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Programme mondial de migration basé sur les routes migratoires - Rapport annuel 2025
Le rapport annuel 2025 du Programme mondial sur les migrations basées sur les routes migratoires met en lumière le travail de 66 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ainsi que dans les Amériques. Ces dernières ont apporté une assistance humanitaire et promu la sécurité et la dignité des personnes en déplacement le long de certaines des routes migratoires les plus complexes au monde. En 2025, le programme mondial a soutenu plus de 1,17 million de personnes, dont plus d'un million de personnes en déplacement, à travers 143 points de service humanitaire et d'autres services. Dans un contexte marqué par l'évolution de la dynamique migratoire, des contraintes de financement et une tendance croissante aux retours, le rapport montre comment le réseau de l'IFRC a adapté ses opérations, renforcé la coopération transfrontalière et fait progresser la diplomatie humanitaire. Il présente également des études de cas menées en Colombie, au Liban, au Tchad, en Europe et au Monténégro, illustrant les efforts déployés pour améliorer l'accès au soutien, renforcer les capacités locales et influencer les politiques et les pratiques le long des routes migratoires.
Les crises humanitaires silencieuses s’aggravent au Liban et en Iran.
Beyrouth/Téhéran/Genève, 26 mai 2026 — Trois mois après l’escalade des hostilités au Liban et en Iran, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) avertit que plusieurs crises humanitaires silencieuses s’aggravent dans la région, avec des conséquences à long terme sur les systèmes de santé, la sécurité alimentaire, les déplacements de population et la résilience des communautés.Alors que l’attention internationale s’est déplacée ailleurs, des millions de personnes continuent de faire face aux déplacements, à des systèmes de santé endommagés, à des moyens de subsistance perturbés et à des difficultés croissantes d’accès aux services essentiels. Les tensions géopolitiques persistantes et les restrictions affectant les routes de transport régionales, notamment via le détroit d’Ormuz, continuent d’entraver les chaînes d’approvisionnement humanitaire et d’augmenter le coût de l’acheminement de l’aide.« Derrière les gros titres, plusieurs crises silencieuses s’aggravent avec des conséquences qui dureront des années », a déclaré Cristhian Cardoza, directeur régional adjoint pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) à la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). « Les familles sont poussées au-delà de leurs limites, peinant à se procurer nourriture, médicaments, carburant et abri, tandis que les systèmes de santé endommagés, les déplacements et la pression économique continuent d’accroître chaque jour les besoins humanitaires. »Les systèmes de santé sous très forte pression en Iran.En Iran, les conséquences humanitaires de l’escalade des hostilités se poursuivent bien après le cessez-le-feu. Le conflit a gravement perturbé la prestation des soins de santé à l’échelle nationale, y compris dans 56 centres de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran à travers le pays.Pour les patients vivant avec des maladies chroniques, les perturbations des soins de santé et des chaînes d’approvisionnement médical deviennent une menace vitale. Les restrictions affectant les routes de transport continuent de compliquer l’accès aux médicaments et équipements essentiels.Malgré ces pressions, les équipes de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran poursuivent des opérations humanitaires de grande ampleur dans tout le pays, notamment des activités de recherche et sauvetage, des soins médicaux d’urgence et des services de soutien psychosocial.L’insécurité alimentaire s’aggrave à travers le Liban.Une autre tendance alarmante émerge rapidement : près d’une personne sur quatre au Liban, soit environ 1,24 million de personnes, devrait désormais faire face à une insécurité alimentaire aiguë entre avril et août 2026, selon une analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC).Cette détérioration est alimentée par la poursuite des hostilités, les déplacements prolongés, l’effondrement économique et la flambée des prix du carburant. Depuis l’escalade des violences, les prix du carburant au Liban ont fortement augmenté, le diesel ayant progressé de plus de 65 %, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Dans le même temps, le ministre de l’Agriculture a averti qu’environ 22 % des terres agricoles dans les zones touchées avaient été endommagées, compromettant davantage la production alimentaire et les moyens de subsistance.Plus d’un million de personnes sont actuellement déplacées dans le pays. Beaucoup, en particulier dans le sud, ne peuvent toujours pas rentrer chez elles en raison des hostilités en cours et des infrastructures détruites, et vivent désormais sous des tentes après les violents affrontements récents.Les préoccupations en matière de protection et le déficit de financement menacent la réponse humanitaire.L’IFRC a également réitéré ses préoccupations urgentes concernant les attaques affectant les travailleurs de la santé, les ambulances et les intervenants humanitaires. En Iran et au Liban réunis, six volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués alors qu’ils menaient des activités humanitaires depuis la récente escalade des hostilités.