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Un mois après les inondations en Libye : Un soutien urgent en matière de santé mentale est nécessaire
Genève/Beyrouth/Benghazi, 11 octobre 2023 - Un mois après les inondations dévastatrices qui ont frappé la Libye, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et le Croissant-Rouge libyen (CRL) lancent un appel urgent à l'aide pour répondre aux besoins immédiats en eau potable, en assainissement, en aide financière et, surtout, en soutien psychosocial. Les inondations ont fait des ravages, déplacé des milliers de personnes et mis à rude épreuve des infrastructures déjà fragiles dans des régions telles que Derna et Tobrouk. La catastrophe a entraîné des destructions massives, les habitants perdant leur maison, les membres de leur famille et leur sentiment de sécurité. Les équipes du Croissant-Rouge libyen ont été les premières à intervenir, fournissant des services vitaux allant de la recherche et du sauvetage aux premiers secours. À ce jour, 450 volontaires dévoués ont participé activement à ces efforts, certains ayant même perdu la vie en sauvant d'autres personnes. Tamer Ramadan, Chef de délégation de l'IFRC en Libye a déclaré : «Le bilan émotionnel et physique de cette catastrophe est immense. Si nous avons fait preuve de diligence dans notre réponse immédiate, le processus de relèvement est loin d'être terminé. L'attention ne doit pas se relâcher.» En Libye, l'aide n'est pas seulement axée sur les secours immédiats, mais aussi sur le relèvement à long terme. Les normes culturelles favorisent l'autonomie financière ; l'aide en espèces est donc essentielle. De plus, les systèmes d'égouts endommagés contaminant les sources d'eau à Derna, il existe un risque accru pour la santé de la communauté. Les équipes se concentrent également sur la fourniture d'un soutien psychosocial holistique, notamment en raison de la charge émotionnelle liée à la perte de familles entières. Le CRL s'est révélée indispensable dans les opérations de secours. Avec une salle d'opération d'urgence centrale à Benghazi et deux centres temporaires à Derna, ses services vont de la réunification des familles à la distribution d'articles de secours. À ce jour, elle a aidé plus de 54 000 personnes par le biais de divers services. Face à l'escalade des besoins, l'IFRC a officiellement lancé un appel de 10 millions de francs suisses pour soutenir les efforts continus de le CRL dans la fourniture d'une aide et de soins complets aux survivants. À ce jour, 3 millions de francs suisses ont été collectés, ce qui signifie que 70 % de l'appel de fonds n'a pas encore été atteint. Les dons peuvent être faits par l'intermédiaire des sociétés nationales participantes et directement sur le site web de l'IFRC. Plus d'informations Pour financer l'appel d'urgence et soutenir le peuple libyen en ces temps difficiles, visitez notre page web dédiée Pour obtenir les séquences B-roll, visitez la salle de presse de l'IFRC. Pour demander une interview, contactez : [email protected] A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06 A Beyrouth/Bengazhi: Mey Alsayegh: +961 3 229 352
Briser le silence : prendre en compte la santé mentale et lutter contre la stigmatisation au lendemain du conflit ukrainien
Depuis le début du conflit en Ukraine, des millions de personnes ont été déplacées, confrontées à des situations de détresse qui les ont laissées avec des traumatismes et des pertes. L'impact de cette crise sur la santé mentale ne doit pas être sous-estimé : selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une personne sur cinq souffre de troubles mentaux dans les situations d'après-conflit. Le conflit en Ukraine a été dévastateur, forçant 6 199 700 personnes à fuir leur foyer en tant que réfugiés dans le monde entier, et 5 088 000 personnes supplémentaires ont été déplacées à l'intérieur de l'Ukraine elle-même. Ces personnes ont subi des pertes déchirantes, notamment la mort d'êtres chers, la destruction de leurs maisons et la perte de leurs moyens de subsistance. Le fait d'avoir été témoin d'événements traumatisants a encore aggravé l'angoisse mentale de beaucoup d'entre elles. Depuis le début du conflit, les employés et les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont sur le terrain, aidant les gens aux points de passage des frontières, dans les gares et dans les abris temporaires. Ils offrent une oreille attentive, font preuve d'empathie, partagent des informations vitales et prennent soin des personnes vulnérables. Dans les pays voisins, les Sociétés nationales membres de l'IFRC reçoivent de plus en plus de demandes d'assistance en santé mentale par l'intermédiaire de leurs systèmes de retour d'information communautaire. Pour répondre à ce besoin massif de santé mentale et de soutien psychosocial, l'IFRC, le Centre psychosocial de l'IFRC et les Sociétés nationales de la Croix-Rouge d'Ukraine et de 24 pays européens ont uni leurs efforts. Depuis 2022 juin, le programme EU4Health fournit des services de premiers secours psychologiques en personne dans le cadre des services de santé mentale et de soutien psychosocial, via des lignes d'assistance téléphonique et d'autres plateformes de services, et en développant et renforçant les capacités du personnel et des volontaires des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, des intervenants de première ligne et d'autres professionnels. «Grâce à ce projet, nous faisons prendre conscience à tous qu'il n'y a pas de mal à faire une pause et à donner la priorité à son bien-être émotionnel, psychologique et social, en particulier dans les situations stressantes », explique Basilio Muiruri, coordinateur de projet par intérim pour la santé et les soins à l'IFRC Europe. «En tant qu'équipe, avec le personnel et les volontaires des sociétés nationales, nous insistons auprès des personnes qui fuient l'Ukraine et de celles qui sont touchées à l'intérieur du pays, sur le fait qu'elles sont dignes d'être heureuses et d'avoir l'esprit tranquille, en leur fournissant des premiers soins psychologiques et des compétences de base pour faire face à la situation. » Le programme EU4Health, qui fait partie de la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire (DG SANTE) de la Commission européenne, adopte une approche globale de la santé mentale et du soutien psychosocial. Financé par l'Union européenne, EU4Health s'engage à redonner de l'espoir et à guérir le peuple ukrainien au moment où il en a le plus besoin. Dans le cadre de ce projet de collaboration, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge d'Ukraine et de 24 pays européens ont franchi des étapes importantes dans leur mission au cours de l'année écoulée, en apportant un soutien psychosocial aux personnes déplacées d'Ukraine. Voici quelques-unes des principales réalisations : Mise en place de 27 lignes d'assistance téléphonique fournissant des services de premiers secours psychologiques et de soutien psychosocial à 68 706 personnes déplacées d'Ukraine; Formation de 4 114 membres du personnel et volontaires aux premiers secours psychologiques et au soutien psychosocial, dont 440 personnes parlant l'ukrainien ou le russe; Engagement de 1 853 membres du personnel, volontaireset premiers intervenants dans la réponse à la crise ukrainienne; Facilitation de 490 réunions entre les Sociétés nationales, les principales parties prenantes et les partenaires pour assurer une réponse coordonnée. La santé mentale est un domaine négligé de la santé publique dans la région européenne de l'OMS, alors que plus de 150 millions de personnes souffriront de troubles mentaux d'ici 2021. Selon la Coalition paneuropéenne pour la santé mentale (who.int), seule une personne sur trois souffrant de dépression reçoit des soins appropriés. En raison du conflit en Ukraine, on estime que 15 millions de personnes ont besoin d'un soutien psychosocial et que des millions d'autres pourraient avoir besoin d'un traitement médical. La stigmatisation, la discrimination et les violations des droits de l'homme continuent d'entraver l'accès aux services de santé mentale. La Journée mondiale de la santé mentale, qui a lieu le 10 octobre, est l'occasion de sensibiliser l'opinion publique et de combler les lacunes des services de santé mentale, l'objectif étant de faire de la santé mentale un droit de l'homme universel en 2023. Le contenu de cet article relève de la seule responsabilité de l'IFRC et ne reflète pas nécessairement le point de vue de l'Union européenne.
Terrifiés par la pluie et la mer : La santé mentale, une bombe à retardement en Libye après les inondations dévastatrices
Par Mey Al Sayegh, Directrice de la communication à l'IFRC pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord (MOAN) Quelque chose d'aussi ordinaire que les jours de pluie et les bords de mer proches est malheureusement devenu une source de peur pour les habitants de l'est de la Libye, en particulier pour ceux qui ont vécu de près les inondations massives qui ont emporté leurs maisons, leurs voitures et leurs proches en un clin d'œil, dans la nuit du 11 septembre. Il n'est pas exagéré de dire que la plupart des habitants de Derna, la ville la plus touchée, dont les souvenirs sont chargés d'images douloureuses, ont besoin d'un soutien psychosocial ou de santé mentale. Les signes d'un traumatisme subi, tels que des enfants qui crient pendant leur sommeil ou qui font du somnambulisme, sont devenus monnaie courante à Derna, et même dans la ville voisine de Benghazi, où la plupart des familles ont fui la désolation. Besoin urgent de soutien en matière de santé mentale La semaine dernière, deux volontaires du Croissant-Rouge libyen, parfaitement rodés aux catastrophes, ont couru, terrifiés, jusqu'à l'antenne de Derna et se sont empressés de fermer les portes derrière eux parce qu'il commençait à pleuvoir. «Les gens associent la pluie à la mort », explique Ali Gharor, responsable de la santé mentale et du soutien psychosocial au Croissant-Rouge libyen. «Tous les groupes de population de la ville ont besoin d'un soutien psychologique, y compris les volontaires.» Même ceux qui ont trouvé refuge à Benghazi sont touchés. Haya Al-Hadar, une volontaire du Croissant-Rouge de Libye, raconte comment le Croissant-Rouge a essayé de fournir un chalet à une famille au bord de la mer, mais que celle-ci a catégoriquement refusé : «Je n'oublierai jamais cette nuit-là. J'ai reçu un appel à 1h30 du matin, et on m'a informé que l'homme refusait de rester près de la mer, parce qu'il avait peur des zones côtières», s'est-il souvenu. «Il a insisté pour retourner avec sa femme et ses enfants d'où ils venaient. Nous leur avons fourni un appartement en dehors de la ville». Bien que le Croissant-Rouge libyen fournisse un soutien psychosocial et des premiers secours psychologiques, la région a un besoin urgent de professionnels de la santé mentale. «Des enfants et des personnes âgées se rendent quotidiennement dans ma clinique et demandent un soutien psychologique dans cet hôpital de campagne », explique le docteur Al-Siddiq Al-Haj Ali, responsable de la santé mentale au centre de Misrata affilié au ministère libyen de la santé et également bénévole à Derna. «Le temps est un facteur essentiel. Si les personnes touchées ne bénéficient pas d'un soutien psychologique au cours des trois à six prochains mois, nous pouvons nous attendre à voir se multiplier les troubles psychologiques et même les cas de suicide. » Les volontaires du Croissant-Rouge parmi les sinistrés Les visites de l'IFRC dans les zones sinistrées et les conversations avec les volontaires ont permis de constater que les volontaires du Croissant-Rouge libyen ont eux aussi un besoin urgent de soutien en matière de santé mentale, certains d'entre eux ayant perdu leur famille, leurs proches et leur maison. Pour le volontaire Hamdi Ahmed Belaid, l'un des premiers à réagir à la catastrophe, le temps s'est arrêté depuis la nuit du 11 septembre, lorsqu'il a reçu un appel téléphonique de sa mère vers 2 h 15 du matin, qui s'est avéré être la dernière fois qu'il a entendu sa voix. Lorsque Hamdi est retourné dans son quartier, il a été dévasté par la vue de sa maison qui avait été balayée, emportant la vie de ses parents et de ses trois frères, ainsi que celle de nombreux voisins. Malgré cette tragédie personnelle, Hamdi insiste pour poursuivre son travail d'aide aux personnes touchées : «L'aide apportée aux personnes touchées refroidit le feu dans mon cœur», ajoute-t-il. Ali Gharor, responsable de la santé mentale et du soutien psychosocial au Croissant-Rouge libyen, comprend très bien la situation difficile dans laquelle se trouve Hamdi. «Malheureusement, les volontaires ne semblent pas avoir le temps de faire leur deuil, ce qui risque de se répercuter négativement sur eux par la suite», explique-t-il.«Nos coutumes et nos traditions empêchent également certains d'entre eux de faire preuve de faiblesse, mais il est nécessaire de laisser le temps au chagrin.» L'unité spécialisée dans la santé mentale de l'IFRC soutiendra le Croissant-Rouge libyen Compte tenu des besoins massifs, l'IFRC et d'autres partenaires du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont convenu avec le Croissant-Rouge libyen de fournir un soutien dans ce domaine critique, tout en étant conscients du contexte culturel et des coutumes en matière de soutien à la santé mentale dans le pays. L'IFRC se prépare à envoyer très prochainement une unité d'intervention d'urgence spécialisée dans la santé mentale et le soutien psychosocial dans les zones touchées. Raja Assaf, Responsable des opérations d'urgence de l'IFRC en Libye, explique que cette unité comprendra des spécialistes de la santé mentale, des médicaments et d'autres équipements, ainsi qu'une équipe chargée de former davantage d'employés et de volontaires locaux du Croissant-Rouge libyen à la fourniture d'un soutien psychosocial. « Pour nous et le Croissant-Rouge libyen, il s'agit d'une priorité évidente, car nous essayons d'éviter toute bombe à retardement en matière de santé mentale et de prendre soin des personnes touchées du mieux que nous pouvons», conclut-il.
