Birmanie

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Communiqué de presse

Un an après le séisme au Myanmar, les intervenants locaux portent le relèvement tandis que le soutien international reste essentiel.

Yangon / Kuala Lumpur / Genève, 27 mars 2026 – Un an après qu’un violent tremblement de terre a frappé le centre du Myanmar, les communautés et les intervenants locaux continuent de faire preuve d’une force remarquable alors qu’ils se reconstruisent dans un contexte de crises multiples. Alors que des milliers de familles tentent encore de se relever après la destruction de leurs maisons, écoles et centres de santé, les conflits persistants, les difficultés économiques, les inondations et les chaleurs extrêmes aggravent les conditions de vie de millions de personnes à travers le pays.Face à ces défis, le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a été essentiel pour permettre à la Croix-Rouge du Myanmar et à son réseau de milliers de volontaires formés de rester une véritable bouée de sauvetage pour les communautés, atteignant souvent les familles les plus vulnérables dans des zones éloignées et difficiles d’accès. Le soutien de l’IFRC, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de 32 Sociétés nationales à travers le monde, ainsi que d’autres partenaires et donateurs, a permis d’apporter une assistance vitale à plus de 213 652 personnes dans 31 districts.Des volontaires locaux au cœur d’une reconstruction portée par les communautésDès les premières heures de la catastrophe, le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar se sont mobilisés pour fournir des premiers secours, des soins de santé, de la nourriture, de l’eau potable, des articles d’abri et des biens essentiels – parcourant souvent de longues distances à travers le pays pour venir en aide aux populations dans le besoin.« Un an après le tremblement de terre de mars 2025, les communautés du Myanmar continuent de faire preuve d’une force et d’une dignité remarquables », a déclaré Nadia Khoury, cheffe de délégation de l’IFRC au Myanmar.« Je viens de visiter des sites d’intervention dans 16 villages et quartiers différents, et j’ai été impressionnée de voir comment la Croix-Rouge du Myanmar travaille avec les comités communautaires, les chefs de village et ses volontaires pour répondre aux besoins prioritaires des communautés de manière inclusive, participative et digne », a-t-elle ajouté.Une assistance flexible: restaurer le choix, la dignité et accélérer le relèvementUn élément central de la réponse a été l’assistance polyvalente (multipurpose cash), qui a permis aux familles de décider elles-mêmes de leurs priorités pour reconstruire leur vie. Après avoir reçu un abri d’urgence, un soutien sanitaire et des biens essentiels, beaucoup ont utilisé ces aides pour réparer leur maison, acheter de la nourriture, remplacer des biens perdus ou payer des frais médicaux.Grâce aux solides réseaux communautaires de la MRCS, cette assistance a été efficacement déployée, y compris dans des zones difficiles d’accès. Malgré les défis liés à ces contextes, la Croix-Rouge du Myanmar a mis en place des systèmes robustes pour garantir une utilisation sûre et efficace des fonds. Au cours de l’année écoulée, l’IFRC a également introduit des outils numériques pour améliorer la transparence, renforcer les mécanismes de retour des communautés et s’assurer que l’aide atteint les personnes qui en ont le plus besoin, au moment opportun.Des abris communautaires pour une vie plus sûre et digneParallèlement, la Croix-Rouge du Myanmar a permis à des centaines de familles de construire des habitations sûres et adaptées au contexte local, grâce à une approche communautaire, avec un appui technique de la Croix-Rouge du Myanmar et de l’IFRC. Grâce à des subventions, les familles peuvent choisir des modèles d’habitation répondant aux normes de sécurité et intégrant des techniques de reconstruction plus sûre (Build Back Safer), telles que la récupération d’eau de pluie, la ventilation, les installations sanitaires et l’énergie solaire. Ces habitations, construites avec des matériaux locaux, sont conçues pour mieux résister aux catastrophes futures telles que les tremblements de terre, les inondations et les cyclones.Des besoins encore considérablesMalgré les progrès réalisés, des milliers de familles ont encore besoin de soutien pour reconstruire leurs moyens de subsistance, leurs logements et les services essentiels. La reconstruction des systèmes d’eau et d’assainissement, le rétablissement de l’accès aux soins de santé et la relance des activités génératrices de revenus nécessiteront du temps et des investissements continus.« Il reste encore énormément à faire cette année et en 2027. La réponse internationale a été remarquable. La Croix-Rouge du Myanmar a agi avec professionnalisme et expertise dans des délais rapides, et nous comptons poursuivre ce travail ensemble pour continuer à soutenir les personnes affectées par le tremblement de terre et d’autres populations vulnérables au Myanmar », a déclaré Jonathan Brass, responsable des opérations de la délégation IFRC au Myanmar.L’IFRC appelle à un soutien continuL’Appel d’urgence de l’IFRC pour le Myanmar n’est financé qu’à 29,4 %, ce qui limite la capacité à intensifier les activités de relèvement dont les communautés ont urgemment besoin. Des contributions supplémentaires sont indispensables pour permettre aux familles de poursuivre leur reconstruction dans la dignité et l’espoir.« Le relèvement est loin d’être terminé. Nous entrons maintenant dans une phase axée sur les moyens de subsistance, les abris intégrés, l’assainissement, ainsi que l’intégration de la durabilité et de la préparation aux catastrophes dans nos actions communautaires », a ajouté Nadia Khoury.Note aux rédacteurs :Visuels: photos et images vidéo (B-roll) disponiblesArticle: Un an après le séisme, reconstruire des vies et des moyens de subsistancePour plus d’informations ou pour organiser une interview : [email protected]À Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 19 271 3641À Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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Dans une petite école de la région de Sagaing, au Myanmar, les gens trouvent un refuge après un tremblement de terre dévastateur.

