Choléra

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Journée mondiale de la santé 2026 : comment une intervention locale rapide a aidé une petite communauté au Népal à venir à bout du choléra

Fin octobre 2025, le rythme tranquille de la vie dans le quartier n° 5 de la commune rurale de Chhinnamasta a été brusquement bouleversé. Dans ce coin reculé du district de Saptari, au Népal, les familles ont commencé à transporter d’urgence leurs proches au poste de santé le plus proche alors qu’une vague soudaine de choléra balayait le village.En quelques jours, trois personnes ont perdu la vie: un jeune enfant, un tout-petit et un grand-parent âgé. Pour cette petite communauté marginalisée qui vivait déjà dans la précarité, ces pertes étaient insupportables.«Nous ne comprenions pas ce qui se passait », a confié plus tard une mère aux équipes de la Croix-Rouge. «Nous savions seulement que nos enfants tombaient malades, et si vite.»La plupart des familles d’ici dépendent des étangs et des rivières voisins pour s’approvisionner en eau potable, cuisiner et faire la lessive. Ces mêmes eaux recelaient des dangers invisibles. La défécation en plein air étant très répandue et en l’absence d’installations sanitaires adéquates, la contamination était inévitable. Les maladies étaient courantes. Mais on n’en parlait pas.Cette fois-ci, les conséquences ont été dévastatrices. Pourtant, au milieu de ce chaos, quelque chose de puissant a commencé à se mettre en place: les communautés ont commencé à se serrer les coudes.Quand chaque heure compteÀ mesure que le nombre de cas augmentait, les agents de santé de première ligne ont rapidement identifié les symptômes du choléra. Leur réaction rapide a déclenché une série d’alertes qui se sont propagées des ruelles des villages jusqu’au ministère népalais de la Santé et de la Population (MoHP), sous la houlette de la Division de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies (EDCD). Quelques mois auparavant, l'EDCD avait mis en place des tests de dépistage rapide fournis par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pour le compte du Groupe de travail mondial sur la lutte contre le choléra (GTLCC), une coalition d'organismes et de bailleurs de fonds engagés à aider les gouvernements à éradiquer définitivement le choléra.Cela a permis à la communauté d'identifier rapidement la maladie à laquelle elle était confrontée. Pour les familles qui avaient déjà vu des proches mourir, le diagnostic a apporté à la fois de la crainte et de la clarté. Cette fois, cependant, elles n'étaient plus seules face à l'épreuve. En quelques jours, les autorités sanitaires, les responsables locaux et les partenaires humanitaires étaient sur le terrain.S'appuyant sur les leçons tirées de l'épidémie de choléra à Birgunj, une communauté voisine, survenue à peine quelques mois plus tôt, la réponse a été très rapide. (L'intervention à Birgunj a été soutenue en partie par le financement du Fonds d'urgence pour les secours lors de catastrophes de l'IFRC, ou IFRC-DREF).À Chhinnamasta, l'action a débuté en l'espace de 3 à 4 jours, une réussite qui ne repose pas seulement sur les systèmes de réponse aux épidémies, mais sur l'humain : l'agent de santé qui a donné l'alerte, les équipes de laboratoire qui ont travaillé toute la nuit, et les volontaires qui ont fait du porte-à-porte pour avertir les voisins.Bien que l'intervention à Chhinnamasta n'ait pas été directement gérée dans le cadre de la réponse de la Croix-Rouge du Népal financée par l'IFRC-DREF, elle a bénéficié de l'expérience et des leçons apprises lors d'autres opérations récentes de l'IFRC-DREF à Birgunj et dans d'autres municipalitésDes partenariats fondés sur la confianceLorsque l'EDCD a sollicité de l'aide, les volontaires de la Croix-Rouge du Népal sont devenus le pont entre les institutions et les familles. Ils connaissaient les quartiers. Ils parlaient les langues locales. Plus important encore, les familles leur faisaient confiance.Les bureaux de santé provinciaux et locaux, y compris les postes de santé et les hôpitaux, ont travaillé en étroite coordination. Ils ont rapidement organisé des réunions d'urgence, clarifié les rôles, comblé les lacunes logistiques et mobilisé des ressources pour une intervention efficace.Ces partenariats n'avaient rien d'abstrait. Ils prenaient une forme concrète lorsque des agents de santé tenaient des réunions de planification urgentes sous une ampoule unique dans le bureau de district, ou lorsque des voisins aidaient les équipes de la Croix-Rouge à s'orienter dans les sentiers étroits reliant les habitations.Apporter les soins au cœur de la communautéL'un des tournants décisifs a été l'ouverture d'un point de réhydratation orale au cœur même de la zone touchée. Au lieu de parcourir de longues distances pour obtenir de l'aide et de perdre un temps précieux, les familles disposent désormais de soins vitaux à seulement quelques pas de chez elles.Des parents sont arrivés en portant leurs enfants. Des personnes âgées étaient soutenues par des voisins qui les tenaient par le bras. Plus de 1 200 personnes ont reçu des soins immédiats.Parallèlement, 31 agents de santé ont reçu une formation sur la gestion des cas de choléra. Il s'agissait des mêmes infirmiers et assistants de santé qui connaissaient ces familles depuis des années. Renforcer leurs compétences revenait à renforcer la résilience de l'ensemble de la communauté.Protéger les familles dans leur vie quotidienneParce que le choléra prospère là où l'eau est insalubre, les familles devaient être protégées non seulement dans les cliniques, mais aussi dans leurs cuisines, leurs cours et leurs routines quotidiennes. Les équipes et les volontaires de la Croix-Rouge du Népal ont facilité la mise en place de ces mesures au sein des communautés :Apprendre aux familles à traiter l'eau à domicile;Montrer aux mères comment conserver l'eau potable couverte et propreRappeler aux enfants quand et comment se laver les mainsPartager des messages dans les langues parlées par les habitants chez euxDes annonces à la radio FM et des haut-parleurs montés sur des e-rickshaws diffusaient des messages urgents à travers les villagesChaque visite, chaque conversation, a aidé à apaiser les craintes et à restaurer la confiance.Une collaboration forte« Je suis impressionné par la manière dont la Croix-Rouge opère, du niveau central jusqu'au cœur de nos communautés », a déclaré le Dr Mukesh Poudel, chef de la section des épidémies à l'EDCD. « J'ai hâte de collaborer non seulement sur le choléra, mais aussi sur d'autres priorités de santé publique. »Brahmadev Yadav, de la section de district de Saptari de la Croix-Rouge du Népal, a ajouté : « Même avec notre personnel limité, la manière dont l'EDCD et l'IFRC se sont tenus à nos côtés a été extraordinaire. Nous avons été reconnus et appréciés par les autorités locales. »Plus fort qu'avantArrêter l'épidémie n'était que le début. Ce qui s'est passé à Saptari a poussé tout le monde — responsables de la santé, intervenants et familles — à réfléchir au-delà de l'urgence. De nouveaux plans sont désormais en marche pour :Officialiser les accords de partenariat entre l'EDCD et l'IFRC;Donner la priorité à la préparation face à d'autres épidémies.L'expérience de Saptari a montré qu'avec une détection rapide, une action coordonnée, l'engagement communautaire et des partenariats solides, même les communautés résilientes peuvent résister à des épidémies meurtrières et en ressortir plus fortes pour l'avenir.« Avec son solide réseau de volontaires et sa coordination étroite avec ses homologues gouvernementaux, la Croix-Rouge du Népal continue de jouer un rôle vital dans la réponse au choléra », a déclaré Bal Krishna Sedai, directeur par intérim de la Croix-Rouge du Népal.« Dans son rôle d'auxiliaire des pouvoirs publics, la Société nationale se tient prête à intensifier ses efforts pour contenir l'épidémie, renforcer l'engagement communautaire et bâtir la résilience. Nous appelons tous les partenaires, donateurs et parties prenantes à agir ensemble pour mettre en œuvre le Plan national d'élimination du choléra afin de prévenir de futures épidémies. »

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Choléra en Côte d’Ivoire : Dans une communauté vivante au bord de l’eau, la Croix-Rouge s’engage contre la maladie

Lorsque sept personnes sont décédées en l’espace de quelques jours à Vridi Ako en mai 2025, personne ne soupçonnait le choléra.Beaucoup pensaient que ces décès étaient le résultat d’une malédiction ou de pratiques fétichistes, croyances encore profondément ancrées dans ce village côtier de la municipalité de Port-Bouet en Côte d'Ivoire, perché entre la lagune Ebrié et l’Océan Atlantique. « Nous ne comprenions pas », explique N'Sranna Sagou Hervé, le chef du village. « Beaucoup d’entre nous pensaient que c’était spirituel. »Cependant, un détail troublant reliait tous ces décès : les victimes avaient tous souffert de diarrhées, de vomissements et de douleurs abdominales. Ces symptômes étaient suffisamment alarmants pour que les autorités sanitaires lancent une enquête. Les tests en laboratoire ont confirmé ce que peu de gens avaient imaginé : le choléra, une maladie d’origine hydrique qui n’avait pas été observée en Côte d'Ivoire depuis 15 ans, était de retour.Et il s’est répandu dans plusieurs localités du pays.Au 3 août, 491 cas de choléra et 20 décès avaient été signalés dans tout le pays. A lui seul, le village de Vridi Ako comptait 198 cas et 7 décès. L’épidémie s’est depuis propagée à d’autres localités, notamment Yopougon Est, Sa Sandra (San Pedro) et Jacqueville.A Vridi Ako, la plupart des habitants vivent dans des habitations de fortune, avec un accès très limité à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates. C’est aussi un village cosmopolite de plus de 19 000 personnes en provenance de toute l’Afrique de l’Ouest, notamment du Ghana, du Liberia, du Mali, de la Sierra Leone, de la Guinée et du Sénégal.Toutes les conditions sont réunies pour favoriser la propagation rapide de la maladie à une plus grande échelle.Une réponse rapide et coordonnéeLa Croix-Rouge de Côte d’Ivoire, soutenue par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et d’autres partenaires du Mouvement, a été parmi les premiers à intervenir. En étroite collaboration avec le ministère de la Santé, l'OMS et l'UNICEF, la Croix-Rouge a lancé une opération d’urgence rapide et multisectorielle visant à contenir l’épidémie.Les principales mesures prises ont consisté à mobiliser et à former plus de 125 volontaires, à sensibiliser les communautés, à désinfecter les zones à haut risque, à installer des dispositifs de lavage des mains, à identifier les cas suspects et à les orienter vers les centres de santé pour qu’ils y soient traités.L’engagement communautaire est au cœur de la réponse. Les volontaires de la Croix-Rouge font du porte-à-porte, s’expriment dans les langues locales, et expliquent aux populations, ce qu'est le choléra et comment il se propage, et surtout, comment le prévenir.« Au début, cela n’était pas facile. Les gens avaient peur », explique Aichatou Souley, l’une des volontaires formés. « Ils avaient entendu parler du choléra, mais ne savaient pas comment se protéger. Nous devions leur offrir plus que des informations, nous devions instaurer un climat de confiance. »A Vridi Ako, des dispositifs de lavage des mains ont été installés dans les principaux lieux publics, notamment sur le très animé quai où des bateaux transportent chaque jour des centaines de passagers à travers la lagune d'Ebrié. Le risque de contamination y est élevé, mais le niveau de vigilance l’est tout autant.Chaque jour, Konan Coulibaly et une équipe de volontaires s’assurent que tous les passagers se lavent les mains avant d’embarquer ou de débarquer. A quelques mètres de là, Amadou Tembaly, un autre volontaire désinfecte, méthodiquement les bateaux avec une solution chlorée.« C’est un travail à priori simple, mais qui fait vraiment la différence », explique Amadou. « Chaque bateau ou moto-taxi que nous nettoyons réduit les risques de propagation de la maladie.»Pour soutenir cette intervention, l’IFRC a alloué 159 915 francs suisses provenant de sonFonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF). La maladie se propageant à de nouvelles zones, l’IFRC travaille actuellement à tripler ce financement afin d’aider la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire à intensifier ses opérations et de répondre aux besoins croissants.