5 astuces de la Croix-Rouge pour préserver la santé mentale de ses volontaires de la première heure
Nous savons tous que le bien-être mental est aussi important que la santé physique. Mais à quelle fréquence prenons-nous activement soin de notre santé mentale ? Que pouvons-nous faire pour nous soutenir et soutenir les autres ? Pourquoi ne pas demander à des experts ? Des personnes dont le travail consiste à prendre soin des autres pendant et après les crises et les situations d'urgence. Nous avons décidé d'interroger des volontaires d'une équipe de la Croix-Rouge hondurienne qui fournit des services médicaux et de santé mentale aux migrants dans un point de service humanitaire mobile à Danlí, à 92 km au sud-est de Tegucigalpa. Pour faire leur travail, ils doivent prendre soin d'eux-mêmes. Après tout, comment pouvez-vous aider les autres si vous ne traitez pas vos propres émotions de manière saine et productive ? Voici cinq conseils qui peuvent aider tout le monde - même si vous n'êtes pas volontaire - à prendre soin de votre santé mentale, n'importe où, n'importe quand : 1. Un peu d'aide de la part des proches : Soins individuels et en équipe. Dans les situations émotionnellement intenses, il est important de s'appuyer sur les équipes de travail, les amis et la famille. Il n'est pas nécessaire d'y faire face seul. Le partage d'expériences et la réflexion commune nous aident à gérer l'impact émotionnel du travail quotidien. «Dans les situations émotionnellement intenses, il est important de s'appuyer sur les équipes de travail, les amis et la famille. Il n'est pas nécessaire d'y faire face seul. Le partage d'expériences et la réflexion commune nous aident à gérer l'impact émotionnel du travail quotidien. Parce que nous voyons beaucoup de cas de personnes agressives, sans maîtrise de soi. Dans l'aide à l'enfance, nous pouvons gérer beaucoup de stress, beaucoup d'anxiété, et nous essayons de comprendre, mais aussi de prendre soin de nous-mêmes.» Scarlet Chirinos Croix-Rouge hondurienne Il est nécessaire de s'autoriser à ressentir et à valider toutes les émotions afin de guérir, même si elles vous mettent mal à l'aise. Prendre soin de soi en pratiquant une activité physique et en s'accordant des moments de détente, en se reposant et en passant du temps dans la nature ou avec des personnes que l'on aime, peut également vous aider à surmonter des situations douloureuses. 2. Quelqu'un sur qui s'appuyer : Chercher un soutien professionnel. L'accès à l'information et aux ressources de soutien psychosocial peut sauver des vies. Bien que près d'un milliard de personnes dans le monde souffrent de troubles mentaux, la stigmatisation et les difficultés sociales font qu'il est difficile de demander rapidement de l'aide et des soins de santé mentale. « Nous nous appuyons sur notre propre équipe, nous réfléchissons et partageons les expériences que nous avons vécues, ce qui nous aide à fournir un soutien émotionnel. Mais au-delà de cela, il y a aussi une équipe de professionnels de la santé mentale sur laquelle nous pouvons compter.» Ángel Zelaya Croix-Rouge hondurienne Parler de ses émotions n'est pas un signe de faiblesse, mais de force. Vous luttez peut-être contre ce que vous ressentez comme faisant partie de la condition humaine et il n'y a pas de honte à le faire. Vous êtes simplement une personne qui traverse une période difficile et qui fait de son mieux. Il y aura toujours quelqu'un qui comprendra ce qui vous arrive. Vous pouvez toujours demander de l'aide. 3. Je vous écoute : Pratiquer l'écoute active Tout comme le fait de partager ses sentiments est bénéfique pour la santé mentale. Écouter les autres de manière attentive et respectueuse, en validant leurs expériences et leurs émotions, peut renforcer vos relations et vos liens. Elle peut également apporter un soutien émotionnel précieux, et ce d'autant plus en cas de crise ou d'urgence. « Le temps que j'ai passé en tant que volontaire m'a ouvert les yeux. Le fait d'être proche de différentes réalités et d'apprendre ce que les gens vivent le long de la route migratoire m'a aidée à grandir en tant que professionnelle de la santé mentale.» Scarlet Chirinos Croix-Rouge hondurienne En pratiquant l'écoute active, vous développez l'empathie et vous vous ouvrez à des réalités différentes des vôtres. Lorsque vous voyez qu'une personne souffre et traverse une période difficile, écoutons, validons, soutenons et, si possible, accompagnons-la vers une aide professionnelle. 4. Continuez à apprendre : Recherchez des ressources utiles. La formation est un outil puissant pour comprendre et traiter les problèmes de santé mentale et pour identifier les symptômes et les situations qui peuvent conduire au stress et à l'anxiété. «À la Croix-Rouge, j'ai reçu une formation de base. J'ai appris ce qu'était la Croix-Rouge, les mesures de sécurité pour le travail sur le terrain, la signification de nos uniformes. J'ai également été formée aux premiers secours psychologiques, au rétablissement des liens familiaux et à la protection, au genre et à l'inclusion. Nous savons que sur le terrain, nous avons besoin de ces connaissances pour fournir des soins adéquats et nous protéger, ce qui fait partie de la formation de la Croix-Rouge.» Yaritza Herrera Croix-Rouge hondurienne Ne manquez pas l'occasion de renforcer vos connaissances en matière de santé mentale et d'apprendre à vous aider et à aider les gens qui vous entourent. Consultez notre page sur la santé mentale pour trouver d'autres ressources. 5. Soutenir les autres - se soutenir soi-même : Le service volontaire En aidant les autres dans les moments de crise et d'urgence, vous n'apportez pas seulement un soutien à ceux qui en ont besoin, vous pouvez aussi trouver un sens et une satisfaction dans votre vie. « On voit aux informations ce que vivent les gens qui passent par le Darien, ils arrivent avec leurs complications, il y a même des gens qui sont morts sur le chemin.... Et voir la joie des adultes quand nous nous occupons de leurs enfants, quand ils ont leurs médicaments et la possibilité de soigner leurs blessures, c'est ce qu'il y a de plus précieux. Les gens repartent toujours reconnaissants, en vous donnant des bénédictions». Leonardo Baca Croix-Rouge hondurienne Les conseils et les pratiques partagés par Scarlet, Angel, Yaritza et Leonardo montrent qu'il est essentiel de prendre soin de notre santé mentale pour faire face aux défis de la vie et apporter un soutien efficace à ceux qui en ont besoin. L'accès aux services de santé mentale doit aller de pair avec des actions qui garantissent les besoins fondamentaux de toutes les personnes, quelles qu'elles soient et où qu'elles soient. Il n'y a pas de santé sans santé mentale.