«Nos équipes sur le terrain sont claires : ce dont elles ont besoin avant tout, c’est de protection », a déclaré M. Cardoza. « Ces courageux employés et volontaires ne devraient pas avoir à craindre pour leur vie lorsqu’ils reçoivent un appel d’urgence et se déplacent à bord de leurs ambulances. Les hôpitaux, les ambulances, le personnel médical et les travailleurs humanitaires doivent être respectés et protégés. »L’IFRC a averti que les graves déficits de financement menacent la continuité des opérations humanitaires dans toute la région.« Derrière ces chiffres se cachent des conséquences bien réelles », a poursuivi M. Cardoza. « Les opérations pourraient devoir être réduites, les approvisionnements retardés ou interrompus, et certaines personnes ne pourront tout simplement pas être atteintes. »L’Appel d’urgence de l’IFRC pour l’Iran n’est actuellement financé qu’à hauteur de 4 %, tandis que l’appel pour le Liban reste financé à moins de 14 %.L’IFRC a appelé les donateurs et la communauté internationale à fournir un financement durable et flexible afin de soutenir les opérations d’urgence, les efforts de relèvement et les besoins humanitaires à plus long terme dans l’ensemble de la région.Des porte-parole sont disponibles à Beyrouth, Téhéran et Genève.Pour plus d'informations ou pour demander une interview merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Genève:Tommaso DellaLonga,+41 79 708 4367Matthew Carter, +44 7557 802463A Beyrouth:Mey El Sayegh, +961 03 229 352
l'IFRC achemine des fournitures essentielles dans l'est de la RDC face à l'épidémie d'Ebola
Kinshasa/Nairobi/Genève, le 4 juin 2026 - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a livré le 3 juin un important chargement de kits d'enterrements dignes et sécurisés et de sacs mortuaires à Bunia, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où l'épidémie d'Ebola continue de faire des victimes et de mettre à rude épreuve un système de santé déjà fragile.Ce chargement a été transporté par avion de Dubaï à Entebbe (Ouganda), puis par la route jusqu'à Bunia le 29 mai 2026. Il contenait 13 de kits d'enterrements dignes et sécurisés, permettant d'assurer environ 300 enterrements dignes et sécurisées. Le trajet terrestre d'Entebbe à Bunia prend environ sept jours, ce qui souligne la complexité logistique de l'accès aux populations touchées dans cette région reculée du pays.Un deuxième chargement, prépositionné à Kinshasa, devrait arriver à Bunia par avion dans la semaine. Grâce à la réouverture de l'aéroport, les livraisons de matériel opérationnel peuvent être effectuées plus rapidement. Ce chargement comprend 10 kits d'enterrements sans danger et 300 sacs mortuaires.Ces livraisons, qui s'inscrivent dans le cadre d'un effort d'approvisionnement plus vaste de 2,2 millions de francs suisses, fourniront aux équipes de la Croix-Rouge l'équipement opérationnel nécessaire pour continuer à assurer des inhumations sûres et dignes, un des outils les plus essentiels pour contenir la propagation d'Ebola.« Chaque kit d'inhumation qui arrive, et chaque inhumation réalisée dans le respect des règles sanitaires, contribue à rompre une chaîne de transmission potentielle. Nos volontaires travaillent dans des conditions extrêmement difficiles et ont besoin de tout le soutien possible, y compris ces fournitures, dès maintenant », a déclaré Bruno Michon, responsable des opérations de riposte à Ebola de l'IFRC en République démocratique du Congo.Les inhumations sûres et dignes ne sont pas qu'une simple tâche logistique: elles constituent une intervention de santé publique de première ligne et un acte de respect envers les familles dans leurs moments les plus douloureux. L'acheminement de ces fournitures à nos équipes dans l'est de la RDC est une course contre la montre face au virus.L'IFRC appelle la communauté internationale, les donateurs et les partenaires à soutenir l'appel d'urgence régional afin de garantir que les populations de la RDC et de toute la région reçoivent l'aide vitale dont elles ont un besoin urgent.Lien vers les photos: https://shared.ifrc.org/collections/~2e8af4bc27Pour plus d'informations ou pour organiser une interview, veuillez contacter: [email protected]À Kinshasa: Catherine Kamatu, +254 728 815 266À Nairobi: Susan Mbalu, +254 733 827 654À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 | Paolo Cravero, +41 79 894 8396
Le Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF)
Le Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC-DREF) est un moyen efficace, rapide, transparent et localisé d'acheminer des fonds directement aux acteurs humanitaires locaux, avant et après une crise.
