu’elles voient que les femmes peuvent aussi diriger. »La formation et l’accompagnement fournis par les équipes de la Croix-Rouge ont permis d’autonomiser les femmes non seulement sur le plan technique, mais aussi sur les plans émotionnel et social.« Ils ne nous ont pas seulement apporté du grain. Ils nous ont apporté du respect. Ils nous ont écoutées. Ils nous ont vues non pas comme des bénéficiaires, mais comme des partenaires. »« Ce n’était pas seulement de la nourriture. C’était de la dignité, » ajoute Marie, une grand-mère qui a acheté des céréales à la banque pendant la période de soudure. « Je n’ai pas eu à mendier. J’ai acheté ce que je pouvais me permettre, et j’ai nourri mes petits-enfants. »« Nous demandons plus de soutien, » déclare Sergeline. « Pas seulement pour nous, mais pour tout le village. Les besoins sont immenses. Mais la solution est ici — il suffit de la renforcer. »Son rêve est clair : faire en sorte qu’aucune famille ne souffre de la faim lors de la prochaine inondation ou de la prochaine période de soudure. Entre les mains de femmes comme Sergeline, un sac de mil devient un bouclier contre la faim, un symbole de dignité et une semence pour l’avenir.

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Communiqué de presse

L’IFRC lance la campagne Faim Zéro pour promouvoir une sécurité alimentaire durable à travers l’Afrique

Nairobi, Kenya, 19 août 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a officiellement lancé sa campagne « Faim Zéro en Afrique : Unis pour des solutions durables », marquant une étape audacieuse dans la redéfinition de la lutte contre la faim en Afrique.La campagne a été dévoilée ce 19 août 2025 lors d’un événement virtuel animé par la journaliste primée Victoria Rubadiri, réunissant des dirigeants africains, des acteurs humanitaires et des innovateurs communautaires venus de tout le continent.Sa mission: aller au-delà de l’aide à court terme et investir dans des solutions durables, menées par les communautés, qui renforcent les systèmes locaux, s’adaptent au climat et aux conflits, et apportent un changement résilient et pérenne.Une crise systémique, une opportunité collectiveEn Afrique subsaharienne, plus de 282 millions de personnes souffrent de sous-alimentation — soit près d’un tiers de la population mondiale en insécurité alimentaire. Rien qu’en 2024, 173 millions de personnes ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë ou pire, les femmes et les enfants portant le fardeau le plus lourd.Cette crise trouve son origine dans des facteurs structurels profondément enracinés — chocs climatiques, conflits, déplacements, faiblesse des systèmes alimentaires et de protection sociale. Mais elle représente aussi une occasion historique de repenser notre manière de répondre.La campagne Faim Zéro : Unis pour des solutions durables appelle à un changement de cap, passant d’une aide à court terme à des solutions communautaires, portées par les Africains eux-mêmes, et qui construisent une résilience à long terme.« C’est un tournant », déclare Pierre Kremer, Directeur régional adjoint de l’IFRC pour l’Afrique. « Nous passons de l’aide alimentaire ponctuelle à un changement durable, porté par les communautés. Pour l’Afrique, c’est un appel à l’unité pour mettre fin à la faim, en s’appuyant sur l’ingéniosité locale, les pratiques climato-intelligentes et des moyens de subsistance durables. »Solutions durables, leadership africainLancée au Kenya, en Éthiopie, en RDC, au Mali, au Nigéria et au Zimbabwe, la campagne s’appuie sur l’ODD 2, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la Déclaration de Malabo. Elle vise à atteindre 60 millions de personnes vulnérables dans 15 pays d’ici 2030.La campagne Faim Zéro orientera les investissements vers :Agriculture climato-intelligente et restauration des écosystèmesAccès au financement et aux marchésProtection sociale dirigée par les communautésCoopératives dirigées par les femmes et les jeunesSystèmes intégrés d’alimentation, de santé et de nutritionDu lancement à l’actionL’IFRC impulse cette transformation à travers son réseau de Sociétés nationales africaines et plus d’un million de volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ancrés dans les communautés. Ces volontaires, intégrés aux systèmes locaux et dignes de confiance aux yeux de leurs communautés, contribuent à mettre à l’échelle des approches éprouvées et conçues localement pour renforcer la sécurité alimentaire.Et après ?Le lancement est peut-être terminé, mais la mission ne fait que commencer : l’IFRC appelle les gouvernements, les bailleurs, le secteur privé, la société civile, les médias et la diaspora africaine à contribuer à l’expansion et à la réplication de ces solutions.Le message de la campagne est clair : la Faim Zéro commence avec nous.Faites passer le message et suivez les mises à jour de la campagne :https://bit.ly/AfricaZeroHunger Pour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez contacter :[email protected] vous engager, veuillez contacter :[email protected] Naïrobi:Susan Nzisa Mbalu: +254 733 827 654A Genève;Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67Hannah Copeland: +44 7535316633