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Le réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge soutient l’Union africaine et ses États membres dans leur engagement à éliminer le choléra d’ici 2030.

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), en collaboration avec ses Sociétés nationales membres en Afrique, soutient pleinement l’Union africaine (UA) et ses États membres dans leurs efforts pour éliminer le choléra sur l’ensemble du continent.Scellé lors d’une réunion de haut niveau des États membres de l’UA en juin, cet engagement renouvelé met l’accent sur le renforcement des services de santé communautaires et de la préparation aux épidémies, en travaillant en étroite collaboration avec les communautés locales pour apporter des solutions durables.L’IFRC salue le leadership et l’engagement collectif démontrés par les Chefs d’État, de Gouvernement et les Délégations, qui se sont réunis en juin sous l’égide de l’UA afin de promouvoir une réponse forte et coordonnée face aux flambées de choléra qui touchent en 2025 environ 20 États membres.L’IFRC et ses Sociétés nationales africaines membres soutiennent pleinement les priorités énoncées dans l’Appel à l’action pour mettre fin au choléra et parvenir à son élimination d’ici 2030, en mettant particulièrement l’accent sur :le renforcement de la préparation aux épidémies aux niveaux national et régional,l’augmentation des investissements dans des infrastructures durables d’eau, d’assainissement et de santé (EHA),la place centrale donnée aux communautés et à la société civile dans l’agenda pour l’élimination du choléra.Une forte présence communautaireEn tant que partenaires auxiliaires des pouvoirs publics dans le domaine humanitaire, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en Afrique apportent une valeur unique grâce à leur forte présence communautaire, à leurs réseaux locaux de confiance et à leur mandat de compléter l’action des gouvernements.Présente dans tous les États membres de l’Union africaine, l’IFRC et ses Sociétés nationales africaines membres sont idéalement placées pour mettre en œuvre des réponses localisées et centrées sur les personnes, transformant ainsi les engagements politiques en actions concrètes qui sauvent des vies.Conscients des impacts transversaux du choléra sur des systèmes de santé déjà sous pression, le Réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a intensifié ses efforts pour prévenir, détecter et répondre aux flambées épidémiques grâce à des interventions communautaires à fort impact telles que:Thérapie de réhydratation orale communautaire (TRO) : dispensée au niveau des ménages via des Points de réhydratation orale (PRO), pour garantir un accès rapide à des soins vitaux.Interventions d’urgence en eau, hygiène et assainissement (EHA) : mises en œuvre au sein des ménages touchés et dans les zones environnantes pour stopper la transmission.Soutien aux campagnes de vaccination orale contre le choléra (VOC) : incluant la mobilisation communautaire, la mobilisation sociale et l’appui logistique.Communication des risques et engagement communautaire (CREC) : intégrés dans tous les volets de la réponse pour promouvoir le changement de comportement, renforcer la surveillance et permettre une action précoce.Collaboration transfrontalière : facilitée pour prévenir, maîtriser et surmonter les flambées de choléra au niveau communautaire, en partenariat avec les autorités locales.De plus, l’IFRC héberge la Country Support Platform (CSP), le bras opérationnel du Global Task Force on Cholera Control, qui soutient les États membres de l’Union africaine dans l’élaboration et la mise en œuvre de Plans nationaux de lutte contre le choléra, en facilitant l’accès à une expertise technique et en mobilisant des ressources nationales et externes.En cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine et le Cadre continental pour l’élimination du choléra, l’IFRC investit également dans des actions anticipatives face aux risques multiples afin de préparer les autorités, les communautés et les parties prenantes concernées en amont des flambées de choléra.Cela passe notamment par l’élaboration de Protocoles d’action précoce, des dispositifs qui déclenchent des mesures préparatoires avant qu’une crise ne survienne. Ces protocoles permettent aux Sociétés nationales africaines d’agir rapidement en prépositionnant des stocks, en formant des volontaires et en accédant à des financements basés sur les prévisions, garantissant ainsi des réponses plus rapides et plus rentables avant que les flambées ne s’aggravent.Avec plus de 3,8 millions de volontaires formés à travers l’Afrique et une présence dans chaque communauté, le Réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est idéalement placé pour apporter des interventions vitales aux personnes les plus exposées avant, pendant et après les flambées.Ensemble, nous pouvons éliminer le choléraLe choléra est une maladie évitable, et ensemble, nous pouvons l’éliminer. Nos volontaires sont des membres de confiance au sein des communautés qu’ils servent. Grâce à l’action anticipative, à l’éducation sanitaire et aux interventions d’urgence, nous sommes fiers de contribuer à cette ambition continentale d’éliminer le choléra et de protéger des vies.À travers ces efforts, l’IFRC et les Sociétés nationales africaines réaffirment leur engagement indéfectible à soutenir les États membres de l’Union africaine pour atteindre les objectifs nationaux et continentaux de lutte et d’élimination du choléra.L’IFRC est déterminée à travailler main dans la main avec la Commission de l’Union africaine, l’Africa CDC, les États membres et d’autres partenaires pour renforcer la résilience des systèmes de santé, autonomiser les communautés et mettre fin au choléra en tant que menace pour la santé publique et le développement sur l’ensemble du continent.Ensemble, nous pouvons vaincre le choléra et faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte.Pour en savoir plus sur l’approche de l’IFRC en matière de prévention des maladies:L’approche de l’IFRC en matière de préparation aux épidémies et pandémiesPour en savoir plus sur l’approche de l’IFRC en matière de santé d’urgence

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Journée mondiale de l'eau 2025 : La Croix-Rouge angolaise et l'IFRC apportent de l'eau potable ainsi que des messages sur l'hygiène aux communautés durement touchées par le choléra

Depuis qu'une épidémie de choléra a été confirmée en Angola le 7 janvier 2025, les volontaires de la Croix-Rouge angolaise ont été en première ligne pour aider les gens à éviter d'être exposés à cette maladie d'origine hydrique souvent mortelle. Parfois, ils ont même apporté de l'eau dans les communautés dans des seaux, en équilibre sur leur tête, pour préparer des solutions d'hydratation orale ou fournir aux populations de l'eau potable.L'épidémie s'est déclarée à Cacuaco, une banlieue de la province de Luanda, qui abrite la capitale du pays et environ 1,2 million d'habitants. Depuis, la maladie s'est propagée à 14 provinces et 57 municipalités, Luanda signalant le plus grand nombre de cas (3 788).« Le vaccin oral contre le choléra est un outil important dans la lutte contre le choléra et c'est la première fois qu'il est utilisé en Angola, mais nous devons toujours le combiner avec d'autres mesures préventives telles que le traitement de l'eau, le lavage des mains avec du savon et l'assainissement.Catarina Laurinda, coordonnatrice de la réponse de la Croix-Rouge angolaise à l'épidémie de choléraL'épidémie continue de s'aggraver en raison des mauvaises conditions sanitaires, de l'accès limité à l'eau potable et de la forte densité de population. Dans la province de Cuanza Norte, la maladie fait des victimes à un rythme alarmant. Depuis le début de l'épidémie, la Croix-Rouge angolaise a formé 478 volontaires dans six provinces (Luanda, Bengo, Cuanza Norte, Cuanza Sul, Uige et Zaire) afin d'aider le ministère de la santé à sensibiliser la population.Les volontaires ont diffusé des informations sur les causes et les symptômes du choléra, les mesures de prévention et la promotion de l'hygiène par le biais du porte-à-porte et de la communication de masse dans les écoles, les marchés et d'autres lieux publics.« Nos volontaires se rendent dans les foyers situés dans les points chauds du choléra, aident le ministère de la santé à mettre en place des installations de lavage des mains dans les endroits clés et fournissent de l'eau salubre et traitée ainsi que des solutions de nettoyage aux ménages », explique Catarina Laurinda, qui coordonne la réponse au choléra pour la Croix-Rouge angolaise.« Dans le cadre des efforts de désinfection de l'eau, ils ont distribué plus de 20 000 comprimés de traitement de l'eau dans les communautés touchées.Les volontaires de la Croix-Rouge angolaise suivent également les voies de transmission du choléra et veillent à ce que les populations aient accès à un approvisionnement en eau salubre et à des services d'assainissement et d'hygiène. Les équipes traitent les personnes au niveau communautaire en administrant une thérapie de réhydratation orale aux personnes atteintes de choléra et orientent les cas les plus graves vers les hôpitaux.« Lorsque l'épidémie de choléra a éclaté à Cacuacuo, nous avons commencé par distribuer des comprimés de traitement de l'eau pour que la population ait accès à de l'eau potable », explique Joana Manuel Joao, volontaire de la Croix-Rouge angolaise.« De cette façon, les malades pouvaient préparer les sels de réhydratation orale. Nous avons ensuite montré comment utiliser les comprimés et comment stocker correctement l'eau afin qu'elle ne soit pas contaminée. »L'une des principales façons dont les volontaires soutiennent la campagne de vaccination contre le choléra est d'instaurer la confiance et de s'engager auprès des communautés. Les volontaires s'adressent aux chefs traditionnels des communautés et diffusent des informations sur le vaccin contre le choléra et sur les bonnes pratiques en matière d'hygiène et d'assainissement.« Le vaccin oral contre le choléra est un outil important dans la lutte contre le choléra et c'est la première fois qu'il est utilisé en Angola », ajoute Catarina Laurina, “mais nous devons toujours le combiner avec d'autres mesures préventives telles que le traitement de l'eau, le lavage des mains avec du savon et l'assainissement”.Le défi le plus important, cependant, est de s'assurer que les futures épidémies peuvent être évitées.« Avec les outils dont nous disposons aujourd'hui et les connaissances que nous avons depuis plus d'un siècle, le choléra ne devrait pas être un problème de santé publique », déclare Alexandra Machado, actuellement en Angola en tant que coordinatrice de la santé publique de l'IFRC. « Ces dernières années, les épidémies de choléra sont devenues un phénomène annuel dans cette région ».« C'est pourquoi l'IFRC aide les Sociétés nationales et les communautés à mieux se préparer, afin qu'elles soient en mesure de prévenir le choléra et d'autres épidémies au niveau communautaire. » Ce travail de préparation et de développement est un élément clé du Plan d'éradication du choléra de la FICR, qui souligne que les services d'eau et d'assainissement doivent être accessibles à tous - et pas seulement en réponse à des épidémies ou à des situations d'urgence.« Si nous voulons vraiment mettre fin au choléra, nous devons en reconnaître les causes profondes », explique Naemi Heita, qui dirige le bureau du groupe sectoriel de l'IFRC à Maputo et en Angola. « Les gouvernements, les ONG et le secteur privé doivent se mobiliser et augmenter les investissements dans les infrastructures d'eau, d'assainissement et d'hygiène, ainsi que dans les systèmes sanitaires et sociaux, afin qu'ils puissent résister aux retombées des catastrophes, des conflits et du changement climatique. »En savoir plus sur l'approche de l'IFRC en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène :Page internet de l'IFRC sur l'eau, l'assainissement et l'hygièneRessources de l'IFRC sur l'eau et l'assainissement pour les praticiens WASHL'IFRC et la Journée mondiale de l'eauAutres articles sur la Journée mondiale de l'eau 2025Journée mondiale de l'eau 2025 : Des glaciers à l'évier de cuisine, une histoire d'eau et de résilience dans deux villages de montagne au TadjikistanJournée mondiale de l'eau 2025 : L'eau propre, c'est la sécurité, la santé et bien plus encore