Quand Khin Su Wai, 26 ans, marche à travers les terrains dévastés de l’école-monastère Yadana Theingi Nun, dans la région de Sagaing, les souvenirs sont douloureux, mais sa détermination à enseigner reste intacte.« J’ai tout perdu — mes deux fils, mon mari et ma belle-mère », confie-t-elle d’une voix posée.Le 28 mars 2025, un puissant séisme de magnitude 7,2 a frappé le centre du Myanmar, détruisant des habitations et réduisant des communautés entières en ruines. L’école-monastère Yadana Theingi Nun a été l’un des lieux les plus durement touchés dans la région de Sagaing.Seize personnes ont perdu la vie à l’école, dont les proches de Khin. Enseignante bénévole dans cette école depuis plus de sept ans, Khin se souvient :« Je ne pouvais ni manger ni dormir. Je ne me reconnaissais même plus au début », raconte-t-elle.Yadana Theingi n’est pas une école monastique ordinaire. C’est un refuge qui accueillait déjà des personnes déplacées internes venues de tout le Myanmar avant même le séisme. C’est un sanctuaire pour plus de 100 élèves âgés de 5 à 18 ans, parmi lesquels de jeunes moines, des nonnes et des enfants de diverses origines ethniques telles que Chin, Paluang, Shan, Birmans et Pa-O (venus de l’Est du pays).Tout a basculé.Après le séisme, tout a changé. Autrefois assis à des pupitres dans des salles de classe, les enfants étudient désormais à même le sol, partageant un seul tableau blanc. Lorsque le bâtiment principal s’est effondré, les espaces sûrs pour dormir sont également devenus limités.« Il n’y a pas assez de places pour que les enfants dorment », explique Khin. « Nous faisons ce que nous pouvons, mais c’est très difficile. »Dans l’immédiat après le tremblement de terre, des volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar — pour beaucoup issus eux-mêmes de communautés durement touchées — se sont immédiatement mobilisés.En réponse aux demandes de la communauté, ils ont installé des tentes fournies à l'IFRC par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) grâce au financement du gouvernement de la République de Corée. Ces tentes ont offert un abri temporaire et essentiel aux personnes sinistrées, leur permettant de reconstruire progressivement leurs moyens de subsistance, leurs habitations et leurs communautés.Les volontaires de la Croix-Rouge ont également monté des tentes dans des lieux voisins comme des mosquées et des espaces communautaires dans le quartier de Poe Tan, à Sagaing.Une réponse globale entre dans une phase critiqueMais il ne s'agit là que d'une petite partie de l'aide apportée par la Croix-Rouge du Myanmar. Dans cinq États et régions touchés par le séisme (Sagaing, Mandalay, Naypyitaw, la partie sud de Shan et la partie est de Bago), les volontaires de la Croix-Rouge ont fourni des bâches, des kits d'abris, de l'aide financière, des soins de santé, de la santé mentale et un soutien psychosocial, de l'eau potable, des services d'assainissement et d'hygiène, et bien d'autres formes d'aide.Avec le soutien de l'appel d'urgence de l'IFRC et d'autres partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que d'autres donateurs, la Croix-Rouge du Myanmar a déjà fourni à près de 200 000 personnes des abris d'urgence, des soins de santé, de l'eau potable et de l'aide en espèces. Cela comprend plus de 23 000 kits d'abris, 6 000 tentes familiales et plus de 13 000 personnes bénéficiant de soins de santé, notamment grâce à des cliniques mobiles.Cent jours après le séisme, l'IFRC rend hommage au dévouement des volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar, ainsi qu'aux enseignants volontaires comme Khin Su Wai, qui ont tant donné pour aider leurs communautés à faire face à ces événements tragiques.L'IFRC appelle également à un soutien beaucoup plus important de son appel d'urgence pour le tremblement de terre au Myanmar afin de permettre à la Croix-Rouge du Myanmar d'aider un plus grand nombre de personnes à reconstruire leurs maisons, à retrouver des moyens de subsistance et à restaurer les communautés.Les 100 prochains jours seront une phase particulièrement critique étant donné que la reconstruction d'abris transitoires sûrs et de moyens de subsistance durables nécessite plus de temps et d'investissements que la phase initiale d'intervention d'urgence. Dans le même temps, la Croix-Rouge du Myanmar aidera ces communautés à se préparer à d'éventuels chocs futurs.Malheureusement, à ce jour, l'appel d'urgence de l'IFRC pour le tremblement de terre au Myanmar n'a recueilli que 22 % des fonds qui seraient nécessaires pour aider la Croix-Rouge à atteindre ces objectifs.Raviver les rêves déplacésÀ l’école-monastère Yadana Theingi Nun, la volonté de reconstruire est forte, car beaucoup aspirent à dépasser l’aide d’urgence pour reprendre la poursuite de leurs véritables rêves.« Je veux aider à reconstruire les bâtiments de manière plus sûre », confie Khaw Gay Shwe, 16 ans, moine novice et élève de l’école. Khaw a dû fuir l’État Chin en raison de troubles civils. Sa matière préférée est l’anglais et il rêve d’étudier à l’étranger pour devenir ingénieur civil.Un autre novice de 12 ans, Aung Khant, souhaite devenir enseignant comme Khin. Comme beaucoup d’élèves, Aung Khant aide à dégager les débris du bâtiment effondré en dehors des heures de classe.Pendant ce temps, les jeunes moines novices dorment en sécurité la nuit sous les tentes. « Les novices adorent vraiment les tentes », dit Khin avec un rare sourire. « Ils ne sont pas forcés d’y dormir — ils le veulent. Pour eux, c’est amusant. »Pendant la journée, les enfants ne restent pas dans les tentes à cause de la chaleur accablante de 40 degrés Celsius. Mais la nuit tombée, ces abris se transforment en lieux de repos et de réconfort.Pour Khin, il n’est pas question de revenir en arrière. « Je prévois de continuer à être bénévole dans cette école pour le reste de ma vie », dit-elle. « Je n’ai nulle part ailleurs où aller. Même si c’est douloureux, je ferai de mon mieux pour avancer.« Je suis vraiment reconnaissante envers les volontaires et les donateurs qui ont offert des tentes à notre école comme abri temporaire. Il reste encore de nombreux besoins essentiels, de la reconstruction de l’école à l’acquisition de matériel pédagogique et de nourriture. Mais pas à pas, nous reconstruirons. »En savoir plus sur l'appel d'urgence de l'IFRC pour le tremblement de terre au MyanmarAutres articles sur le tremblement de terre de MyanmarIn the wake of Myanmar earthquake, a mother finds strength in helping othersUne histoire de deux émotions : en Birmanie, en rendant visite aux personnes dont la vie a été bouleversée par le séisme du 28 mars, je suis partagée entre l’espoir et la peur.De la salle de classe à la ligne de front : Au lendemain d'une crise, « Teacher Honey » passe du statut d'éducateur à celui d'intervenant d'urgenceSéisme au Myanmar : un mois après, les besoins restent énormesConditions éprouvantes au Myanmar, où les besoins humanitaires restent élevés à la suite du tremblement de terre dévastateurUne semaine après : L'IFRC intensifie sa réponse au tremblement de terre au Myanmar face à l'ampleur des besoins humanitairesMyanmar Red Cross races against time to save lives after the earthquakeUn puissant tremblement de terre secoue le centre du Myanmar: La Croix-Rouge intervient

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« Une histoire de deux émotions : en Birmanie, en rendant visite aux personnes dont la vie a été bouleversée par le séisme du 28 mars, je suis partagée entre l’espoir et la peur. »

Par Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRCLa jeune fille se tenait à l'écart, regardant les autres enfants danser et rire. Elle avait les mains serrées le long du corps et les yeux fixés sur le sol. Elle ne semblait pas être à sa place. C'est alors que deux jeunes volontaires de la Croix-Rouge de Myanmar l'ont remarquée. Sans un mot, ils se sont approchés et ont commencé à danser à côté d'elle, avec respect, en douceur et sans pression. En peu de temps, la jeune fille s'est retrouvée sous les feux de la rampe, riant et sautant avec les autres comme si elle avait toujours fait partie du groupe. Ce moment est représentatif de ce que j'ai vu lors de mon voyage à travers le Myanmar la semaine dernière : un moment où la peur cède la place à l'espoir. Lorsque nous nous sommes arrêtés pour rendre visite aux habitants des villages et des villes les plus durement touchés par le tremblement de terre du 28 mars et ses répliques, je me suis souvent sentie déchirée entre deux émotions fortes et contradictoires. D'une part, j'ai ressenti un sentiment d'espoir palpable. Je l'ai vu sur les visages chaleureux et accueillants de personnes vivant dans des conditions désespérées, mais capables de conserver leur détermination, leur humanité et leur dignité.D'autre part, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir une inquiétude tenace, voire de l'effroi, lorsque les gens ont expliqué que le tremblement de terre avait emporté une grande partie de ce qui leur était le plus cher - maisons, proches, moyens de subsistance et sentiment de sécurité.Ces sentiments sont difficiles à concilier car, dans de nombreux endroits, si l'espoir est présent, la peur de l'avenir est aussi très profonde et compréhensible. En voyageant par la route de Sagaing à Mandalay, puis à Naypyitaw et Yangon, j'ai vu des maisons, j'ai vu des maisons, déjà à moitié détruites par le tremblement de terre, s'effondrer complètement sous l'effet de la pluie. Dans de nombreux cas, les personnes qui avaient déjà été déplacées par des crises antérieures sont maintenant obligées de repartir à zéro.Beaucoup vivent dans des tentes ou des maisons surpeuplées, font face à la chaleur croissante et n'ont pas accès à l'eau potable, les puits s'asséchant. Combinées à l'arrivée de la mousson, ces conditions favorisent l'apparition de maladies telles que le choléra et la diarrhée aqueuse aiguë.Comment pouvons-nous anticiper cette situation ? Pouvons-nous obtenir les ressources nécessaires pour anticiper les pluies à venir ? Comment pouvons-nous contribuer à apaiser les craintes des populations et leur donner de solides raisons d'espérer ? Telles sont les questions urgentes que j'ai posées aux autorités locales, aux partenaires humanitaires, aux collègues de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et aux donateurs.Que faisons-nous pour aider?La bonne nouvelle, c'est que tout au long de mon voyage au Myanmar, j'ai été témoin de la mise en œuvre d'une réponse humanitaire très solide. Malgré les difficultés, les fondations sont solides.Dans toutes les communautés que j'ai visitées, la Croix-Rouge du Myanmar, soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, travaillait sans relâche pour aider les personnes dans le besoin. Fait remarquable, elle a accès à 80 % des zones touchées par le tremblement de terre, et son personnel et ses bénévoles dévoués distribuent de la nourriture, de l'eau et d'autres fournitures.J'ai vu la Croix-Rouge du Myanmar organiser des cliniques mobiles, réparer des points d'eau et créer des espaces accueillants pour les enfants, où ils peuvent se sentir à l'aise et heureux. J'ai vu la Croix-Rouge du Myanmar atteindre tout le monde, quelles que soient ses origines ou ses croyances. Nous avons visité des églises, des mosquées et des temples. Ce soutien inclusif renforce la cohésion sociale et, surtout, la résilience des communautés. J’ai été témoin d’une générosité incroyable : des volontaires, eux-mêmes touchés par la catastrophe, se sont immédiatement mobilisés et restent pleinement engagés.Mais pour transformer cet espoir en changement durable, nous avons besoin de davantage d’abris, d’espaces sûrs pour les femmes et les filles, et d’un renforcement de l’accès aux services de santé. Cela implique un meilleur accès aux médicaments essentiels et des mesures de prévention des maladies plus solides pour les communautés vulnérables.Nous devons poursuivre notre aide financière cruciale et augmenter la distribution d’articles ménagers essentiels.Nous devons également continuer à renforcer notre approche intégrée de la protection : garantir la dignité dans chaque réponse, proposer des services de protection aux groupes à risque, et élargir les mécanismes de retour d’information pour les personnes que nous aidons.De retour à Genève, je ne cesse de penser aux personnes que j’ai rencontrées dans les villages et les camps à travers le Myanmar. Je ressens encore un mélange d’émotions. Car avec l’arrivée imminente de la saison des pluies, le temps ne joue pas en notre faveur.Mais dans l’ensemble, je suis revenu de ce déplacement plein d’espoir.Si nous parvenons à mobiliser suffisamment de soutien, la Croix-Rouge du Myanmar et ses volontaires sont plus que prêts à poursuivre, et même à intensifier leurs efforts pour fournir une aide vitale à leurs communautés.Bien que la fenêtre d’action soit étroite, la force de l’action collective est immense. Avec de la solidarité et un appui apporté à temps, nous pouvons contribuer à sauver des vies et à restaurer la dignité là où elle est le plus nécessaire.