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Afrique Zéro Faim: Unis pour des solutions durables

Plus de 282 millions de personnes à travers le continent souffrent de sous-alimentation, et l’Afrique subsaharienne représente à elle seule près d’un tiers de l’insécurité alimentaire mondiale. Le Réseau de l'IFRC, en partenariat avec les gouvernements, les donateurs et les leaders communautaires, vise à développer des solutions communautaires et intelligentes face au climat pour combattre la faim à la source. Ensemble, nous pouvons briser ce cycle et rapprocher l’Afrique de l’objectif Zéro Faim.

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Choléra en Côte d’Ivoire : Dans une communauté vivante au bord de l’eau, la Croix-Rouge s’engage contre la maladie

Lorsque sept personnes sont décédées en l’espace de quelques jours à Vridi Ako en mai 2025, personne ne soupçonnait le choléra.Beaucoup pensaient que ces décès étaient le résultat d’une malédiction ou de pratiques fétichistes, croyances encore profondément ancrées dans ce village côtier de la municipalité de Port-Bouet en Côte d'Ivoire, perché entre la lagune Ebrié et l’Océan Atlantique. « Nous ne comprenions pas », explique N'Sranna Sagou Hervé, le chef du village. « Beaucoup d’entre nous pensaient que c’était spirituel. »Cependant, un détail troublant reliait tous ces décès : les victimes avaient tous souffert de diarrhées, de vomissements et de douleurs abdominales. Ces symptômes étaient suffisamment alarmants pour que les autorités sanitaires lancent une enquête. Les tests en laboratoire ont confirmé ce que peu de gens avaient imaginé : le choléra, une maladie d’origine hydrique qui n’avait pas été observée en Côte d'Ivoire depuis 15 ans, était de retour.Et il s’est répandu dans plusieurs localités du pays.Au 3 août, 491 cas de choléra et 20 décès avaient été signalés dans tout le pays. A lui seul, le village de Vridi Ako comptait 198 cas et 7 décès. L’épidémie s’est depuis propagée à d’autres localités, notamment Yopougon Est, Sa Sandra (San Pedro) et Jacqueville.A Vridi Ako, la plupart des habitants vivent dans des habitations de fortune, avec un accès très limité à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates. C’est aussi un village cosmopolite de plus de 19 000 personnes en provenance de toute l’Afrique de l’Ouest, notamment du Ghana, du Liberia, du Mali, de la Sierra Leone, de la Guinée et du Sénégal.Toutes les conditions sont réunies pour favoriser la propagation rapide de la maladie à une plus grande échelle.Une réponse rapide et coordonnéeLa Croix-Rouge de Côte d’Ivoire, soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et d’autres partenaires du Mouvement, a été parmi les premiers à intervenir. En étroite collaboration avec le ministère de la Santé, l'OMS et l'UNICEF, la Croix-Rouge a lancé une opération d’urgence rapide et multisectorielle visant à contenir l’épidémie.Les principales mesures prises ont consisté à mobiliser et à former plus de 125 volontaires, à sensibiliser les communautés, à désinfecter les zones à haut risque, à installer des dispositifs de lavage des mains, à identifier les cas suspects et à les orienter vers les centres de santé pour qu’ils y soient traités.L’engagement communautaire est au cœur de la réponse. Les volontaires de la Croix-Rouge font du porte-à-porte, s’expriment dans les langues locales, et expliquent aux populations, ce qu'est le choléra et comment il se propage, et surtout, comment le prévenir.« Au début, cela n’était pas facile. Les gens avaient peur », explique Aichatou Souley, l’une des volontaires formés. « Ils avaient entendu parler du choléra, mais ne savaient pas comment se protéger. Nous devions leur offrir plus que des informations, nous devions instaurer un climat de confiance. »A Vridi Ako, des dispositifs de lavage des mains ont été installés dans les principaux lieux publics, notamment sur le très animé quai où des bateaux transportent chaque jour des centaines de passagers à travers la lagune d'Ebrié. Le risque de contamination y est élevé, mais le niveau de vigilance l’est tout autant.Chaque jour, Konan Coulibaly et une équipe de volontaires s’assurent que tous les passagers se lavent les mains avant d’embarquer ou de débarquer. A quelques mètres de là, Amadou Tembaly, un autre volontaire désinfecte, méthodiquement les bateaux avec une solution chlorée.« C’est un travail à priori simple, mais qui fait vraiment la différence », explique Amadou. « Chaque bateau ou moto-taxi que nous nettoyons réduit les risques de propagation de la maladie.»Pour soutenir cette intervention, l’IFRC a alloué 159 915 francs suisses provenant de sonFonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF). La maladie se propageant à de nouvelles zones, l’IFRC travaille actuellement à tripler ce financement afin d’aider la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire à intensifier ses opérations et de répondre aux besoins croissants.