La Plateforme mondiale sur la migration
Notre Plateforme mondiale de l’IFRC sur la migration et les déplacements unit l’action locale et mondiale afin de garantir que les personnes exposées au risque de déplacement, les personnes en mouvement et les communautés qui les accueillent puissent vivre dans la dignité, la sécurité et avec des perspectives d’avenir.
Soutenir les personnes en déplacement
Le principe fondamental d'humanité sous-tend l'ensemble de nos travaux sur les migrations et les déplacements. Quel que soit leur statut juridique, les États doivent protéger la sécurité, la dignité et le bien-être de tous les migrants et veiller à ce qu'ils aient accès aux services essentiels. Découvrez nos politiques, résolutions et stratégies qui guident notre travail quotidien de soutien aux personnes en déplacement.
Croix-Rouge chinoise
« Le temps s’est arrêté : le récit d’une humanitaire lors du “Mercredi noir” au Liban »
Protégez l'humanité à nos côtés
La violence à l'encontre des travailleurs et des volontaires humanitaires doit cesser. Mais nous ne pouvons y parvenir sans votre aide. La campagne Protect Humanity a besoin de vous - de votre voix, de votre participation et de votre action - pour nous aider à mettre fin à la violence contre ceux qui risquent leur vie pour aider les autres. Nous devons protéger les premiers intervenants et les bénévoles qui donnent tout pour nous protéger. Ensemble, nous pouvons #Protégerl'humanité.
L'Alliance d'investissement des Sociétés nationales
L'Alliance d'investissement des Sociétés nationales (AISN) est un mécanisme de financement commun, géré conjointement par l'IFRC et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Elle fournit un financement flexible et pluriannuel pour soutenir le développement à long terme des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
Journée d’action contre la chaleur 2026 : Faire face aux dangers de la chaleur à l’intérieur des habitations
Dans une école de l’île d’Unguja, qui fait partie de l’archipel tanzanien connu sous le nom de Zanzibar, des volontaires de la Société de la Croix-Rouge de Tanzanie expliquent à une salle de classe remplie d’élèves comment se protéger des dangers de la chaleur extrême.Les efforts des volontaires s’inscrivaient dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation aux vagues de chaleur menée début 2026 par la Croix-Rouge de Tanzanie, qui a déjà touché plus de 4 000 personnes dans des écoles, des madrasas, des marchés et des communautés à travers l’île.Il ne s’agit là que d’un des nombreux moyens par lesquels les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde œuvrent régulièrement pour protéger les populations contre les dangers de la chaleur extrême, notamment les risques très spécifiques liés à la chaleur à l’intérieur des bâtiments.Pourquoi se concentrer sur la chaleur à l’intérieur des bâtiments ?Lorsqu’on pense aux vagues de chaleur ou que l’on s’y prépare, on imagine souvent des journées étouffantes sous un soleil brûlant à l’extérieur. Pourtant, les personnes qui vivent ou travaillent à l’intérieur, dans des espaces non climatisés ou mal ventilés, peuvent parfois être exposées à un risque encore plus élevé d’insolation, de déshydratation et d’autres problèmes liés à la chaleur.Les personnes les plus sensibles à l’augmentation de la température corporelle — notamment les enfants et les personnes âgées — sont particulièrement vulnérables et doivent souvent passer de longues périodes de la journée à l’intérieur.C’est l’une des raisons pour lesquelles la Journée d’action contre la chaleur 2026 met l’accent sur la « chaleur intérieure », en attirant l’attention sur les risques sanitaires auxquels les populations sont confrontées à l’intérieur de leurs habitations, écoles, lieux de travail, centres de soins, pôles de transport, prisons et même dans les transports publics tels que les bus et les taxis. (Pour en savoir plus sur la manière de lutter contre la chaleur et de participer à la Journée d’action contre la chaleur 2026.)Cette menace n’a rien de nouveau pour les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui vont souvent de porte en porte pendant les vagues de chaleur afin de rendre