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De la salle de classe à la ligne de front : Au lendemain d'une crise, « Teacher Honey » passe du statut d'éducateur à celui d'intervenant d'urgence

Depuis treize ans, Honey Thin, affectueusement appelée « Teacher Honey » par ses élèves et collègues, consacre sa vie à l'éducation.En tant que directrice adjointe et responsable du département d’anglais à l’école internationale Sunflower Myanmar de Mandalay, elle joue un rôle essentiel dans la formation des jeunes esprits, enseignant l’anglais dans le cadre du programme du Certificat général international de l'enseignement secondaire (IGCSE).Mais lorsque qu’un violent tremblement de terre a frappé sa ville natale de Mandalay, la vocation de Teacher Honey a dépassé les murs de la salle de classe. Elle se souvient encore avec précision du jour où le séisme a frappé, le 28 mars 2025.« J’étais à l’école après la pause déjeuner, sur le point de retourner dans ma classe, lorsque le sol a commencé à trembler », se souvient-elle.Honey a rapidement rassuré ses deux collègues qui se trouvaient avec elle, leur demandant de rester calmes, pensant qu’il ne s’agissait que d’une légère secousse, comme celles qu’elle avait déjà connues.Cependant, les secousses se sont rapidement intensifiées, si bien qu’elle et son équipe se sont abritées sous leurs bureaux pour se protéger.Lorsque le tremblement s’est calmé, un autre enseignant a ouvert la porte et a demandé à tout le monde d’évacuer immédiatement, sans prendre le temps de récupérer leurs affaires. Ensemble, ils ont conduit plus de 400 élèves, âgés de cinq à quinze ans, du troisième étage vers la sortie. Par chance, tous ont pu sortir sains et saufs, sans aucune blessure.Ce n’était pas la première expérience de Honey dans le domaine de l’aide humanitaire. En septembre 2024, elle et son équipe scolaire avaient collaboré avec la Croix-Rouge du Myanmar pour fournir des articles de première nécessité aux familles touchées par les inondations dans la région de Mandalay, lors du passage du typhon Yagi.Cette première collaboration, qui marquait également son tout premier contact avec la Croix-Rouge du Myanmar, l’avait profondément marquée et avait renforcé sa volonté de jouer un rôle plus actif lorsque le tremblement de terre a frappé.« Avant le séisme, mes journées étaient rythmées par l’enseignement, les études, la gestion de l’équipe pédagogique et la communication avec les parents », confie Honey. Cependant, face à l’ampleur des destructions causées par le tremblement de terre, elle a ressenti un profond besoin d’agir davantage.Dix jours seulement après la catastrophe, elle a rejoint la Croix-Rouge du Myanmar en tant que volontaire, déterminée à contribuer aux efforts de secours et de relèvement dans sa communauté.« Je suis une personne ordinaire. Au début, je me suis sentie perdue et frustrée pendant le tremblement de terre, ne sachant pas s’il fallait rester ou fuir. Mais je me suis calmée et j’ai trouvé la force de résister. J’ai compris que la communauté avait besoin de nous et j’ai décidé d’aider du mieux que je pouvais. C’est pour cela que j’ai choisi de devenir volontaire à la Croix-Rouge. »Aujourd’hui, Teacher Honey conjugue son rôle dans l’éducation avec son engagement humanitaire. Elle soutient les efforts de réponse au tremblement de terre en pulvérisant des pesticides pour prévenir les maladies, en assistant les cliniques mobiles, en distribuant de l’eau potable purifiée et en menant des évaluations communautaires pour identifier les besoins urgents.À travers toutes ces expériences, elle a été confrontée à un large éventail de défis humanitaires bien au-delà de sa salle de classe.« En seulement six jours, j’ai travaillé dans six endroits différents et assuré six missions différentes. Je suis à la fois excitée et fière de moi », confie Honey.Après le tremblement de terre, Teacher Honey a poursuivi l’enseignement en ligne, veillant à ce que l’apprentissage de ses élèves ne soit pas interrompu.Malgré les nombreux défis engendrés par la catastrophe, elle reste fidèle à son engagement envers l’éducation. Grâce aux plateformes numériques, elle maintient le lien avec ses élèves, leur offrant une continuité pédagogique malgré les conséquences du séisme.Pour Teacher Honey, l’éducation ne se limite pas aux leçons données en classe : elle constitue un vecteur de stabilité, d’espoir et de compétences essentielles à la vie, même en période de crise. Cette approche s’inscrit dans les principes de l’initiative d'éducation de la Croix-Rouge (RED Education), une initiative mondiale portée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), qui vise à renforcer l’accès à l’éducation dans les espaces formels et non formels pour les enfants et les jeunes, avant, pendant et après les catastrophes ou crises. Elle promeut la résilience communautaire, le partage des connaissances et l’autonomisation des communautés.« Avant, mon monde se limitait essentiellement à la salle de classe — un petit espace. Aujourd’hui, je vois l’impact beaucoup plus large que nous pouvons avoir, même au milieu des bâtiments en ruine et des vies bouleversées. »

