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Les catastrophes liées au climat forcent des millions de personnes à quitter leur foyer en Asie-Pacifique, mais l’action locale apporte de l’espoir.
À travers l’Asie-Pacifique, les catastrophes et les impacts du changement climatique continuent de forcer des millions de personnes à quitter leur foyer. Selon le Centre de surveillance des déplacements internes, rien qu’en 2024, on a recensé 24 millions de déplacements liés aux catastrophes dans la région – soit plus de la moitié du total mondial.Des inondations aux tempêtes surpuissantes, la région Asie-Pacifique est l’une des plus gravement touchées par les déplacements dus aux catastrophes. Cependant, un nouveau rapport de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) met en évidence non seulement l’ampleur de la crise et ses effets sur les communautés de la région, mais aussi le pouvoir de l’action locale pour aider les populations à s’adapter, à se préparer et à renforcer leur résilience.« Pour des millions de personnes à travers l’Asie-Pacifique, ce n’est pas une possibilité lointaine, c’est une réalité quotidienne », déclare Alexander Matheou, directeur régional de l’IFRC pour l’Asie-Pacifique. « Que ce soit sur une minuscule île ou dans une vaste métropole, les histoires sont les mêmes : des catastrophes, provoquées et amplifiées par le changement climatique, bouleversent des vies et effacent ce qui est familier. »Le rapport, Forced to Flee in a Changing Climate, rassemble 39 témoignages issus de 21 Sociétés nationales, qui accompagnent les communautés à chaque étape du déplacement : de la préparation, l’alerte précoce et l’évacuation, jusqu’au relèvement et à la reconstruction.Bien que les impacts soient dévastateurs, il y a de l’espoir.« L’espoir se trouve dans la force des communautés et dans le travail acharné de ceux qui se tiennent à leurs côtés », ajoute Matheou. « Ce rapport est un appel à comprendre ce qui est en jeu – et à reconnaître les possibilités de changement. »Faits marquantsEn 2024, l’Asie-Pacifique a connu plus de déplacements liés aux catastrophes que toute autre région du monde;Les aléas tels que les tempêtes, les inondations, les vagues de chaleur et les sécheresses deviennent de plus en plus intenses et fréquents, et les populations subissent des déplacements répétés;Les personnes sont déplacées pour des périodes plus longues, car les catastrophes se superposent aux conflits, à la pauvreté ainsi qu’à l’insécurité alimentaire, hydrique et en ressources;Les groupes marginalisés – notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées et celles vivant dans la pauvreté – sont touchés de manière disproportionnée.Comment faisons-nous face à ces défis ?Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ne se contentent pas d’intervenir après les catastrophes – elles travaillent avec les communautés en amont, avant que les risques ne s’aggravent et que les catastrophes ne frappent, afin d’aider les populations à s’adapter, à se préparer et à rester dans leurs foyers, ou à se déplacer en sécurité et dans la dignité lorsqu’elles choisissent de le faire.« Les impacts du déplacement ne s’arrêtent pas à la décision de partir », souligne Alexander Matheou. « Les risques et les incertitudes suivent les personnes dans de nouveaux lieux – souvent précaires –, mettant à l’épreuve leur capacité à se reconstruire et à retrouver une stabilité. »C’est pourquoi les réponses des personnes et des communautés prennent de multiples formes. Dans de nombreux cas, ce sont celles et ceux qui ont eux-mêmes vécu un déplacement qui prennent l’initiative de la préparation et de la réponse, souvent avec l’appui des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Par ailleurs, de meilleures prévisions, l’action anticipée et des systèmes d’alerte précoce pilotés par les communautés jouent un rôle essentiel, aux côtés d’autres initiatives.Voici juste trois des nombreux exemples cités dans le rapport.Préparation aux cyclones portée par les réfugiés – BangladeshÀ Cox’s Bazar, qui abrite le plus grand