Climat de migration : La crise climatique et les conflits poussent de plus en plus de personnes vers Djibouti, pays frappé par la sécheresse
"Gargaar" est un terme somalien utilisé localement à Djibouti pour exprimer la solidarité communautaire. Utilisé dans tout le pays, gargaar signifie que les communautés sont hospitalières et accueillantes, prêtes à héberger et à aider toute personne qu'elles rencontrent. Avec les combats et l'insécurité qui règnent dans les pays voisins, l'Éthiopie et la Somalie notamment, davantage de personnes arrivent à Djibouti et le mot "gargaar" est donc très présent dans de nombreuses communautés du pays. Mais comme la région traverse également l'une des pires séries de sécheresses successives de l'histoire, il est clair qu'il faut faire beaucoup plus pour répondre aux besoins croissants des personnes touchées par les effets combinés des conflits, des migrations et du changement climatique. La plupart d'entre eux parcourent plus de 500 kilomètres à pied, certains continuant jusqu'aux pays du Golfe tels que le Yémen et l'Arabie saoudite, de l'autre côté de la mer Rouge. Ce long et pénible voyage, sous une chaleur accablante, sur un terrain sauvage et sur une mer agitée, fait payer un lourd tribut aux hommes, aux femmes et aux enfants. Beaucoup meurent en cours de route.« » « Par la grâce de Dieu, nous sommes arrivés jusqu'ici», déclare Fatouma, qui est venue d'Éthiopie avec ses deux jeunes enfants à Chekeyti, dans le sud-ouest de Djibouti. Elle est épuisée et son bébé est agité par la fatigue. Ils ont marché plus de 600 kilomètres sous une chaleur inimaginable, dans un paysage peuplé de hyènes et de serpents, et toujours en danger d'être harcelés. « Je n'avais pas le choix, la vie était insupportable à cause des affrontements dans la région Afar-Somali et du manque de nourriture dû à la sécheresse», explique-t-elle. «J'ai entendu dire que la vie était meilleure et plus paisible à Djibouti. Nous avons marché pendant des jours. Certains jours, la soif était insupportable. Mes enfants ont frôlé la mort. Certaines des personnes avec lesquelles nous étions n'ont pas survécu». La communauté de Chekyeti les a accueillis pour qu'ils s'installent et utilisent même l'eau d'un "barkaad" (réservoir d'eau souterrain) situé à proximité. Lorsque le Croissant-Rouge de Djibouti a demandé au chef de la communauté, lors d'une évaluation récente, quels étaient les ménages les plus vulnérables à distribuer en espèces, ils n'ont pas hésité à désigner également les migrants éthiopiens vivant parmi eux. Cela montre à quel point le gargaar est profondément enraciné à Djibouti, bien que les communautés d'accueil soient elles-mêmes à court de ressources telles que la nourriture et l'eau. En raison des sécheresses successives de la dernière décennie, de nombreux éleveurs djiboutiens ont perdu leur bétail et leurs moyens de subsistance et se sont retrouvés déplacés à l'intérieur du pays, appauvris et dépendants de l'aide humanitaire. Mourir en essayant La générosité d'étrangers peut donc constituer une bouée de sauvetage essentielle et le Croissant-Rouge de Djibouti (CRD) joue un rôle crucial en venant en aide aux personnes à des moments critiques de leur voyage, lorsqu'elles sont le plus vulnérables. De jeunes hommes, dont certains n'ont pas plus de treize ans, entreprennent le voyage sans être conscients des dangers qui les attendent. Les membres de la famille restés en Éthiopie investissent toutes leurs économies pour que ces jeunes gens puissent chercher une vie meilleure. Par conséquent, les migrants ne supportent pas de faire demi-tour et d'être considérés comme des ratés. Ils disent souvent qu'ils préfèrent «mourir en essayant». Le Croissant-Rouge de Djibouti s'est donc efforcé de fournir des services par l'intermédiaire d'unités mobiles qui rencontrent un grand nombre de ces jeunes hommes, femmes et enfants sur les routes migratoires. Avec un seul véhicule, un chauffeur et des volontaires, le Croissant-Rouge a aidé plus de 7 000 migrants en sept mois en leur apportant les premiers secours, de l'eau, de l'énergie, de la nourriture sèche, des liens familiaux et un soutien psychosocial. Ces unités mobiles et ces points de services humanitaires ont permis de sauver des vies dans les parties nord et sud de la principale route migratoire de Djibouti. Malheureusement, CRD a dû mettre fin à cette opération en raison d'un manque de ressources. « La situation de la faim due à la sécheresse est alarmante », déclare Amina Houssein, Secrétaire générale du CRD. «Le chômage et les faibles niveaux de protection sociale, ainsi que l'augmentation des prix des denrées alimentaires et les très faibles niveaux de production alimentaire signifient que les familles sont susceptibles de s'en sortir avec juste un repas par jour». «Les inondations, les fortes chaleurs, les sécheresses, ainsi que la prévalence des maladies et des chocs ont frappé les communautés rurales le plus durement», ajoute M. Houssein. «Nos actions prioritaires ont consisté à répondre aux besoins essentiels par une aide financière polyvalente, ainsi qu'à fournir de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène pour la consommation humaine et animale». Grâce à une allocation du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) de l'IFRC en août, le CRD a pu fournir une assistance à 45 000 personnes. Mais les besoins restent énormes. Les projections de la phase de classification intégrée de la sécurité alimentaire indiquent qu'environ 285 000 personnes, soit 24 % de la population totale de Djibouti, seront en situation d'insécurité alimentaire aiguë et qu'environ 100 000 personnes seront en situation d'insécurité alimentaire d'urgence d'ici la fin de l'année. Plus de 30 000 enfants de moins de 5 ans devraient également souffrir de malnutrition aiguë cette année. Besoin urgent de soutien Petite société nationale comptant seulement 37 employés, cinq antennes et quelque 1 000 volontaires, la Croix-Rouge de Djibouti s'est engagée à faire le maximum avec ses ressources incroyablement limitées. Si des fonds sont disponibles, la CRD aimerait relancer ses points de service humanitaire mobile pour aider les migrants, y compris ceux qui sont entrés dans le pays en dehors des voies légales. Ces "migrants irréguliers", comme on les appelle souvent, sont très vulnérables à l'exploitation économique par les passeurs, aux abus, à la violence physique et/ou liée au genre, au risque de transmission de maladies, aux mauvaises conditions humanitaires et à la perte de vies humaines. Mais ce ne sont pas les seuls défis auxquels la Société nationale est confrontée. Les récentes inondations soudaines, principalement dans les hautes terres de l'Éthiopie voisine, ont également déplacé davantage de Djiboutiens et laissé certaines communautés complètement isolées. «Avec le phénomène El-Nino prévu pour la fin de l'année, nous aurons besoin d'une aide supplémentaire pour atténuer les effets des inondations dans cette zone», déclare Mohamed Abass Houmed, gouverneur de la région de Tadjourah, qui est confrontée à un risque élevé d'inondations continues. «Notre plus grand désavantage est la médiocrité des abris et du réseau routier, en particulier dans les communautés isolées. En cas d'inondation, certaines communautés déjà vulnérables seront isolées». Survivre grâce à l'aide financière et au charbon de bois Dans le cadre de sa réponse à la crise de la faim, le Croissant-Rouge de Djibouti a distribué de l'argent liquide à 1 500 ménages ciblés. Dans une localité, il a pu le faire par le biais de transferts d'argent mobile. Pendant ce temps, les familles font tout ce qu'elles peuvent pour survivre. Pour la plupart d'entre elles, les trois séries de distributions d'argent, qu'elles ont principalement utilisées pour acheter de la nourriture et des médicaments, n'ont pas suffi. Pour s'adapter aux conditions météorologiques irrégulières et joindre les deux bouts, la plupart des communautés ont abandonné le pastoralisme et l'agriculture et se sont tournées vers la combustion du charbon de bois. L'abattage des arbres pour le charbon de bois aggrave toutefois involontairement les conditions et augmente le risque climatique. « Demandez à n'importe quelle communauté ici à Djibouti quel est son plus grand besoin - vous obtiendrez un appel retentissant pour l'eau», dit Houssein de DRCS. «Avec les fonds disponibles, DRCS aimerait en outre soutenir les communautés à travers des projets de réhabilitation de l'eau, ainsi que la plantation d'arbres comme mesure d'atténuation des chocs climatiques futurs.»
Un mois après le tremblement de terre au Maroc : la course contre l'hiver pour les familles sinistrées
Genève/Beyrouth/Marrakech, 6 octobre 2023 : Près d'un mois après le tremblement de terre dévastateur qui a frappé le Maroc, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) met en lumière les besoins humanitaires urgents à l'approche de l'hiver. Les besoins immédiats comprennent des abris chauds pour les personnes qui ont perdu ou subi des dommages dans leurs maisons et des infrastructures d'hygiène essentielles telles que des latrines et des douches. Dès le début, le Croissant-Rouge marocain a été présent sur le terrain. Avec le soutien de l'IFRC, les équipes collaborent étroitement avec les autorités locales pour évaluer les besoins et acheminer l'assistance. Actif dans les quatre provinces les plus touchées - Taroudant, Marrakech, Chichawa et Al Haouz - le Croissant-Rouge marocain compte actuellement des centaines de volontaires qui fournissent des articles de première nécessité et un soutien psychosocial. Un mois après le début de l'intervention, le besoin d'intensifier les efforts en matière d'abris et d'assainissement reste critique. À ce jour, le Croissant-Rouge marocain, soutenu par l'IFRC, a atteint plus de 50 000 personnes. Plus de 290 volontaires ont été déployés dans les provinces touchées. Ils ont soutenu les opérations de recherche et de sauvetage, organisé des caravanes médicales et installé des tentes médicales de fortune. Les équipes ont également organisé des collectes de sang et offert un soutien psychosocial aux personnes touchées, même dans les villages les plus reculés. Gwendolen Eamer, Directeur des Urgences de l'IFRC a déclaré: «Le tremblement de terre a dévasté des milliers de familles, les exposant à des conditions difficiles. Nos équipes travaillent sans relâche, mais l'ampleur des besoins est écrasante, d'autant plus que l'hiver approche dans les montagnes du Haut Atlas. Le temps presse. Nous menons une course contre la montre pour fournir des abris isolés et des produits de première nécessité pour l'hiver. Notre appel ne vise pas seulement à répondre aux besoins immédiats, mais aussi à