Palestine

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DÉCLARATION : L’IFRC indignée par l’assassinat d’un collègue du Croissant-Rouge palestinien à Gaza

Ramallah/Beirut/Genève, 4 février 2026 : L'IFRC exprime sa profonde indignation face à l’assassinat de Hussein Hassan Hussein Al-Samiri, ambulancier dévoué du Croissant-Rouge palestinien. Hussein a été tué alors qu’il accomplissait des tâches humanitaires vitales à Khan Younis, lors d’une attaque dans la zone d’Al-Mawasi, le 4 février 2026.L’IFRC présente ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses amis et à ses collègues, et exprime sa pleine solidarité avec le Croissant-Rouge palestinien.Les travailleurs humanitaires et le personnel médical doivent être respectés et protégés en toutes circonstances afin que l’assistance vitale puisse parvenir aux personnes dans le besoin.Les emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont des symboles de protection, d’humanité, de neutralité et d’espoir. Pourtant, trop souvent, nos volontaires et nos employés sont tués alors qu’ils accomplissent un travail salvateur. La perte de Hussein est un rappel tragique des dangers auxquels sont confrontées celles et ceux qui consacrent leur vie à aider les autres.L’IFRC appelle à la protection des civils, des travailleurs humanitaires et du personnel médical : il s’agit d’une obligation légale et morale.Cette tragédie porte à 30 le nombre de membres du personnel et de volontaires du Croissant-Rouge palestinien tués dans l’exercice de leurs fonctions à Gaza, et à 2 en Cisjordanie, depuis le début du conflit en octobre 2023.Pour plus d’informations, veuillez contacter : [email protected]À Beyrouth :Mey Al Sayegh, +961 761 744 68À Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67Scott Craig, +41 76 370 35 75

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Déclaration de l’IFRC sur l’aide humanitaire à Gaza : Nous devons saisir ce moment crucial pour le peuple de Gaza

Genève, le 17 octobre 2025 – Alors qu’un cessez-le-feu offre un bref répit après les violences, l’attention doit désormais se porter sur la suite. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à une intensification massive de l’aide et du soutien international pour Gaza. Cela inclut l’ouverture de tous les points d’accès afin que l’aide humanitaire vitale puisse parvenir aux populations à l’échelle nécessaire pour atténuer les conditions catastrophiques qu’elles endurent depuis deux ans.Bien que davantage d’aide ait commencé à entrer à Gaza depuis le cessez-le-feu, elle reste très en deçà des besoins réels. Un accès sûr et sans entrave est essentiel pour garantir que l’assistance parvienne à toutes les communautés, y compris dans le nord. De même, l’Appel d’urgence Moyen-Orient de l’IFRC – qui aide les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de la région à soutenir les personnes touchées en ce moment crucial – demeure gravement sous-financé. Il est temps de le soutenir.La Société du Croissant-Rouge palestinien continue de constituer une bouée de sauvetage pour la population de Gaza, en assurant des opérations d’ambulance, des évacuations médicales, des soins de santé essentiels, un soutien en santé mentale et psychosociale, ainsi qu’une aide d’urgence.Cependant, la capacité de la société du Croissant-Rouge palestinien à maintenir ces activités vitales est gravement compromise après des mois d’accès limité de l’aide à Gaza et deux années d’hostilités incessantes. Son action doit être soutenue de toute urgence par la communauté internationale.À travers son Appel d’urgence Moyen-Orient, l’IFRC joue un rôle essentiel dans le soutien aux opérations de secours pour Gaza depuis l’Égypte et la Jordanie.En Égypte, l’IFRC appuie la Société du Croissant-Rouge égyptien, principal prestataire logistique de l’aide humanitaire acheminée d’Égypte vers Gaza. L’IFRC fournit un appui crucial en matière de logistique, de chaînes d’approvisionnement et d’évacuations médicales afin de maintenir cette ligne de vie vitale. Cet appui doit être renforcé à plus grande échelle.En Jordanie, l’IFRC soutient également la Société du Croissant-Rouge jordanien, dont l’entrepôt est entièrement approvisionné en biens prêts à être expédiés dès que possible. La Société du Croissant-Rouge jordanien accueille également des évacués médicaux en provenance de Gaza et se prépare à en recevoir davantage.L’IFRC est prête à en faire encore plus – mais, une fois de plus, notre appel régional pour faire face à cette crise demeure gravement sous-financé. Nous exhortons les donateurs et les partenaires à accroître leur soutien dès maintenant afin que l’aide parvienne à celles et ceux qui en ont le plus besoin – au moment où ils en ont le plus besoin.Après deux longues années, nous devons saisir ce moment crucial pour le peuple de Gaza.Pour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse:[email protected]À BeyrouthMey Al Sayegh, +961 761 744 68A GenèveTommaso Della Longa, +41 79 708 43 67Scott Craig, +41 76 370 3575