camp de réfugiés au monde, la Croix-Rouge du Bangladesh a formé plus de 3 300 volontaires issus des camps pour diffuser des alertes précoces et aider leurs communautés à évacuer avant que les catastrophes ne frappent. Le Programme national de préparation aux cyclones contribue à garantir que l’action anticipée sauve des vies – même dans les contextes les plus fragiles.Soutien anticipé pour les pêcheurs et les agriculteurs afin de réduire les pertes – FidjiÀ travers le premier Cadre d’action anticipée du Pacifique, la Croix-Rouge des Fidji diffuse des messages d’alerte précoce, distribue des kits pour sécuriser les bateaux et fournit du matériel de stockage des récoltes avant l’arrivée des cyclones. En déclenchant une assistance fondée sur les prévisions, elle aide les communautés isolées à protéger leurs moyens de subsistance à l’avance et à réduire les risques de déplacement.Soutien psychosocial pour les communautés d’éleveurs – MongolieLa Mongolie fait face à des hivers rigoureux, avec le dzud – une combinaison de sécheresse estivale et de températures hivernales extrêmes – qui affecte les familles d’éleveurs.Pour renforcer la résilience et soutenir les moyens de subsistance, les déplacements et les modes de vie traditionnels, la Croix-Rouge de Mongolie fournit une aide en espèces et des kits de nutrition pour le bétail, construit des abris pour les animaux et encourage des moyens de subsistance alternatifs.Le message au cœur du rapport est clair : alors que les déplacements liés aux catastrophes et au changement climatique touchent des millions de personnes, les communautés d’Asie-Pacifique ne restent pas inactives. Avec l’appui des équipes des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, elles se préparent, s’adaptent et ouvrent la voie vers un avenir plus sûr et plus résilient.Consultez le rapport complet Forced to flee in a changing climate - Asia Pacific | IFRCEn savoir plus sur les déplacements liés au climat :Rapport de l’IFRC : Force to flee in a changing climateDécouvrez l’approche de l’IFRC en matière de migration et de déplacements
Cap-Vert : Des milliers de personnes dévastées par des inondations soudaines et violentes
Pour de nombreux habitants de l’archipel du Cap-Vert, la nuit du 10 au 11 août 2025 restera à jamais gravée dans les mémoires. Jamais auparavant ils n’avaient été confrontés à une telle dévastation. En l’espace de quelques heures, les pluies torrentielles apportées par la tempête tropicale Erin ont transformé les rues en torrents déchaînés, provoqué des glissements de terrain et détruit des infrastructures vitales.D’innombrables maisons ont été détruites ou gravement endommagées, et les moyens de subsistance de centaines de familles ont été anéantis. Au moins neuf personnes ont perdu la vie, et des milliers d’autres ont dû trouver refuge chez des proches, des voisins ou dans des abris temporaires après avoir tout perdu.« Ma maison s’est effondrée en quelques heures. Mes enfants ont tout perdu… et moi aussi », raconte Alcídia dos Reis Fortes, une mère de cinq enfants aujourd’hui hébergée dans une école transformée en centre d’accueil géré par la Croix-Rouge.Face à une telle destruction, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence ainsi que deux jours de deuil national. Les îles de São Vicente et de São Antão comptent parmi les plus durement touchées.Les volontaires de la Croix-Rouge du Cap-Vert ont été mobilisés dès l’émission des premières alertes.« Nous avons immédiatement informé les communautés et aidé à évacuer les familles à risque », explique Jamilson José Dos Santos Rodrigues, volontaire, représentant de la jeunesse et actuellement responsable des opérations du comité local de São Vicente. Il est sur le terrain avec une équipe de la Croix-Rouge depuis les premières heures de la catastrophe.Les inondations ont également provoqué l’effondrement du système central d’approvisionnement en eau, privant ainsi des milliers de personnes d’un accès à l’eau potable. Dans un pays déjà fragilisé par la sécheresse et l’insécurité alimentaire, cette perturbation représente une menace supplémentaire grave : la propagation des maladies hydriques.