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Communiqué de presse

Séisme au Myanmar : un mois après, les besoins restent énormes

Mandalay/Yangon/Kuala Lumpur/Genève, 28 avril - Un mois après le séisme dévastateur de magnitude 7,7 qui a frappé le centre du Myanmar le 28 mars 2025, les besoins humanitaires restent immenses dans un pays qui est à la fois en deuil et confronté à de nouvelles menaces - avec l'arrivée imminente de la saison des cyclones et de la mousson. L'IFRC, la Croix-Rouge du Myanmar et les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continuent de travailler intensément au cœur des communautés les plus touchées pour veiller à ce que les besoins essentiels soient satisfaits.Les conditions sur le terrain restent très difficiles. Plus de 50 000 bâtiments ont été détruits et de nombreux autres se sont partiellement effondrés ou risquent de s'effondrer. Plus de 198 000 personnes ont été déplacées et continuent de vivre à l'extérieur par des températures allant jusqu'à 40 degrés Celsius, avec la peur écrasante de nouvelles répliques. La saison des cyclones au Myanmar commence quelques jours plus tard, exposant les populations côtières à des vents et des pluies violents, laissant les familles face aux risques d'inondations, de glissements de terrain et de chaleur extrême.L'aide humanitaire immédiate reste vitale, et les efforts de l'IFRC se concentrent désormais sur les besoins de relèvement rapide. Il s'agit notamment de l'accès à des abris plus permanents répondant aux besoins fondamentaux des populations, ainsi que de l'accès durable à l'eau et à l'assainissement et du soutien à la restauration des moyens de subsistance détruits. Ces besoins à moyen et long terme deviennent un axe important des efforts de l'IFRC, qui travaille avec la Société de la Croix-Rouge du Myanmar et les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).L'étendue géographique et l'ampleur de la catastrophe - plus de 1,3 million de personnes touchées dans cinq États et régions du pays - signifient qu'un financement international supplémentaire est nécessaire de toute urgence.L'IFRC a lancé un appel d'urgence de 100 millions de francs suisses immédiatement après la catastrophe, dont la majeure partie sera investie sur deux ans pour venir en aide à 100 000 personnes. Cet appel est lancé dans un pays où la population a été confrontée à de multiples chocs ces dernières années, notamment à des inondations sans précédent il y a seulement sept mois et à des hostilités persistantes. Mais à ce jour, cet appel de la FICR n'est financé qu'à hauteur de 15 %, ce qui laisse un vide considérable.L'IFRC et laCroix-Rouge du Myanmar sont actives depuis le premier jour et continuent de fournir des services humanitaires complets à Bago, Mandalay, Naypyidaw, Sagaing et dans le sud de la province de Shan. La Croix-Rouge du Myanmar a accès à la grande majorité des zones touchées par le tremblement de terre et a procédé à des évaluations rapides des besoins avec l'IFRC et en coordination avec les agences humanitaires. Les principaux besoins identifiés sont les soins de santé, les abris, la nourriture, l'eau et l'assainissement, la fourniture d'argent liquide et d'articles de secours d'urgence, tout en répondant aux besoins spécifiques des jeunes, des personnes âgées et des personnes vivant avec un handicap.À ce jour, plus de 84 000 personnes ont bénéficié de l'aide de la Croix-Rouge du Myanmar. Plus de 20 000 litres d'eau potable sont distribués chaque jour et 250 tonnes d'articles de secours sont arrivées dans le pays. L'IFRC a également déployé 24 membres du personnel d'intervention rapide de son réseau de Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont 65 % de femmes. Mais si les besoins immédiats restent critiques, le rétablissement du Myanmar sera un long chemin, avec un soutien international fort nécessaire dans les mois à venir.« L'assistance initiale et la couverture complète des besoins sont essentielles pour permettre aux populations de commencer à reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance dans un contexte où le temps est compté », a déclaré Nadia Khoury, chef de la délégation de l4IFRC au Myanmar.« Avant le tremblement de terre, la Croix-Rouge du Myanmar était déjà présente dans une grande partie des zones sinistrées et continuera de l'être, aidant les communautés dans des camps temporaires, des monastères, des mosquées et des églises. Ses volontaires inspirés et dévoués ont la confiance, la portée et les connaissances locales nécessaires pour faire une réelle différence dans les communautés touchées. Mais il ne s'agit pas seulement de répondre aux besoins immédiats - le chemin vers le rétablissement de ces populations sera long. L'investissement est essentiel, non seulement pour aujourd'hui mais aussi pour l'avenir».Le travail de relèvement constitue la majeure partie de l'appel de 100 millions de francs suisses. Il s'agit notamment de rétablir les moyens de subsistance et la résilience des communautés - aide en espèces et en bons d'achat, abris provisoires, assainissement, soutien à l'agriculture et formation professionnelle. La réduction des risques de catastrophes au niveau communautaire, la santé publique dans les situations d'urgence, la réhabilitation des infrastructures communautaires telles que les cliniques, les écoles et l'accès à l'eau seront également planifiées grâce à des investissements dans les acteurs humanitaires nationaux tels que la Croix-Rouge du Myanmar, qui sont en mesure de fournir l'aide humanitaire la plus efficace et la plus percutante.L'IFRC remercie ses donateurs et ses Sociétés membres de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour leur soutien précieux sous forme de ressources en nature et de financement.L'IFRC continue d'appeler les donateurs, les partenaires et la communauté internationale à apporter leur soutien pour répondre aux besoins de la population du Myanmar, aujourd'hui et dans les mois à venir.Pour plus d'informations sur les opérations de secours en cours au Myanmar ou pour organiser une interview, veuillez contacter : [email protected] Yangon:Swe Zin Myo Win,+95 979 595 6050A Kuala Lumpur:Maryann Horne, +61 476 006 007A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67 Hannah Copeland, +41 76 236 91 09Note aux éditeursLe matériel audiovisuel est disponible sur ce lien.

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Urgence

Myanmar: Tremblement de terre

Un tremblement de terre dévastateur d'une magnitude de 7,7 a frappé le centre du Myanmar le 28 mars à 13h10 heure locale, son épicentre se situant à seulement 17 kilomètres de Mandalay. Il a été suivi d'une puissante réplique d'une magnitude de 6,4, qui a intensifié les destructions. Des bâtiments entiers se sont effondrés, des infrastructures essentielles ont été gravement endommagées et les communications restent coupées dans de nombreuses régions. La Croix-Rouge du Myanmar a activé ses centres d'opérations d'urgence et déployé des volontaires pour les opérations de recherche et de sauvetage. L'ampleur de la catastrophe n'est pas encore connue, mais les premiers rapports font état de besoins humanitaires importants. Votre contribution soutiendra la Croix-Rouge du Myanmar dans ses efforts pour secourir les survivants, apporter des soins urgents et aider les gens à se rétablir.

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Myanmar: Tremblement de terre

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Communiqué de presse

Une semaine après : L'IFRC intensifie sa réponse au tremblement de terre au Myanmar face à l'ampleur des besoins humanitaires

Yangon/Kuala Lumpur/Genève, 4 avril 2025 - Une semaine après le tremblement de terre catastrophique qui a frappé le Myanmar, les besoins humanitaires dans le pays restent critiques. En réponse, l'IFRC a immédiatement débloqué deux millions de francs suisses de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) afin de soutenir ses activités de sauvetage et a lancé un appel d'urgence pour 100 millions de francs suisses supplémentaires, appelant les donateurs et les partenaires à faire face à l'ampleur considérable de la catastrophe. Avec le soutien du réseau de l'IFRC, la Croix-Rouge du Myanmar est présente dans la zone d'impact, opérant des cliniques mobiles, des unités de purification de l'eau, des ambulances, et fournissant des articles de secours d'urgence, des abris et des kits d'hygiène à Mandalay et Sagaing.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) mobilise également des unités d'intervention d'urgence de son réseau mondial afin de fournir une expertise technique spécialisée et une assistance vitale dans les zones les plus durement touchées.L'énormité de la dévastation causée par le tremblement de terre du Myanmar commence à peine à se manifester. Il s'agit de l'une des pires catastrophes soudaines survenues dans la région Asie-Pacifique au cours des dernières décennies, qui a touché environ 17 millions de personnes vivant dans les 57 communes les plus touchées du Myanmar. Des quartiers entiers ont été rasés et les bâtiments encore debout ne sont pas sûrs. Les réseaux de télécommunications sont toujours hors service dans la plupart des zones touchées. En outre, la chaleur est extrême - plus de 40 degrés Celsius - et les saisons des cyclones et de la mousson sont imminentes.Les opérations de secours d'urgence se poursuivent dans toutes les zones touchées. Les équipes locales de la Croix-Rouge du Myanmar sont intervenues immédiatement après le tremblement de terre. Elles ont été renforcées par des unités d'intervention rapide et des centaines de volontaires qui ont travaillé main dans la main avec les organisations communautaires locales et d'autres travailleurs d'urgence. « Les besoins sont inimaginables », déclare Nadia Khoury, chef de la délégation de l'IFRC au Myanmar. « Notre réponse doit être à la hauteur de l'ampleur de la catastrophe, aujourd'hui et à long terme.« Notre réponse est complémentaire à celle d'autres acteurs et communautés, conscients de l'ampleur de la tâche qui nous attend. Notre expertise technique unique en matière de réponse aux catastrophes et de relèvement doit laisser un héritage aux communautés vulnérables qui ont déjà subi tant de dévastations au fil des ans. Après la phase initiale d'intervention d'urgence, nos opérations et nos programmes seront mis en œuvre de la manière la plus durable possible, en renforçant la capacité des acteurs locaux et des communautés à mieux se préparer à la prochaine catastrophe », a ajouté Nadia Khoury.Les besoins les plus critiques sont l'eau potable, l'assainissement, les soins médicaux (la plupart des infrastructures de santé ayant été détruites), les abris et l'accès aux produits de première nécessité. Les patients sont soignés en plein air. La plupart des familles continuent de dormir dehors, craignant que les bâtiments fissurés ne continuent de s'effondrer. Le manque d'eau potable, d'assainissement et d'élimination des déchets augmente les risques de diarrhée, de choléra et d'autres maladies dans les zones les plus touchées, tandis que les routes restent coupées dans de nombreuses régions isolées. Les cicatrices du tremblement de terre ne sont pas seulement physiques. La Croix-Rouge du Myanmar a également apporté les premiers soins, un soutien psychologique et une aide aux victimes de traumatismes - un élément essentiel pour permettre aux communautés de se remettre mentalement d'une telle catastrophe jusqu'à ce qu'elles puissent lentement reconstruire leur vie. Le Myanmar a connu des années d'instabilité politique, de récession économique et de besoins humanitaires. Les habitants des zones touchées sont déjà confrontés aux conséquences durables des inondations de l'année dernière. Les jours, les semaines et les mois à venir seront déterminants pour la population du Myanmar. Un ensemble de photos et de vidéos est disponible à l'adresse suivante : https://shared.ifrc.org/collections/_VPvO0r5q Pour plus d'informations ou pour demander une interview, veuillez contacter : [email protected]À Kuala Lumpur Afrhill Rances +60 19 271 3641 A Genève Tommaso Della Longa +41 79 708 43 67 Scott Craig +41 76 370 35 75