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Le réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge soutient l’Union africaine et ses États membres dans leur engagement à éliminer le choléra d’ici 2030.

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), en collaboration avec ses Sociétés nationales membres en Afrique, soutient pleinement l’Union africaine (UA) et ses États membres dans leurs efforts pour éliminer le choléra sur l’ensemble du continent.Scellé lors d’une réunion de haut niveau des États membres de l’UA en juin, cet engagement renouvelé met l’accent sur le renforcement des services de santé communautaires et de la préparation aux épidémies, en travaillant en étroite collaboration avec les communautés locales pour apporter des solutions durables.L’IFRC salue le leadership et l’engagement collectif démontrés par les Chefs d’État, de Gouvernement et les Délégations, qui se sont réunis en juin sous l’égide de l’UA afin de promouvoir une réponse forte et coordonnée face aux flambées de choléra qui touchent en 2025 environ 20 États membres.L’IFRC et ses Sociétés nationales africaines membres soutiennent pleinement les priorités énoncées dans l’Appel à l’action pour mettre fin au choléra et parvenir à son élimination d’ici 2030, en mettant particulièrement l’accent sur :le renforcement de la préparation aux épidémies aux niveaux national et régional,l’augmentation des investissements dans des infrastructures durables d’eau, d’assainissement et de santé (EHA),la place centrale donnée aux communautés et à la société civile dans l’agenda pour l’élimination du choléra.Une forte présence communautaireEn tant que partenaires auxiliaires des pouvoirs publics dans le domaine humanitaire, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en Afrique apportent une valeur unique grâce à leur forte présence communautaire, à leurs réseaux locaux de confiance et à leur mandat de compléter l’action des gouvernements.Présente dans tous les États membres de l’Union africaine, l’IFRC et ses Sociétés nationales africaines membres sont idéalement placées pour mettre en œuvre des réponses localisées et centrées sur les personnes, transformant ainsi les engagements politiques en actions concrètes qui sauvent des vies.Conscients des impacts transversaux du choléra sur des systèmes de santé déjà sous pression, le Réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a intensifié ses efforts pour prévenir, détecter et répondre aux flambées épidémiques grâce à des interventions communautaires à fort impact telles que:Thérapie de réhydratation orale communautaire (TRO) : dispensée au niveau des ménages via des Points de réhydratation orale (PRO), pour garantir un accès rapide à des soins vitaux.Interventions d’urgence en eau, hygiène et assainissement (EHA) : mises en œuvre au sein des ménages touchés et dans les zones environnantes pour stopper la transmission.Soutien aux campagnes de vaccination orale contre le choléra (VOC) : incluant la mobilisation communautaire, la mobilisation sociale et l’appui logistique.Communication des risques et engagement communautaire (CREC) : intégrés dans tous les volets de la réponse pour