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Journée mondiale de l'eau 2025 : De l'eau propre, c'est la sécurité, la santé et bien plus encore

Pour la petite Alif Aqabat, élève de première année dans la ville yéménite de Dhamar, l'école aurait dû être un lieu d'apprentissage et d'épanouissement. Au lieu de cela, elle est devenue un combat quotidien.« Je ne pouvais pas utiliser les toilettes ni boire de l'eau », se souvient-elle. « J'ai dit à ma mère que je ne pouvais pas rester parce que ce n'était pas propre.Alif n'était pas la seule. L'école pour filles Asmaa de Dhamar était confrontée à une grave crise de l'hygiène. Les toilettes sont en mauvais état et l'eau potable n'est pas sûre. Les enseignants, comme Afrah Al-Ashwal, qui y enseigne depuis 15 ans, ont pu constater de visu l'impact de cette situation sur les enfants.« Nous avions beaucoup de problèmes, en particulier des élèves qui attrapaient des maladies », a-t-elle expliqué.Mais les choses allaient changer. Grâce à un projet dédié à l'eau et à l'assainissement lancé par le Croissant-Rouge du Yémen, l'école a fait l'objet de rénovations indispensables. De nouveaux robinets ont été installés et une plomberie adéquate a été mise en place dans les salles de bains.Ces travaux s'inscrivent dans le cadre de plusieurs initiatives du Croissant-Rouge du Yémen visant à améliorer ou à installer de nouveaux services d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement dans les communautés où les besoins sont les plus pressants. Ces travaux sont soutenus par une initiative conjointe de l'Union européenne et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, connue sous le nom de « Partenariat programmatique ».À l'école pour filles Asmaa, la transformation a été immédiate.« Le projet a permis de résoudre de nombreux problèmes dans l'école, notamment en ce qui concerne la santé des élèves », a déclaré la directrice Ghada El Shazmi. « Il a permis de créer un environnement attrayant et sain pour l'apprentissage.Pour Alif, ce changement ne signifiait qu'une chose : elle pouvait enfin retourner à l'école.« Un jour, j'ai appris qu'ils avaient installé des robinets d'eau potable et réparé les toilettes », raconte-t-elle. « Alors j'ai dit à ma mère que je voulais retourner à l'école.Aujourd'hui, Alif est de retour à l'école, elle apprend, grandit et rêve d'un avenir radieux. Un simple changement - de l'eau propre - a fait toute la différence.De la sécheresse à l'espoir : apporter de l'eau potable à Al Souq Al Jadid au YémenDans une autre communauté yéménite, une histoire similaire se déroule.Pendant des années, les femmes d'Al Souq Al Jadid, dans le district de Kharif au Yémen, ont suivi une routine quotidienne à la fois épuisante et frustrante. Avec des récipients d'eau en équilibre sur la tête, elles marchaient de longues distances jusqu'aux puits, pour finalement les trouver à sec. Parfois, elles devaient marcher encore plus loin à la recherche d'une autre source d'eau, mais leurs efforts étaient souvent déçus.Laver le linge était un autre défi. Les femmes portaient de lourds paquets de linge jusqu'aux puits, dans l'espoir de nettoyer les vêtements de leur famille, avant de découvrir qu'il n'y avait pas d'eau. Dans ce cas, leur seule option était de se rendre à près d'un kilomètre de là, vers trois bassins d'eau de pluie.Là, ils passaient la moitié de la journée à laver les couvertures, les ustensiles et les vêtements, une tâche ardue rendue encore plus difficile par la distance et le temps à parcourir.L'eau est une nécessité, non seulement pour boire, mais aussi pour tous les aspects de la vie: nettoyer la maison, faire la vaisselle, laver le linge et même hydrater les animaux.Pourtant, l'accès à l'eau potable n'est jamais garanti. Dans l'après-midi, les réserves d'eau sont souvent épuisées, ce qui oblige à se rendre une nouvelle fois au puits. L'autre solution consistait à boire dans un réservoir d'eau contaminé par la rouille, ce qui faisait de chaque gorgée un risque pour la santé.Les conséquences de la consommation d'eau contaminée peuvent être graves, voire mortelles. Au Yémen, les sources d'eau contaminées ont entraîné des épidémies de maladies telles que le choléra et d'autres problèmes de santé tels que des troubles rénaux et d'autres infections bactériennes.C'est l'une des raisons pour lesquelles le Croissant-Rouge du Yémen et le Partenariat programmatique se sont lancés dans un projet ambitieux visant à améliorer la situation à Al Souq Al Jadid.Pendant cinq mois, le Croissant-Rouge du Yémen a supervisé l'installation d'un système de distribution d'eau fiable qui apporte désormais de l'eau propre directement aux foyers. Aujourd'hui, plus de 8 000 personnes - 1 200 familles réparties dans 900 foyers - bénéficient du projet.L'époque où l'on attendait les camions-citernes, sans savoir quand la prochaine livraison arriverait, est révolue. Désormais, l'eau est pompée jusqu'à un réservoir de collecte à Al-Birr, puis distribuée directement aux foyers d'Al Souq Al Jadid.Pour la communauté, ce projet a changé la vie. Les difficultés liées à la collecte de l'eau à partir de puits situés dans des lieux éloignés sont terminées. Les femmes ne passent plus des heures sur la route ou près des bassins d'eau de pluie. Et surtout, les familles disposent désormais d'une eau propre et salubre à boire.« Nous sommes reconnaissants de ne plus aller aux puits », a déclaré un habitant. « Aujourd'hui, nous buvons de l'eau propre et tout le monde sait qu'elle est bien meilleure que celle que nous avions auparavant.Ce qui était autrefois une épreuve quotidienne n'est plus qu'un lointain souvenir. L'eau propre n'a pas seulement étanché la soif dans cette communauté, elle a transformé des vies.Apprenez-en plus sur:La journée mondiale de l'eau et l'approche de l'IFRC en matière d'eau d'hygiène et d'assainissement;Le partenariat programmatique.

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Choléra : La détection précoce par un volontaire de la Croix-Rouge camerounaise permet de limiter l'épidémie