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Un puissant tremblement de terre secoue le centre du Myanmar: La Croix-Rouge intervient

Un puissant tremblement de terre, d'une magnitude de 7,7 sur l'échelle de Richter, a frappé le centre du Myanmar à 13h10, heure locale, le 28 mars, causant d'importants dégâts aux habitations, à l'effondrement des bâtiments et aux infrastructures. L'épicentre du séisme se trouvait à environ 17 kilomètres de Mandalay, la deuxième ville du pays. Les équipes d'intervention d'urgence de la Croix-Rouge du Myanmar ont été immédiatement déployées pour fournir des soins d'urgence aux personnes blessées ou à la recherche de proches disparus. Les équipes continuent d'évaluer l'impact sur les personnes touchées par le tremblement de terre. Une forte réplique de magnitude 6,4, survenue à peine 12 minutes plus tard, a intensifié la dévastation, endommageant davantage les structures à Mandalay et Sagaing, compliquant les efforts de sauvetage et faisant craindre de nouvelles victimes. L'étendue des dégâts n'est pas claireL'étendue des destructions et le nombre officiel de victimes ne sont pas encore clairs, mais des dommages importants à des infrastructures clés ont été confirmés :Le pont automobile de Sagaing, qui sert de lien principal avec Mandalay, s'est effondré, ce qui complique encore l'intervention des secours;L'aéroport de Mandalay aurait été touché, mais l'étendue des dégâts n'est pas encore claire.L'université de Mandalay et l'ancien mur du palais de Mandalay se sont effondrés;Le bâtiment du siège de la société de la Croix-Rouge du Myanmar à Nay Pyi Taw et le centre d'opérations d'urgence de Mandalay ont été endommagés;Les communications téléphoniques ont été coupées à Mandalay, Sagaing et dans le sud de l'État Shan, ce qui a entraîné le blocage de l'internet et l'instabilité de la connectivité téléphonique.Regardez cette vidéo de Marie Manrique, chef de délégation par intérim de l'IFRC au Myanmar :Afin de renforcer son soutien, l'IFRC a lancé un appel d'urgence de 100 millions de francs suisses pour aider 100 000 personnes (20 000 ménages) en leur apportant des secours vitaux et un soutien au relèvement rapide au cours des 24 prochains mois. Deux millions de francs suisses ont été débloqués par le biais du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF) afin de soutenir l'opération immédiatement.L'impact du tremblement de terre a dépassé les frontières du Myanmar.À Bangkok, en Thaïlande, à près de 800 kilomètres de là, les secousses ont provoqué des évacuations massives d'immeubles de grande hauteur. La réplique a contribué à accroître l'instabilité, et un gratte-ciel partiellement construit dans le quartier de Chatuchak s'est effondré, sans que l'on connaisse le nombre d'ouvriers qui s'y trouvaient. Les services de métro et de métro léger ont été temporairement suspendus par mesure de sécurité. Les secousses ont également été ressenties dans plusieurs pays, entraînant des évacuations et une panique généralisée.Le premier ministre thaïlandais a déclaré l'état d'urgence à Bangkok, invitant les habitants à évacuer les bâtiments élevés en raison du risque de répliques. Les autorités évaluent la sécurité des infrastructures et les opérations aériennes à l'aéroport Suvarnabhumi devraient connaître des retards dans les jours à venir.

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Meilleures amies pour toujours : Deux femmes, amies depuis l'enfance, consacrent leur vie à aider les autres

Cho Cho Aye et Phu Ngon Wai sont les meilleurs amis du monde depuis l'enfance.Aujourd'hui âgés de 26 ans, elles partagent plus que de simples souvenirs d'enfance ; elles partagent un profond engagement dans le service humanitaire en tant que volontaires à la section de la Croix-Rouge du canton de Kyite Ma Yaw, dans l'État de Mon.Leur parcours au sein de la Croix-Rouge a commencé en 2014, juste après avoir terminé leurs études secondaires et participé à une session de formation de base de la Croix-Rouge dans leur communauté. Au-delà de leur travail humanitaire, Cho conçoit et fabrique des vêtements, tandis que Phu dirige une entreprise en ligne qui vend des vêtements pour femmes.Un engagement partagéElles partagent également un engagement profond à soutenir leur communauté par le biais de leur travail de volontariat humanitaire. Elles ont une connaissance directe des graves conséquences que les crises liées au climat, telles que les tempêtes et les inondations, peuvent avoir sur les personnes et les communautés.Cho se souvient d'une expérience pénible vécue lors des inondations de juin 2024.« Le rez-de-chaussée de ma maison était inondé et ma famille était coincée à l'intérieur », se souvient-elle. « Je ne pouvais pas sortir, mais j'étais certaine que mes amis étaient là, à secourir les gens. Comparée à d'autres maisons, la mienne était encore en bon état. Dès que j'ai pris contact avec eux, j'ai participé aux opérations de sauvetage, en évacuant les voisins inondés et en distribuant de la nourriture et de l'eau ».« Il s'agit de reconnaître les efforts invisibles... J'essaie toujours d'être celle qui peut apporter un soutien pour qu'ils puissent vivre sans dépendre de personne ».Phu Ngon Wai, volontaire de la Croix-Rouge du MyanmarLe Myanmar est l'un des pays d'Asie les plus exposés aux catastrophes. Pendant la mousson, de mai à octobre, le pays est particulièrement vulnérable aux inondations et aux glissements de terrain, qui touchent des milliers de personnes. En fait, près de 95 % des précipitations annuelles totales du pays se produisent pendant la mousson, souvent accompagnée de tempêtes tropicales.En juillet 2024, les fortes pluies de mousson ont fait déborder de nombreuses rivières et voies d'eau, provoquant de graves inondations dans tout le pays. Ces inondations sans précédent ont fait des victimes et touché plus de 100 000 personnes dans les zones rurales et urbaines du pays.La Croix-Rouge du Myanmar et l'IFRC ont réagi rapidement. Grâce à une allocation de 825 000 francs suisses du Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF), la Société de la Croix-Rouge du Myanmar a fourni des secours immédiats et une aide au relèvement rapide dans les zones les plus touchées.« Voir leurs sourires nous rend heureux. C'est cet état d'esprit de la Croix-Rouge qui nous permet d'aller de l'avant - d'être là pour les personnes qui ont le plus besoin de nous.Cho Cho Aye, volontaire de la Croix-Rouge du MyanmarCes catastrophes entraînent souvent des déplacements massifs dans les villages et les villes, en particulier dans les zones de basse altitude comme le canton de Kyite Ma Yaw dans l'État de Mon, au sud-est du Myanmar, où se trouve le quartier de Cho et Phu, qui compte 100 maisons. Faisant partie d'une équipe de jeunes volontaires dévoués de la Croix-Rouge, la majeure partie du travail de Cho et Phu consiste désormais à s'engager auprès des communautés locales pour qu'elles se préparent avant qu'une catastrophe ne se produise.Ces deux volontaires ont passé une grande partie de leur vie à acquérir des compétences pour rester en sécurité, changer leur communauté et s'épanouir. Tout au long de leur parcours à la Croix-Rouge, par exemple, ils ont reçu une formation approfondie en matière de premiers secours et de sauvetage aquatique, qui sont essentiels lors des interventions d'urgence.« J'ai grandi en nageant, je n'ai donc pas peur de l'eau. C'est ma force. Je pense que si les hommes peuvent le faire, les femmes le peuvent aussi », a déclaré Cho avec assurance.Toutes deux sont convaincues que les femmes jouent un rôle clé en tant que leaders dans l'autonomisation des communautés. Un proverbe dit : « Derrière chaque grand homme, il y a une grande femme », déclare Phu. « Mais pourquoi derrière ? Il y a un fossé. Il s'agit de reconnaître les efforts invisibles. Non seulement pour notre communauté, mais aussi pour mes collègues et mes amis, j'essaie toujours d'être celle qui apporte son soutien pour qu'ils puissent vivre sans dépendre de personne. Le soutien doit aller dans les deux sens.Qu'il s'agisse de secourir des personnes lors d'inondations ou de livrer des fournitures essentielles, Cho et Pu n'hésitent jamais à répondre à l'appel à l'aide, que ce soit de la part de la section de la Croix-Rouge ou d'autres groupes caritatifs. Leur dévouement les a rendus célèbres et respectés dans le canton.« Lorsque nous livrons de la nourriture à leur domicile, ils attendent déjà à la porte », explique Cho. « Voir leurs sourires nous rend heureux. C'est cet état d'esprit de la Croix-Rouge qui nous fait avancer - être là pour les gens qui ont le plus besoin de nous. »Alors que Cho rêve de devenir styliste et que Phu vise à développer son commerce en ligne, leur engagement dans l'action humanitaire reste inébranlable.« Nous sommes déterminés à continuer à faire du bénévolat pour la Croix-Rouge aussi longtemps que nous vivrons », dit-elle.Leur dévouement a renforcé la branche de la Croix-Rouge du canton de Kyite Ma Yaw, incitant d'autres personnes à la rejoindre. Aujourd'hui, la section compte 20 volontaires, et de nombreuses jeunes femmes ont décidé de devenir des humanitaires.« Je suis convaincue qu'ensemble, nous pouvons construire un avenir plus inclusif et plus autonome ! a déclaré Phu.Comment pouvez-vous vous impliquer ?En savoir plus sur le volontariat au sein du réseau de l'IFRCEn savoir plus sur les efforts de préparation aux catastrophes au sein du réseau de l'IFRCEn savoir plus sur la Journée internationale de la femme à l'IFRC

