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Les histoires humaines de l'IFRC-DREF

«Un des leurs»

Que signifie «Local, partout» pour les personnes au cœur d'une réponse d'urgence de l' IFRC-DREF ?

«Quand je suis entrée dans leurs maisons, les femmes ne m’ont pas vue comme une étrangère. Elles m’ont vue comme l'une des leurs.

Elles se sont ouvertes à moi, ont parlé librement, et ont partagé des choses qu’elles n’avaient jamais dites à personne auparavant.»

« Nous parlons la même langue, nous vivons dans la même culture, et nous comprenons la vie les unes des autres.

Cette connexion a tout changé.»

Ce sont les mots de Sharifa, une formatrice communautaire en santé et premiers secours au sein du Croissant-Rouge afghan, qui faisait partie d’une équipe de femmes bénévoles intervenant après un séisme de magnitude 6,0 en août 2025.

L'histoire de Sharifa est l'une des nombreuses histoires mises en avant à l'occasion de la conférence annuelle des donateurs organisée par le Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF) de l'IFRC à Genève, en Suisse, et en ligne dans le monde entier.

Sharifa est l'un des nombreux exemples de personnes qui travaillent sans relâche pour aider les personnes en situation de crise dans le cadre du réseau des Sociétés nationales de l'IFRC à travers le monde.

C'est pourquoi le thème principal de la conférence de cette année est « Local, partout » — un thème qui s'inscrit dans le cadre plus large de la présence locale, de la connectivité mondiale et de l'influence de l'IFRC.

Nous sommes extrêmement reconnaissants et fiers des volontaires comme Sharifa. Comme ils font déjà partie intégrante des communautés, ils sont en mesure d'apporter leur aide à tout moment et continueront d'être présents, même lorsque les projecteurs des médias se seront tournés vers d'autres sujets.

Vous trouverez ci-dessous les témoignages d'autres personnes qui ont bénéficié de l'action du DREF de l'IFRC à travers le monde en 2025.

Local, Partout

D'une ville du Yémen submergée par les inondations...

« Ce que nous avons reçu allait au-delà d'une aide matérielle. Cela a redonné à ma famille un sentiment de sécurité et nous a donné la force de surmonter les conséquences des inondations. »

Mohammad Hassan se souvient encore de la nuit où de fortes pluies ont provoqué des inondations qui ont balayé sa communauté, obligeant sa famille à lutter pour survivre.

Mohammad faisait partie des plus de 300 000 personnes touchées par ces inondations dévastatrices qui ont balayé et submergé des villes entières.

Alors que la peur et le désespoir commençaient à s'installer, une équipe du Croissant-Rouge yéménite est arrivée et a mis la famille de Mohammad en sécurité. Pour Mohammad, ce moment a été plus qu'un simple sauvetage : c'était le retour de l'espoir.

La réponse du Croissant-Rouge yéménite a été soutenue par une allocation d'urgence d'un peu moins d'1 million de francs suisses provenant du DREF de l'IFRC. Ce financement a permis de soutenir le travail du Croissant-Rouge, notamment en matière d'hébergement, d'approvisionnement en eau, d'assainissement et d'hygiène.

A une petite école en Arménie

Située à quelques mètres de la frontière avec l'Azerbaïdjan, l'école ne compte que cinq élèves, dont quatre sont issus d'une même famille.

Pour les enfants d'ici, l'école est plus qu'un simple lieu d'apprentissage. Ils aiment leurs enseignants, qui leur donnent de l'espoir et une nouvelle chance pour l'avenir.

Pour la rentrée scolaire de cette année, la Croix-Rouge arménienne, en collaboration avec l'IFRC, a distribué des cartables remplis de fournitures scolaires et d'autres articles nécessaires à l'étude.

L'un des élèves rêve de devenir médecin, tandis qu'un autre hésite encore entre une carrière de chanteur ou de footballeur.

Ce qui importe le plus, c'est que ces enfants aient tout ce dont ils ont besoin pour rêver librement et faire tous les choix possibles.