promouvoir le changement de comportement, renforcer la surveillance et permettre une action précoce.Collaboration transfrontalière : facilitée pour prévenir, maîtriser et surmonter les flambées de choléra au niveau communautaire, en partenariat avec les autorités locales.De plus, l’IFRC héberge la Country Support Platform (CSP), le bras opérationnel du Global Task Force on Cholera Control, qui soutient les États membres de l’Union africaine dans l’élaboration et la mise en œuvre de Plans nationaux de lutte contre le choléra, en facilitant l’accès à une expertise technique et en mobilisant des ressources nationales et externes.En cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine et le Cadre continental pour l’élimination du choléra, l’IFRC investit également dans des actions anticipatives face aux risques multiples afin de préparer les autorités, les communautés et les parties prenantes concernées en amont des flambées de choléra.Cela passe notamment par l’élaboration de Protocoles d’action précoce, des dispositifs qui déclenchent des mesures préparatoires avant qu’une crise ne survienne. Ces protocoles permettent aux Sociétés nationales africaines d’agir rapidement en prépositionnant des stocks, en formant des volontaires et en accédant à des financements basés sur les prévisions, garantissant ainsi des réponses plus rapides et plus rentables avant que les flambées ne s’aggravent.Avec plus de 3,8 millions de volontaires formés à travers l’Afrique et une présence dans chaque communauté, le Réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est idéalement placé pour apporter des interventions vitales aux personnes les plus exposées avant, pendant et après les flambées.Ensemble, nous pouvons éliminer le choléraLe choléra est une maladie évitable, et ensemble, nous pouvons l’éliminer. Nos volontaires sont des membres de confiance au sein des communautés qu’ils servent. Grâce à l’action anticipative, à l’éducation sanitaire et aux interventions d’urgence, nous sommes fiers de contribuer à cette ambition continentale d’éliminer le choléra et de protéger des vies.À travers ces efforts, l’IFRC et les Sociétés nationales africaines réaffirment leur engagement indéfectible à soutenir les États membres de l’Union africaine pour atteindre les objectifs nationaux et continentaux de lutte et d’élimination du choléra.L’IFRC est déterminée à travailler main dans la main avec la Commission de l’Union africaine, l’Africa CDC, les États membres et d’autres partenaires pour renforcer la résilience des systèmes de santé, autonomiser les communautés et mettre fin au choléra en tant que menace pour la santé publique et le développement sur l’ensemble du continent.Ensemble, nous pouvons vaincre le choléra et faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte.Pour en savoir plus sur l’approche de l’IFRC en matière de prévention des maladies:L’approche de l’IFRC en matière de préparation aux épidémies et pandémiesPour en savoir plus sur l’approche de l’IFRC en matière de santé d’urgence

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Journée mondiale de la faim : La sécheresse provoque la faim et le désespoir dans la Corne de l'Afrique