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Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge : Comment les principes humanitaires contribuent à faire vivre notre humanité en période de division au Myanmar

Le Dr Chaw Khin n'était qu'en cinquième année lorsqu'elle a participé à une formation aux premiers secours parrainée par la Société de la Croix-Rouge du Myanmar, jetant ainsi les bases d'un engagement à vie en faveur des principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Plus tard, au cours de ses études universitaires, elle a commencé à participer activement aux activités de la Croix-Rouge au sein de sa communauté. Aujourd'hui, âgée de 66 ans, Mme Chaw préside le comité de supervision de la Croix-Rouge de la région de Magway. Son approche transparente et l'accent mis sur les principes fondamentaux ont ouvert la voie à une réponse efficace dans une période d'incertitude et de crises récurrentes.En février 2021, le paysage politique et humanitaire a radicalement changé au Myanmar. Déjà confrontée à l'impact continu du COVID-19 et à des conditions économiques difficiles, la région de Magway a été touchée par des affrontements entre diverses factions, entraînant le déplacement de milliers de personnes.Sans se décourager, le Dr Chaw a navigué dans cet environnement complexe, menant des sessions de diffusion sur les principes humanitaires afin d'établir la confiance avec les personnes touchées par ces crises, ainsi qu'avec tous les autres groupes, organisations et agences impliqués.Selon le Dr Chaw, le principe d'indépendance, qui signifie que la Croix-Rouge se concentre uniquement sur son mandat d'aide aux personnes dans le besoin et ne fait partie de l'agenda d'aucun groupe particulier, constitue un fondement essentiel."Il est important de promouvoir et de souligner en permanence l'indépendance de la Croix-Rouge du Myanmar dans toutes les formes d'engagement avec tous les partenaires, qu'ils soient formels ou informels", explique le Dr Chaw.C'est particulièrement important lorsque les différents secteurs de la communauté ne se font pas confiance. "Le plaidoyer auprès des autorités locales et de la communauté a conduit à une meilleure acceptation dans la majeure partie de la région de Magway, mais certaines zones sont encore en proie à la haine entre les différentes parties au conflit", dit-elle.Cette méfiance et cette division sont l'une des raisons pour lesquelles l'ACAPS, une organisation qui cherche à aider les humanitaires à prendre des décisions éclairées, a classé le Myanmar comme l'un des cinq pays du monde soumis à des "contraintes extrêmement sévères" en termes d'accès humanitaire.Ces difficultés affectent également la Croix-Rouge du Myanmar, et c'est pourquoi les négociations et le dialogue transparents et persistants du Dr Chaw avec de nombreux groupes et communautés sont si importants.Soutenir les volontairesLes volontaires de la Croix-Rouge du Myanmar faisant partie des communautés qu'ils servent, ces troubles et bouleversements les ont également touchés. Nombre d'entre eux ont été déplacés de leur commune. Mme Khin s'est donné pour priorité de rester en contact avec ses volontaires et de veiller à ce qu'ils bénéficient du plus grand soutien possible.La tenue à jour des cartes d'enregistrement des volontaires, un processus qu'elle a supervisé avec diligence en tant que responsable, a permis de garantir un soutien continu aux volontaires, même dans des circonstances nouvelles et difficiles.De la pandémie aux tempêtesLe véritable impact du leadership du Dr Chaw s'est manifesté lors des distributions d'aide aux communautés vulnérables. Pendant la pandémie, elle a présidé le comité d'intervention COVID-19 dans la région de Magway. À ce titre, elle a contribué à établir de solides relations avec les communautés et à gagner la confiance des autorités locales.En mai 2023, le cyclone Mocha - ex aequo avec le cyclone Fani de 2019, le plus puissant jamais enregistré dans le nord de l'océan Indien - a fait des ravages dans l'ouest et le nord-ouest du Myanmar, apportant de nouvelles souffrances à des communautés en difficulté.Pendant toutes ces épreuves, le Dr Chaw a joué un rôle crucial en assurant un accès équitable des communautés aux services de santé, d'eau, d'assainissement et d'éducation.Pleine d'humilité, elle ne tarit pas d'éloges à l'égard de la Croix-Rouge du Myanmar et des volontaires de la section de Magway de la Croix-Rouge, pour tout ce qu'ils font pour maintenir l'humanité en vie.Par Swe Zin Myo WinPhotos: Khaing Wai Aung and Htun Kyaw, Société de la Croix-Rouge du Myanmar

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Annonce de financement de l'Alliance d'investissement des Sociétés nationales pour 2023