« De nombreuses familles n’ont plus rien pour boire ou cuisiner. Nous distribuons des kits d’urgence, de l’eau potable et des vêtements, et nous apportons aussi un soutien psychosocial. Mais les besoins dépassent largement nos capacités », explique Jamilson.« Aujourd’hui, tous les secteurs vitaux sont touchés — l’abri, l’eau, la santé et l’alimentation. Un soutien international est essentiel pour répondre à l’ampleur de cette crise », souligne Sadrack Matanda, spécialiste en préparation et réponse aux urgences déployé par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pour appuyer la Croix-Rouge du Cap-Vert.Dans le cadre d’une première réponse, l’IFRC prévoit de débloquer des fonds d’urgence afin d’aider les familles touchées en leur fournissant un abri, des services d’eau et d’assainissement, ainsi qu’un soutien aux moyens de subsistance. Des spécialistes en abris et en eau et assainissement seront également déployés pour renforcer la réponse.« Nous poursuivons nos évaluations et n’excluons pas de lancer un appel d’urgence pour aider les communautés à surmonter cette crise sans précédent », ajoute Sadrack.Le 13 août, la Croix-Rouge du Cap-Vert a lancé la campagne nationale #ReconstruirComEsperança (#ReconstruireAvecEspoir) pour soutenir les personnes affectées.
Déclaration : L’IFRC rend hommage à un membre du personnel de la Croix-Rouge éthiopienne décédé
L’IFRC est profondément attristée par le décès tragique de M. Ato Honelegn Fentahun, membre dévoué du personnel de la Croix-Rouge éthiopienne, et exprime toute sa solidarité à la Croix-Rouge éthiopienne (CRE) en cette période difficile.Ato Honelegn Fentahun était en service lorsqu’il a perdu la vie. Le 14 août, un incident sécuritaire est survenu dans la zone de Cheneq, district de Janamora Woreda, dans la zone de North Gondar, région de l’Amhara. Trois membres du personnel de l’ERCS, dont Ato Honelegn Fentahun, ont été enlevés par des individus armés non identifiés alors qu’ils revenaient de la livraison d’une ambulance. Ils ont été libérés le 15 août, mais à sa libération, Ato Honelegn Fentahun a nécessité des soins médicaux immédiats et a été transporté à l’hôpital, où il est malheureusement décédé peu après son arrivée.Aujourd’hui marque la Journée mondiale de l’aide humanitaire, et cette perte déchirante rappelle une fois encore les dangers auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires qui se mettent en danger pour servir les communautés vulnérables. Depuis le début de l’année 2025, 18 membres du personnel et volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde ont perdu la vie en accomplissant leurs missions humanitaires.Toute attaque, enlèvement ou obstruction visant le personnel humanitaire compromet la capacité du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à fournir une assistance vitale. Le Mouvement condamne fermement de tels incidents et appelle toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et à assurer la protection des travailleurs humanitaires, qui consacrent leur vie à aider ceux qui en ont besoin.Nos pensées accompagnent la famille et les proches de M. Ato Honelegn Fentahun, ainsi que nos collègues de la Croix-Rouge éthiopienne, en ce moment particulièrement douloureux.Pour plus d'informations ou pour demander une interview:[email protected]
Cap-Vert: Inondations
Des pluies torrentielles ont provoqué des crues soudaines meurtrières à São Vicente et Santo Antão, au Cap-Vert, touchant plus de 119 000 personnes, détruisant des habitations, inondant des structures de santé et isolant des communautés entières. Des milliers de personnes ont perdu l’accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins de santé, tandis que de nouvelles pluies menacent encore la région. La Croix-Rouge du Cap-Vert, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), apporte une aide d’urgence, de l’eau potable, un abri et un appui sanitaire, mais a un besoin urgent de ressources supplémentaires pour atteindre davantage de familles en crise.