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Communiqué de presse

Couchons-nous tôt pour ne pas sentir la faim » – des travailleurs humanitaires à Gaza luttent au cœur de la famine

Genève, 28 août 2025 : À la suite de la confirmation officielle par l’IPC de la famine à Gaza, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) alerte aujourd’hui sur le fait que la malnutrition parmi les travailleurs humanitaires menace les activités vitales de sauvetage.L’IFRC est le plus grand réseau humanitaire au monde. Nos employés et volontaires ne sont pas épargnés par la faim qui sévit actuellement à Gaza. Ils continuent de risquer leur vie pour les autres, tout en souffrant eux-mêmes de la faim et en peinant désespérément à trouver de la nourriture pour leurs familles.Beaucoup de nos collègues sont malnutris et affaiblis, survivant avec un seul repas par jour. Mais même dans ces conditions, la plupart choisissent de donner ce repas à leurs enfants. Le manque de nourriture tue plus lentement, mais tout aussi sûrement qu’une bombe. Les humanitaires doivent être protégés de toutes les menaces qui pèsent sur eux.Une mère de trois enfants nous raconte comment elle fait bouillir de l’eau avec des feuilles d’arbre et dit à ses filles que c’est du jus, simplement pour qu’elles aient quelque chose à boire. Un autre membre du personnel du Croissant-Rouge palestinien témoigne :« À Gaza, il n’y a pas de différence entre le jour et la nuit. La peur n’a pas d’horaires, et la mort ne respecte pas les heures de sommeil. Savez-vous ce que signifie s’habituer à la faim ? Que la nourriture devienne un rêve. Que l’on apprenne à économiser un seul morceau de pain pour qu’il dure toute la journée. Que l’on s’excuse auprès de ses enfants parce que tout ce qu’on peut leur dire, c’est : “Soyez patients.” »C’est une situation d’urgence. L’aide n’atteint pas les populations en toute sécurité ni à l’échelle nécessaire. Des mesures doivent être prises, massivement, sinon davantage d’enfants, de familles et de communautés mourront de faim.La déclaration de famine n’est pas seulement le reflet d’une urgence – c’est un appel à l’action sans équivoque. Chaque heure de retard coûte des vies supplémentaires. Cette catastrophe doit être empêchée de s’aggraver davantage.C’est une catastrophe créée par l’homme et un échec de l’humanité. L’aide doit parvenir à Gaza. MAINTENANT.Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Beyrouth:Joanna Daou:+961 71 802 779A Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Hannah Copeland: +41 76 236 9109

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Communiqué de presse

L’IFRC pleure la mort d’un autre collègue du Croissant-Rouge palestinien à Gaza

Genève, le 27 juin 2025 — C’est le cœur lourd que nous pleurons la mort d’un autre collègue du Croissant-Rouge palestinien à Gaza. Haitham Bassam Abu Issa était infirmier à la clinique du Croissant-Rouge palestinien de Deir al-Balah. Il a été tué alors qu’il n’était pas en service, dans la ville située au centre de la bande de Gaza, le 26 juin 2025. Nos plus sincères condoléances vont à sa famille et à ses proches.Cela porte à 50 le nombre total de membres du personnel et de volontaires du Croissant-Rouge palestinien tués depuis le début du conflit — un chiffre profondément choquant. Trente collègues ont été tués alors qu’ils étaient en service pour le Croissant-Rouge palestinien, portant des emblèmes qui auraient dû les protéger. Ceux qui ont été tués hors service auraient dû être protégés, comme tous les civils doivent l’être.Ceci est un rappel brutal de la situation désespérée à Gaza.Nous partageons la peine et réaffirmons notre solidarité avec le Croissant-Rouge palestinien.Nous réitérons nos appels :Les civils doivent être protégés;Les humanitaires doivent être protégés.Aucune excuse n’est acceptable.Pour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse :[email protected]À Beyrouth:Mey Al Sayegh: +961 761 744 68 Caroline Haga: +961 81 552 319A Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 

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Nouvelle tribune du secrétaire général de l'IFRC: Nos travailleurs humanitaires ont été brutalement tués et jetés dans une fosse commune. Cela ne doit plus jamais se reproduire