En novembre 2024, Rouyatou, volontaire de la Croix-Rouge camerounaise originaire de Maroua, vaquait à ses occupations lorsqu'elle a reçu un appel urgent de l'une de ses voisines, Habiba. Cette dernière avait soudainement été prise de douleurs à l'estomac, d'une diarrhée aiguë et de vomissements.Rouyatou s'est précipitée chez Habiba. Grâce à la formation qu'elle avait reçue de l'IFRC, de la Croix-Rouge camerounaise et de la Croix-Rouge française en surveillance à base communautaire, Rouyatou savait reconnaître les signes de différentes maladies et les signaler rapidement à l'aide d'un outil numérique sur son téléphone appelé Nyss."Quand j'ai vu Habiba, j'avais une solution de réhydratation orale (SRO) avec moi, alors je lui ai donné un sachet et je l'ai orientée vers l'hôpital le plus proche. J'ai également alerté directement mon superviseur qu'il s'agissait potentiellement d'un cas de choléra", explique Rouyatou.Dès réception de l'alerte, le superviseur de Rouyatou l'a appelée pour discuter des symptômes d'Habiba et a immédiatement transmis l'alerte aux autorités sanitaires locales, déclenchant une réponse rapide pour enrayer la propagation de la maladie.Dans les jours qui ont suivi, les équipes de la Croix-Rouge camerounaise ont fait partie intégrante de la réponse à l'épidémie de choléra, continuant à alerter les autorités sur les cas potentiels et menant un large éventail d'activités pour assurer la sécurité de la communauté.« Nous avons travaillé dur pour sensibiliser la communauté à l'épidémie, en visitant les gens chez eux, dans les mosquées, les points d'eau, les églises et les marchés, et en diffusant des messages à la radio. Nous avons expliqué aux gens l'importance d'une bonne hygiène et leur avons montré comment rendre leur eau potable. Nous avons également procédé à la désinfection des maisons du quartier », explique Ali Adoum, président du district de Maroua 3 de la Croix-Rouge camerounaise.Plus fort, plus rapide, plus proche, plus sûrCes dernières années, le Cameroun a connu des épidémies répétées de choléra, la région de l'Extrême-Nord étant l'une des plus touchées. Mais une préparation et une réponse efficaces permettent de minimiser l'impact de ces épidémies et de les stopper net.Dans le cadre du partenariat programmatique avec l'Union européenne, l'IFRC et la Croix-Rouge française se sont associées pour renforcer la capacité de préparation aux épidémies de la Croix-Rouge camerounaise, accélérer la réponse aux flambées, rapprocher l'assistance sanitaire des communautés et protéger les populations contre les épidémies.« La région de l'Extrême-Nord du Cameroun est sujette aux épidémies de choléra en raison de l'accès limité des communautés aux installations d'hygiène et d'assainissement et de la vulnérabilité de la région aux inondations. Dans le cadre du programme, nous avons pensé qu'il serait utile de former des volontaires communautaires à reconnaître et à notifier à temps les cas potentiels de choléra dans la communauté, afin que nous puissions agir rapidement pour maîtriser les épidémies », explique Chimène Kenmeugne Tchuente, responsable adjointe du pilier Préparation aux épidémies du programme de la Croix-Rouge française au Cameroun.Outre la formation, le partenariat programmatique a également fourni aux agents de santé locaux, avant l'épidémie, du matériel de lavage des mains et des kits de lutte contre le choléra (sérums de réhydratation orale, sérums de glucose et aquatabs pour la désinfection de l'eau), qui ont pu être rapidement utilisés dans le cadre de l'intervention.L'épidémie est peut-être terminée, mais la préparation ne s'arrête jamaisL'épidémie de choléra de novembre 2024 à Maroua a été contenue en quatre semaines. Habiba, la première personne à avoir contracté le choléra lors de l'épidémie, et qui a reçu le soutien de Rouyatou, s'est complètement rétablie.127 cas ont été enregistrés, dont deux décès confirmés. Si un seul décès dû au choléra est une grande tragédie, les autorités sanitaires locales indiquent que l'épidémie aurait probablement été bien plus grave et aurait fait encore plus de victimes sans l'aide de la Croix-Rouge camerounaise :« Grâce à la Croix-Rouge, l'épidémie de choléra qui s'est déclarée dans le quartier a pu être maîtrisée ceci par la fourniture de médicaments, au soutien logistique et au travail de sensibilisation des volontaires communautaires dans le quartier. Je tiens à remercier la Croix-Rouge pour son soutien, pour son action rapide et efficace qui a permis de limiter les dégâts dans notre district », déclare Dama Patrice, chef du bureau de santé du district de Maroua 3.Bien que l'épidémie de choléra ait été endiguée, les volontaires de la Croix-Rouge camerounaise poursuivent leurs efforts de sensibilisation afin d'informer la population sur les risques liés aux maladies, de s'assurer qu'elle sait comment se protéger et de surveiller de près les événements sanitaires inhabituels.C'est Rouyatou qui le dit le mieux :« Si nous n'avions pas détecté ce cas, imaginez.... Toute la communauté souffrirait de cette maladie. Je veux le meilleur pour ma communauté, et surtout je veux la voir en bonne santé. Je suis donc fière d'être volontaire.--Les activités décrites ci-dessus ont été rendues possibles grâce au partenariat programmatique avec l'Union européenne - un partenariat novateur et pluriannuel entre l'IFRC, les sociétés nationales membres et l'UE pour aider les communautés du monde entier à réduire leurs risques et à être mieux préparées aux catastrophes et aux urgences sanitaires.

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Zambie : Changer des vies et lutter contre le choléra, une goutte d'eau propre à la fois

Le choléra se développe dans les environnements où les inégalités persistent. En Zambie, où de nombreuses personnes dépendent de puits peu profonds et de latrines à fosse, les eaux souterraines contaminées et les mauvaises conditions d'hygiène créent les conditions idéales pour l'apparition de maladies. La situation s'est aggravée avec l'arrivée d'El Niño, qui a exacerbé les vulnérabilités existantes. La sécheresse a réduit les réserves d'eau potable, rendant l'accès encore plus difficile et exposant les eaux souterraines à un risque accru de contamination.Consciente de cette situation, la Croix-Rouge de Zambie a lancé une réponse à multiples facettes (soutenue par un appel d'urgence mondial lancé par l'IFRC en janvier 2024) afin non seulement de faire face à la crise sanitaire immédiate, mais aussi de s'attaquer à ses causes profondes.À l'école primaire Chimwemwe de Lusaka, par exemple, la situation était désastreuse. Avec plus de 5 800 élèves dépendant de six latrines à fosse vieillissantes, le manque d'installations d'hygiène de base mettait les élèves en danger permanent. Le choléra constituait une menace constante.La Croix-Rouge zambienne a également construit une nouvelle installation comprenant 15 toilettes à eau et des espaces dédiés à la gestion de l'hygiène menstruelle. Pour Nixon Chanda, directeur adjoint de l'école primaire de Chimwemwe, ce projet change la vie : « Ces toilettes amélioreront leur santé et renforceront l'autonomie des élèves, en particulier des petites filles, en leur offrant un environnement sûr et digne, ce qui leur permettra de se concentrer sur leur éducation et leur avenir. Nous sommes profondément reconnaissants du soutien apporté à ce problème crucial, qui aura un impact durable sur leur vie ».La transformation ne se limite pas à Chimwemwe. À l'école primaire de Balmoral, un projet similaire remplace les latrines à fosse obsolètes pour plus de 300 élèves. Dans le même temps, à l'école secondaire de Kafue, la Croix-Rouge zambienne augmente la capacité en eau en installant un réservoir d'eau et des stations de lavage des mains, garantissant ainsi aux élèves un accès fiable à l'eau potable.L'histoire se poursuit au poste de santé de Luongo, à Kitwe, où plus de 1 800 ménages dépendent de latrines à fosse partagées qui posent de sérieux risques sanitaires. Ici, la Croix-Rouge zambienne construit un bloc sanitaire moderne avec des toilettes à chasse d'eau et des stations de lavage des mains, ce qui améliore considérablement l'hygiène pour les patients et le personnel.Dans le poste de santé voisin de Chilobwe, une pompe à eau mécanisée à énergie solaire est en cours d'installation pour résoudre la crise de l'eau persistante qui frappe la communauté depuis 2019. « L'eau est un problème pour l'établissement de santé et l'ensemble de la communauté depuis des années », explique un habitant, Davies Chama. « Grâce à la Croix-Rouge de Zambie, nous avons désormais l'espoir d'un avenir plus sain. »Construire une base pour le changementL'impact des efforts de la Croix-Rouge zambienne va au-delà de l'aide immédiate. En construisant des blocs sanitaires, en réhabilitant les systèmes d'approvisionnement en eau et en améliorant l'accès à l'eau, ZRCS jette les bases d'une résilience à long terme. Avec plus de 3,2 millions de personnes ciblées d'ici à la fin 2024, l'organisation prouve que la prévention du choléra ne se limite pas aux interventions d'urgence - il s'agit de créer un avenir où l'eau potable et l'assainissement sont considérés comme un droit, et non comme un privilège.« Le choléra met en évidence les vulnérabilités de nos systèmes. En travaillant main dans la main avec les communautés, les écoles et les établissements de santé, nous comblons ces lacunes pour de bon », déclare le Dr Jack Bbabi, directeur des programmes de la Croix-Rouge zambienne. « Il ne s'agit pas seulement d'enrayer le choléra, mais d'empêcher qu'il ne revienne.Le travail de la Croix-Rouge zambienne et de l'IFRC reflète le pouvoir de l'action collective. Avec un appel d'urgence qui a dépassé son objectif, la réponse démontre ce qui est possible lorsque les ressources sont dirigées vers un changement significatif. Ces efforts ont été rendus possibles grâce au soutien généreux du Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement, de la Croix-Rouge néerlandaise, de l'IFRC et d'autres partenaires qui ont fait preuve de solidarité dans la lutte contre le choléra.

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Déclaration conjointe : Des millions de personnes menacées par le choléra en raison du manque d'eau potable, de savon et de toilettes, et de la pénurie de vaccins contre le choléra

Genève/New York, 20 Mars 2024 – Selon le groupe international de coordination (GIC) pour la fourniture de vaccins, des mesures immédiates sont nécessaires pour endiguer la recrudescence pluriannuelle sans précédent des cas de choléra dans le monde. Il faut notamment investir dans l'accès à l'eau potable, l'assainissement et l'hygiène, tester et détecter rapidement les épidémies, améliorer la qualité des soins de santé et l'accès à ces derniers, et accélérer la production de doses supplémentaires de vaccin oral contre le choléra (VOC) à un prix abordable afin de mieux prévenir les cas de choléra.Le GIC gère le stock mondial de vaccins contre le choléra. Le groupe comprend la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Médecins Sans Frontières, l'UNICEF et l'OMS. Gavi, l'Alliance du vaccin, finance la réserve de vaccins et la distribution du vaccin anticholérique. Les membres du GIC appellent les gouvernements, les donateurs, les fabricants de vaccins, les partenaires et les communautés à se joindre à un effort urgent pour stopper et inverser la progression du choléra.Depuis 2021, le choléra connaît une recrudescence à l'échelle mondiale, les 473 000 cas signalés à l'OMS en 2022 ayant plus que doublé par rapport à 2021. Les données préliminaires pour 2023 révèlent de nouvelles augmentations, avec plus de 700 000 cas signalés. Plusieurs de ces flambées présentent des taux de létalité élevés, dépassant le seuil de 1 % utilisé comme indicateur d'un traitement précoce et adéquat des patients atteints de choléra. Ces tendances sont tragiques étant donné que le choléra est une maladie évitable et traitable et que les cas avaient diminué au cours des années précédentes. Le choléra est une infection intestinale aiguë qui se propage par le biais d'aliments et d'eau contaminés par des matières fécales contenant la bactérie Vibrio cholerae. L'augmentation du nombre de cas de choléra est due à des lacunes persistantes dans l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Bien que des efforts soient faits pour combler ces lacunes dans certains endroits, dans beaucoup d'autres, ces lacunes s'aggravent en raison de facteurs liés au climat, à l'insécurité économique, aux conflits et aux déplacements de population. L'eau potable et l'assainissement sont des conditions préalables à l'arrêt de la transmission du choléra.Actuellement, les pays les plus gravement touchés sont la République démocratique du Congo, l'Éthiopie, Haïti, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Zambie et le Zimbabwe.Aujourd'hui plus que jamais, les pays doivent adopter une réponse multisectorielle pour lutter contre le choléra. Les membres du GIC appellent les pays actuellement touchés ou susceptibles de l'être à prendre des mesures urgentes pour que leurs populations aient accès à de l'eau propre, à des services d'hygiène et d'assainissement, ainsi qu'aux informations essentielles pour prévenir la propagation du choléra. La mise en place de ces services nécessite une volonté politique et des investissements au niveau national. Il s'agit notamment de créer des capacités de détection et de réponse précoces, d'améliorer la détection des maladies, d'assurer un accès rapide au traitement et aux soins, et de travailler en étroite collaboration avec les communautés, notamment en ce qui concerne la communication sur les risques et l'engagement communautaire. L'écart important entre le nombre de doses de vaccins disponibles et le niveau des besoins actuels exerce une pression sans précédent sur le stock mondial de vaccins. Entre 2021 et 2023, le nombre de doses demandées pour la riposte aux épidémies a été supérieur à celui de toute la décennie précédente.En octobre 2022, la pénurie de vaccins en cours a obligé le GIC à recommander une seule dose de vaccin, alors qu'il recommandait depuis longtemps un traitement à deux doses. Environ 36 millions de doses ont été produites l'année dernière, tandis que 14 pays touchés ont déclaré avoir besoin de 72 millions de doses dans le cadre d'une stratégie réactive à une dose. Ces demandes sous-estiment les besoins réels. Les campagnes de vaccination préventive ont dû être retardées afin de conserver des doses pour les efforts de lutte contre les épidémies, ce qui a créé un cercle vicieux. Le changement de stratégie a permis aux vaccins disponibles de protéger un plus grand nombre de personnes et de répondre à un plus grand nombre de flambées de choléra malgré la pénurie actuelle, mais un retour à un schéma à deux doses et une reprise de la vaccination préventive offriraient une protection plus longue.La capacité de production mondiale en 2024 devrait être de 37 à 50 millions de doses, mais elle restera probablement insuffisante pour répondre aux besoins des millions de personnes directement touchées par le choléra. Un seul fabricant, EuBiologics, produit actuellement le vaccin ; bien que l'entreprise fasse tout son possible pour maximiser la production, davantage de doses sont nécessaires. Actuellement, on ne s'attend pas à ce que de nouveaux fabricants arrivent sur le marché avant 2025 ; il faut donc accélérer les choses. La même urgence et la même innovation que pour le COVID-19 doivent être appliquées au choléra.Les autres fabricants qui prévoient d'entrer sur le marché doivent accélérer leurs efforts et mettre les doses à disposition à des prix abordables.Nous appelons les fabricants de vaccins, les gouvernements, les donateurs et les partenaires à donner la priorité à une augmentation urgente de la production de vaccins et à investir dans tous les efforts nécessaires pour prévenir et contrôler le choléra.À propos du GIC Communiqué de presse sur la stratégie de dosageGroupe de travail mondial sur la lutte contre le choléraL'IFRC sur le choléraUNICEF : le choléra met les enfants en danger dans le monde entierL'OMS sur la recrudescence du choléra, y compris les rapports de situation mensuelsContacts médiasIFRC Email: [email protected]: Lukas Nef,Mobile: +41792400790Email: [email protected]: Sarah Al Hattab, UNICEF in New YorkTelephone: +1 917-957-6536Email: [email protected] média de l'OMSEmail: [email protected]