L'Alliance d'investissement des Sociétés nationales (AISN) est un mécanisme de financement commun, géré conjointement par l'IFRC et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). L'AISN fournit un financement flexible et pluriannuel pour soutenir le développement à long terme des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge afin qu'elles puissent accroître la portée et l'impact de leurs services humanitaires. Il vise à soutenir les Sociétés nationales qui opèrent dans des situations d'urgence complexes, des crises prolongées et des contextes fragiles. L'AISN peut octroyer jusqu'à un million de francs suisses de financement accélérateur aux Sociétés nationales dans des contextes fragiles, sur une période maximale de cinq ans. En outre, des subventions relais d'un montant maximum de 50 000 francs suisses sur 12 mois peuvent aider les Sociétés nationales à préparer le terrain pour de futurs investissements de l'AISN ou d'autres initiatives de soutien au développement des Sociétés nationales (DSN). En 2023, le bureau AISN a reçu 27 propositions éligibles : 14 pour un financement accélérateur et 13 pour des subventions relais. Après avoir examiné toutes les demandes et donné suite à la décision du Comité directeur, le Bureau de la NSIA a le plaisir d'annoncer que les quatre Sociétés nationales suivantes ont été sélectionnées pour bénéficier d'un financement accélérateur en 2023: Croix-Rouge équatorienne; Croix-Rouge du Myanmar; Croix-Rouge du Niger; Croissant-Rouge palestinienne. Ces Sociétés nationales recevront un investissement important pour les aider à accélérer leur parcours vers la durabilité à long terme. Trois de ces Sociétés nationales (Myanmar, Niger et Palestine) avaient déjà reçu des subventions relais de l'AISN, ce qui prouve une fois de plus la pertinence de l'approche progressive du Fonds. La Croix-Rouge du Myanmar procédera à la décentralisation de son programme commercial de premiers secours après avoir élaboré une stratégie et un modèle d'entreprise grâce à la subvention relais. La Croix-Rouge du Niger prévoit de développer les capacités de mobilisation des ressources de ses sections après une phase pilote et d'augmenter leur base de volontaires. La Croissant-Rouge palestinienne, qui a élaboré une stratégie d'investissement grâce à une précédente subvention relais, améliorera l'accès aux services de santé en mettant en place un système d'information sur la gestion de la santé. La Croix-Rouge équatorienne prévoit de développer un nouveau système interne afin de mieux gérer des aspects importants de son travail, notamment les ressources humaines, les volontaires, la gestion financière et la logistique. L'AISN financera la première phase de mise en œuvre de ce système. 15 autres Sociétés nationales recevront des subventions relais (jusqu'à 50 000 francs suisses) : Afrique du Sud, Bolivie, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, El Salvador, Honduras, Libéria, Philippines, Rwanda, Somalie, Tadjikistan, Tanzanie, Togo et Zimbabwe. La plupart des initiatives Bridge seront axées sur l'élaboration de plans d'affaires et de stratégies de mobilisation des ressources (57 %), suivies par le développement des branches (21 %). Les projets des Sociétés nationales porteront également sur d'autres thèmes tels que le développement du volontariat, l'engagement des jeunes, la transformation numérique et la gouvernance sont également identifiés Au total, l'AISN allouera cette année 3,2 millions de francs suisses aux 19 Sociétés nationales. Le Bureau de l'AISN saisit également cette occasion pour remercier le soutien généreux des gouvernements de la Suisse, des États-Unis et de la Norvège, ainsi que des Sociétés de la Croix-Rouge norvégienne et néerlandaise, du CICR et de l'IFRC, pour leur engagement et leur contribution continus au Fonds. L'AISN reste un instrument stratégique pour les Sociétés nationales dans les situations de fragilité. La Société de la Croix-Rouge nigériane (NRCS) met en œuvre une initiative d'accélération de l'AISN depuis 2021. M. Abubakar Kende, Secrétaire général de la Croix-Rouge nigériane, explique : «L'AISN a joué un rôle essentiel dans la réussite et l'expansion du programme de formation aux premiers secours sur le lieu de travail de la Croix-Rouge nigériane. Le soutien financier et technique et les ressources fournies ont considérablement amélioré l'impact global, la portée et la qualité de notre formation aux premiers secours sur le lieu de travail en développant des produits de formation avancés pour nous mettre à jour avec les meilleures pratiques internationales. La subvention d'accélération de l'AISN a été un atout inestimable pour le développement de la Société de la Croix-Rouge nigériane grâce à des investissements stratégiques, des conseils d'experts et l'introduction de nouvelles sources de revenus qui contribuent à sa viabilité financière à long terme. Cela permet à la Société nationale de remplir sa mission humanitaire et d'avoir un impact positif sur la vie des communautés vulnérables à travers le Nigeria. Nous sommes extrêmement reconnaissants du partenariat que nous avons établi jusqu'à présent avec l'AISN et nous nous réjouissons de poursuivre notre mission commune qui consiste à construire un Nigéria mieux préparé et plus résilient. Cette coopération et ce soutien ont permis à la Croix-Rouge nigériane d'établir une base solide pour la croissance et la viabilité financière à la fois au siège national et dans les branches, que nous avons l'intention de développer au cours des prochaines années.» Pour plus d'informations, merci de visiter la page dédiée à l'AISN ici.

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Communiqué de presse

La Croix-Rouge du Myanmar se prépare à l'arrivée du cyclone Mocha

Avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), la Croix-Rouge du Myanmar se prépare à une importante intervention d'urgence alors que le cyclone Mocha se dirige vers le golfe du Bengale, menaçant de frapper les communautés le long des côtes du Bangladesh et du Myanmar. Selon les prévisions actuelles, le cyclone Mocha devrait provoquer de fortes précipitations, des vents violents de plus de 150 km/h et des ondes de tempête de plus de deux mètres lorsqu'il touchera terre dans les prochaines 24 heures. Il devrait toucher les régions du nord du pays, notamment les États de Rakhine et de Chin, ainsi que les régions de Magway et de Sagaing plus à l'intérieur des terres et la région du delta de l'Ayeyarwaddy plus au sud. La zone d'impact identifiée à Rakhine est de faible altitude et très exposée aux inondations, des centaines de milliers de personnes vivant dans des conditions précaires. De fortes pluies et des vents violents devraient ensuite toucher les communautés de l'intérieur du Nord-Ouest, également exposées aux inondations et aux glissements de terrain. Dans l'ensemble de la région de Rakhine et du nord-ouest, environ six millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire en raison de la situation humanitaire actuelle au Myanmar, et 1,2 million de personnes sont déplacées. Le cyclone Mocha devrait aggraver l'impact sur les populations vulnérables de ces régions et provoquer de nouveaux déplacements. L'IFRC aide la Croix-Rouge du Myanmar à renforcer les mesures de gestion des risques et des catastrophes pour soutenir les communautés touchées le long de la trajectoire du cyclone Mocha, en étroite collaboration avec les Sociétés nationales sœurs et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en ce qui concerne les zones de conflit. L'IFRC et ses partenaires se tiennent prêts à fournir un soutien stratégique, opérationnel, financier, technique et autre, notamment pour une action précoce visant à faciliter l'évaluation des besoins et à aider les familles vulnérables à répondre à leurs besoins immédiats et à moyen terme. «La préparation aux catastrophes commence bien avant toute situation d'urgence. La Croix-Rouge du Myanmar, par l'intermédiaire de son réseau de branches locales et de ses volontaires formés et dévoués, a mobilisé des ressources, des stocks, du personnel et des volontaires, prêts à intervenir. Il y aura des besoins importants en termes d'hébergement d'urgence, d'accès à l'eau potable et d'hygiène, et de prise en charge des personnes déplacées, tout en veillant à ce que l'intervention soit axée sur la protection, l'engagement communautaire et la redevabilité. L'accès à des informations fiables, l'aide à la réunification des familles qui ont été séparées et l'orientation vers des services spécialisés seront essentiels. L'IFRC et ses partenaires continuent de soutenir activement la Croix-Rouge du Myanmar, en coordination avec l'ensemble de la communauté humanitaire. Nous pouvons nous attendre à une réponse humanitaire importante, et les contributions pour soutenir les efforts de la Croix-Rouge du Myanmar seront très appréciées », souligne Nadia Khoury, chef de la délégation de l'IFRC au Myanmar. Le MRCS a activé son centre d'opérations d'urgence (COU) au niveau central et dans l'État de Rakhine et la région d'Ayeryawaddy. Plus de 700 volontaires de la Croix-Rouge de l'État de Rakhine, de la région d'Ayeyarwaddy et des régions susceptibles d'être touchées ont été formés pour fournir une assistance immédiate à la communauté. En moyenne, 20 volontaires de la Croix-Rouge de chaque branche des cantons côtiers sont prêts à intervenir. Ils ont été mobilisés dans tout le pays pour diffuser des messages d'alerte précoce, aider les communautés à se préparer et soutenir les évacuations le cas échéant. Pour plus d'informations ou pour solliciter une interview, merci de contacter: A Yangon: Swe Zin Myo Win, Senior Communications Officer, [email protected] A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, Regional Communications Manager, +60 19 271 3641, [email protected]

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Communiqué de presse

Une aide urgente est nécessaire pour éviter l'aggravation des effets du cyclone Mocha sur la santé et les moyens de subsistance.