L'article d'opinion suivant, rédigé par Jagan Chapagain, secrétaire général de l'IFRC, a été publié pour la première fois par le Guardian britannique le 5 avril 2025.Qu'est-ce qui a été le plus horrible ? L'attente angoissante d'une semaine - le silence après la disparition de nos collègues, alors que nous soupçonnions le pire mais espérions autre chose ? Ou la confirmation, sept jours plus tard, que des corps avaient été retrouvés ? Ou, depuis, les détails effroyables de la façon dont ils ont été retrouvés et tués ?Leurs ambulances ont été écrasées et partiellement enterrées. Leurs corps se trouvaient à proximité, eux aussi enterrés en masse dans le sable. Nos collègues décédés portaient encore leur gilet du Croissant-Rouge. Dans la vie, ces uniformes signalaient leur statut de travailleurs humanitaires ; ils auraient dû les protéger. Au lieu de cela, dans la mort, ces gilets rouges sont devenus leurs linceuls.Les ambulanciers Mostafa Khufaga, Saleh Muamer et Ezzedine Shaath, ainsi que les secouristes volontaires Mohammad Bahloul, Mohammed Al-Heila, Ashraf Abu Labda, Raed Al-Sharif et Rifatt Radwan étaient des gens bien. Aux côtés d'Asaad Al-Nasasra, ambulancier du Croissant-Rouge palestinien - toujours porté disparu - et de travailleurs médicaux et humanitaires d'autres organisations, ils étaient dans des véhicules d'urgence, se précipitant pour faire ce qu'ils font.La bande de Gaza après le cessez-le-feu est dangereuse, bien sûr. Mais ces hommes n'ont pas agi de manière cavalière. Ils pensaient que leurs véhicules marqués du Croissant-Rouge indiqueraient clairement qui se trouvait à l'intérieur et quel était leur objectif. Ils pensaient que le droit humanitaire international avait un sens et que les travailleurs de la santé seraient protégés. Ils pensaient que cela signifiait qu'ils ne seraient pas une cible. Mais ils se sont trompés. Tragiquement, horriblement.C'est pourquoi je vous écris pour vous lancer un appel. Faites en sorte que cette hypothèse se vérifie à nouveau. Ces morts à Gaza - bien que particulièrement horribles - s'inscrivent dans une tendance croissante. De plus en plus de travailleurs humanitaires sont tués dans le monde. Cette tendance doit être inversée.En tant que secrétaire général d'une fédération humanitaire mondiale, un réseau de 191 sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comptant plus de 16 millions d'employés et de volontaires, j'ai l'habitude des traumatismes. Aider les gens à se préparer à une crise et à y faire face lorsqu'elle survient, c'est ce que font nos collaborateurs. En ce moment même, des milliers de collègues de la Croix-Rouge du Myanmar aident les gens à répondre à leurs besoins immédiats après le tremblement de terre. En Russie et en Ukraine, nos membres aident les personnes touchées par les deux parties du conflit.Nos équipes peuvent aider les gens à faire face aux traumatismes. Mais elles ne doivent pas y être soumises en raison de leur travail. Le droit humanitaire international l'exige. Les travailleurs de la santé et de l'aide humanitaire doivent être protégés. Ce n'est pas pour rien qu'ils portent des emblèmes. Pourtant, selon la base de données sur la sécurité des travailleurs humanitaires, ils sont de plus en plus nombreux à être tués. En 2023, ce nombre était de 280. Notre réseau en a perdu 18 cette année-là, dont six de notre société nationale en Israël, Magen David Adom, en ce terrible jour d'octobre. L'année dernière, un nombre record de 382 humanitaires ont été tués. Parmi eux, 32 étaient membres de nos Sociétés de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge, dont 18 du Croissant-Rouge palestinien. Huit autres ont été tués alors qu'ils travaillaient au Soudan. Cette année s'annonce encore pire.Nous ne pouvons pas permettre que ces décès - et