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Choléra : L'épidémie réduit au silence une ville autrefois dynamique du sud-ouest du Zimbabwe

Dans les rues de Mapanza, un petit village du sud-ouest du Zimbabwe, le silence règne là où les enfants jouent normalement. Les rassemblements communautaires pour les repas ont cessé, les rires sont absents et les vêtements de tous les jours ont été remplacés par des bottes de pluie et des combinaisons de protection.Le village est aux prises avec une épidémie de choléra incessante, qui met en évidence la gravité de la maladie.Lors d'une récente journée de fortes pluies, des flaques d'eau entourent les trois grandes tentes situées au centre du village. Le personnel médical, muni de masques et de gants, entre et sort des tentes. Des perfusions sont apportées dans la tente où se trouvent les patients les plus gravement atteints.Dans les deux autres tentes, des agents de santé s'occupent des patients dont l'état s'est stabilisé. De temps en temps, un enfant curieux sort de la tente. Elle semble avoir environ cinq ans.Alors que nous marchons plus loin dans le village, nous rencontrons Alec. "Cela a probablement commencé lors d'un service religieux où de nombreuses personnes se sont rassemblées", explique Alec, un homme amical et énergique qui vit dans le village et qui a personnellement fait l'expérience de la rapidité avec laquelle le choléra peut frapper sans pitié. "Peu après, les gens ont commencé à tomber malades.Les sources de contaminationEn outre, la communauté partage une source d'eau, qui a été contaminée. Le choléra se propageant facilement par l'eau, on estime que près de la moitié du village est tombée malade. Il n'y a pas de centre de soins dans la région, ce qui a aggravé la situation, qui est devenue critique en l'espace de quelques heures.Les gens étaient allongés sur le sol et n'avaient nulle part où aller, se souvient Alec. "Les gens ont commencé à souffrir de diarrhées sévères et à vomir abondamment", explique-t-il. "Près de la moitié de la population de l'enceinte était à terre, et un couple local a essayé de transporter autant de personnes que possible à l'hôpital de Chiredzi, mais c'était trop. Les enfants et les femmes ont été les plus touchés ; des personnes sont également décédées". Alec a lui aussi dû se battre pour survivre. Après qu'il soit tombé malade, sa femme a attendu avec anxiété des nouvelles de son mari. Elle ne pouvait pas être avec lui et ne connaissait pas son état de santé. C'était une période éprouvante pour les nerfs.Une réponse immédiateAujourd'hui, lorsque les visiteurs viennent au village, il est difficile de comprendre que ce cauchemar s'est déroulé il y a seulement quelques semaines. Bien que les événements continuent de peser sur la communauté et que la situation soit loin d'être normale, le nombre de malades et de décès a diminué, grâce à ceux qui se sont mobilisés pour apporter leur aide.Les volontaires de la Croix-Rouge du Zimbabwe ont immédiatement soutenu le ministère de la santé et de la protection de l'enfance en apportant des tentes, des fournitures médicales et des "solutions de réhydratation orale" afin que les personnes puissent être soignées en toute sécurité et ne soient plus obligées de s'allonger sur le sol. Avec le ministère de la santé, ils ont pu contrôler l'épidémie.Aujourd'hui encore, les volontaires sont omniprésents dans le village. Nombre d'entre eux, comme la femme d'Alec, sont des membres de la communauté qui se sont portés volontaires après avoir vécu ce que le choléra a fait à leurs proches. Elle participe désormais à des campagnes de porte-à-porte, informant les gens sur la manière de se protéger afin qu'une épidémie de cette ampleur ne se reproduise pas.Depuis le début de l'épidémie, les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge de Zambie ont pris des mesures pour lutter contre la propagation du choléra et fournir des soins aux patients. La Croix-Rouge a également aidé le ministère de la santé à mettre en place un centre de traitement du choléra afin de permettre aux personnes présentant des symptômes de choléra d'accéder à des soins appropriés.Des volontaires se sont également rendus dans les communautés pour informer la population sur les moyens de se protéger et de protéger leurs proches, ainsi que sur les mesures à prendre en cas de maladie.Le Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC (IFRC-DREF) a alloué 500 000 francs suisses à la première intervention. Peu après, l'IFRC a lancé un appel d'urgence de 3 millions de francs suisses afin d'apporter une assistance vitale à plus de 550 000 personnes et d'aider à endiguer la flambée épidémique.

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Journée mondiale de la radio : Comment la radio contribue à maintenir les communautés en bonne santé et en sécurité

Bien que nous vivions dans un monde de plus en plus numérique, la radio reste une source importante d'information, de divertissement et de connexion dans les pays du monde entier.C'est particulièrement vrai dans les communautés rurales, pour lesquelles la radio est souvent la source d'information la plus fiable, voire la seule, à des kilomètres à la ronde.Imaginez que vous viviez dans l'une de ces communautés, loin du centre de santé le plus proche. Vous remarquez que les gens tombent malades et vous ne savez pas pourquoi. En quête de réponses, vous écoutez votre station de radio locale.Le présentateur parle de la "maladie mystérieuse" d'une manière paniquée, en disant à quel point les symptômes sont horribles, combien de personnes sont mortes et comment il faut éviter à tout prix les personnes infectées. Il a entendu dire que la maladie pourrait être une sorte de malédiction et que, apparemment, boire de l'eau salée peut vous protéger.En entendant ce rapport, et en l'absence d'autres sources vers lesquelles se tourner, vous vous sentiriez probablement effrayé et ne sauriez pas quoi faire.Mais imaginez que vous soyez à l'écoute d'une émission totalement différente. Le présentateur offre calmement des informations pratiques sur la maladie - son nom, ses symptômes, son mode de propagation et les mesures que vous pouvez prendre pour vous protéger. Il interroge un médecin local que vous connaissez et en qui vous avez confiance et qui répond aux questions et aux inquiétudes les plus courantes.Vous seriez rassuré et disposeriez des informations dont vous avez besoin pour assurer votre sécurité et celle de votre famille.Dans plusieurs pays, l'IFRC et ses Sociétés nationales s'associent aux médias locaux pour faire exactement cela : fournir des informations vitales avant, pendant et après les épidémies.Dans le cadre du programme de programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3), nous avons collaboré avec l'organisation caritative BBC Media Action pour former des journalistes et des Sociétés de la Croix-Rouge de sept pays à la programmation de lignes de vie : une programmation médiatique spéciale qui fournit des informations précises, pratiques et opportunes en cas de crise sanitaire ou humanitaire.Les Sociétés nationales s'associent régulièrement à des médias pour diffuser des informations utiles qui permettent aux communautés de rester en bonne santé et à l'abri d'un large éventail de maladies. En voici quelques exemples.KenyaDans les comtés de Bomet et de Tharaka Nithi, la Croix-Rouge du Kenya fait équipe avec les stations de radio locales et les services de santé des comtés, atteignant ainsi des centaines de milliers de personnes avec des messages de santé utiles sur la façon de prévenir des maladies telles que l'anthrax, la rage et le choléra. Les informations sont communiquées dans un langage simple. Les auditeurs peuvent poser des questions ou suggérer des sujets de discussion.«Au début, les médias étaient connus pour rapporter deux choses, peut-être : la politique et les mauvaises choses qui se sont produites dans la société. Mais la Croix-Rouge nous a aidés [...] à utiliser les médias pour éduquer les gens sur les maladies », explique Sylvester Rono, un journaliste de Kass FM formé à la programmation Lifeline.«Je suis maintenant fier de dire que cela a vraiment aidé nos communautés. Nos concitoyens comprennent maintenant pourquoi nous devons vacciner nos animaux de compagnie, pourquoi nous devons aller à l'hôpital en cas de morsure, pourquoi nous devons signaler tout incident [sanitaire], et quand vous voyez un signe de maladie, que ce soit la rage, l'anthrax, le choléra [...] l'importance de le signaler plus tôt », ajoute-t-il.CamerounFin 2021, une épidémie de choléra a menacé la vie des populations de la région Nord du Cameroun, une région rurale du pays où les communautés sont très dispersées.Dans le cadre de sa réponse, la Croix-Rouge camerounaise s'est associée à des stations de radio locales pour lancer une série de programmes radiophoniques communautaires afin de partager des informations sur la façon dont les gens peuvent se protéger, sur les symptômes à surveiller et sur les endroits où obtenir de l'aide s'ils tombent malades.Les thèmes des émissions ont été choisis en partenariat avec les dirigeants des communautés. Après la diffusion des émissions, les volontaires de la Croix-Rouge se sont rendus dans leurs communautés pour renforcer les messages diffusés à l'antenne en faisant du porte-à-porte. «Le programme radio est très bon, car il m'a donné des informations pratiques. J'ai eu un cas de choléra dans ma famille, mais grâce aux mesures que j'ai entendues à la radio, j'ai pu sauver l'enfant de ma soeur qui était malade», explique Talaga Joseph, un auditeur qui a appelé FM Bénoué, l'une des stations de radio participantes.République démocratique du Congo (RDC)En RDC, des rumeurs nuisibles et des informations erronées sur le COVID-19 et d'autres maladies se sont répandues dans tout le pays ces dernières années. Par exemple, certaines personnes pensaient que le vaccin COVID-19 était une source de revenus pour le gouvernement et ne présentait aucun avantage pour la société, tandis que d'autres croyaient que le vaccin contre la rougeole était moins efficace que les remèdes traditionnels à base de feuilles de manioc.Pour répondre à ces rumeurs, les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC ont fait du porte-à-porte pour recueillir les réactions de la communauté et enregistrer les mythes et les idées fausses les plus répandus. Après avoir analysé ces informations, le personnel de la Croix-Rouge de la RDC a lancé des émissions radiophoniques interactives afin d'aborder et de démystifier les informations erronées sur la santé et de fournir des conseils fiables.Par exemple, dans la province du Kongo Central, la Croix-Rouge de la RDC s'associe à Radio Bangu pour produire une émission intitulée "L'école de la Croix-Rouge". Les auditeurs appellent pour obtenir des informations sur différentes maladies, poser des questions et découvrir l'aide qu'ils peuvent obtenir de la Croix-Rouge.« La collaboration avec la Croix-Rouge est très bonne et a permis aux auditeurs d'en apprendre davantage sur ses activités et sur la manière dont ils peuvent prévenir différentes maladies et épidémies. Les émissions de la Croix-Rouge sont si populaires qu'elles ont augmenté le nombre total d'auditeurs dans la zone que nous couvrons », déclare Rigobert Malalako, directeur de la station de Radio Bangu.--Les activités avec la radio locale présentées dans cet article ne sont que quelques exemples de partenariats avec les médias développés dans le cadre du Programme de préparation des communautés aux épidémies et aux pandémies (CP3)Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le CP3 soutient les communautés, les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires dans la prévention, la détection et la réponse aux menaces de maladies.Si vous avez aimé cette histoire et souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous au bulletin d'information de l'IFRC sur la préparation aux épidémies et aux pandémies. Vous pouvez également accéder aux ressources suivantes :Un guide pour les médias sur la communication dans les urgences de santé publique (disponible en plusieurs langues)Site web de la programmation Lifeline de BBC Media ActionBoîte à outils de lutte contre les épidémies de l'IFRC