préparer ces communautés à un hiver rigoureux et à renforcer leur résilience pour les années à venir.» Compte tenu de l'altitude élevée de la région, entre 1 500 et 2 000 mètres, le froid est particulièrement vif pour ceux qui n'ont pas d'abri adéquat. Si l'aide initiale a permis de fournir quelques aménagements de base, le besoin pressant d'abris isolés et de provisions pour l'hiver se fait de plus en plus pressant. Sami Fakhouri, Chef de Délégation de l'IFRC pour le Maroc a déclaré: « La coordination avec les autorités locales a été essentielle pour soutenir nos efforts de réponse. Nos volontaires sont l'élément vital de ces opérations, car ils atteignent souvent des endroits où d'autres ne peuvent pas aller. Pourtant, à l'approche de l'hiver, certaines familles s'inquiètent non seulement du froid, mais aussi de la possibilité de vivre dans la dignité et de retrouver leurs proches. Nous recherchons activement des solutions pour améliorer ou adapter les abris pour les mois d'hiver. Le véritable test est à venir, et l'échec n'est pas uneoption. » L'appel d'urgence de l'IFRC demandant 100 millions de francs suisses pour soutenir la réponse du Croissant-Rouge marocain a été financé à hauteur d'environ 19 millions de francs suisses, avec un déficit de financement actuel d'environ 81%. Un soutien et un financement continus sont désespérément nécessaires pour avoir un impact significatif sur les personnes touchées, leur permettant de reconstruire leur vie et de contribuer aux économies locales. Plus d'informations Pour financer l'appel d'urgence et soutenir le peuple marocain en ces temps difficiles, visitez le site internet de l'IFRC. Pour les séquences b-roll, visitez la salle de presse de l'IFRC. Pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06 A Beyrouth: Mey Alsayegh: +961 3 229 352
L'IFRC publie ses conclusions sur le secrétaire général de la Croix-Rouge du Belarus: appel à la destitution
Cette déclaration est disponible en biélorusse, en russe et en ukrainien. Vous retrouverez ces traductions plus bas. Genève, le 3 octobre 2023 - L'enquête de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a révélé que l'actuel secrétaire général de la Croix-Rouge du Bélarus a enfreint les principes fondamentaux de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qu'il a fait un usage abusif de l'emblème et qu'il a enfreint la politique d'intégrité de l'IFRC. Le Comité de conformité et de médiation (CCM) de l'IFRC a mené une enquête sur les allégations liées aux déclarations du secrétaire général de la Croix-Rouge du Bélarus, notamment sur les armes nucléaires et sur les mouvements d'enfants vers le Bélarus, ainsi qu'à sa visite à Louhansk et Donetsk. Le Conseil de direction de l'IFRC a approuvé les conclusions et les recommandations de le CCM et a sanctionné M. Dmitry Shevtsov, secrétaire général de la Croix-Rouge du Bélarus, pour avoir agi en violation de la politique d'intégrité, en l'empêchant d'occuper tout poste de gouvernance au sein de l'IFRC jusqu'à nouvel ordre. Le Conseil de direction a également demandé ce qui suit: A la Croix-Rouge biélorusse de révoquer M. Dmitry Shevtsov, l'actuel Secrétaire général, d'ici le 30 novembre 2023. De suspendre tout nouveau partenariat et financement à la Croix-Rouge biélorusse si la Société nationale ne se conforme pas à la décision du Conseil de direction d'ici le 30 novembre 2023, en demandant aux autres composantes du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge d'en faire de même; Malgré l'impossibilité d'accéder à Louhansk et Donetsk, l'enquête a tout de même permis de constater que le déplacement des enfants de ces territoires vers le Bélarus était dirigé par une autre organisation, et non par la Croix-Rouge biélorusse, ni financé par l'IFRC. L'enquête a révélé que l'engagement de la Croix-Rouge biélorusse dans des activités avec les enfants se concentre à l'intérieur de la Biélorussie, en soutenant les personnes déplacées par le conflit. La Croix-Rouge biélorusse doit se conformer à ces décisions avant le 30 novembre 2023. Cela donne à la Croix-Rouge biélorusse le temps de se conformer à son règlement intérieur et de demander à son Congrès de prendre les mesures requises. Si la Croix-Rouge biélorusse ne prend pas les mesures nécessaires pour révoquer l'actuel Secrétaire général, ses droits de membre seront automatiquement suspendus le 30 novembre 2023. À cette date, tout nouveau financement sera suspendu jusqu'à la révocation de l'actuel secrétaire général de la Croix-Rouge du Bélarus, car il a été jugé seul responsable de toutes les allégations : ses actions ont été menées seules et non avec l'accord de la Société nationale. Si elle est suspendue, la Croix-Rouge du Belarus perdra ses droits en tant que membre de l'IFRC. Le financement par l'intermédiaire de la Croix-Rouge du Bélarus sera suspendu et la Croix-Rouge du Bélarus ne pourra pas participer à l'Assemblée générale de l'IFRC, ni voter ou être élue lors d'une réunion statutaire de l'IFRC. La neutralité est essentielle dans tous les contextes, et plus encore lors d'un conflit armé international: l'IFRC ne peut accepter aucune politisation ou manipulation de ses activités humanitaires. Chaque société nationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge doit respecter les principes fondamentaux et se tenir à l'écart de toute action politique. Cela fait la différence entre la vie et la mort pour de nombreuses personnes. La neutralité et l'intégrité sont essentielles à la réalisation de la mission de l'IFRC. C'est pourquoi, en tant que plus grand réseau humanitaire du monde, nous avons mis en place des protocoles pour sanctionner les individus et les Sociétés nationales qui ne respectent pas ces principes. Bien que rares, ces décisions renforcent en fin de compte la mission de l'IFRC. Dans le cas d'une suspension de la qualité de membre, la suspension sera révoquée par le Conseil de direction et la Croix-Rouge du Bélarus sera immédiatement réintégrée au sein de l'IFRC, et les fonds seront débloqués, après la destitution de l'actuel secrétaire général qui indiquerait la prise de distance de la Société nationale par rapport à ses actions. L'engagement de l'IFRC envers le Belarus reste fort. L'IFRC contribuera à l'élaboration d'un plan de transition pour veiller à ce que les services aux communautés vulnérables n'en pâtissent pas. Les volontaires de la Croix-Rouge du Belarus travaillent sans relâche pour aider les communautés à se préparer et à répondre aux crises. L'IFRC espère que cette décision les aidera à aller de l'avant dans l'accomplissement de leur mission. L'IFRC reste déterminée à soutenir une Croix-Rouge du Bélarus forte et dynamique et encourage les volontaires, le personnel et les membres de la Croix-Rouge du Bélarus à rester engagés dans leur Société nationale. -- Belarusian МФТЧКіЧП апублублікавала вынікі расследавання дзейнасці Генеральнага сакратара Беларускага Чырвонага Крыжа. Заклік да адстаўкі. Жэнева, 3 кастрычніка 2023. Расследаванне Міжнароднай Федэрацыі таварыстваў Чырвонага Крыжа і Чырвонага Паўмесяца (МФТЧКіЧП) паказала, што дзеючы Генеральны сакратар Беларускага Чырвонага Крыжа парушыў Асноўныя прынцыпы Руху Чырвонага Крыжа і Чырвонага Паўмесяца, правілы выкарыстання яго эмблем і Палітыку добрасумленнасці МФТЧКіЧП. Камітэт па выкананні прававых нормаў і пасярэдніцтве МФТЧКіЧП правёў расследаванне абвінавачанняў, выкліканых афіцыйнымі заявамі Генеральнага сакратара Беларускага Чырвонага Крыжа, у тым ліку аб ядзернай зброі і перамяшчэнні дзяцей у Беларусь, а таксама ў сувязі з яго візітам у Луганск і Данецк. Праўленне МФТЧКіЧП падтрымала высновы і рэкамендацыі Камітэта па выкананні прававых нормаў і пасярэдніцтве і, у сувязі з парушэннем Генеральным сакрактаром Беларускага Чырвонага Крыжа Дзмітрыем Шаўцовым Палітыкі добрасумленнасці, падвергнула апошняга абмежавальным мерам, забаранiўшы яму займаць якія-небудзь кіруючыя пасады ў МФТЧКіЧП да далейшага апавяшчэння. Праўленне таксама заклікае: Беларускі Чырвоны Крыж вызваліць Генеральнага сакратара Дзмітрыя Шаўцова ад займаемай пасады не пазней за 30 лістапада 2023 года. Устрымацца ад новых партнёрскіх абавязацельстваў у дачыненні да Беларускага Чырвонага Крыжа, у тым ліку фінансавання, у выпадку, калі Нацыянальнае Таварыства не выканае рашэнне Праўлення да 30 лістапада 2023 года. Праўленне звяртаецца да іншых кампанентаў Руху Чырвонага Крыжа і Чырвонага Паўмесяца з просьбай зрабіць тое ж самае. Нягледзячы на адсутнасць доступу ў Луганск і Данецк, у выніку расследавання было ўстаноўлена, што перамяшчэнне дзяцей з гэтых тэрыторый у Беларусь ажыццяўлялася не Беларускім Чырвоным Крыжом, а іншай арганізацыяй, а таксама не фінансавалася МФТЧКіЧП. У ходзе расследавання было ўстаноўлена, што ўдзел Беларускага Чырвонага Крыжа ў дзейнасці з дзецьмі засяроджаны ўнутры краіны і накіраваны на падтрымку людзей, перамешчаных у выніку канфлікту. Беларускі Чырвоны Крыж павінен выканаць гэтыя рашэнні да 30 лістапада 2023 года. Дадзеная ўмова дае Беларускаму Чырвонаму Крыжу час выканаць унутраныя правілы і звярнуцца да З'езду Беларускага Чырвонага Крыжа з просьбай прыняць патрабаваныя меры. Калі Беларускі Чырвоны Крыж не прыме неабходных дзеянняў для адхілення дзеючага Генеральнага сакратара, членскія правы Нацыянальнага таварыства будуць аўтаматычна прыпынены 30 лістапада 2023 года. Пасля гэтага любое новае фінансаванне не будзе прадастаўляцца да моманту адхілення ад пасады дзейнага Генеральнага сакратара Беларускага Чырвонага Крыжа, паколькі было ўстаноўлена, што ён нясе поўную адказнасць за ўсе абвінавачанні. Яго дзеянні ажыццяўляліся аднаасобна і без узгаднення з Нацыянальным таварыствам. У выпадку прыпынення членства Беларускі Чырвоны Крыж страціць свае правы як член МФТЧКіЧП. Фінансаванне праз Беларускі Чырвоны Крыж будзе прыпынена і Нацыянальнае таварыства не зможа ўдзельнічаць у Генеральнай Асамблеі МФТЧКіЧП, галасаваць або быць абраным на любой статутнай нарадзе МФТЧКіЧП. Нейтральнасць вельмі важная ў любым кантэксце; асаблівую важнасць яна набывае ва ўмовах міжнароднага ўзброенага канфлікту. МФТЧКіЧП не можа мірыцца з палітызацыяй ці маніпуляваннем гуманітарнай дзейнасцю. Кожнае Нацыянальнае таварыства Чырвонага Крыжа і Чырвонага Паўмесяца павінна прытрымлівацца Асноўных прынцыпаў і захоўваць дыстанцыю ад палітычных дзеянняў. Ад гэтага залежаць жыцці шматлікіх людзей. Нейтральнасць і добрасумленнасць з'яўляюцца найважнейшымі ўмовамі выканання місіі МФТЧКіЧП. Таму, будучы найбуйнейшай у свеце гуманітарнай арганізацыяй, МФТЧКіЧП мае пратаколы, якія прадугледжваюць санкцыі ў дачыненні да асобных асоб і Нацыянальных таварыстваў, якія не выконваюць такія прынцыпы. Няхай такія рашэнні і прымаюцца рэдка, мы перакананыя, што ў канчатковым выніку яны робяць нашу місію