toutes ces attaques - soient normalisés. Nous devons rejeter toute idée selon laquelle ils sont inévitables ou font partie des risques du métier. Je suis reconnaissant de l'indignation politique, médiatique et en ligne suscitée par la mort de nos travailleurs le mois dernier. Je la partage. Mais nous devons tous aller plus loin.Tout d'abord, nous devons faire de même lorsqu'un travailleur humanitaire est tué, peu importe l'endroit ou le moment. Trop souvent, lorsqu'un travailleur est originaire de la communauté qu'il sert, l'attention est bien moindre que lorsqu'un travailleur « international » meurt.Deuxièmement, nous devons exiger des gouvernements qu'ils modifient leur comportement et celui de leurs responsables. Quelles que soient les circonstances, les États ont la responsabilité légale de protéger tous les civils, y compris les travailleurs humanitaires. Il doit y avoir des conséquences tangibles pour ceux qui commettent l'atrocité de tuer - par malveillance ou par insouciance - des humanitaires qui tentent de les aider.Troisièmement, les autres gouvernements ont le devoir d'exercer une pression diplomatique et politique sur leurs pairs.Cette semaine, des dirigeants du Croissant-Rouge palestinien se sont rendus de Cisjordanie à New York pour informer le Conseil de sécurité des Nations unies et demander une plus grande protection pour les travailleurs humanitaires. À Genève, j'ai placé la « protection de l'humanité » au cœur de mon engagement auprès des gouvernements, en public comme en privé.Mais à l'IFRC, nous avançons sur une ligne de crête. La neutralité et l’impartialité sont au cœur de notre action – ce sont des principes fondamentaux et constitutionnels de notre organisation. S’en écarter pourrait compromettre notre travail. Notre rôle est de gérer les conséquences, non de désigner les responsables. Même face à des circonstances aussi horribles que celles du mois dernier, ou d’il y a 18 mois en Israël, ni moi ni mon organisation ne désignons de coupables – qu’il s’agisse de personnes, de groupes, d’institutions ou de gouvernements. Vous remarquerez que je ne le fais pas dans cet article, même si d’autres, ici ou ailleurs, le font clairement.Pourquoi ? Parce que nous croyons en l’importance de rester fidèles à nos principes, tout comme nous demandons aux autres de respecter le droit – en particulier le droit international humanitaire. Nous espérons que notre engagement envers la neutralité et l’impartialité donne encore plus de poids à notre voix lorsque nous exigeons justice.Et nous exigeons justice. À Gaza, des enquêteurs indépendants doivent être autorisés à accéder aux lieux et recevoir tous les détails sur ce qui s’est passé il y a deux dimanches, aussi inconfortables soient-ils pour ceux qui les détiennent. Le respect dû aux personnes tuées exige que des conséquences soient appliquées à ceux qui les ont tuées. L’impunité dans un lieu nourrit l’impunité partout. Cela ne peut être toléré.La semaine dernière, la présidente de l'IFRC et moi-même avons envoyé des lettres de condoléances aux familles de trois membres de notre réseau, en République démocratique du Congo et en Syrie. Nous avons pleuré leur perte et, grâce au Fonds familial de la Croix-Rouge, soutenu par l’UE – un fonds dont nous aimerions ne pas avoir besoin –, nous avons offert une modeste contribution financière. Des lettres similaires seront bientôt envoyées aux familles endeuillées à Gaza.Mais bien sûr, des lettres de condoléances arrivent bien trop tard, et sont bien trop peu. Ce qui fera véritablement la différence, c’est un changement profond face au mépris croissant du droit international humanitaire.Je suis indigné. Mais je suis aussi fatigué de l’être. Les travailleurs humanitaires doivent être protégés. Tout simplement, pour l’humanité.