Mais ce n'est pas le seul soutien que le DREF de la FICR a pu apporter aux personnes déplacées en Arménie. La réponse de la Croix-Rouge arménienne aux mouvements de population en 2025 a été soutenue par une allocation de 87 000 francs suisses de l'IFRC-DREF. Ces fonds d'urgence ont permis de fournir des abris, des soins de santé de base, ainsi que de l'eau, des installations sanitaires et des produits d'hygiène, entre autres.

A un village au Zimbabwe

« Des mesures de sécurité sont nécessaires lorsqu'on traite le choléra. »

Dorothy, volontaire à la Croix-Rouge du Zimbabwe, joint le geste à la parole.

Dorothy fait partie d'une équipe de volontaires du Zimbabwe qui s'est rapidement mobilisée après une épidémie de choléra en 2025, afin d'alerter la population sur les dangers du choléra et de l'aider à éviter la contamination.

Équipée d'un bidon de désinfectant qu'elle porte sur les épaules comme un sac à dos, nous rencontrons Dorothy alors qu'elle désinfecte une bâche dans le village de Hopely, frappé par le choléra.

Avec le soutien partiel de l'IFRC-DREF, la Croix-Rouge du Zimbabwe a également formé 300 volontaires qui font du porte-à-porte pour sensibiliser la population à la prévention du choléra et apporter leur aide dans 15 points de réhydratation orale à travers le pays.

Cette opération, qui a touché plus de 650 000 personnes rien qu'à Harare, a également été soutenue par la DG ECHO, le ministère finlandais des Affaires étrangères, la Croix-Rouge finlandaise et l'IFRC.

De son côté, l'IFRC-DREF a rapidement alloué un peu moins de 290 000 francs suisses à ces actions et à de nombreuses autres visant à enrayer rapidement la propagation.

A un hôpital débordé en Syrie

« L'hôpital de Soueida croulait sous le poids des besoins. Nous avions plus de patients que nous ne pouvions en prendre en charge et nous étions contraints de faire des choix impossibles.

« Chaque jour, nous avions l'impression de perdre du terrain et de perdre espoir. Puis le Croissant-Rouge arabe syrien est arrivé. Dès l'arrivée des convois, cela a été comme une bouée de sauvetage. »

Ce sont les mots du Dr Obeida Abou Fakher, médecin urgentiste à l'hôpital principal de la ville de Suwayda, dans le sud de la Syrie.

Les convois dont parle le Dr Fakher ne sont qu'une des nombreuses actions menées par le Croissant-Rouge arabe syrien, avec le soutien de l'IFRC et du DREF de l'IFRC qui ont alloué plus d'un million de francs suisses pour soutenir la réponse du Croissant-Rouge à la situation d'urgence complexe qui s'est développée fin 2024 et début 2025.

A un campement pour les personnes déplacées au Liban

« Nous n'avons pas eu le temps de faire nos valises. Nous sommes partis avec les vêtements que nous portions. Je ne me sentais pas bien, et chaque pas me semblait impossible. Mais nous devions continuer pour nos enfants. »

Ce sont les mots de Fadia Badr Sabah, dont la famille avait fini par trouver la vie insupportable dans leur ville natale de Homs : pas de travail, pas d'école, et aucun moyen de vivre dans la dignité.

Fadia, son mari et leurs cinq enfants ont donc fui leur maison à Homs, sans avoir le temps de se préparer. Ils ont tout laissé derrière eux. Ils ont parcouru de nombreux kilomètres, traversant même une rivière froide et en crue. Chaque pas mettait leur force à rude épreuve.

Quand ils sont finalement arrivés à Akkar, dans le nord du Liban, ils étaient épuisés, trempés et les mains vides, jusqu'à ce que la Croix-Rouge libanaise les trouve.

Les volontaires les ont accueillis avec chaleur et gentillesse, leur offrant des couvertures, de la nourriture et un endroit sûr où se reposer.

Le travail de ces bénévoles a été soutenu en partie par une allocation d'un peu moins de 500 000 francs suisses provenant de l'IFRC-DREF. Ce financement a permis de soutenir des actions dans les domaines de l'hébergement, de la santé, de l'eau et de l'hygiène, des moyens de subsistance et bien d'autres encore.

Ce ne sont là que quelques-uns des témoignages de personnes qui ont ressenti l'impact de l'IFRC-DREF en 2025. Ces effets se font encore sentir aujourd'hui, alors que les populations se remettent des chocs qui ont bouleversé leur vie à jamais.