мацнейшай. У выпадку прыпынення членства, пасля адхілення дзеючага Генеральнага сакратара, якое сведчыць аб дыстанцыяванні Нацыянальнага таварыства ад дзеянняў апошняга, Беларускі Чырвоны Крыж будзе зноў неадкладна прыняты ў МФТЧКіЧП. У выпадку прыпынення членства прыпыненне будзе адменена Праўленнем, і членства Беларускага Чырвонага Крыжа будзе неадкладна адноўлена ў МФТЧКіЧП, а таксама будуць выдзелены сродкі, пасля адхілення дзейнага Генеральнага сакратара, што будзе сведчыць аб дыстанцыяванні Нацыянальнага таварыства ад яго дзеянняў. Прыхільнасць МФТЧКіЧП Беларусі застаецца цвёрдай. МФТЧКіЧП дапаможа распрацаваць план дзеянняў на пераходны перыяд, каб не дапусціць пагаршэння паслуг, якія прадстаўляюцца ўразлівым супольнасцям. Валанцёры Беларускага Чырвонага Крыжа нястомна працуюць, дапамагаючы насельніцтву рыхтавацца да крызісных сітуацый і рэагаваць на іх. МФТЧКіЧП спадзяецца, што сапраўднае рашэнне дапаможа ім рушыць наперад у выкананні нашай місіі. МФТЧКіЧП па-ранейшаму адданая падтрымцы моцнага і энергічнага Беларускага Чырвонага Крыжа і заклікае валанцёраў, супрацоўнікаў і членаў Беларускага Чырвонага Крыжа працягваць удзельнічаць у працы свайго Нацыянальнага таварыства. -- Russian МФОККиКП обнародовала результаты расследования деятельности Генерального секретаря Белорусского Красного Креста. Призыв к отставке Женева, 3октября2023г. Расследование Международной Федерации обществ Красного Креста и Красного Полумесяца (МФОККиКП) показало, что действующий Генеральный секретарь Белорусского Красного Креста нарушил Основополагающие принципы Движения Красного Креста и Красного Полумесяца, правила использования его эмблем и Политику добросовестности МФОККиКП. Комитет по соблюдению правовых норм и посредничеству МФОККиКП провел расследование обвинений, вызванных официальными заявлениями Генерального секретаря Белорусского Красного Креста, в том числе о ядерном оружии и перемещении детей в Беларусь, а также в связи с его визитом в Луганск и Донецк. Правление МФОККиКП поддержало выводы и рекомендации Комитета по соблюдению правовых норм и посредничеству и, в связи с нарушением Генеральным секретарем Белорусского Красного Креста Дмитрием Шевцовым Политики добросовестности, подвергло последнего ограничительным мерам, запретив ему занимать какие-либо руководящие должности в МФОККиКП до дальнейшего уведомления. Правление также призывает: Белорусский Красный Крест освободить Генерального секретаря Дмитрия Шевцова от занимаемой должности не позднее 30ноября2023года. Воздержаться от новых партнерских обязательств в отношении Белорусского Красного Креста, включая финансирование, в случае, если Национальное общество не выполнит решение Правления до 30ноября 2023года. Правление обращается к другим компонентам Движения Красного Креста и Красного Полумесяца с просьбой поступить аналогичным образом. Несмотря на отсутствие доступа в Луганск и Донецк, в результате расследования было установлено, что перемещение детей с данных территорий в Беларусь осуществлялось не Белорусским Красным Крестом, а другой организацией, а также не финансировалось МФОККиКП. В ходе расследования было установлено, что участие Белорусского Красного Креста в работе с детьми сосредоточено внутри страны и направлено на поддержку людей, перемещенных в результате конфликта. Белорусский Красный Крест должен выполнить настоящие решения до 30ноября 2023года. Данное условие дает Белорусскому Красному Кресту время соблюсти внутренние правила и обратиться к Съезду Белорусского Красного Креста с просьбой принять требуемые меры. Если Белорусский Красный Крест не предпримет необходимых действий для отстранения действующего Генерального секретаря, членские права Национального общества будут автоматически приостановлены 30ноября 2023года. После этого любое новое финансирование не будет предоставляться до момента отстранения от должности действующего Генерального секретаря Белорусского Красного Креста, поскольку было установлено, что он несет полную ответственность за все обвинения. Его действия осуществлялись единолично и без согласования с Национальным обществом. В случае приостановления членских прав Белорусский Красный Крест перестанет быть членом МФОККиКП. Финансирование через Белорусский Красный Крест будет приостановлено, и Национальное общество не сможет участвовать в Генеральной Ассамблее МФОККиКП, голосовать или быть избранным на любом уставном совещании МФОККиКП. Нейтральность крайне важна в любом контексте; особую важность она приобретает в условиях международного вооруженного конфликта. МФОККиКП не может мириться с политизацией или манипулированием гуманитарной деятельностью. Каждое Национальное общество Красного Креста и Красного Полумесяца должно следовать Основополагающим принципам и сохранять дистанцию от политических действий. От этого зависят жизни многих людей. Нейтральность и добросовестность являются важнейшими условиями выполнения миссии МФОККиКП. Поэтому, будучи крупнейшей в мире гуманитарной организацией, в МФОККиКП имеет протоколы, предусматривающие санкции в отношении отдельных лиц и Национальных обществ, не соблюдающих такие принципы. Пусть такие решения и принимаются редко, мы убеждены, что в конечном итоге они делают нашу миссию сильнее. В случае приостановления членства, после отстранения действующего Генерального секретаря, свидетельствующего о дистанцировании Национального общества от действий последнего, Белорусский Красный Крест будет вновь немедленно принят в МФОККиКП. Приверженность МФОККиКП Беларуси остается твердой. МФОККиКП поможет разработать план действий на переходный период, чтобы не допустить ухудшения предоставляемых уязвимым сообществам услуг. Волонтеры Белорусского Красного Креста неустанно работают, помогая населению готовиться к кризисным ситуациям и реагировать на них. МФОККиКП надеется, что настоящее решение поможет им продвинуться вперед в выполнении нашей миссии. МФОККиКП по-прежнему привержена поддержке сильного и энергичного Белорусского Красного Креста и призывает волонтеров, сотрудников и членов Белорусского Красного Креста продолжать участвовать в работе своего Национального общества. -- Ukrainian МФТЧХіЧП оприлюднила результати розслідування діяльності Генерального секретаря Білоруського Червоного Хреста: заклик до відсторонення Женева, 3 жовтня 2023 р. – Розслідування Міжнародної Федерації Товариств Червоного Хреста і Червоного Півмісяця дійшло висновку, що чинний Генеральний секретар Білоруського Червоного Хреста порушив Основоположні принципи Руху Червоного Хреста і Червоного Півмісяця, правила використання його емблеми і Політику добросовісності МФТЧХіЧП. Комітет із дотримання вимог і посередництва МФТЧХіЧП (далі – Комітет) провів розслідування звинувачень, пов’язаних із заявами Генерального секретаря Червоного Хреста Білорусі, зокрема щодо ядерної зброї та переміщення дітей до Білорусі, а також із його візитом до Луганська та Донецька. Правління МФЧХіЧП (далі – Правління) схвалило висновки та рекомендації Комітету і наклало санкції на пана Дмитра Шевцова, Генерального секретаря Білоруського Червоного Хреста, через те, що він діяв всупереч Політиці добросовісності, заборонивши йому обіймати будь-які керівні посади в МФЧХіЧП до подальшого розпорядження. Правління також закликає до наступного: Білоруський Червоний Хрест має звільнити пана Дмитра Шевцова, чинного Генерального секретаря, до 30 листопада 2023 року. Утриматися від будь-яких нових партнерських зобов'язань та від фінансування Білоруського Червоного Хреста, якщо Національне Товариство не виконає рішення Правління до 30 листопада 2023 року. Правління також звертається до інших компонентів Руху Червоного Хреста і Червоного Півмісяця з проханням вчинити так само. Попри відсутність доступу у Луганськ і Донецьк, під час розслідування було встановлено, що переміщення дітей з даних територій у Білорусь здійснювалося не Білоруським Червоним Хрестом, а іншою організацією, а також не фінансувалося МФТЧХіЧП. Під час розслідування також було встановлено, що Білоруський Червоний Хрест здійснює діяльність пов'язану з дітьми на територіїБілорусі, і вона спрямована на підтримку людей, переміщених внаслідок конфлікту. Білоруський Червоний Хрест має виконати ці рішення до 30 листопада 2023 року. Ця умова дає Білоруському Червоному Хресту час на дотримання внутрішніх правил та на заклик вжити необхідних заходів на період до наступного З'їзду Білоруського Червоного Хреста. Якщо Білоруський Червоний Хрест не вдастся до необхідних заходів для звільнення чинного Генерального секретаря, права Національного Товариства, як члена МФТЧХіЧП, будуть призупинені автоматично з 30 листопада 2023 року. З цього моменту будь-яке нове фінансування буде призупинено до моменту звільнення чинного секретаря Білоруського Червоного Хреста, адже було встановлено його повну відповідальність у всіхзвинуваченнях. Його дії були одноосібними і неузгодженими з Національним Товариством. У разі призупинення членства Білоруський Червоний Хрест більше не буде членом МФТЧХіЧП. Фінансування Білоруського Червоного Хреста буде призупинено, і Національне Товариство не зможе брати участь у Генеральній асамблеї МФТЧХіЧП, голосувати чи бути обраним на будь-якій статутній зустрічі МФТЧХіЧП. Нейтральність має вирішальне значення в будь-якому контексті, особливо під час міжнародного збройного конфлікту: МФТЧХіЧП не може прийняти будь-яку політизацію або маніпулювання своєю гуманітарною діяльністю. Кожне Національне Товариство Червоного Хреста і Червоного Півмісяця має дотримуватись Основоположних принципів і бути відстороненим від політичних дій. Від цього залежать життя багатьох людей. Нейтральність і добросовісність є важливими для виконання місії МФТЧХіЧП, тому, як найбільша гуманітарна мережа в світі, ми маємо протоколи для застосування санкцій до осіб і Національних Товариств, які не дотримуються цих принципів. Хоча такі рішення приймаються рідко, ми впевнені, що зрештою вони роблять нашу місію сильнішою. У разі призупинення членства, після відсторонення чинного Генерального секретаря, що свідчитиме про дистанціювання Національного Товариства від дій останнього, Білоруський Червоний Хрест буде негайно прийнято до МФТЧХіЧП знову. Зобов’язання МФТЧХіЧП щодо Білорусі залишаються міцними. МФТЧХіЧП сприятиме розробці плану дій у переходний період, щоб гарантувати, що послуги для вразливих громад не постраждають. Волонтери Білоруського Червоного Хреста невтомно працюють, щоб допомогти громадам підготуватися до кризових ситуацій і реагувати на них. МФТЧХіЧП сподівається, що це рішення допоможе їм рухатися вперед у виконанні нашої місії. МФТЧХіЧП продовжує підтримувати сильний і активний Білоруський Червоний Хрест і заохочує волонтерів, співробітників і членів Білоруського Червоного Хреста продовжувати роботу у своєму Національному Товаристві.