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Nous avons observé une minute de silence, mais nous ne resterons pas silencieux.

Par Kate Forbes, Présidente de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC)Dimanche, j’ai reçu une nouvelle qui m’a brisée le cœur et remplie de colère : huit membres du Croissant-Rouge palestinien ont été tués à Gaza. Un membre de la Société nationale est toujours porté disparu. Nous sommes aux côtés de leurs familles et collègues dans l’attente de nouvelles.Ils sont morts en accomplissant ce à quoi tant d’entre nous dans le monde humanitaire consacrons nos vies : aider les autres.Leur perte est dévastatrice. Mais ce qui l’est encore davantage, c’est que ces décès ne sont pas des cas isolés. Ils s’inscrivent dans un schéma croissant et terrifiant de violences contre les travailleurs humanitaires.Depuis l’escalade du conflit, nous avons perdu trente-six membres du personnel – trente issus du Croissant-Rouge palestinien et six de Magen David Adom. Et depuis le début de l’année 2025, dix membres du personnel et volontaires ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions à travers le monde.Ces personnes n’étaient pas des combattants.Elles ne représentaient aucune menace.C’étaient des humanitaires — des fils, des filles, des parents, des collègues, des amis. Elles auraient dû être protégées.Leur mort est une perte insoutenable, non seulement pour le Croissant-Rouge palestinien, mais pour toute la famille de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.En repensant à cette tragédie, je me suis souvenue d’un moment lors de ma visite à Gaza l’année dernière. Un membre du Croissant-Rouge palestinien m’avait regardée et m’avait dit : « Nous sommes tous sur la liste d’attente… la liste d’attente pour mourir. »Ces mots me hantent. Et ils me hanteront toujours.Car derrière eux se cache une vérité : même dans les conditions les plus dangereuses et les plus déshumanisantes, il existe des personnes qui continuent d’aider les autres — en sachant pertinemment que chaque jour pourrait être leur dernier.Le fait de savoir que l’on risque de mourir, mais de choisir malgré tout d’aider les autres — c’est la plus pure expression de ce que signifie être humanitaire.Hier, nous avons observé une minute de silence dans les bureaux de l’IFRC à travers le monde. Les drapeaux au siège de l’IFRC à Genève sont en berne.Nous nous sommes arrêtés, nous avons pleuré, nous nous sommes souvenus.Nous avons observé une minute de silence, mais nous ne resterons pas silencieux.Nous ne le pouvons pas. Nous ne le devons pas.Nous devons continuer à faire entendre nos voix, ensemble et avec persistance. Nous devons appeler les gouvernements et les décideurs à assumer leurs responsabilités en vertu du droit international humanitaire.Nous devons leur rappeler leurs obligations juridiques et morales de protéger les travailleurs humanitaires.La protection de notre personnel et de nos volontaires n’est pas optionnelle. Elle est fondamentale aux principes qui nous unissent en tant que communauté mondiale. Chaque fois qu’un volontaire ou un membre du personnel de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge est pris pour cible, chaque fois qu’une ambulance est frappée, chaque fois qu’une vie est perdue en tentant d’en sauver une autre — c’est le tissu même de notre humanité qui se déchire.L’un de nos Principes fondamentaux — le principe de neutralité — signifie que nous nous concentrons sur les conséquences, pas sur l’attribution des responsabilités. En termes pratiques, cela signifie que nous nous concentrons sur l’aide aux personnes affectées par les crises humanitaires, sans pointer du doigt aucune des parties. Même dans la douleur de la perte de nos collègues, nous restons fidèles à ce principe.Mais la neutralité ne signifie ni silence ni indifférence. Nous ne blâmons pas, mais nous exigeons la justice et la responsabilité lorsque nos volontaires et membres du personnel sont ciblés et tués. Nous élevons la voix, haut et fort, pour condamner ces attaques dans les termes les plus fermes et exiger qu’elles ne restent jamais impunies.En mémoire de nos collègues et amis disparus, nous nous réengageons dans l’action.Au nom de nos collègues et amis tombés, et des communautés que nous aidons, nous demandons des comptes. Nous exigeons la justice.La justice est indispensable pour les familles et proches des huit membres tués, pour celui qui est encore porté disparu, pour toute la famille de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et pour l’ensemble de la communauté humanitaire.

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La présidente de l'IFRC, Kate Forbes, à Rafah : « La lutte ne consiste plus seulement à survivre, mais à s'accrocher à notre humanité. »