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Un début d'année 2024 meurtrier : Le choléra se propage rapidement au Zimbabwe après les fêtes de fin d'année

Il y a près d'un an, le premier patient atteint de choléra au Zimbabwe a été signalé dans la ville de Chegutu, située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale Harare. Tout au long de l'année 2023, les chiffres n'ont fait qu'augmenter, la maladie se propageant dans les dix provinces du pays. Au cours de la récente période de vacances, une forte augmentation a été enregistrée, les gens voyageant et se réunissant pour fêter avec leur famille élargie, ce qui a donné à la maladie de nouvelles occasions de se propager. «Nos pires craintes et prévisions pour l'après-fêtes se confirment avec cette tendance à la hausse des personnes ayant contracté le choléra", déclare John Roche, chef de délégation de l'IFRC pour le groupe de pays comptant le Zimbabwe, la Zambie et le Malawi.«Cette situation est particulièrement inquiétante pour les personnes à la santé vulnérable, qui sont les plus touchées et ont un besoin urgent d'assistance. « Alors que les écoles reprennent et que les gens retournent au travail, nous devons agir rapidement pour réduire le nombre de cas. Nous n'avons pas de temps à perdre ; nous devons briser le cycle, car chaque vie en danger est une vie de trop.» Il n'y a pas de temps à perdre Pour cette raison, la célérité est essentielle. Le choléra se propage rapidement et facilement. Le simple fait de boire ou de manger un aliment infecté par la bactérie du choléra peut entraîner une infection. Celle-ci peut entraîner de graves diarrhées et vomissements, parfois si intenses que les personnes perdent des litres d'eau par jour. La déshydratation qui s'ensuit peut entraîner la mort si des mesures ne sont pas prises pour permettre une réhydratation rapide. Dans la capitale, de nombreuses personnes vivent à proximité les unes des autres et les mesures d'hygiène sont insuffisantes, ce qui augmente le risque de tomber malade. Avec des milliers de cas présumés de choléra dans la capitale, Harare a déclaré l'état d'urgence. En outre, dans de nombreux endroits du pays, les infrastructures d'assainissement et d'approvisionnement en eau sont délabrées et nécessitent d'importants travaux de remise en état. Les blocages d'égouts sont fréquents, ce qui contribue à la propagation rapide de la maladie. De plus, les gens ont du mal à accéder à de l'eau propre pour cuisiner et boire. La Croix-Rouge prête à intervenir Depuis le début de l'épidémie, les volontaires et les travailleurs humanitaires de la Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe ont pris des mesures pour lutter contre la propagation du choléra et fournir des soins aux patients. Les volontaires se sont rendus dans les communautés pour informer les gens sur les moyens de se protéger et de protéger leurs proches, ainsi que sur les mesures à prendre en cas de maladie. La Croix-Rouge zimbabwéenne a également aidé le ministère de la santé à mettre en place un traitement contre le choléra afin de permettre aux personnes présentant les symptômes de la maladie d'accéder à des soins appropriés. Au total, neuf points de réhydratation orale ont été mis en place dans tout le pays (à Harare, dans le district de Mutare, dans le district de Misvingo et dans le Mashonaland). Ces lieux ont été choisis en fonction de la présence de volontaires formés qui font du porte-à-porte pour sensibiliser les populations au choléra. Un mécanisme de retour d'information a été mis en place et il existe actuellement des réunions de retour d'information et des boîtes à idées dans de nombreux établissements de santé. Jusqu'à présent, les volontaires des services de proximité ont établi des contacts et partagé des informations avec plus de 171 000 personnes. Pour que les équipes de la Croix-Rouge puissent agir rapidement, le Fonds d'urgence pour les interventions en cas de catastrophe de l'IFRC (IFRC-DREF) a alloué environ 500 000 CHF en juin 2023 pour soutenir les efforts de réponse immédiats. Malheureusement, le choléra se propage rapidement et la Croix-Rouge du Zimbabwé a besoin de plus de fonds pour s'assurer que le nombre de personnes infectées atteigne zéro. C'est pourquoi l'IFRC et ses membres exhortent la population à soutenir son appel d'urgence de 3 millions de francs suisses afin d'aider la Croix-Rouge zimbabwéenne à fournir une assistance vitale à 550 455 personnes et à endiguer l'épidémie. «Ce soutien est indispensable pour lutter contre le choléra et faire en sorte que plus aucune vie ne soit perdue à cause de cette maladie», déclare M. Roche de l'IFRC.

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Communiqué de presse

L'épidémie de choléra s'aggrave en Zambie : L'IFRC lance un appel d'urgence de 4 millions de francs suisses

Genève/Nairobi/Lusaka, 15 janvier 2024 : Réagissant à une grave épidémie de choléra en Zambie, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence de 4 millions de francs suisses. Ce fonds vise à soutenir la Croix-Rouge de Zambie, dans son rôle d'auxiliaire du ministère zambien de la Santé, afin d'atténuer l'impact de l'épidémie sur les communautés touchées et d'empêcher sa propagation. En octobre 2023, une nouvelle épidémie de choléra a été signalée et la transmission s'est accrue depuis la mi-décembre, mettant en danger plus de 10 millions de personnes. L'épidémie s'est d'abord déclarée dans les zones périurbaines de la province de Lusaka, où la plupart des cas ont été signalés. En raison du taux élevé de transmission, la maladie touche désormais des personnes réparties dans plusieurs zones géographiques. Neuf provinces sur dix ont signalé des cas de choléra, et six provinces ont confirmé l'existence de foyers de choléra. John Roche, Chef de délégation couvrant le Zimbabwe, la Zambie et le Malawi a délcaré: «Pour éviter que d'autres vies ne soient perdues, nous devons donner la priorité à l'accès à l'eau propre et salubre. La maladie hydrique se propageant rapidement, nous sommes profondément préoccupés par la situation actuelle. L'IFRC et la Croix-Rouge de Zambie recherchent des ressources pour contribuer aux activités susceptibles de soutenir l'arrêt de la propagation et de sa transmission. » Cosmas Sakala, Secrétaire général par intérim de la Croix-Rouge de Zambie, a déclaré : «Avec l'augmentation des pluies et la possibilité d'inondations, l'épidémie de choléra pourrait s'aggraver et nous craignons que de nombreuses autres vies soient perdues. La Croix-Rouge de Zambie a besoin de plus de ressources pour aider le gouvernement à intensifier les interventions telles que la communication sur les risques et l'engagement communautaire, à améliorer l'accès à l'eau potable et à l'assainissement pour enrayer l'épidémie, et à améliorer la gestion des cas au niveau communautaire pour réduire le nombre de décès ». En réponse à l'épidémie, l'IFRC a alloué 750 000 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les interventions lors de catastrophes (DREF) pour soutenir les efforts de secours. Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge de Zambie ont été mobilisés et soutiennent les activités de lutte contre le choléra en faisant du porte-à-porte, en mettant en place des points de réhydratation orale où les personnes présentant des signes de choléra peuvent être réhydratées, en diffusant des messages d'hygiène et en sensibilisant les communautés à la prévention et à la lutte contre le choléra. Ce début d'éducation à la santé publique se fait en collaboration avec le ministère zambien de la santé et l'UNICEF. Pour poursuivre la réponse, un total de 4 millions de francs suisses est nécessaire et permettra de venir en aide à 3,5 millions de personnes. L'année dernière, le Malawi, pays voisin, a connu l'une des pires épidémies de choléra depuis des années. Par ailleurs, le Zimbabwe est actuellement aux prises avec une épidémie de choléra qui fait des victimes tous les jours. L'IFRC reste déterminée à enrayer la propagation du choléra en Zambie, en veillant à ce que les populations touchées reçoivent les soins et le soutien nécessaires. Plus d'informations: Pour en savoir plus ou pour soutenir l'appel d'urgence, visitez notre page dédiée Pour toute demande d'interview, écrivez-nous à l'adresse:[email protected] A Naïrobi: Anne Macharia: +254 720 787 764 A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Carina Wint: +47 4139 1873

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Communiqué de presse

L'IFRC intensifie sa réponse face à la montée en puissance de l'épidémie de choléra au Zimbabwe : un appel d'urgence est lancé.