L’IFRC lance la campagne Faim Zéro pour promouvoir une sécurité alimentaire durable à travers l’Afrique
Nairobi, Kenya, 19 août 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a officiellement lancé sa campagne « Faim Zéro en Afrique : Unis pour des solutions durables », marquant une étape audacieuse dans la redéfinition de la lutte contre la faim en Afrique.La campagne a été dévoilée ce 19 août 2025 lors d’un événement virtuel animé par la journaliste primée Victoria Rubadiri, réunissant des dirigeants africains, des acteurs humanitaires et des innovateurs communautaires venus de tout le continent.Sa mission: aller au-delà de l’aide à court terme et investir dans des solutions durables, menées par les communautés, qui renforcent les systèmes locaux, s’adaptent au climat et aux conflits, et apportent un changement résilient et pérenne.Une crise systémique, une opportunité collectiveEn Afrique subsaharienne, plus de 282 millions de personnes souffrent de sous-alimentation — soit près d’un tiers de la population mondiale en insécurité alimentaire. Rien qu’en 2024, 173 millions de personnes ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë ou pire, les femmes et les enfants portant le fardeau le plus lourd.Cette crise trouve son origine dans des facteurs structurels profondément enracinés — chocs climatiques, conflits, déplacements, faiblesse des systèmes alimentaires et de protection sociale. Mais elle représente aussi une occasion historique de repenser notre manière de répondre.La campagne Faim Zéro : Unis pour des solutions durables appelle à un changement de cap, passant d’une aide à court terme à des solutions communautaires, portées par les Africains eux-mêmes, et qui construisent une résilience à long terme.« C’est un tournant », déclare Pierre Kremer, Directeur régional adjoint de l’IFRC pour l’Afrique. « Nous passons de l’aide alimentaire ponctuelle à un changement durable, porté par les communautés. Pour l’Afrique, c’est un appel à l’unité pour mettre fin à la faim, en s’appuyant sur l’ingéniosité locale, les pratiques climato-intelligentes et des moyens de subsistance durables. »Solutions durables, leadership africainLancée au Kenya, en Éthiopie, en RDC, au Mali, au Nigéria et au Zimbabwe, la campagne s’appuie sur l’ODD 2, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la Déclaration de Malabo. Elle vise à atteindre 60 millions de personnes vulnérables dans 15 pays d’ici 2030.La campagne Faim Zéro orientera les investissements vers :Agriculture climato-intelligente et restauration des écosystèmesAccès au financement et aux marchésProtection sociale dirigée par les communautésCoopératives dirigées par les femmes et les jeunesSystèmes intégrés d’alimentation, de santé et de nutritionDu lancement à l’actionL’IFRC impulse cette transformation à travers son réseau de Sociétés nationales africaines et plus d’un million de volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ancrés dans les communautés. Ces volontaires, intégrés aux systèmes locaux et dignes de confiance aux yeux de leurs communautés, contribuent à mettre à l’échelle des approches éprouvées et conçues localement pour renforcer la sécurité alimentaire.Et après ?Le lancement est peut-être terminé, mais la mission ne fait que commencer : l’IFRC appelle les gouvernements, les bailleurs, le secteur privé, la société civile, les médias et la diaspora africaine à contribuer à l’expansion et à la réplication de ces solutions.Le message de la campagne est clair : la Faim Zéro commence avec nous.Faites passer le message et suivez les mises à jour de la campagne :https://bit.ly/AfricaZeroHunger Pour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez contacter :[email protected] vous engager, veuillez contacter :[email protected] Naïrobi:Susan Nzisa Mbalu: +254 733 827 654A Genève;Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67Hannah Copeland: +44 7535316633
Déclaration de l’IFRC au sujet de l’incident survenu à bord de l’Ocean Viking
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément préoccupée par l’incident survenu le dimanche après-midi (24 août 2025), lorsque le navire humanitaire de sauvetage Ocean Viking a été touché par plusieurs coups de feu.Heureusement, aucune personne n’a été physiquement blessée. Cependant, cet événement grave a mis en danger la sécurité et le bien-être tant de notre personnel humanitaire que des personnes secourues à bord.L’IFRC travaille activement à soutenir toutes les personnes affectées et à examiner les circonstances entourant cet acte violent.Aujourd’hui, les travailleurs humanitaires évoluent dans des environnements de plus en plus périlleux, mettant souvent leur propre vie en danger pour sauver celle des autres. Leur mission doit être respectée et protégée en tout temps. Les opérations humanitaires doivent toujours être respectées et protégées.