L'IFRC lance un appel de 20 millions de francs suisses pour soutenir les personnes en déplacement en Arménie
Genève/Budapest/Yerevan, 29 septembre 2023 : À la suite de l'escalade des hostilités affectant les communautés vulnérables, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) annonce un appel d'urgence de 20 millions de francs suisses. Cette initiative vise à apporter une aide immédiate et un soutien à long terme à des dizaines de milliers de personnes qui ont récemment pénétré en Arménie par le corridor de Lachin. L'IFRC, en collaboration avec la Société de la Croix-Rouge arménienne, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et d'autres partenaires du mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a activé des plans d'urgence et mobilisé des centaines d'employés et de volontaires. Ils fournissent une aide d'urgence sous forme de nourriture, d'eau, de premiers secours, d'articles non alimentaires, de services de santé mentale, d'espaces sécurisés pour les enfants et d'aide au rétablissement du contact avec les membres de la famille disparus (RLF- Rétablissement des liens familiaux). Hicham Diab, Responsable des opérations de l'IFRC en Arménie a déclaré: « La situation sur le terrain est désastreuse. Nous voyons des familles dont les enfants sont si faibles qu'ils se sont évanouis dans les bras de leurs parents. Ce sont des circonstances qui nécessitent un soutien émotionnel immédiat et important.» Birgitte BISCHOFF EBBESEN Directrice Régionale de l'IFRC pour l’Europe a déclaré: "Alors que nous faisons face aux besoins humanitaires croissants, nous devons également regarder vers l'avenir. Pour de nombreuses personnes déplacées, les prochaines étapes sont décourageantes. Elles auront besoin d'un soutien supplémentaire pour faire face aux nombreuses questions que pose l'installation dans un nouvel endroit. À l'IFRC, nous planifions déjà l'avenir, en alignant nos ressources pour une réponse élargie afin d'offrir un soutien plus durable aux communautés. C'est pourquoi nous demandons instamment aux gouvernements, aux organisations internationales et aux médias de nous aider à braquer les projecteurs sur cette situation et à mobiliser les ressources. Les communautés locales ont fait preuve d'une immense solidarité en assemblant des tentes, en offrant de la nourriture et même en déplaçant les stocks d'épicerie pour une distribution gratuite à côté des points d'enregistrement. Cependant, malgré ces efforts, les besoins humanitaires continuent de croître. Les services critiques comme les hôpitaux sont étirés, et avec le début du temps plus froid, l'abri est devenu un besoin de plus en plus urgent. Les fonds recueillis dans le cadre de cet appel faciliteront la Croix-Rouge arménienne et l’IFRC en offrant un soutien soutenu aux communautés, y compris des articles ménagers essentiels, un soutien en santé mentale et psychosocial, et des solutions de logement plus permanentes Les fonds recueillis dans le cadre de cet appel faciliteront la Croix-Rouge arménienne et l’IFRC en offrant un soutien soutenu aux communautés, incluant des articles ménagers essentiels, un soutien en santé mentale et psychosocial, et des solutions de logement plus permanentes. Plus d’informations Votre contribution peut faire une différence immédiate. Pour financer l'appel d'urgence et soutenir les personnes en cas de besoin urgent, visitez la page dédiée aux dons pour plus d'informations. Pour demander une interview, merci de contacter: [email protected] IFRC - Europe Anastasia Sharkova: +7 916 040 19 72 IFRC - Mondial Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06
La Croix-Rouge répond à d'importants besoins humanitaires alors que des dizaines de milliers de personnes entrent en Arménie
Genève/Budapest/Yerevan, 28 septembre 2023:Des dizaines de milliers de personnes sont entrées en Arménie par le corridor de Lachin, laissant tout derrière elles, depuis l'escalade fatale des hostilités. La nourriture, les services essentiels et les médicaments sont rares et les services de télécommunications ont été interrompus, ce qui fait que les familles ont du mal à se contacter. Les équipes de la Croix-Rouge arménienne se sont mobilisées pour les rencontrer dans les points de services humanitaires. Les populations y reçoivent de la nourriture, de l'eau, des premiers soins et un soutien psychosocial indispensable. «La majorité des personnes qui arrivent sont des femmes, des enfants et des personnes âgées qui ont échoué dans les rues du corridor, arrivant en Arménie avec à peine de la nourriture ou des vêtements suffisants avec ce type de temps qui devient de plus en plus froid",a déclaré Hicham Diab, Responsable des Opérations de l'IFRC en Arménie. «Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge arménienne accomplissent un travail remarquable dans le cadre d'une opération qui, selon toute vraisemblance, ne durera pas quelques semaines mais s'inscrira dans le long terme» ajoute t-il. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) aide la Croix-Rouge arménienne dans la réponse. En Arménie, les besoins humanitaires augmentent rapidement, et avec des dizaines de milliers de personnes arrivant de la zone touchée par le conflit, l'IFRC et la Croix-Rouge arménienne augmentent leurs ressources humaines et financières. Il s'agit notamment de fournir à un premier groupe de 3 000 personnes des articles de première nécessité, des premiers soins et un soutien psychosocial. Dr Anna Yeghiazaryan, Secrétaire générale de la Société de la Croix-Rouge arméniennea déclaré: « Les équipes de la Croix-Rouge arménienne participent à l'enregistrement, à la diffusion d'informations, aux premiers secours et au soutien psychosocial. Les personnes en transit reçoivent également une assistance sous forme de barres énergétiques, d'eau et de sachets de rations sèches. Nous continuerons à nous mobiliser à moyen et à long terme pour atténuer les souffrances des personnes déplacées et répondre à leurs besoins humanitaires.» L'IFRC travaille en étroite collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui intervient dans le conflit depuis des années. Cette semaine, le CICR a acheminé près de 70 tonnes de matériel humanitaire via le corridor de Lachin. Ces derniers jours, ses équipes ont également évacué en ambulance vers l'Arménie plus d'une centaine de patients nécessitant des soins médicaux intensifs. Plus d'informations: Pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] A Budapest: Edgar Zuniga: +36 20 337 7221 AGenève: Andrew Thomas: +41763676587 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06 Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67
SOS MEDITERRANEE et l'IFRC alertent sur le fait que la Méditerranée est toujours aussi meurtrière alors que le pape François arrive à Marseille pour commémorer les vies perdues en mer.
Marseille, vendredi 22 septembre - Près de dix ans après le naufrage dévastateur de Lampedusa qui a coûté la vie à plus de 360 hommes, femmes et enfants le 3 octobre 2013, la Méditerranée centrale est toujours aussi meurtrière. Au cours de sa visite à Marseille, le pape François entend une nouvelle fois alerter l'opinion publique mondiale sur la crise humanitaire qui sévit à la frontière sud de l'Europe, en commémorant les disparus en mer. Lors d'une conférence de presse à bord du navire de sauvetage civil Ocean Viking ce matin, SOS MEDITERRANEE et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) ont témoigné de la situation déchirante des personnes qui tentent de traverser la Méditerranée en quête de sécurité. Jérôme, coordonnateur adjoint des opérations de recherche et de sauvetage à bord de l'Ocean Viking, a déclaré : «Le mois dernier, nous avons été les premiers à constater le manque de ressources pour sauver des vies en Méditerranée centrale. Nous avons mené la plus grande opération de sauvetage jamais réalisée à bord de l'Ocean Viking. En 36 heures d'opérations non-stop, nous avons secouru 623 personnes. Il était évident que le nombre de personnes risquant de perdre la vie était supérieur à celui que nous pouvions aider. Le travail que nous faisons est vital, mais nous ne pouvons pas le faire seuls». Les besoins humanitaires en Méditerranée centrale ont été exacerbés par l'insécurité alimentaire croissante en Afrique, les conflits et les catastrophes récentes qui ont frappé la Libye et d'autres pays d'Afrique du Nord ces dernières semaines. Il n'y a aucune raison de croire que les gens cesseront de tenter de traverser la Méditerranée, faute d'alternative pour se mettre à l'abri. L'objectif principal des opérations de recherche et de sauvetage est d'amener les gens dans des lieux sûrs où ils peuvent faire valoir leurs droits. SOS MEDITERRANEE et l'IFRC exhortent tous les États à donner la priorité au sauvetage en mer et à faire respecter le droit maritime et les droits de l'homme le long de la frontière maritime méridionale de l'Europe. Xavier Castellanos, Secrétaire Général adjoint de l'IFRC chargé du développement des sociétés nationales et de la coordination des opérations, a déclaré : «L'IFRC ne peut pas fermer les yeux. Partout dans le monde, les personnes en déplacement sont confrontées à des risques importants pour leur vie, leur dignité et leurs droits. Il s'agit là d'un impératif humanitaire auquel nous avons tous l'obligation de répondre et c'est pourquoi l'IFRC intervient à la fois sur terre et en mer. Notre travail humanitaire à bord de l'Ocean Viking est un élément essentiel de notre mission de protection et d'atténuation des souffrances humaines.» Sophie Beau, cofondatrice de SOS MEDITERRANEE et Directrice Générale de SOS MEDITERRANEE France, a déclaré : «Le nombre insondable de morts en Méditerranée cette année aurait pu être évité si la volonté politique était là. Les politiques de dissuasion en matière de migration et l'obstruction au sauvetage civil en mer n'ont fait qu'accroître les souffrances humaines. En tant que figure morale et mondiale de premier plan et chef d'État européen, le pape François profitera de sa visite à Marseille pour rappeler l'impératif moral qui sous-tend les lois et les conventions applicables en mer : aucune personne en détresse ne doit être laissée à la merci de la noyade. Dix ans après le naufrage de Lampedusa, nous appelons d'urgence à la mise en place de missions de sauvetage en mer à l'échelle mondiale et à la reconnaissance du soutien précieux des organisations humanitaires de recherche et de sauvetage.» Note aux éditeurs À partir de 2021, l'IFRC s'est associée à SOS MEDITERRANEE à bord de l'Ocean Viking. Ce partenariat s'appuie sur la force des deux organisations : L'expertise de SOS MEDITERRANEE en matière de sauvetage en mer et la longue expérience de l'IFRC en matière de secours, de protection et d'assistance sanitaire aux personnes dans le besoin. Apprenez en plus ici. Pour plus d'informations ou pour arranger une interview, merci de contacter: SOS MEDITERANEE Contact presse: Méryl Sotty Responsable médias – +33 6 11 74 10 11 [email protected] IFRC Contact presse: Edgar Zuniga Délégué à la communication pour l'Europe – +36 20 337 7221 [email protected]
Malawi : L'IFRC lance un appel d'urgence pour répondre à l'impact de la tempête tropicale Freddy au Malawi