Par Timothy Maina, IFRC, responsable de la communicationMama Mako Rooble Mataan, 45 ans, est la seule à subvenir aux besoins de sa famille de dix personnes. Ses chèvres, qui constituaient autrefois une source fiable de subsistance, peinent aujourd'hui à trouver un endroit où il y a suffisamment d'herbe à brouter.Debout près du puits presque complètement asséché, sa voix est pleine d'inquiétude.« Le temps est devenu tellement imprévisible », explique-t-elle, son regard balayant le lit d'une rivière asséchée.Aux côtés de Mama Mako se trouvait une équipe du Croissant-Rouge de Somalie (CRS), venue évaluer sur le terrain les conséquences d'une sécheresse prolongée dans la région, notamment dans le village de Mama Mako, appelé Il-Hagar, dans la région d'Awdal, au Somaliland.Trois années consécutives de pluies insuffisantes ont poussé la Corne de l'Afrique au bord de la catastrophe. Les prévisions saisonnières du Centre de prévision climatique de l'Autorité intergouvernementale pour le développement indiquent que les pluies de 2025 (avril-juin) pourraient être inférieures de 55 % à la moyenne, menaçant ainsi l'accès à l'eau et la production alimentaire. Plus de 3,8 millions de personnes sont aujourd'hui confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.La terre craquelée et les togs (lits des rivières saisonnières) asséchés racontent l'histoire. Des collines et des montagnes broussailleuses et déchiquetées se dressent au-dessus de plaines brûlées par le soleil après l'échec des pluies du Deyr (octobre-novembre), suivies d'une rude saison sèche du Jilal (décembre-mars).Conscient de l'aggravation de la catastrophe, le Croissant-Rouge de Somalie a activé ses protocoles d'action précoce (EAP) pour la sécheresse, déclenchant des évaluations rapides et des distributions préventives d'aide et d'allocations en espèces à 1 330 ménages pour répondre à des besoins alimentaires et médicaux urgents. Depuis, la crise a déclenché une allocation de 984 393 francs suisses du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), afin d'apporter un soutien vital pendant six mois à 5 800 familles (environ 34 800 personnes) au Somaliland et au Puntland.L'intervention renforcée maintient des services intégrés d'aide financière, de santé, d'assainissement de l'eau et d'hygiène (EHA), par le biais d'opérations d'urgence coordonnées, en donnant la priorité aux groupes vulnérables tout en renforçant la résilience des communautés face aux conditions de sécheresse actuelles, grâce à des secours immédiats et à des mesures de préparation.Les équipes de santé, par le biais de cliniques fixes et mobiles, ont fourni des services de nutrition et d'éducation à l'hygiène, tandis que les programmes WASH ont réhabilité des sources d'eau pour 30 000 personnes.Pour les 300 familles qui vivent à Il-Hagar, l'existence dépend du bétail. Alors que les puits s'assèchent et que les pâturages disparaissent, chaque jour qui passe resserre l'étau de la sécheresse.Plus loin dans le district de Lughaya, à Gargaara-Baki, la sécheresse implacable a entraîné la mort du bétail, la destruction des moyens de subsistance et la famine des familles. La fermeture de l'unique clinique de santé maternelle et infantile (SMI) en raison de coupes budgétaires a aggravé la catastrophe, laissant la communauté sans soins médicaux alors que les familles déplacées par le climat y cherchent refuge.Le manque de pâturages a rendu le bétail malade et mourant, tandis que les maladies mineures représentent désormais un risque mortel en raison de l'absence de clinique locale. Face à cette crise, Mama Xalimo Abdilahi Mohamed, mère de sept enfants et propriétaire d'une petite entreprise, est à la tête d'un groupe de femmes solidaires.« Nous avons tout perdu, sauf les uns les autres », dit-elle. « Ensemble, nous mettons en commun le peu que nous avons - céréales, salaires, espoir - pour maintenir nos enfants en vie. C'est notre façon de rester forts ».Entre-temps, de plus en plus de personnes viennent au village parce qu'elles ne peuvent plus survivre seules dans des régions plus éloignées. Abdinassir Hassan Haji, chef du village et père de onze enfants, porte le double fardeau de sa famille et des personnes déplacées.