visite aux personnes vivant dans des quartiers urbains densément peuplés, travaillant dans des zones industrielles mal isolées ou vivant dans des camps accueillant des personnes déplacées par des situations d’urgence.Très souvent, ces installations ou abris temporaires manquent d’isolation ou d’accès à des sources d’énergie et d’eau permettant de maintenir des températures supportables. Les matériaux de construction, les caractéristiques des bâtiments ainsi que les îlots de chaleur urbains jouent tous un rôle dans la détermination des températures à l’intérieur des bâtiments.Des risques croissantsSans répit ni accès à des moyens de rafraîchissement, des températures intérieures élevées le jour comme la nuit représentent des risques importants pour la santé, en particulier pour les personnes âgées et celles souffrant de maladies préexistantes. Au-delà des coups de chaleur, les températures élevées peuvent avoir de nombreux autres effets sur la santé.Selon une étude réalisée en 2020, les températures élevées à l’intérieur des bâtiments affectent plusieurs aspects de la santé humaine, avec des effets particulièrement marqués sur la santé respiratoire, la gestion du diabète ainsi que les principaux symptômes de la schizophrénie et de la démence.D’autres études montrent également qu’une exposition prolongée à des températures intérieures élevées est responsable de troubles du sommeil, d’une diminution des capacités cognitives chez les travailleurs, d’une réduction de l’apprentissage chez les élèves ainsi que d’une augmentation des violences domestiques.Davantage de recherches doivent toutefois être menées afin de permettre aux décideurs politiques, urbanistes et architectes de mieux comprendre comment réduire la chaleur extrême en milieu urbain. Parallèlement, les normes de construction et les politiques relatives à la chaleur intérieure doivent être mises à jour de toute urgence. Dans de nombreux endroits, les normes relatives à la chaleur intérieure n’existent pas ou ne prennent pas en compte les populations vulnérables ni les projections climatiques.La bonne nouvelle est qu’il est possible d’améliorer la manière dont les bâtiments et les espaces publics sont conçus et construits afin de mieux protéger les personnes vivant et travaillant à l’intérieur. Dans le même temps, de plus en plus de gouvernements, d’organisations et de communautés prennent des mesures. Par exemple : peindre les toits en blanc, garder les fenêtres couvertes pendant les heures les plus chaudes de la journée et utiliser le refroidissement passif pendant la nuit lorsque les températures extérieures baissent.Il existe également de nombreuses mesures peu coûteuses permettant de rafraîchir le corps : prendre une douche fraîche, plonger les pieds dans de l’eau fraîche, s’asperger d’eau, utiliser un refroidisseur par évaporation ou un ventilateur brumisateur, boire de l’eau froide, porter des vêtements fabriqués à partir de fibres naturelles et dormir avec un drap humide, entre autres.Dans le cadre des activités menées pour la Journée d’action contre la chaleur 2026, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge encourage également les populations à apporter un soutien actif aux personnes âgées et aux personnes atteintes de maladies chroniques pendant les périodes de chaleur extrême, en particulier celles ayant une mobilité réduite et pouvant avoir besoin d’aide pour accéder à un endroit plus frais.Comment pouvez-vous participer à la Journée d’action contre la chaleur ?En tant qu’organisation à l’origine de la Journée d’action contre la chaleur, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge encourage chaque année davantage d’activités afin de sensibiliser les populations et de les inciter à prendre des mesures concrètes pour prévenir les maladies et les décès liés à la chaleur.Qu’il s’agisse de partager des conseils pouvant sauver des vies sur les réseaux sociaux ou d’organiser un événement communautaire, il existe de nombreuses façons de s’impliquer et d’aider à #BattreLaChaleur. Découvrez-en davantage ici, inscrivez-vous pour participer et créez votre propre activité ou événement dans le cadre de la Journée d’action contre la chaleur.