Par Kate Forbes, Présidente de l'IFRCLa route qui mène à Rafah traverse l'histoire, les déchirements et la résilience de ceux qui vivent à ses abords. Depuis que je suis devenu président de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), c'est la deuxième fois que je me rends à Rafah, un point de passage clé entre l'Égypte et la bande de Gaza.Ma première visite a eu lieu en février de l'année dernière, alors que la crise avait déjà atteint des niveaux insupportables. J'espérais trouver une situation différente à mon retour. Mais à notre arrivée, la réalité nous était douloureusement familière.Lors de ma première visite, la première chose que j'ai remarquée a été la file de camions remplis de fournitures dont la population de Gaza avait désespérément besoin, mais qu'elle ne pouvait recevoir qu'au compte-gouttes.Cette fois-ci, un an plus tard, il y avait moins de camions bloqués à la frontière car, pendant les premiers jours du cessez-le-feu, le Croissant-Rouge égyptien avait réussi à acheminer davantage d'aide à Gaza.Cette aide était encore bien insuffisante pour répondre aux énormes besoins, mais elle a permis au Croissant-Rouge palestinien d'acheminer des fournitures et des services essentiels. Malheureusement, le 2 mars, le poste frontière a de nouveau été fermé aux livraisons d'aide.Détermination silencieuse, espoir qui s'effrite.La deuxième chose dont j'ai été témoin au poste frontière de Rafah est la détermination silencieuse du personnel et des volontaires du Croissant-Rouge égyptien, qui travaillent sans relâche pour trier, coordonner et acheminer autant d'aide que possible.Leur travail est invisible pour beaucoup, mais sans eux, la chaîne humanitaire s'effondrerait. Ils sont les mains silencieuses qui tentent de recoller les morceaux de vies brisées.Il y a douze mois, la situation humanitaire à Gaza était déjà désastreuse. Les déplacements y étaient limités, il y avait des barrages, des violences récurrentes qui éclataient et reculaient, laissant à chaque fois des cicatrices plus profondes. Mais il y avait encore un semblant d'espoir, la conviction que les choses pouvaient changer.Cette conviction s'est érodée. Aujourd'hui, les habitants de Gaza sont piégés, non seulement par des frontières physiques, mais aussi par des contraintes politiques et géopolitiques. L'escalade récente du conflit n'a pas seulement remodelé le paysage de la destruction, mais a fondamentalement modifié les vies dans toute la région.Au Sud-Liban, la tension est montée d'un cran, transformant la vie quotidienne en une existence précaire où la prochaine escalade peut survenir à tout moment.En Égypte, la ville frontalière de Rafah est devenue le témoin involontaire de l'un des blocus humanitaires les plus longs de notre époque. En outre, l'Égypte est devenue un havre de sécurité pour ceux qui fuient les conflits, la violence et d'autres crises humanitaires. Aujourd'hui, elle accueille des centaines de milliers de personnes contraintes de fuir leur foyer en quête de sécurité et de dignité - des Palestiniens de Gaza, des Soudanais fuyant un conflit armé dévastateur et des Syriens déplacés par plus d'une décennie de conflit.Pour les habitants de Gaza, la lutte n'est plus seulement une question de survie : il s'agit de s'accrocher à son humanité dans un monde qui semble souvent l'avoir oubliée.Qu'est-ce qui a changé en 12 mois ? L'ampleur des souffrances s'est accrue. Les espoirs de paix se sont encore affaiblis. L'accès à l'aide humanitaire est devenu encore plus difficile.Servir l'humanité contre vents et maréesCe qui n'a pas changé, c'est la résilience de nos équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Face à ces crises humanitaires multiples qui se chevauchent, nos volontaires et notre personnel continuent, contre vents et marées, à servir et à se tenir aux portes de la crise, refusant de tourner le dos à ceux qui sont dans le besoin. Ils continuent à faire preuve d'un courage, d'un professionnalisme et d'une humanité extraordinaires.Au Sud-Liban, le personnel de la Croix-Rouge libanaise continue de répondre aux besoins croissants des communautés touchées par la montée des tensions, en fournissant des services médicaux d'urgence et un soutien aux personnes déplacées.Dans les territoires palestiniens occupés (TPO), les équipes du Croissant-Rouge palestinien continuent de travailler dans des conditions inimaginables, apportant des soins et un soutien vitaux à des communautés brisées par la violence et les pertes.De l'autre côté de la frontière, le Croissant-Rouge égyptien joue un rôle essentiel dans la poursuite de l'action humanitaire. Les équipes dévouées de la Société nationale coordonnent l'acheminement de l'aide, soutiennent les personnes déplacées et veillent à ce que l'espoir continue d'affluer à Gaza, même lorsque les frontières sont fermées.Mais nos Sociétés nationales ne sont pas restées seules. Le réseau de l'IFRC a toujours été à leurs côtés. Depuis le début de l'escalade des hostilités, l'IFRC a fourni des fonds d'urgence et des fournitures médicales, déployé une expertise technique, coordonné la logistique et veillé à ce que la diplomatie humanitaire amplifie les besoins des personnes en situation de vulnérabilité.Aujourd'hui, nous sommes confrontés au défi non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de maintenir notre soutien dans le temps tout en assurant la sécurité de nos équipes à Gaza. La fatigue humanitaire est réelle. Les ressources sont limitées. Les crises se multiplient. Pourtant, les besoins augmentent de jour en jour.Au retour de ces voyages, je pense toujours aux mots d'un membre du personnel du Croissant-Rouge égyptien : « Nous n'avons pas de stratégie de sortie. Nous sommes issus de ces communautés et nous restons aux côtés de leurs habitants aussi longtemps qu'ils ont besoin de nous ».C'est l'essence et l'esprit de nos sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge - quelque chose que je constate dans toutes mes visites, quelque chose qui rend notre réseau de l'IFRC si unique et si profondément humain.

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Communiqué de presse

L'IFRC condamne l’assassinat de huit personels médicaux du Croissant-Rouge palestinien à Gaza.