Malawi, 21 mars 2023 - Après avoir traversé l'Afrique australe pour la deuxième fois ce mois-ci, la tempête tropicale Freddy a balayé le sud du Malawi le 12 mars 2023, avec des vents violents et des pluies torrentielles qui ont laissé les districts touchés dans un état désastreux et ont affecté l'approvisionnement en électricité dans la majeure partie du pays. La tempête tropicale Freddy est en passe de devenir le système tropical le plus long depuis 1994, après s'être affaiblie et intensifiée à sept reprises au cours du mois dernier. Le gouvernement du Malawi a déclaré l'état de catastrophe dans 10 districts du sud du pays qui ont été les plus durement touchés par la tempête. Un grand nombre de personnes ont été touchées, dont 101 648 ménages (environ 508 244 personnes) ont été déplacés et 534 camps ont été mis en place pour accueillir les personnes déplacées, selon les rapports du DoDMA (Département des affaires de gestion des catastrophes du Malawi). Le bilan, qui s'élève actuellement à 499 morts (au 20 mars 2023), devrait s'alourdir puisque 427 personnes sont toujours portées disparues, certaines zones restant isolées en raison des pluies incessantes et des vents violents. McBain Kanongodza, secrétaire général de la Croix-Rouge du Malawi, a déclaré : «Nous sommes reconnaissants à la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour le soutien qu'elle nous apporte par le biais de cet appel d'urgence. Ce soutien contribuera grandement à aider les survivants à se remettre du choc causé par la dévastation causée par le cyclone tropical Freddy.» La Croix-Rouge du Malawi est sur le terrain, avec des volontaires qui travaillent dans des conditions dangereuses, principalement en menant des opérations de recherche et de sauvetage par voie terrestre et à bord de bateaux de sauvetage. Les volontaires apportent les premiers soins et un soutien psychosocial aux personnes touchées. La MRCS distribue également des produits non alimentaires aux centres d'évacuation et aux hôpitaux. John Roche, chef de la délégation de l'IFRC pour le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe, a déclaré : «Les dégâts causés par la tempête tropicale Freddy, qui a entraîné le déplacement de nombreuses personnes, sont très préoccupants, car nous luttons en même temps contre une épidémie de choléra de grande ampleur. Nous devons réagir rapidement et veiller à ce que la population ait accès à de l'eau potable propre et saine afin d'éviter que le choléra ne se propage de manière incontrôlée.» Le manque d'assainissement et de sources d'eau propre, qui augmente le risque de contracter le choléra, sera amplifié après que de nombreuses maisons ont été emportées par les eaux, laissant les communautés déplacées dans des camps. Le nombre de personnes vivant dans les camps peut les transformer en points chauds pour le choléra et les maladies d'origine hydrique. Outre les risques de choléra, les inondations ont privé de nombreuses communautés de nourriture pendant plusieurs jours, et ont causé des dégâts considérables aux exploitations agricoles et la mort du bétail. Nombre de ces régions souffraient déjà d'une insécurité alimentaire importante. L'IFRC et ses membres ont lancé un appel d'urgence de 6 millions de francs suisses, qui permettra à la Croix-Rouge du Malawi d'aider jusqu'à 160 000 personnes dans cinq districts, qui ont été touchées par les graves conséquences de la tempête tropicale Freddy. Grâce à cet appel, le MRCS et ses partenaires de l'IFRC chercheront à intensifier leur réponse à l'impact de la tempête tropicale Freddy. La réponse se concentrera sur les besoins immédiats des familles déplacées et hébergées dans des camps. Pour plus d'informations ou pour organiser une interview, merci de contacter: AuMalawi (IFRC): Ella Mcsharry, +263 78 689 3350, Felix Washon, +265 999 95 57 21, [email protected] A Prétoria (IFRC): Robyn Lee Doyle, +27605031833, [email protected] ANairobi (IFRC): Rita Nyaga, +2541 10 837154, [email protected] A Geneva (IFRC): Tommaso Della Longa, +41-79-708 4367, [email protected]
L'IFRC et l'ONU intensifient les alertes précoces pour tous en les transformant en action sur le terrain
New York / Genève, 21 mars 2023 - Les Nations Unies et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge accélèrent l'action pour faire en sorte que tous les habitants de la planète soient protégés par des alertes précoces d'ici à 2027. Le cyclone tropical qui a récemment battu des records en Afrique du Sud-Est montre une fois de plus l'importance capitale de ces services pour sauver des vies et des moyens de subsistance face à des phénomènes météorologiques et climatiques de plus en plus extrêmes. Pour soutenir ce travail, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a convoqué le 21 mars un groupe consultatif composé de dirigeants d'agences des Nations unies, de banques multilatérales de développement, d'organisations humanitaires, de représentants de la société civile et d'entreprises du secteur des technologies de l'information. L'objectif est de renforcer le poids politique, technologique et financier afin que les alertes précoces pour tous deviennent une réalité pour tous, partout dans le monde. Dans les mois à venir, l'action coordonnée sera renforcée, dans un premier temps dans 30 pays particulièrement exposés, dont les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés. D'autres pays devraient être ajoutés au fur et à mesure que ce travail vital avec les partenaires s'accélère, prend de l'ampleur et se dote de ressources. Dans le même temps, les actions et initiatives existantes des Nations unies visant à sauver des vies et des moyens de subsistance et à renforcer la résilience dans un grand nombre d'autres pays se poursuivront et seront renforcées, afin que la campagne « Avertissements précoces pour tous »transforme ses promesses en réalité vitale sur le terrain pour des millions de personnes parmi les plus vulnérables. L'objectif n'est pas de réinventer la roue, mais plutôt de promouvoir la collaboration et les synergies et d'exploiter le pouvoir des téléphones mobiles et des communications de masse. « Il est temps pour nous d'obtenir des résultats. Des millions de vies sont en jeu. Il est inacceptable que les pays et les peuples qui ont le moins contribué à créer cette crise en paient le prix le plus lourd», « Les populations d'Afrique, d'Asie du Sud, d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, ainsi que les petits États insulaires ont 15 fois plus de risques de mourir des suites d'une catastrophe climatique. Ces décès peuvent être évités. Les preuves sont claires : les systèmes d'alerte précoce sont l'une des mesures de réduction des risques et d'adaptation au climat les plus efficaces pour réduire la mortalité et les pertes économiques dues aux catastrophes»,a déclaré M. Guterres. . Le besoin est urgent. Au cours des 50 dernières années, le nombre de catastrophes enregistrées a été multiplié par cinq, en partie à cause du changement climatique induit par l'homme, qui a pour effet d'amplifier nos conditions météorologiques. Cette tendance devrait se poursuivre. Si aucune mesure n'est prise, le nombre de catastrophes de moyenne ou grande ampleur devrait atteindre 560 par an, soit 1,5 par jour, d'ici à 2030. L'apparition de phénomènes météorologiques violents et les effets du changement climatique augmenteront la difficulté, l'incertitude et la complexité des interventions d'urgence dans le monde entier. Des décès évitables La moitié des pays du monde ne disposent pas de systèmes d'alerte précoce adéquats et encore moins de cadres réglementaires permettant de relier les alertes précoces aux plans d'urgence. "Les inondations sans précédent provoquées par le cyclone tropical Freddy au Mozambique, au Malawi et à Madagascar montrent une fois de plus que les conditions météorologiques et les précipitations deviennent de plus en plus extrêmes et que les risques liés à l'eau augmentent", a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, M. Petteri Taalas. "Les zones les plus touchées ont reçu en quelques jours des précipitations équivalentes à des mois de pluie et les conséquences socio-économiques sont catastrophiques". "Des alertes précoces précises, associées à une gestion coordonnée des catastrophes sur le terrain, ont permis d'éviter que le nombre de victimes ne s'alourdisse encore. Mais nous pouvons faire encore mieux et c'est pourquoi l'initiative "Des alertes précoces pour tous" est la priorité absolue de l'OMM. Les services météorologiques, climatiques et hydrologiques permettent non seulement d'éviter les dégâts, mais ils sont également bénéfiques pour l'agriculture, les transports aériens, maritimes et terrestres, l'énergie, la santé, le tourisme et d'autres secteurs d'activité", a-t-il déclaré. L'OMM et le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR) sont les fers de lance de l'initiative "Des alertes précoces pour tous", aux côtés de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). "L'opérationnalisation de cette initiative est un exemple clair de la manière dont le système des Nations unies et ses partenaires peuvent travailler ensemble pour sauver des vies et protéger les moyens de subsistance contre les catastrophes. Les systèmes d'alerte précoce inclusifs et multirisques qui couvrent le "dernier kilomètre" font partie des meilleures méthodes de réduction des risques face aux aléas liés au climat et aux aléas géophysiques tels que les tsunamis. Il s'agit non seulement d'un objectif clair du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, mais aussi d'un impératif moral", a déclaré Mami Mizutori, représentant spécial du secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe et chef de l'UNDRR. Adaptation au changement climatique Les systèmes d'alerte précoce sont largement considérés comme le "fruit à portée de main" de l'adaptation au changement climatique, car ils constituent un moyen relativement peu coûteux et efficace de protéger les personnes et les biens contre les risques, notamment les tempêtes, les inondations, les vagues de chaleur et les tsunamis, pour n'en citer que quelques-uns. Les systèmes d'alerte précoce offrent un retour sur investissement plus que décuplé Il suffit de prévenir 24 heures à l'avance de l'imminence d'un événement dangereux pour réduire de 30 % les dommages qui en découlent. La Commission mondiale sur l'adaptation a constaté qu'en consacrant seulement 800 millions de dollars à ces systèmes dans les pays en développement, on éviterait des pertes de 3 à 16 milliards de dollars par an. "Lorsqu'une catastrophe survient, les populations et les communautés peuvent se tourner vers la technologie comme vers une bouée de sauvetage", a déclaré la Secrétaire générale de l'UIT, Mme Doreen Bogdan-Martin. En dirigeant les travaux de l'initiative "Avertissements précoces pour tous" de l'ONU sur la diffusion et la communication des alertes, l'UIT contribue à faire en sorte que les personnes menacées puissent agir à temps dans un monde de plus en plus vulnérable aux aléas climatiques. Les alertes peuvent être envoyées par des chaînes de radio et de télévision, par les médias sociaux et par des sirènes. L'UIT recommande une approche inclusive, centrée sur les personnes, utilisant le protocole d'alerte commun (PAC), un format de données normalisé pour les alertes publiques, afin de maintenir la cohérence des messages entre les différents canaux. «Les alertes précoces qui se traduisent en préparation et en réponse sauvent des vies. Les catastrophes liées au climat devenant plus fréquentes, plus intenses et plus meurtrières, elles sont essentielles pour tous, mais une personne sur trois dans le monde n'est toujours pas couverte. Les systèmes d'alerte précoce sont le moyen le plus efficace et le plus digne d'empêcher qu'un phénomène météorologique extrême ne provoque une crise humanitaire, en particulier pour les communautés les plus vulnérables et les plus éloignées qui en subissent le plus les conséquences. Aucune vie ne devrait être perdue dans une catastrophe pourtant prévisible», a déclaré Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC. Groupe