Le Mouvement international de la Croix-Rouge préoccupé par l’attaque contre les volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (RDC) à Bunia
Kinshasa/Nairobi/Genève, 3 juin 2026 –La Croix-Rouge de laRDC,La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et le Comité International de la Croix-Rouge sont profondément choqués par l’attaque contre des volontaires de la Croix-Rouge, qui menaient une opération d’enterrement digne et sécurisé à Bunia le 1er juin 2026, dans le cadre de la réponse à l’épidémie de maladie à virus Ebola.Il s’agit du septième incident violent lié à la résistance de la communauté aux actions mises en œuvre dans le cadre de la riposte à la maladie à virus Ebola, recensé sur les différentes provinces affectées depuis le début de cette 17èmeépidémie. Nous condamnons cet acte inacceptable et exprimons notre solidarité et notre soutien aux volontaires touchés et à leurs familles.Les communautés à travers la RDC font face à d’immenses défis alors que l’épidémie d’Ebola continue de se propager. Nous reconnaissons la peur, l’incertitude et la frustration ressenties par de nombreuses personnes. Renforcer la confiance et maintenir le dialogue avec les communautés à travers l’engagement communautaire, restent essentiels pour maîtriser l’épidémie.Les volontaires de la Croix-Rouge sont membres des communautés qu’ils servent. Chaque jour, ils travaillent aux côtés des familles et des leaders locaux pour contribuer à prévenir la propagation d’Ebola, fournir des informations fiables et soutenir les personnes affectées par l’épidémie. Il n’y a aucune justification à ce que les volontaires soient la cible d’attaques aussi bien que le personnel humanitaire ou les moyens et infrastructures qui concourent à la riposte contre cette épidémie.Les enterrements dignes et sécurisés constituent un élément essentiel de la riposte contre Ebola. Les corps des personnes décédées d’Ebola restent hautement infectieux et, s’ils ne sont pas manipulés correctement, contribuent à la transmission de la maladie. Nous comprenons que les procédures actuelles constituent un défi pour les communautés qui souhaitent maintenir leurs rites mortuaires et nous nous efforçons de concilier l’impératif de santé publique indispensable pour endiguer la propagation de l’épidémie au respect des coutumes.La désinformation et les rumeurs suscitent la peur, sapent les efforts de santé publique et mettent en danger les communautés ainsi que les acteurs humanitaires. Un engagement continu avec les communautés et une communication transparente sont essentiels pour répondre aux préoccupations et renforcer la confiance.Le Mouvement de la Croix-Rouge appelle au respect, à l’acceptation et au soutien des volontaires de la Croix-Rouge, engagés au sein des communautés pour mener des activités humanitaires vitales. Les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge doivent être respectés et protégés en tout temps afin de pouvoir poursuivre leur travail en toute sécurité et atteindre les personnes dans le besoin.Malgré les défis, la Croix-Rouge reste engagée à travailler aux côtés des communautés pour contribuer à stopper l’épidémie et soutenir les personnes affectées.Note aux éditeursLe Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est le plus grand réseau humanitaire au monde. Neutre et indépendant, il est composé de trois grandes composantes complémentaires à savoir les Sociétés nationales ou les Croix-Rouge de chaque pays, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le réseau a pour mission de protéger la vie, la dignité et la santé des personnes victimes de conflits armés, de catastrophes naturelles et d’autres situations d’urgence.Pour plus d'informations, contactez :Croix-Rouge de la RDC (CRRDC):A Kinshasa:Kally Maluku,+24381 89 66243Fédération Internationale de la Croix-Rouge (FICR) :À Kinshasa:Cate Kamatu,+254 728 815 266À Nairobi:SusanMbalu, +254 733 827 654À Génève:Tommaso Della Longa +41 79 708 4367| Paolo Cravero +41 79 894 8396Comité international de la Croix-RougeEléonore Asomani,[email protected]+221 78 186 46 87
Déclaration du bureau Afrique de l'IFRC sur la coordination régionale face au virus Bundibugyo
Dans ce document, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), en collaboration avec ses membres des Sociétés nationales africaines, exprime son plein soutien au Communiqué du CDC Afrique et de ses États membres (Ouganda, République démocratique du Congo et Soudan du Sud) sur les efforts régionaux conjoints visant à renforcer la coordination transfrontalière pour le contrôle de l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo (BVD).