Genève, le 30 mars 2025: La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est indignée par la mort de huit personnels médicaux du Croissant-Rouge Palestinien, tués dans l’exercice de leurs fonctions à Gaza.Une équipe médicale d’urgence composée de neuf membres a disparu avec leurs ambulances après avoir essuyé des tirs nourris à Al-Hashashin le 23mars. Après sept jours de silence et l’interdiction d’accès au quartier de Rafah où ils ont été vus pour la dernière fois, les corps des ambulanciers Mostafa Khufaga, Saleh Muamer et Ezzedine Shaath, ainsi que des secouristes bénévoles Mohammad Bahloul, Mohammed Al-Heila, Ashraf Abu Labda, Raed Al Sharif et Rifatt Radwan, ont été retrouvés aujourd’hui (30mars). L’ambulancier Assad Al-Nassasra est toujours porté disparu.Le Secrétaire Général de la Fédération internationale, Jagan Chapagain, a déclaré : « J'ai le cœur brisé. Ces ambulanciers dévoués secouraient des blessés. C'étaient des humanitaires. Ils portaient des emblèmes qui auraient dû les protéger; leurs ambulances étaient clairement identifiées. Ils auraient dû retourner auprès de leurs familles, mais ils ne l'ont pas fait. »« Même dans les zones de conflit les plus complexes, il existe des règles. Ces règles du droit international humanitaire sont on ne peut plus claires: les civils doivent être protégés, les humanitaires doivent être protégés. Les services de santé doivent être protégés. »« Notre réseau est en deuil, mais cela ne suffit pas. Au lieu d'appeler à nouveau toutes les parties à protéger et à respecter les humanitaires et les civils, je pose une question: "Quand cela va-t-il cesser ?" Toutes les parties doivent cesser les massacres et tous les travailleurs humanitaires doivent être protégés. »Cet incident dévastateur constitue l'attaque la plus meurtrière contre les travailleurs de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans le monde depuis 2017.Chapagain a ajouté: «Le nombre de volontaires et de membres du personnel du Croissant-Rouge Palestinien tués depuis le début de ce conflit s'élève désormais à 30. Nous sommes solidaires du Croissant-Rouge palestinien et des proches de ceux qui ont péri en ces jours les plus sombres.» FINPour plus d'informations ou pour demander une interview, veuillez contacter: [email protected]À Beyrouth:Mey Al Sayegh: +961 761 744 68À Londres:Nichola Jones: +44 771 545 99 56À Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67

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Communiqué de presse

Déclaration : Les services médicaux sont débordés par les frappes aériennes sur Gaza

Genève, 18 mars 2025 – Les ambulanciers et les équipes médicales d'urgence du Croissant-Rouge palestinien interviennent à Gaza après des frappes aériennes survenues dans la nuit.Les établissements de santé de l’ensemble de la bande de Gaza sont débordés – les bombardements récents aggravent une situation déjà désespérée.À 7h ce matin à Gaza, les équipes du Croissant-Rouge palestinien avaient répondu à 149 décès et 179 blessés. Parmi les victimes figurent des femmes et des enfants. Les zones autour de Gaza-ville, Rafah et Khan Younès sont les plus durement touchées.Les 16 derniers mois ont déjà gravement endommagé le système de santé à Gaza. Aucune aide humanitaire n’est entrée dans Gaza depuis 17 jours, y compris les fournitures médicales, les médicaments et le carburant. Sans ces ressources vitales, il devient de plus en plus difficile pour le Croissant-Rouge palestinien de prodiguer des soins vitaux et de maintenir son service ambulancier. Sur une flotte de 53 ambulances, seules 23 sont actuellement en service, faute de carburant.Aucune nourriture, eau, couverture, vêtement, tente ou autre aide essentielle n’a pu entrer dans Gaza depuis la fermeture des points de passage le 2 mars. Les hostilités doivent cesser – chaque regain de violence entraîne davantage de souffrance et met encore plus en péril la survie des habitants de Gaza.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) ne prend parti pour personne, si ce n’est pour l’humanité. Nous réitérons nos appels en faveur de :La protection des civils, des humanitaires et des personnels et infrastructures de santé. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-Rouge doivent être respectés et protégés. Toutes les parties doivent garantir la sécurité de ceux qui apportent une aide humanitaire;Un accès sûr et sans entrave à l’aide et aux services essentiels partout dans la bande de Gaza;L’ouverture de tous les points de passage disponibles pour assurer un flux humanitaire continu et élargi, incluant les fournitures médicales, la nourriture et le carburantLa libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages.Pour plus d’informations ou pour organiser une interview, veuillez contacter : [email protected]À Beyrouth :Mey Al Sayegh: +961 761 744 68À Londres :Nichola Jones: +44 771 545 99 56À Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67

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Communiqué de presse

Déclaration : La crise humanitaire à Gaza s'aggrave alors que l'aide s'amenuise et que les coupures d'électricité se font sentir