Harare/Nairobi/Genève, le 17 novembre 2023-La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d'urgence de 3 millions de francs suisses pour soutenir la Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe. Les besoins sanitaires dépassent les ressources disponibles, ce qui signifie qu'une action immédiate est nécessaire pour atténuer l'impact sur les communautés touchées. Le Zimbabwe est actuellement confronté à une grave épidémie de choléra, qui met à rude épreuve les systèmes de santé et nécessite une action coordonnée. L'épidémie a entraîné une augmentation des taux de morbidité et de mortalité, ce qui constitue une menace importante pour la santé publique et exige une attention immédiate. L'IFRC avait déjà alloué 464 595 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes (DREF) pour soutenir les efforts de secours. L'appel d'urgence se concentre sur des domaines critiques, notamment la prévention et le contrôle de la propagation du choléra, l'amélioration de la gestion des cas et l'amélioration des installations d'eau et d'assainissement. L'appel souligne également l'importance de l'engagement communautaire, de la responsabilité et de l'inclusion pour apporter une réponse globale aux divers besoins des communautés touchées. John Roche, chef de la délégation de l'IFRC pour le Zimbabwe, la Zambie et le Malawi, a déclaré : "L'accès à l'eau potable et à l'eau portable reste l'un des besoins les plus urgents de la communauté. Nous sommes profondément préoccupés par l'évolution de la situation, car avant les pluies, les cas se sont multipliés. L'IFRC et la Croix-Rouge du Zimbabwe recherchent des ressources par le biais de l'appel qui soutient les activités qui peuvent contribuer à arrêter la propagation et la transmission du choléra, ce qui permettra de désamorcer les tendances inquiétantes." Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge du Zimbabwe ont été mobilisés et continuent de répondre à l'épidémie en renforçant la sensibilisation aux pratiques en matière d'eau, d'hygiène etd'assainissement (EHA), en soulignant l'importance de l'éducation en EHA pour des communautés plus saines. Ce début d'éducation à la santé publique se fait en collaboration avec le ministère zimbabwéen de la santé. À l'heure actuelle, les nouveaux cas signalés sont en forte augmentation et se multiplient à un rythme accéléré. Il est donc urgent de renforcer les mesures d'atténuation afin de freiner la propagation et de réduire la transmission transfrontalière. Plus d'informations Pour plus d'informations sur notre réponse à l'épidémie de choléra au Zimbabwe, consultez le site Internet Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe ou la page d'appel de l'IFRC. Pour demander une interview, veuillez contacter : [email protected] A Harare: (Société de la Croix-Rouge du Zimbabwe) Kim Stambuli, +263 71 251 7264,[email protected] A Nairobi: Rita WANJIRU NYAGA, +254110837154, [email protected] A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367, [email protected]

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La réduction des risques liés aux maladies d'origine hydrique porte ses fruits dans les zones rurales du Kenya

Au cours des deux dernières années, des villages comme Cheplelwa, dans le comté de Bomet, au sud-ouest du pays, ont connu une augmentation significative des maladies telles que le choléra et l'hépatite B - deux maladies déclenchées par la consommation d'eau contaminée. Afin d'assurer une protection complète des sources d'eau, la Croix-Rouge du Kenya et l'IFRC se sont mobilisées pour informer les communautés sur les mesures à prendre pour protéger les sources naturelles de la contamination et veiller à ce qu'elles restent propres. Les eaux de source constituent la principale source d'eau dans cette région, mais il est courant que les animaux y soient amenés pour s'abreuver. Dans le même temps, les habitants viennent également à la source et récupèrent la même eau pour leur usage domestique. Chebett, un agent de santé communautaire formé par la Croix-Rouge du Kenya, pense que l'absence de sources dans les villages voisins a accéléré l'augmentation des cas de choléra. Au cours des mois précédents, ces villages ont également connu une épidémie d'hépatite B. Un bilan de santé massif « Au moment du dépistage et de la sensibilisation des communautés au Covid-19 et à l'importance de se faire vacciner, certaines personnes ont été diagnostiquées avec l'hépatite B», a déclaré M. Chebett. « Nous l'avons signalé au ministère de la santé, qui a demandé un bilan de santé massif.» Ce bilan comprenait des dépistages de l'hépatite B à l'échelle de la communauté ainsi qu'une sensibilisation continue aux pratiques sanitaires. Les personnes dont le test de dépistage de l'hépatite B s'est révélé négatif ont été vaccinées, tandis que les personnes dont le test s'est révélé positif ont bénéficié d'un traitement médicamenteux. Après plusieurs mois, le personnel médical du dispensaire de Cheplelwa s'est lancé dans une nouvelle campagne massive de dépistage et de vaccination, dans le but d'éradiquer le virus de l'hépatite B dans la région. Mais l'éradication complète est devenue difficile car le vaccin contre l'hépatite B est administré en deux doses. Certains membres de la communauté ont pris la première dose, mais ne sont pas revenus. Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que les symptômes - tels que des conversations ininterrompues ou des propos incohérents - commencent à apparaître. Le dépistage de masse se poursuit afin d'accélérer l'identification de nouveaux cas. Ces efforts s'inscrivent dans le cadre de la priorité accordée par l'IFRC à la collaboration avec les communautés pour renforcer leur résilience et leur soutien afin de rompre le cycle des impacts des catastrophes dans un contexte de changement climatique. Dans la Corne de l'Afrique, l'alternance des conditions météorologiques a continué de provoquer des sécheresses et des inondations, ce qui a eu un impact sur les sources d'eau, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire. Tous ces facteurs rendent les populations plus vulnérables aux maladies infectieuses. Éliminer la peur en engageant les communautés Mme Chebett explique que lorsqu'elle s'entretient avec les membres de la communauté, elle leur dit que les sources doivent être protégées et que la région doit rester propre. Pour éviter la contamination de l'eau, les communautés ont été encouragées à construire des réservoirs souterrains pour recueillir l'eau de source. Des robinets ont ensuite été installés à côté de ces réservoirs, à une distance de 10 mètres. Les membres de la communauté ont participé à la construction des réservoirs souterrains. Bien que l'eau de source qui coule dans les robinets soit désormais propre, les familles ont été encouragées à faire bouillir l'eau utilisée pour la boisson et la cuisine, à la stocker dans des récipients propres et à garder ces récipients fermés. Des bacs à eau pour abreuver les animaux ont également été créés. Une meilleure hygiène grâce à l'éducation Etant donné que cette zone est située entre deux collines, l'eau de pluie qui s'écoule des collines transporte également des débris. Les personnes qui boivent l'eau avant de l'avoir fait bouillir peuvent souffrir de diarrhée aiguë. Certaines familles et certains membres de la communauté ont donc prétendu que l'eau était empoisonnée et ont cessé de la boire. Mais après avoir reçu des informations de la part d'agents de santé communautaires formés par la Croix-Rouge du Kenya, ils ont commencé à faire bouillir l'eau utilisée pour la boisson et la cuisine, et à se laver les mains avant et après avoir mangé. Les normes d'hygiène se sont également améliorées de manière générale. Chaque ménage a été encouragé à construire des toilettes et à se laver les mains après les avoir utilisées. « L'éducation que nous donnons porte ses fruits », a déclaré M. Chebett à propos des efforts d'engagement communautaire, qui ont été rendus possibles grâce au soutien du programme communautaire de préparation aux épidémies et aux pandémies (CP3) financé par l'USAID.

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L'urgence du choléra peut être évitée

Le monde est confronté à une recrudescence du choléra, touchant même des pays qui n'ont pas été touchés par la maladie depuis des décennies. Des années de progrès contre cette maladie ancestrale ont disparu. Bien que la situation soit sans précédent, la leçon à tirer n'est pas nouvelle: l'eau potable, l'assainissement et l'hygiène sont les seules solutions durables et à long terme pour mettre fin à l'épidémie de choléra et prévenir d'autres épidémies à l'avenir. La situation mondiale du choléra est préoccupante, mais alors que nous célébrons aujourd'hui la Journée mondiale de l'eau et que s'ouvre à New York la Conférence historique des Nations unies sur l'eau, le Groupe de travail mondial pour la lutte contre le choléra (GTFCC- Global Task Force onCholeraControl) appelle les pays et la communauté internationale à canaliser cette inquiétude vers des actions concrètes. Premièrement, pour prévenir de futures épidémies, les pays ont besoin de systèmes de surveillance de la santé publique solides afin d'identifier et de confirmer rapidement les cas de choléra, ce qui permet d'agir immédiatement. Les pays qui connaissent des épidémies généralisées ont besoin d'un soutien immédiat pour suivre la crise actuelle et s'y attaquer. Nous ne pouvons pas résoudre un problème que nous ne voyons pas. Deuxièmement, il faut arrêter le cycle qui nous mène d'une urgence à l'autre en investissant dans l'eau, l'hygiène et l'assainissement (EHA). Lorsqu'une épidémie de choléra se déclare, les équipes d'intervention se précipitent pour apporter du savon et des comprimés de chlore, acheminer de l'eau potable par camion et construire des latrines temporaires afin d'éviter que l'épidémie ne se propage. Si ces actions permettent incontestablement de sauver des vies, des investissements à plus long terme en faveur des infrastructure en EHA peuvent permettre de prévenir les épidémies. Partout dans le monde où le choléra a été éliminé, c'est grâce à l'amélioration de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène de base, dont l'accès est un droit de l'homme internationalement reconnu. Passer d'une réponse d'urgence à des améliorations à long terme est plus efficace, car bien que le choléra soit un problème de santé, il s'agit avant tout d'un problème de développement. Troisièmement, concentrer les efforts sur les points chauds du choléra. La lutte contre le choléra nécessite une approche ciblée centrée sur les points chauds - zones de santé ou districts - où se concentrent les cas de choléra. En se concentrant sur les points chauds du choléra, on fait plus que doubler le rendement des investissements dans l'eau potable, l'assainissement et l'hygiène : de 4,30 à 10 dollars pour chaque dollar investi. Quatrièmement, soutenir l'élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux de lutte contre le choléra, y compris le budget alloué à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène. Ces plans nationaux définissent les actions multisectorielles nécessaires pour une prévention et un contrôle durables du choléra, y compris l'utilisation de vaccins oraux contre le choléra, en plaçant les communautés au centre. La pauvreté, les conflits et les catastrophes continuent d'alimenter le choléra, désormais amplifié par le changement climatique. L'avenir présente de multiples défis, mais au moins pour le choléra, nous avons la réponse : l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène dans les points chauds du choléra. Des investissements urgents et ciblés nous permettront d'y parvenir. Note aux éditeurs Ces derniers mois, le monde a connu une résurgence du choléra. L'année dernière, pas moins de 30 pays ont connu des épidémies, et nous continuons à observer une propagation géographique inquiétante jusqu'en 2023. Des pays comme le Liban, l'Afrique du Sud et la Syrie connaissent leurs premières épidémies depuis des décennies. Ce n'est pas seulement le nombre et l'étendue des flambées qui sont préoccupants, mais aussi la gravité avec laquelle elles frappent. Le taux moyen de létalité des foyers actuels est deux fois plus élevé que le seuil cible de moins de 1 %. Nombre de ces épidémies sont clairement liées à des événements climatiques extrêmes, qui apportent tantôt trop d'eau, tantôt trop peu, deux facteurs qui favorisent le choléra, car l'accès à l'eau est perturbé et les gens peuvent être contraints de quitter leur domicile pour s'installer dans des lieux plus temporaires et parfois surpeuplés. À l'avenir, nous pouvons nous attendre à des inondations, des sécheresses, des tempêtes et des déplacements de population plus fréquents. Outre le changement climatique, les exercices de modélisation montrent que la croissance démographique et l'urbanisation pourraient à elles seules entraîner un doublement des cas de choléra au cours des 20 prochaines années si nous n'agissons pas maintenant. Pour plus d'informations sur l'approche multisectorielle complète de la lutte contre le choléra et de son élimination, veuillez consulter la déclaration du comité directeur du GTFCCsur la situation actuelle du choléra. Signé par le comité de pilotage du groupe de travail mondial pour la lutte contre le choléra (GTFCC) Son Excellence M. Hakainde Hichilema, Président de la République de Zambie et Champion de la lutte mondiale contre le choléra Dr Frew Benson, président du comité directeur du GTFCC Dr Christopher J. Elias, président, développement mondial, Fondation Bill & Melinda Gates Dr Howard Zucker, directeur adjoint pour la santé mondiale, Centers for Disease Control and Prevention (CDC) Dr Seth Berkley, Directeur général de Gavi, l'Alliance du vaccin Jagan Chapagain, Secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) Dr Christos Christou, Président international, Médecins sans frontières Catherine Russell, Directrice générale, UNICEF Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général, Organisation mondiale de la santé Contacts médias Institut national zambien de santé publique Mazyanga Liwewe, [email protected] BMGF [email protected] CDC Erik M. Friedly, [email protected] Gavi, the Vaccine Alliance [email protected] IFRC Marie Claudet, [email protected] MSF Jean-Marc Jacobs, [email protected] UNICEF Sara Alhattab, +1 917 957 6536, [email protected] WHO [email protected]