« Nous devons subvenir aux besoins d'un si grand nombre de personnes maintenant », dit-il, les sourcils froncés. « Leur arrivée vient s'ajouter à nos difficultés.Malgré les défisLe manque d'infrastructures fonctionnelles joue également un rôle dans certaines régions.Dans le district voisin de Garbo Dadar, dans la région d'Awdal, par exemple, une source d'eau autrefois fiable, construite après le passage du cyclone Sagar en 2018, est tombée en panne, laissant 3 500 ménages en situation de crise.Le maire Jamaal Muumin Caare explique que des années de sécheresse et de conditions météorologiques irrégulières ont asséché la pompe, obligeant les habitants à parcourir de longues distances pour s'approvisionner en eau, ce qui aggrave leurs difficultés quotidiennes.Malgré les difficultés, cette communauté résiliente a créé un hôpital local et un centre d'enseignement et de formation techniques et professionnels afin d'améliorer les moyens de subsistance.Le centre d'enseignement et de formation techniques et professionnels propose une formation pratique aux métiers et à l'entrepreneuriat, tandis que le centre médical offre des services de santé et des possibilités d'emploi.Cependant, le Dr Ahmed Saeed, médecin-chef de l'hôpital, insiste sur l'urgence de moderniser le système médical : « Nous manquons d'une salle d'opération, de fournitures essentielles et de personnel », explique-t-il. « Sans cela, des vies sont en danger.Un long chemin vers l'eauL'histoire est similaire dans la région de Sahil. Dans le village de Robo Robo, dans le district de Sheekh, Aadan Ali Nur, un agropastoraliste âgé, évoque les longues distances à parcourir pour trouver de l'eau.« Parfois, nous nous cotisons tous pour payer le transport de l'eau par camion, mais cela coûte tellement cher. »Dans le village voisin, Ximan, Muse Hayan Elmi regarde avec inquiétude le seul réservoir d'eau (berked) qui reste.« Pour conserver le peu d'eau dont nous disposons, nous emmenons nos chameaux vers des sources d'eau éloignées, tout en permettant aux chèvres et aux veaux de s'abreuver plus près de chez eux », explique-t-il.Dans de nombreux cas, les habitants ont été contraints de quitter complètement leur village en raison du manque d'eau pour l'usage quotidien, le bétail ou l'agriculture. Le camp de personnes déplacées de Geed Abokor à Burco, dans la région de Togdheer, au Somaliland, abrite environ 1 000 ménages déplacés, principalement des éleveurs, contraints de quitter leurs terres en raison de la sécheresse récurrente et des conditions climatiques insupportables.En l'absence d'un centre de santé fonctionnel, les habitants doivent soit attendre les missions médicales humanitaires, soit parcourir plus de 20 kilomètres jusqu'à la ville de Burco pour obtenir des soins.La crise la plus immédiate, cependant, est la pénurie d'eau. L'unique berked (réservoir d'eau traditionnel) du camp est à sec depuis des mois, ce qui rend les familles dépendantes du coûteux transport de l'eau par camion.Chaque ménage doit puiser dans ses maigres ressources pour financer les livraisons hebdomadaires, une solution insoutenable pour des personnes déjà privées de leurs moyens de subsistance.Abdikadir Osman, le chef du camp, ajoute : « Le réservoir est à sec depuis des mois. Maintenant, tout le monde paie pour avoir de l'eau par camion, alors qu'ils ont à peine les moyens de s'en procurer ».Outre l'eau, le camp est confronté à des latrines inadéquates, à de mauvaises conditions sanitaires et à l'absence de gestion du camp, ce qui exacerbe les risques sanitaires.Dahir Noor, mère de six enfants, décrit le désespoir : « Nous attendons les camions-citernes. S'ils ne viennent pas, nous nous rendons dans les zones rurales, collectons l'eau que nous pouvons et la ramenons à dos d'âne pour la partager équitablement. Nous ne pouvons pas surcharger les villes voisines, car leurs ressources sont également limitées.

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Urgence

Nigéria : Malnutrition aiguë

Deux millions d'enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère au Nigeria, et seuls 20 % d'entre eux reçoivent les traitements nutritionnels et autres dont ils ont désespérément besoin. La malnutrition aiguë est à l'origine de près de la moitié des décès d'enfants de moins de cinq ans dans les zones touchées. Les régions du nord-est et du nord-ouest sont les plus durement touchées, avec des millions d'enfants et de femmes enceintes confrontés à la malnutrition en raison d'un accès insuffisant à la nourriture, de l'insalubrité de l'eau et des effets secondaires du conflit en cours. La Croix-Rouge nigériane est sur le terrain pour fournir des services vitaux de santé, de nutrition et de protection, mais un financement urgent est nécessaire pour intensifier ses efforts.