consultatif L'initiative "Avertissements précoces pour tous"prévoit de nouveaux investissements initiaux ciblés entre 2023 et 2027 pour un montant de 3,1 milliards d'USD - une somme qui serait largement inférieure aux bénéfices. Il s'agit d'une petite fraction (environ 6 %) des 50 milliards de dollars demandés pour le financement de l'adaptation. Il s'agirait de renforcer la connaissance des risques de catastrophe, les observations et les prévisions, la préparation et la réponse, ainsi que la communication des alertes précoces. Une série de solutions de financement innovantes, nouvelles et préexistantes, sont nécessaires pour mettre en œuvre le plan visant à protéger chaque personne sur Terre. Il s'agit notamment d'intensifier l'initiative des systèmes d'alerte précoce aux risques climatiques (CREWS - Climate Risk Early Warning Systems), le mécanisme de financement des observations systématiques (SOFF- Systematic Observations Financing Facility) et les programmes d'investissement accélérés des fonds climatiques, tels que le Fonds vert pour le climat (FVC) et le Fonds d'adaptation, et des principales banques multilatérales de développement (BMD), ainsi que d'autres nouveaux instruments financiers innovants pour tous les acteurs de la chaîne de valeur de l'alerte précoce. La réunion du groupe consultatif examinera la possibilité de faire progresser les quatre piliers clés du système d'alerte précoce multirisque (MHEWS - Multi-Hazard Early Warning System) : Connaissance et gestion des risques de catastrophes (374 millions de dollars) : vise à collecter des données et à entreprendre des évaluations des risques afin d'accroître les connaissances sur les aléas, les vulnérabilités et les tendances. Dirigé par l'UNDRR avec le soutien de l'OMM; Détection, observation, surveillance, analyse et prévision des risques (1,18 milliard de dollars). Développer des services de surveillance des risques et d'alerte précoce. Dirigé par l'OMM, avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE); Diffusion et communication (550 millions de dollars). Communiquer les informations sur les risques afin qu'elles parviennent à tous ceux qui en ont besoin, qu'elles soient compréhensibles et utilisables. Dirigé par l'UIT, avec le soutien de l'IFRC, du PNUD et de l'OMM; Préparation et réaction (1 milliard de dollars) : Renforcer les capacités de réaction des pays et des communautés. Dirigé par l'IFRC, avec le soutien du Risk Informed Early Action Partnership (REAP), du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et du Programme alimentaire mondial (PAM). Notes aux éditeurs: Contexte de l'initiative L'initiative "Alerte précoce pour tous" (EW4All- Early Warnings For All Initiative) a été officiellement lancée par le Secrétaire général des Nations unies en novembre 2022, lors de la réunion de la COP27 à Sharm El-Sheikh. L'initiative prévoit que le monde entier soit couvert par un système d'alerte précoce d'ici à la fin de 2027. L'initiative " Des alertes précoces pour tous " est codirigée par l'OMM et l'UNDRR et soutenue par les chefs de file des piliers que sont l'UIT et l'IFRC. Les partenaires de mise en œuvre sont : FAO, OCHA, PNUD, PNUE, UNESCO, REAP et PAM. Le groupe consultatif surveillera les progrès accomplis dans la réalisation de l'objectif et en rendra compte au secrétaire général des Nations unies : Évaluer les progrès de l'initiative "Avertissements précoces pour tous" par rapport à ses objectifs et à ses cibles; Renforcer la dynamique politique et générale et le soutien à l'initiative "Avertissements précoces pour tous"; Fournir des recommandations générales pour la mobilisation des ressources, et; Suivre le développement scientifique et technique lié aux systèmes d'alerte précoce. Membres du groupe consultatif António Guterres, secrétaire général des Nations unies Selwin Hart, conseiller spécial du secrétaire général pour l'action climatique et la transition juste Petteri Taalas, Secrétaire général de l'OMM Mami Mizutori, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe. Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC Doreen Bogdan-Martin, secrétaire générale de l'UIT Achim Steiner, administrateur du PNUD Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE Sima Bahous, directrice exécutive d'ONU Femmes Rabab Fatima, USG, Bureau du Haut Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement (OHRLLS- Office of the High Representative for the Least Developed Countries, Landlocked Developing Countries and Small Island Developing States) Oscar Fernández-Taranco, Bureau de coordination du développement du GSA (UNDCO) Martin Griffiths, USG/OCHA Yannick Glemarec, directeur exécutif du GCF Brad Smith, vice-président et président de Microsoft Mats Granryd, directeur général, GSMA Michel Lies, président du Forum pour le développement de l'assurance Mme Tasneem Essop, directrice exécutive de Climate Action Network, Climate Action Network Joye Najm Mendez, représentante des jeunes, groupe consultatif des jeunes du SG Anthony Nyong, directeur, changement climatique et croissance verte, Banque africaine de développement S.E. Sameh Shoukry Président de la COP 27 S.E. Dr Sultan Al Jaber, Président désigné de la COP 28 Contacts médias: A Genève:Anna Tuson, +41 79 895 6924, [email protected] A Washington: Marie Claudet, +1 202 999 8689, [email protected]
Rapport du GIEC; IFRC: « Il s'agit d'un appel à la transformation. Il n'y a pas de temps à perdre »
Geneva, 20 March 2023 - Les citations suivantes peuvent être attribuées à Erin Coughlan de Perez, auteur principal de l'un des rapports de synthèse du GIEC publié aujourd'hui et expert de l'IFRC en matière de changement climatique. «Ce rapport rappelle brutalement ce que nous, l'IFRC, en tant que plus grand réseau humanitaire au monde, avons constaté et mis en garde depuis des années : le changement climatique est à l'origine de crises humanitaires et de souffrances humaines dans le monde entier. La fenêtre se referme, mais le rapport montre aussi qu'il n'est pas encore trop tard. Il est temps que la communauté internationale prenne des mesures urgentes pour réduire les émissions afin de rester en dessous de la limite de réchauffement de 1,5 degré et de travailler avec les communautés pour s'adapter et se préparer aux impacts du changement climatique. Ce qui est intéressant dans ce rapport, c'est que nous parlons généralement des différentes parties de la crise climatique séparément - la réduction des émissions, l'adaptation pour sauver des vies, ou la réponse aux pertes et aux dommages. Ce rapport reconnaît que nous devons tout faire en même temps et propose une feuille de route pour y parvenir. Cette feuille de route n'est pas simple : il ne s'agit pas d'apporter quelques changements mineurs et de maintenir le statu quo. Il s'agit plutôt d'un appel à la transformation, c'est-à-dire à un changement fondamental de la société pour parvenir à un développement résilient au changement climatique. L'accord récemment conclu lors de la COP27 sur les pertes et dommages en vue d'établir de nouvelles modalités de financement pour les pays vulnérables constitue une avancée bienvenue. Toutefois, les progrès en matière d'adaptation au changement climatique restent inégaux, les écarts entre les besoins et les réalisations étant particulièrement ressentis par les habitants des pays à faible revenu. Des engagements financiers plus importants sont nécessaires, et les fonds doivent atteindre les communautés les plus touchées, être prévisibles et flexibles pour investir dans des solutions telles que des systèmes d'alerte précoce liés à des plans d'action communautaires pour prévenir et répondre aux impacts climatiques». Pour plus d'informations ou pour arranger une interview, merci de contacter: [email protected] AGenèva: Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67 AWashington: Marie Claudet, +1 202 999 8689
Déclaration du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à la Conférence internationale en solidarité avec les réfugiés et migrants vénézuéliens
Excellences, Mesdames et Messieurs Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se réjouit de la tenue de la Conférence internationale en solidarité avec les réfugiés et les migrants vénézuéliens et avec leurs pays et communautés d'accueil, organisée conjointement par le gouvernement du Canada et la Commission européenne. Le plus grand mouvement de population de l'histoire récente de la région des Amériques reste une crise humanitaire tragique et sous-financée. L'année dernière, j'ai été témoin des conditions auxquelles les migrants sont confrontés sur la route qui traverse l'Amérique centrale et le Mexique. Les récits que j'ai entendus de la part des personnes qui ont fait ce voyage font état de souffrances et d'horreurs inimaginables. Elles m'ont parlé d'exploitation, d'abus, de séparation et de perte de contact avec leurs proches et, pour beaucoup trop d'entre elles, de mort. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge - les Sociétés nationales, l'IFRC et le CICR - travaille avec et pour les personnes en déplacement, quel que soit leur statut, en cherchant à améliorer leur protection et leur accès aux services essentiels et à l'assistance humanitaire, dans leurs pays d'origine, de transit et de destination dans plus de 17 pays à travers les Amériques. Notre expérience, notre portée locale et notre analyse nous indiquent que malgré nos efforts multipartites, les migrants sont toujours confrontés à une série de besoins non satisfaits, y compris des obstacles à l'accès à l'aide humanitaire essentielle et à la protection. Notre impératif humanitaire nous impose de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte. Nous devons rechercher des solutions et des investissements communs et à long terme pour répondre aux besoins des personnes en déplacement au Venezuela et dans toute la région des Amériques. Pour ce faire, nous devons travailler ensemble afin de nous assurer que : Premièrement - Nous pensons que les politiques nationales doivent être alignées sur les pratiques nationales qui favorisent l'inclusion sociale et la non-discrimination. La priorité devrait toujours être de prévenir et de traiter la séparation des familles. Deuxièmement - Nous pensons que les migrants doivent avoir un accès garanti à l'aide humanitaire, aux services essentiels, à l'information, à la justice et à la protection dans le respect de leurs droits, quel que soit leur statut. Les points de service humanitaire de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, stratégiquement situés le long des principaux itinéraires de migration, fournissent des services de protection et de sauvetage qui répondent aux besoins des migrants et comblent les lacunes critiques des services publics. Investissez dans ces services et aidez les migrants à y accéder. Troisièmement : Nous reconnaissons que les gouvernements ont la responsabilité de faciliter le travail des acteurs humanitaires qui apportent un soutien de principe aux migrants empruntant des itinéraires dangereux. Les acteurs locaux et nationaux, y compris les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, jouent un rôle essentiel dans le soutien apporté aux migrants en situation de vulnérabilité. Individuellement et ensemble, les composantes du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont prêtes à fournir une assistance humanitaire et une protection aux migrants les plus vulnérables et aux communautés d'accueil, en veillant à ce que la réponse soit aussi locale que possible et aussi globale que nécessaire, et toujours en coordination avec les États. Je vous remercie de votre aimable attention.