Journée mondiale de la santé mentale : en aidant les autres, une jeune volontaire a appris à s’aider elle-même
Quand Gunel Abbasova était une jeune étudiante, elle rêvait de faire quelque chose pour aider les autres. Mais pendant un certain temps, le conflit dans son pays l’a empêchée de réaliser ce rêve.« En raison de mon exil d’Aghdam, le conflit a laissé de nombreuses traces dans ma vie : mes rêves inachevés, mon enfance perdue et mon incapacité à poursuivre des études supérieures », dit-elle. « La petite Gunel avait déjà grandi, mais ses rêves ne s’étaient pas encore réalisés. J’ai toujours pensé que lorsque je serai grande, je deviendrais avocate et que j’aiderais les personnes dans le besoin. »Mais Gunel a ensuite découvert une nouvelle façon d’aider les autres, en tant que volontaire auprès de la branche du district d’Aghdam de la Société du Croissant-Rouge d’Azerbaïdjan. Gunel explique que malgré ces expériences difficiles, la Société nationale lui a donné de l’espoir et l’a aidée à réaliser son potentiel.« Le temps passait, année après année, et je perdais espoir », se souvient-elle. « Cependant, alors que mes espoirs étaient presque épuisés, j’ai rencontré par hasard une personne qui m’a parlé de la branche d’Aghdam du Croissant-Rouge d’Azerbaïdjan et m’a dit qu’il y avait un besoin de volontaires. Il m’a dit que je pouvais participer à la mission de cette communauté en tant que bénévole sans compensation financière.« Normalement, chacun d’entre nous s’attend à un soutien financier en échange du travail que nous faisons, même s’il est modeste. Mais d’une manière ou d’une autre, je n’y ai pas pensé une seconde. J’avais déjà fait mon choix. Je croyais que je me retrouverais là-bas, et en effet, je ne me suis pas trompée. Le Croissant-Rouge d’Azerbaïdjan m’est apparu comme le soleil qui brillait sur moi après la pluie. »Gunel fait désormais partie des nombreux volontaire qui contribuent à apporter un soutien psychosocial et en matière de santé mentale aux personnes dans le cadre d’un projet soutenu financièrement par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par l'IFRC.Le projet s’intitule « Combler le fossé entre les besoins communautaires et les capacités et aptitudes locales des acteurs de la société civile en Azerbaïdjan » et vise à renforcer les capacités en matière de santé mentale et de soutien psychosocial (MHPSS- Mental Health and Psychosocial Support) de la Société du Croissant-Rouge d’Azerbaïdjan.La Société nationale est rapidement devenue un lieu où elle pouvait développer ses connaissances et ses compétences. Cependant, Gunel sentait toujours qu’il lui manquait quelque chose.« Des années plus tard, j’avais abandonné l’idée d’étudier, mais j’ai commencé à me développer à la Société nationale. J’ai visité de nombreuses régions et villes, j’ai reçu une formation de formateurs professionnels et instruits et j’ai amélioré mes connaissances et mes compétences. »« J’ai commencé à me sentir plus heureuse. J’ai participé à la distribution de l’aide humanitaire, j’ai fourni les premiers soins, j’ai rencontré de nombreuses personnes et je me suis fait des amis. Mais il manquait encore quelque chose. Parfois, j’étais très faible. Parfois, je fuyais des situations car la peur de perdre ne me permettait pas d’avancer. »« Au fur et à mesure de mon évolution, j’ai commencé à me chercher moi-même. Qui suis-je ? Où suis-je ? Où devrais-je être ? Je me posais ces questions en permanence. Un jour, ils ont annoncé une nouvelle formation. Lorsque j’ai entendu le nom de la formation, une étincelle s’est produite en moi. À ce moment-là de ma vie, j’avais exactement besoin de cela : une formation en santé mentale et en soutien psychosocial. »« Maintenant, je me suis trouvé »Le domaine de la santé mentale et du soutien psychosocial l’a aidée à combler le vide qui manquait dans sa vie, lui a permis de mieux se comprendre, de devenir plus heureuse et d’améliorer ses relations avec les autres.« En suivant des formations et en participant à des activités dans ce domaine, j’ai mieux compris qui j’étais et quelles étaient mes aspirations. Au fil des années, j’ai atteint un niveau où je pouvais informer d’autres personnes sur ce sujet. En tant que volontaire du Croissant-Rouge d’Azerbaïdjan, j’ai commencé à travailler avec des enfants âgés de 5 à 12 ans dans les écoles, en organisant des séances psychosociales pour eux.Maintenant, je me suis trouvé et je sais qu’il est impossible d’être en bonne santé sans santé mentale. Je peux gérer le stress et prendre soin de moi. J’organise des séances de sensibilisation sur ce sujet pour les membres de la communauté. Si les gens sont sensibilisés à la santé mentale, cela peut les protéger des problèmes psychologiques et des traumatismes. Ils se rendent compte qu’il y a de l’espoir et de la lumière dans leur vie. »« Je suis plus forte maintenant. Je veux que les gens s’unissent et se soutiennent dans les situations difficiles, comme nous le faisons à la Société nationale. Je suis très reconnaissante à la Société du Croissant-Rouge d’Azerbaïdjan et à l’équipe de santé mentale et de soutien psychosocial qui m’ont aidée.»