L'histoire inspirante de Canan, ci-dessous, n'en est qu'un exemple parmi d'autres.

Mohamed Hassan, dont la famille a été contrainte de quitter son domicile après que des inondations ont détruit une grande partie de la ville où elle vivait.

Mohamed Hassan, dont la famille a été contrainte de quitter son domicile après que des inondations ont détruit une grande partie de la ville où elle vivait.

Mohamed Hassan, dont la famille a été contrainte de quitter son domicile après que des inondations ont détruit une grande partie de la ville où elle vivait.

Une fillette brandit un dessin représentant un cœur dans une école qui a reçu l'aide de la Croix-Rouge arménienne.

Une fillette brandit un dessin représentant un cœur dans une école qui a reçu l'aide de la Croix-Rouge arménienne.

Une fillette brandit un dessin représentant un cœur dans une école qui a reçu l'aide de la Croix-Rouge arménienne.

Une volontaire de la Croix-Rouge du Zimbabwe transporte le matériel qu'elle utilise pour désinfecter les lieux et protéger les populations contre le choléra.

Dorothy, volontaire de la Croix-Rouge du Zimbabwe, transporte le matériel qu'elle utilise pour désinfecter les lieux et protéger les populations contre le choléra.

Dorothy, volontaire de la Croix-Rouge du Zimbabwe, transporte le matériel qu'elle utilise pour désinfecter les lieux et protéger les populations contre le choléra.

Le Dr Obeida Abou Fakher devant l'hôpital où il travaille en Syrie.

Le Dr Obeida Abou Fakher devant l'hôpital où il travaille en Syrie.

Le Dr Obeida Abou Fakher devant l'hôpital où il travaille en Syrie.

Fadia Badr Sabah, qui est arrivée au Liban après avoir quitté sa maison à Homs, en Syrie, avec sa  famille. La vie à Homs, dit-elle, était devenue impossible.

Fadia Badr Sabah, qui est arrivée au Liban après avoir quitté sa maison à Homs, en Syrie, avec sa famille. La vie à Homs, dit-elle, était devenue impossible.

Fadia Badr Sabah, qui est arrivée au Liban après avoir quitté sa maison à Homs, en Syrie, avec sa famille. La vie à Homs, dit-elle, était devenue impossible.

L'histoire de Canan

Lorsque le tremblement de terre a frappé le sud de la Turquie en février 2023, l'IFRC-DREF a réagi rapidement en allouant 2 millions de francs suisses pour soutenir l'intervention rapide du Croissant-Rouge turc.

Deux ans plus tard, grâce à cet investissement rapide, des personnes comme Canan peuvent mener une vie épanouie, s'impliquer dans leur communauté et redynamiser leurs moyens de subsistance.

« Pendant le tremblement de terre, un mur s'est effondré sur mon visage et mon dos. J'ai été gravement blessé. »
« Cette période a été extrêmement douloureuse. J'ai suivi de longs traitements. »
« Maintenant, je peux marcher sans déambulateur. Merci au Croissant-Rouge.»
« Je suis aveugle d'un œil, mais j'ai encore beaucoup d'amis et de proches.»

Regardez Canan raconter toute l'histoire dans la vidéo ci-dessous.

Façonner l'avenir

Ce ne sont là que quelques-unes des voix qui seront mises en avant lors de la Conférence des donateurs 2025 de l'IFRC, qui se tiendra à Genève, en Suisse (et en ligne dans le monde entier), le 7 novembre 2025.

Le thème de la conférence de cette année est « Façonner l'avenir de l'IFRC-DREF». C'est l'occasion de définir ensemble une vision stratégique commune pour les cinq prochaines années du Fonds, afin de garantir qu'il continue à fournir un soutien rapide, innovant et efficace là où les besoins sont les plus grands.

Pour 2025, notre objectif est de mobiliser 100 millions de francs suisses, un jalon qui permettra à l'IFRC-DREF de se positionner comme un fonds commun de haute qualité de premier plan pour les actions humanitaires menées localement et les approches anticipatives, tout en ouvrant la voie à des financements innovants grâce à son mécanisme d'assurance.

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