Kuala Lumpur/Genève, 1 June 2023 - À la suite des ravages causés par le cyclone Mocha au Myanmar, une course contre la montre s'est engagée pour aider les personnes dans le besoin et empêcher la propagation des maladies. On estime que plus de 235 000 foyers ont été touchés par des vents atteignant 250 km/h, des ondes de tempête, des crues soudaines et des glissements de terrain provoqués par le cyclone, le plus puissant de ces dix dernières années dans le golfe du Bengale. Dans les États de Rakhine et de Chin, ainsi que dans les régions de Magway, de Sagaing et d'Ayeyarwaddy dans le sud-ouest du Myanmar, des maisons, des moyens de subsistance et des infrastructures publiques et privées ont été détruits. Dans le nord-ouest, les difficultés d'accès, les affrontements et les combats en cours, ainsi que les restrictions en matière de communication, limitent la capacité des organisations humanitaires à obtenir une image complète des dégâts et à réagir en conséquence. La Croix-Rouge du Myanmar a accès aux communautés par l'intermédiaire de ses branches et de ses volontaires présents dans des centaines de communes, notamment à Rakhine, Magway, Chin et Ayeryawaddy. Plus de 960 volontaires sont actuellement sur le terrain dans les zones touchées, identifiant les besoins et fournissant des secours d'urgence, des soins de santé et de l'eau potable. Au 29 mai 2023, la Croix-Rouge du Myanmar avait atteint plus de 75 000 personnes grâce à une intervention humanitaire multisectorielle. Des dizaines de milliers de personnes ont eu accès à de l'eau potable, plus de 900 personnes ont reçu des soins de santé grâce à des cliniques mobiles, plus de 1 300 personnes ont reçu une éducation à la santé, plus de 1 000 personnes ont reçu des kits de dignité, 700 familles ont reçu des bâches pour les aider à s'abriter du vent et de la pluie, et plus de 400 familles ont reçu des ustensiles de cuisine. Le Directeur de l'unité de Gestion des opérations de la Croix-Rouge du Myanmar à Rakhine, Aye Aye Nyein, a déclaré : « Avec nos volontaires et notre personnel de la section de la Croix-Rouge de l'État de Rakhine, nous avons fourni une assistance telle que l'alerte précoce et la relocalisation des communautés les plus vulnérables et nous fournissons une aide d'urgence, de l'eau potable et une assistance médicale avec notre équipe de cliniques mobiles à Sittwe et dans les régions avoisinantes. «Dans l'État de Rakhine, nous nous concentrerons dans un premier temps sur les cinq communes les plus touchées, à savoir Sittwe, Rathedaung, Ponnarkyun, Kyauktaw et Pauktaw, et nous prévoyons d'étendre notre assistance sous la direction et les principes de nos dirigeants et en coordination avec le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires». Les abris, les besoins de base et les moyens de subsistance sont désormais une priorité. L'accès à l'eau potable, à la nourriture, aux premiers secours, aux soins de santé primaires et à l'aide financière pour les communautés touchées est une nécessité urgente. Rajeev K.C., Délégué à l'IFRC pour la Gestion des risques de catastrophes, a déclaré : «Le cyclone Mocha, qui touche des populations déjà très vulnérables, a augmenté le nombre de personnes à risque ayant un besoin immédiat d'abris, d'eau et de services d'assainissement. Nous voyons déjà émerger des possibilités de transmission de maladies, c'est pourquoi une assistance immédiate en matière d'hygiène et de services de santé est nécessaire.» La Croix-Rouge du Myanmar a établi des canaux de communication sur le terrain avec les acteurs concernés et cherche à accéder aux personnes affectées qui en ont besoin. Elle collabore avec les autorités afin de remplir son mandat tout en conservant sa neutralité, son impartialité et son indépendance vis-à-vis du gouvernement. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence avec ses membres pour soutenir la réponse de la Croix-Rouge du Myanmar, en mettant l'accent sur les secours et l'aide au relèvement rapide dans les zones les plus touchées du Myanmar pour les 7 500 ménages les plus vulnérables (37 500 personnes) pour les 12 prochains mois, en particulier dans les zones les plus touchées de Rakhine, Chin, Magway, Ayeryawaddy, et Sagaing. Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous écrire : [email protected] AYangon: Swe Zin Myo Win, [email protected] A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, [email protected]; +60 19 271 3641 A Genève: Anna Tuson, +41 79 895 6924 Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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Communiqué de presse

Cyclone Mocha : L'accès et le temps sont essentiels pour aider les familles touchées au Bangladesh et au Myanmar

Kuala Lumpur/Genève, 16 mai 2023 - Le cyclone le plus puissant de ces dix dernières années dans le golfe du Bengale a affecté des familles déjà déplacées à l'intérieur du Myanmar et vivant dans des camps de réfugiés au Bangladesh. Le 14 mai, le cyclone Mocha a traversé la côte entre Cox's Bazar au Bangladesh et la commune de Kyaukpyu, près de Sittwe, la capitale du Rakhine, au Myanmar, avec des vents estimés à 250 km/h. Il a provoqué de fortes pluies, des ondes de tempête, des crues soudaines et des glissements de terrain. Au Myanmar, le cyclone a causé d'importants dégâts : maisons détruites, lignes électriques coupées, services d'eau et d'électricité interrompus. Les ondes de tempête qui en ont résulté ont également détruit des ponts et inondé des maisons. À ce jour, d'après les premiers rapports, environ 355 ménages dans les régions de Yangon, Magway et Ayeyarwaddy auraient été touchés, tandis que les premiers rapports de l'État de Chin font également état de dégâts, et plus de 130 000 personnes ont été évacuées vers des abris temporaires. Une dévastation généralisée a été signalée dans l'État de Rakhine, affectant les infrastructures publiques et privées, détruisant les maisons et les moyens de subsistance. Alors que les rapports de terrain continuent d'arriver et que des évaluations rapides sont effectuées, on s'attend à ce que les besoins soient élevés et que les personnes touchées aient besoin d'articles de secours immédiats, d'abris, d'eau, d'assainissement et d'hygiène, de soins de santé d'urgence et d'un soutien psychosocial. Les familles qui ont été séparées devront être reconnectées. Le risque d'épidémies de maladies transmissibles est élevé, tandis que les mines terrestres et autres restes explosifs de guerre posent des risques supplémentaires, car les inondations et les glissements de terrain peuvent transporter les engins dans des endroits jusqu'alors considérés comme sûrs. Plus de 800 volontaires et employés de la Croix-Rouge sont intervenus dans tout le pays et des équipes d'intervention d'urgence ont également été déployées. Des stocks de secours prépositionnés sont en train d'être envoyés au centre de la Croix-Rouge du Myanmar à Rakhine pour couvrir 2 000 foyers. L'IFRC et ses membres soutiennent la Croix-Rouge du Myanmar dans l'intensification des mesures d'intervention en cas de catastrophe afin de venir en aide aux communautés touchées par le cyclone Mocha, ainsi qu'à celles qui ont été affectées par les ondes de tempête tout au long du vaste littoral du pays. Nadia Khoury, Chef de délégation de l'IFRC à Myanmar a déclaré: «Les conséquences de la catastrophes sont considérables et couvrent une très grande partie du pays. Des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées dans une situation extrêmement vulnérable, alors que la saison de la mousson est sur le point de commencer. Nous travaillons avec la Croix-Rouge du Myanmar, nos partenaires dans le pays et le Comité international de la Croix-Rouge sur les zones nécessitant un accès et une mobilisation des ressources pour une réponse coordonnée, en fournissant un soutien stratégique, opérationnel, financier, technique et autre. Présente dans chaque commune touchée par l'intermédiaire de ses branches et de ses volontaires, la Croix-Rouge du Myanmar fournira une assistance multisectorielle afin de répondre au mieux aux besoins des populations touchées »​​​​​​​. L'accès à Rakhine et au nord-ouest reste fortement limité, tandis que l'ampleur des dégâts dans les zones rurales et autres zones difficiles d'accès, en particulier les camps de personnes déplacées à l'intérieur du pays, est encore inconnue en raison de l'interruption des lignes téléphoniques et de l'internet. Au Bangladesh, bien que le cyclone ait causé des destructions massives sur l'île Saint-Martin et dans la zone côtière adjacente de Cox's Bazar, il a eu moins d'impact que prévu. Les évaluations se poursuivent, mais on signale jusqu'à présent que près de 3 000 foyers sont touchés et que 10 000 foyers sont partiellement endommagés. Plus de 8 000 volontaires du Croissant-Rouge ont été déployés pour soutenir les communautés touchées au Bangladesh avant que le cyclone Mocha ne touche terre et 76 000 volontaires du programme de préparation aux cyclones ont été préparés dans les zones côtières pour faire face à toute situation complexe. Les volontaires sont actuellement sur le terrain dans les zones touchées, secourant les personnes, fournissant des articles de secours d'urgence, une assistance médicale, de l'eau potable et d'autres formes d'aide. Sanjeev Kafley,Chef de délégation de l'IFRC au Bangladesh a déclaré: « L'IFRC et son vaste réseau ont soutenu le Croissant-Rouge du Bangladesh dans ses activités de sauvetage et de secours, travaillant en étroite collaboration avec la société nationale pour veiller à ce que les personnes touchées par le cyclone Mocha reçoivent l'assistance nécessaire. Nos équipes sont sur le terrain dans les camps de Cox's Bazar et dans d'autres zones côtières et évaluent l'évolution de la situation»​​​​​​​. Pour plus d'informations ou pour demander une interview, merci de nous contacter: [email protected] AKuala Lumpur: Afrhill Rances, +60192713641 AGenève: Anna Tuson, +41 79 895 6924 Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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