L'IFRC lance un appel d’urgence pour répondre aux inondations dévastatrices au Cap-Vert.
Praia/Nairobi/Genève, 29 août 2025 – Les fortes pluies provoquées par la tempête tropicale Erin dans la nuit du 10 au 11 août ont déclenché des crues soudaines dévastatrices au Cap-Vert, entraînant la mort d’au moins 12 personnes, tandis que 5 autres sont toujours portées disparues.Plus de 119 000 personnes ont été touchées, principalement en raison des dommages subis par les systèmes d’approvisionnement en eau. Plus de 5 500 ménages ont été gravement affectés, et les inondations ont provoqué le déplacement de 1 500 personnes à São Vicente.Des milliers de maisons ont été détruites ou sévèrement endommagées, obligeant de nombreuses familles à trouver refuge auprès de proches, de voisins ou dans des abris temporaires. Les moyens de subsistance ont également été anéantis, plongeant des ménages déjà vulnérables dans une crise encore plus profonde.L’ampleur des destructions a conduit le gouvernement à déclarer l’état d’urgence et deux jours de deuil national. Arlindo Carvalho, président de la Croix-Rouge du Cap-Vert, déclare :« Les scènes après les inondations à São Vicente sont déchirantes. En quelques heures seulement, les pluies torrentielles ont transformé les rues en torrents impétueux, dévastant tout sur leur passage. De nombreuses familles ont tout perdu. »Les inondations ont également causé d’importants dégâts aux infrastructures essentielles. Cinq ponts ont été détruits, plus de 60 kilomètres de routes endommagés, et des établissements de santé gravement touchés, y compris la perte totale de vaccins à São Vicente et des pertes partielles ailleurs. Les marchés et supermarchés ont également été inondés, aggravant encore la situation.Un problème majeur et croissant est l’effondrement du système central d’approvisionnement en eau, laissant des milliers de personnes sans accès à l’eau potable. Dans un pays déjà confronté à une sécheresse prolongée et à l’insécurité alimentaire, cette perturbation représente une menace grave d’épidémies de maladies hydriques.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lance un appel d’urgence de 3 millions de francs suisses pour soutenir la Croix-Rouge du Cap-Vert dans sa réponse aux besoins humanitaires urgents de 40 000 personnes touchées.Les fonds serviront à fournir une assistance vitale, notamment un abri, des articles ménagers essentiels, de l’argent liquide, de la nourriture, de l’eau potable et des services d’assainissement. Pour appuyer la réponse immédiate, l’IFRC a déjà débloqué 565 565 francs suisses de son fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF). Des équipes spécialisées ont également été déployées pour renforcer les efforts de réponse locaux.Alexandre Claudon de Vernisy, chef de délégation de l’IFRC pour le Cap-Vert, la Gambie, la Mauritanie et le Sénégal, déclare :« L’ampleur de cette catastrophe exige une réponse urgente et robuste. Elle affecte tous les aspects de la vie — l’abri, la nourriture, l’eau, l’assainissement et les moyens de subsistance. Les besoins sont immenses et une action immédiate est essentielle. Avec de nouvelles pluies prévues dans les semaines à venir, une intervention rapide est cruciale pour éviter d’autres souffrances. »Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] Praia: Veronica Ramos Oliveira Custódio, +238 954 33 00/913 42 46 A Dakar: Moustapha Diallo, +221 77 450 10 04A Naïrobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654A Genève: Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67 Hannah Copeland +41 76 236 9109