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Communiqué de presse

Malawi : La Croix-Rouge intensifie sa réponse à la pire épidémie de choléra depuis deux décennies

Malawi, 25 janvier 2023 - Le Malawi est actuellement confronté à la pire épidémie de choléra qu'il ait connue depuis deux décennies, avec plus de 29 000 cas signalés et plus de 900 morts. La Croix-Rouge du Malawi, en partenariat avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et ses partenaires nationaux - le consortium dirigé par la Croix-Rouge danoise et la Croix-Rouge suisse - intensifie sa réponse au choléra pour venir en aide à plus de deux millions de personnes. Depuis le premier cas enregistré en février 2022, les cas ont continué à se propager, les 29 districts étant tous touchés. Le choléra met désormais plus de 10 millions de personnes en danger, dont plus de cinq millions d'enfants. «La Croix-Rouge du Malawi s'engage à continuer à soutenir le gouvernement du Malawi dans sa réponse à l'épidémie de choléra et aux autres urgences sanitaires. Nous sommes reconnaissants envers l'IFRC et les autres partenaires du Mouvement pour le financement et l'assistance technique qu'ils continuent d'apporter au plan de réponse au choléra de la Croix-Rouge du Malawi», a déclaré McBain Kanongodza, secrétaire général de la Croix-Rouge du Malawi. Selon la mise à jour du ministère de la Santé du Malawi sur le choléra le 22 janvier 2023, plus de 29 364 cas et 960 décès ont été signalés, ce qui laisse le taux de mortalité à 3,27 %, ce qui est considérablement plus élevé que le taux acceptable de moins de 1 % fixé par l'OMS. La Croix-Rouge du Malawi fournit déjà des traitements vitaux au niveau communautaire en administrant une thérapie de réhydratation orale. Les volontaires s'assurent que l'approvisionnement en eau est sûr et que les installations sanitaires fonctionnent. Ils font également du porte-à-porte pour sensibiliser la population à la prévention de la propagation de la maladie. Avec la saison des pluies, il est essentiel que les gens prennent des précautions pour se protéger et protéger leurs familles. «Nous avons suivi l'évolution de la situation sur le terrain depuis l'apparition des premiers cas et nous sommes profondément préoccupés par le fait que cette épidémie se propage dans tous les coins du Malawi. Nous devons soutenir les efforts conjoints du ministère de la santé et de la Croix-Rouge du Malawi dans leur réponse à cette situation dévastatrice. Alors que l'épidémie s'aggrave, les partenariats sont essentiels pour garantir que des vies soient sauvées» a déclaré John Roche, chef de la délégation de l'IFRC pour le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe. L'IFRC et ses membres lancent un appel d'urgence en vue de recueillir 5,2 millions de francs suisses, ce qui permettra à la Croix-Rouge du Malawi d'atteindre 1 385 391 personnes supplémentaires ayant besoin d'aide. La Croix-Rouge du Malawi et ses partenaires dont l'IFRC ont l'intention de cibler 15 districts touchés, les objectifs principaux étant de prévenir et de contrôler la propagation de l'épidémie, de réduire la morbidité et la mortalité dues au choléra et d'améliorer la disponibilité de l'eau potable et des installations sanitaires, grâce à un soutien continu aux communautés et aux bureaux de santé de district. Pour plus d'informations ou pour arranger une interview merci de contacter: A Lilongwe: Felix Washon, +265 999 95 57 21, [email protected] A Harare: Ella Mcsharry, +263 78 689 3350, [email protected] A Naïrobi: Euloge Ishimwe, +254 731 688 613, [email protected] A Genève: Marie Claudet, +1 202 999 8689, [email protected]

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Le choléra

Le choléra est une maladie bactérienne, généralement transmise par de l'eau contaminée, qui provoque de graves diarrhées et de la déshydratation. Il peut être mortel et se développe dans des conditions de pauvreté ou de surpeuplement où l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène est compromis.

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Communiqué de presse

La pénurie de vaccins contre le choléra entraîne la suspension temporaire de la stratégie à deux doses, alors que les cas augmentent dans le monde entier

Genève/New York, le 19 octobre 2022 - En raison d'une pénurie mondiale de vaccins contre le choléra, le Groupe international de coordination (GIC) - l'organisme qui gère les approvisionnements d'urgence en vaccins - a dû suspendre temporairement le schéma de vaccination standard à deux doses dans les campagnes de lutte contre les flambées de choléra, au profit d'une approche à dose unique. Ce changement de stratégie permettra d'utiliser les doses dans un plus grand nombre de pays, à un moment où les épidémies de choléra connaissent une hausse sans précédent dans le monde. Depuis janvier de cette année, 29 pays ont signalé des cas de choléra, dont Haïti, le Malawi et la Syrie, qui sont confrontés à de vastes épidémies. À titre de comparaison, au cours des cinq années précédentes, moins de 20 pays en moyenne ont signalé des épidémies. La tendance mondiale va vers des épidémies plus nombreuses, plus étendues et plus graves, en raison des inondations, des sécheresses, des conflits, des mouvements de population et d'autres facteurs qui limitent l'accès à l'eau potable et augmentent le risque d'épidémies de choléra. La stratégie à une dose s'est avérée efficace pour répondre aux épidémies, même si les preuves de la durée exacte de la protection sont limitées et que la protection semble beaucoup plus faible chez les enfants. Avec un schéma à deux doses, lorsque la deuxième dose est administrée dans les 6 mois suivant la première, l'immunité contre l'infection dure 3 ans. L'avantage de l'administration d'une seule dose l'emporte toujours sur l'absence de dose: bien que l'interruption temporaire de la stratégie à deux doses entraîne une réduction et un raccourcissement de l'immunité, cette décision permettra de vacciner davantage de personnes et de les protéger à court terme, si la situation mondiale du choléra continue de se détériorer. L'approvisionnement actuel en vaccins contre le choléra est extrêmement limité. Son utilisation pour les interventions d'urgence est coordonnée par le GIC qui gère le stock mondial de vaccins anticholériques oraux. Sur le total de 36 millions de doses qui devraient être produites en 2022, 24 millions ont déjà été expédiées pour des campagnes préventives (17 %) et réactives (83 %) et 8 millions de doses supplémentaires ont été approuvées par le GIC pour le deuxième cycle de vaccination d'urgence dans 4 pays, ce qui illustre la grave pénurie de ce vaccin. Comme les fabricants de vaccins produisent au maximum de leur capacité actuelle, il n'y a pas de solution à court terme pour augmenter la production. La suspension temporaire de la stratégie à deux doses permettra de réorienter les doses restantes pour répondre à d'éventuels besoins pour le reste de l'année. Il s'agit d'une solution à court terme, mais pour atténuer le problème à plus long terme, il est urgent d'agir pour augmenter la production mondiale de vaccins. Le GIC continuera à surveiller les tendances épidémiologiques mondiales ainsi que l'état du stock de vaccins contre le choléra, et réexaminera régulièrement cette décision. A propos du GIC Le GIC est un groupe international qui gère et coordonne la fourniture de vaccins et d'antibiotiques d'urgence dans les pays lors de grandes épidémies. Il gère le stock mondial de vaccin oral contre le choléra. Le groupe est composé de membres de l'OMS, de Médecins Sans Frontières, de l'UNICEF et de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le GIC a été créé en 1997, à la suite de grandes épidémies de méningite en Afrique, en tant que mécanisme permettant de gérer et de coordonner la fourniture de vaccins et d'antibiotiques d'urgence aux pays lors de grandes épidémies. Depuis la constitution du stock de vaccins contre le choléra en 2013, 120 millions de doses de vaccin oral contre le choléra ont été expédiées à 23 pays, dont 73 millions (60 %) ont été approuvées pour une intervention d'urgence. Contacts médias IFRC: Jenelle Eli +41 79 935 97 40 +1 202 603 6803 [email protected] MSF: Lukas Nef  +41792400790 +41443859457 [email protected] UNICEF: Tess Ingram +1 347 593 2593 [email protected] OMS: WHO Media inquiries Telephone: +41 22 791 2222 Email: [email protected]