Afghanistan: IFRC répond au séisme dévastateur dans les provinces du sud-est
Kaboul/Genève, 1er septembre – Un puissant séisme de magnitude 6,0 a frappé le sud-est de l’Afghanistan dans la nuit du 31 août, causant d’importantes destructions dans les provinces de Kunar, Nangarhar et Laghman. Les premiers rapports font état de plus de 550 morts, plus de 1 000 blessés et 600 habitations détruites ou endommagées. De nombreuses familles sont déplacées et ont un besoin urgent d’assistance humanitaire.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appuie la réponse. Un membre du personnel de l’IFRC est actuellement en route vers les zones touchées avec l’équipe d’ECHO pour évaluer les besoins sur le terrain.La Société du Croissant-Rouge afghan a déployé des équipes d’urgence pour soutenir les personnes affectées, fournir une aide immédiate et mener des évaluations aériennes et de terrain. Des ambulances transportent les blessés vers des structures médicales saturées, dont l’Hôpital régional spécialisé de Nangarhar, qui a atteint sa pleine capacité.Les besoins humanitaires urgents incluent :Le soutien aux opérations de recherche et de sauvetageLes soins de santé d’urgence (soins traumatologiques, médicaments, réserves de sang)La nourriture et l’eau potableLa restauration de l’accès routierDes porte-parole sont disponibles pour des interviews en Afghanistan, à Kuala Lumpur et à Genève.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview: [email protected] Kuala Lumpur:Afrhill Rances, +60 19 271 3641A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Hannah Copeland, +41 76 236 9109Scott Craig, +41 76 370 3575
Pakistan: Inondations de Mousson 2025
Des pluies de mousson incessantes et des crues glaciaires ont dévasté le Pakistan, causant la mort de plus de 800 personnes, le déplacement de dizaines de milliers d’autres, et détruisant maisons, routes, ponts, cultures et cheptel. Les communautés sont confrontées à de graves pénuries d’eau potable, de nourriture, d’abris et de soins de santé, tandis que la recrudescence des épidémies aggrave encore la crise.La Société du Croissant-Rouge du Pakistan, avec le soutien de l’IFRC, apporte une aide d’urgence, travaille à restaurer les moyens de subsistance et à renforcer la résilience des communautés affectées. Mais les équipes de secours ont un besoin urgent de ressources supplémentaires pour atteindre les plus vulnérables. Votre don peut faire la différence: donnez dès maintenant pour aider la Société du Croissant-Rouge du Pakistan à fournir une assistance vitale.
États financiers vérifiés de l'IFRC 2024
Le présent document contient le rapport des auditeurs indépendants au président de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) sur les états financiers consolidés pour 2024, réalisé par le cabinet Mazars.
Comment enquêter sur les allégations : guide de bonnes pratiques à l'intention de l'IFRC et des Sociétés nationales
Cette boîte à outils fournit à l’IFRC et à ses partenaires des normes et pratiques d’enquête pratiques qui, si elles sont appliquées, garantiront une enquête cohérente et rigoureuse des allégations. Elle établit les bases et les principes nécessaires pour développer des équipes d’enquête performantes, travaillant ensemble, au plus près de l’action humanitaire, afin de mener des enquêtes professionnelles et de haute qualité qui incitent les employés à agir avec intégrité et renforcent la confiance des parties prenantes envers l’IFRC.
Un partenariat novateur entre l'IFRC et The Nature Conservancy permet aux communautés des Caraïbes de lutter contre la crise climatique
Genève/Panama, 21 février 2024 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et The Nature Conservancy (TNC) ont réussi à préparer plus de 3 000 personnes en République dominicaine, à la Grenade et en Jamaïque à s'adapter à la crise climatique. En s'appuyant sur les habitats côtiers pour réduire les risques, cette initiative associe la science de la conservation de pointe à la préparation aux catastrophes.Au cœur de ce succès se trouve le projet des îles résilientes, une collaboration IFRC-TNC qui redéfinit la résilience des communautés en utilisant le pouvoir protecteur de la nature contre la crise climatique. Cette approche est essentielle dans les Caraïbes, où la proximité de la côte pour 70 % de la population souligne leur vulnérabilité. À la Grenade, le projet a permis de concevoir une installation de pêche intelligente sur le plan climatique, comprenant vingt-et-un casiers, des capacités de collecte des eaux de pluie et de l'énergie solaire pour la production d'électricité. Parmi les autres avantages, citons une jetée pour faciliter l'accès aux bateaux des pêcheurs et la plantation d'une végétation près des côtes pour améliorer l'habitat proche du rivage, réduire l'érosion et filtrer les eaux de ruissellement. Ces solutions rendent la pêche artisanale plus sûre et plus durable.Eddy Silva, chef de projet à The Nature Conservancy, souligne les implications plus larges:« Les enseignements tirés des îles résilientes permettront de mieux faire connaître la résilience climatique et d'intensifier les efforts aux niveaux local et national dans tous les petits États insulaires en développement des Caraïbes. À une époque où les risques météorologiques et la hausse des températures océaniques deviennent de plus en plus extrêmes et destructeurs, ce programme a démontré que les mangroves, les récifs coralliens et la reforestation peuvent sauver des vies et des moyens de subsistance.»La protection, la gestion et la restauration de ces écosystèmes sont essentielles pour limiter l'exposition et la vulnérabilité des populations aux aléas. L'IFRC et TNC montrent que cela devrait se faire par le biais de lois, de politiques et de plans de développement résilients au climat qui favorisent une prise de décision fondée sur la science, améliorent les systèmes d'alerte précoce et anticipent les catastrophes liées au climat. En Jamaïque, le programme Resilient Islands a amélioré l'indice national de classement de la vulnérabilité en y incluant des indicateurs relatifs aux écosystèmes. Cela permet aux agences de surveiller et de mesurer non seulement les niveaux de vulnérabilité des communautés, mais aussi la capacité des habitats à protéger les personnes et les moyens de subsistance.Les acteurs locaux ont également joué un rôle essentiel en veillant à ce que les solutions au changement climatique répondent aux besoins locaux, soient inclusives et durables. Martha Keays, directrice régionale de l'IFRC pour les Amériques, souligne le rôle indispensable de l'engagement local :« L'un des principaux enseignements tirés du programme "Îles résilientes" est qu'il n'y a pas de résilience sans localisation. Les solutions fondées sur la nature sont des solutions communautaires, et les acteurs locaux, y compris les volontaires de la Croix-Rouge, doivent être au cœur de leur conception et de leur mise en œuvre. Nous avons également appris que le changement est plus probable lorsque des organisations complémentaires travaillent ensemble. L'alliance entre l'IFRC et TNC est un modèle d'innovation, de générosité et de vision dont le monde a besoin pour faire face à la crise climatique, sans doute le plus grand défi de notre temps.»Rob Brumbaugh, directeur exécutif de The Nature Conservancy Caribbean, évoque la synergie unique de ce partenariat :« Le projet est un modèle d'approche permettant de réunir des organisations aux capacités très différentes mais très complémentaires. TNC avec son expertise en science de la conservation de pointe, en données et en techniques de conservation, et l'IFRC, le leader mondial de la planification et de la réponse aux catastrophes.»Le projet des îles résilientes est une initiative quinquennale mise en œuvre en collaboration par l'IFRC et TNC avec le soutien de l'Initiative internationale pour le climat du gouvernement allemand. Le programme s'est officiellement achevé par une cérémonie de clôture et une revue de projet à Panama City le 20 février 2024.Pour toute demande d'interview, ou pour toute information, merci de nous écrire à l'adresse:The Nature Conservancy - Claudia Lievano [email protected] - [email protected]
De l’aide d’urgence à la résilience durable : Lancement de l’initiative « Afrique Zéro Faim »
Le 19 août 2025, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a officiellement lancé la campagne « Afrique Zéro Faim: Unis pour des solutions durables » — un vaste mouvement panafricain audacieux visant à transformer notre manière de répondre à l’insécurité alimentaire.Animé par la journaliste primée Victoria Rubadiri, le lancement virtuel a réuni des décideurs politiques, des responsables humanitaires, des innovateurs de terrain et des partenaires partageant une vision commune : un avenir où les communautés les plus durement touchées par l’insécurité alimentaire deviennent elles-mêmes actrices de la solution. Cliquez ici pour regarder le lancement officiel de la campagne Afrique Zéro Faim et découvrir les échanges d’experts sur ce que signifient, concrètement, des solutions durables menées par les communautés.Pourquoi maintenant?Les chiffres sont saisissants. Plus de 282 millions de personnes souffrent de sous-alimentation en Afrique subsaharienne, soit près d’un tiers de la population mondiale en insécurité alimentaire. Rien qu’en 2024, 173 millions de personnes ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë ou pire, les femmes et les enfants étant touchés de manière disproportionnée.Cette situation n’est pas simplement le résultat de mauvaises récoltes ou de crises passagères. Elle découle de défis structurels profonds : chocs climatiques, conflits violents, déplacements, systèmes alimentaires et de protection sociale fragiles.Mais cette crise représente aussi une opportunité : celle de réinventer l’approche humanitaire. Les modèles d’aide traditionnels peinent à avoir un impact durable, pourtant à travers l’Afrique, des communautés conçoivent, dirigent et développent déjà des solutions efficaces. La campagne Zéro Faim vise à accélérer et à répliquer ces efforts.Regardez cette vidéo pour en savoir plus sur la crise alimentaire qui se déroule actuellement à travers l’Afrique.Qu'est ce qui rend cette campagne différente?L’IFRC et son réseau de 191 Sociétés nationales, comprenant plus de 16 millions de volontaires dans le monde, occupent une position unique pour faire le lien entre les connaissances locales et un impact à grande échelle.« C’est un tournant », a déclaré Pierre Kremer, Directeur régional adjoint de l’IFRC Afrique. « Nous passons de l’aide alimentaire de courte durée à un changement durable, porté par les communautés. Pour l’Afrique, c’est un appel à l’unité pour mettre fin à la faim, en s’appuyant sur l’ingéniosité locale, les pratiques climato-intelligentes et des moyens de subsistance durables. »Des clubs de mères au Nigéria qui réduisent la malnutrition à une fraction du coût des programmes d’aide traditionnels, aux initiatives intégrées de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance au Kenya qui associent agriculture climato-intelligente, épargne et programmes de santé — la preuve est déjà sur le terrain.Le lancement de la campagne Zéro Faim n’est que la première étape. Dans les mois à venir, nous publierons une newsletter régulière qui vous apportera :Des mises à jour sur les progrès réalisés dans les six pays de lancement : Kenya, Éthiopie, RDC, Mali, Nigéria et ZimbabweDes portraits d’innovateurs locaux — des agricultrices aux jeunes activistes climatiques, en passant par les volontaires sur le terrainDes données probantes et des témoignages d’impact, montrant comment des solutions durables transforment des viesDes opportunités pour vous impliquerInscrivez-vous à la newsletter en cliquant ici.Notre objectif ? Atteindre 60 millions de personnes vulnérables dans 15 pays d’ici 2030 et démontrer que des solutions durables, menées localement, peuvent être mises à l’échelle de manière pérenne.C’est le moment pour l’Afrique de montrer la voie, mais un changement durable exige une action collective des gouvernements, bailleurs, investisseurs du secteur privé, société civile, médias et diaspora africaine.Rejoignez-nous. Partagez la vision. Investissez dans des solutions durables.Visitez le site de la campagne pour en savoir plus, découvrir des témoignages et vous engager.
Réduction climatiquement intelligente des risques de catastrophes
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est l'un des plus grands acteurs de la réduction des risques de catastrophe au niveau communautaire dans le monde. En collaboration avec nos 191 Sociétés nationales, nous aidons les communautés du monde entier à réduire leurs risques, à se protéger et à se préparer aux urgences.