Genève, 11 mars 2025 : La situation à Gaza est désastreuse depuis 16 mois, avec des pénuries chroniques d'électricité et d'eau. La dernière interruption de l'approvisionnement en électricité, dont dépend une importante usine de dessalement desservant le centre et le sud de Gaza, aggrave un environnement déjà difficile pour les civils. Le cessez-le-feu a permis l'entrée à Gaza d'articles plus essentiels comme la nourriture, l'eau, le carburant, les couvertures, les matelas et les médicaments. Cependant, les besoins sont si importants qu'une grande partie des stocks frais a déjà été distribuée. Alors que nous entrons dans la deuxième semaine de fermeture des points de passage pour l'aide, les produits de première nécessité s'amenuisent. La poursuite de l'approvisionnement en fournitures médicales et en médicaments est d'une importance cruciale. Le Croissant-Rouge palestinien (CRP) gère des cliniques mobiles, des services d'ambulance, un hôpital de campagne et soutient le fonctionnement des hôpitaux de Gaza. Le Croissant-Rouge palestinien, comme beaucoup d'autres organisations, doit maintenant rationner la petite quantité d'aide restante. Cela place nos volontaires et notre personnel dans une position impossible, où ils sont contraints de prendre des décisions critiques sous une pression encore plus forte.L'IFRC ne prend d'autre parti que celui de l'humanité. Nous réitérons nos appels à toutes les parties pour qu'elles:Protégeent les civils, les humanitaires, le personnel et les installations de santé. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-Rouge doivent être respectés et protégés, et toutes les parties doivent assurer la sécurité de ceux qui fournissent l'aide humanitaire;Garantissent un accès sûr et sans entrave à l'aide et aux services essentiels partout dans la bande de GazaOuvrent tous les points de passage frontaliers disponibles afin d'assurer un flux continu et accru d'aide humanitaire, y compris de fournitures médicales et de nourriture, ainsi que de carburant dans la bande de Gaza.Libérer immédiatement et sans condition tous les otages.Pour plus d'informations ou pour demander une interview: [email protected] Beyrouth:Mey Al Sayegh: +961 761 744 68A Londres:Nichola Jones: +44 771 545 99 56A Génève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67

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Communiqué de presse

Déclaration : Sans accès à l'aide dans la bande de Gaza, les populations sont une fois de plus sur le fil du rasoir

Beyrouth, Genève, 2 mars 2025 - La fermeture de tous les points de passage pour l'acheminement de l'aide dans la bande de Gaza représente un risque grave pour les millions de personnes qui luttent pour leur survie depuis 16 mois. Il est vital que le cessez-le-feu soit maintenu. Les habitants de Gaza ont besoin de sécurité, d'abris, de soins de santé, de nourriture et de soutien psychologique pendant qu'une solution durable est trouvée pour une paix durable. Les volontaires et le personnel du Croissant-Rouge palestinien sont intervenus sans relâche, fournissant des services médicaux d'urgence, des fournitures de première nécessité, des abris et un soutien psychologique, bien qu'ils soient eux-mêmes confrontés à d'immenses difficultés. Depuis l'instauration du cessez-le-feu, le réseau de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a acheminé à Gaza, depuis l'Égypte, la Jordanie et la Cisjordanie, des fournitures dont la population avait cruellement besoin. Le Croissant-Rouge jordanien et le Croissant-Rouge égyptien ont travaillé aux côtés du Croissant-Rouge palestinien pour veiller à ce que cette aide vitale parvienne aux communautés ravagées. Sans accès à l'aide, la vie des gens est à nouveau sur le fil du rasoir.La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge réitère ses appels aux parties pour qu'elles : L'accès sûr et sans entrave de l'aide à la bande de Gaza et à toutes les parties de celle-ci.La protection des civils, des travailleurs humanitaires, du personnel de santé et de leurs installations, et le respect des emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages. Pour plus d'informations ou pour solliciter une interview, merci d'écrire à l'adresse: [email protected] Beyrouth: Mey Al Sayegh, +961 322 9352A Londres: Nichola Jones. +44 7715459956A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367

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Déclaration : Le cessez-le-feu à Gaza doit s'accompagner d'un accès et d'une accélération de l'acheminement de l'aide, alors que s'ouvre une fenêtre vitale

Genève, 16 janvier - La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) accueille favorablement l'annonce d'un cessez-le-feu à Gaza et se tient prête à intensifier ses opérations.L'accord de cessez-le-feu pour Gaza apportera un répit désespérément nécessaire aux millions de personnes qui ont souffert pendant le conflit incessant des 15 derniers mois, y compris les otages et leurs familles qui attendaient avec impatience de les voir rentrer chez eux.Il est maintenant crucial que l'aide soit autorisée à entrer à Gaza à grande échelle et que nos équipes du Croissant-Rouge palestinien puissent se déplacer librement et atteindre toutes les zones, y compris le nord de Gaza. L'IFRC et les équipes de son réseau disposent d'entrepôts de fournitures à Dubaï, en Jordanie et en Égypte - nous sommes prêts à étendre immédiatement notre soutien aux communautés palestiniennes.Les habitants de Gaza ont vu leurs maisons, leurs écoles, leurs services de santé, leur approvisionnement en électricité et leurs infrastructures de transport détruits. Les conditions météorologiques difficiles qui ont prévalu récemment ont encore aggravé la situation des familles vivant dans des camps de fortune, car les températures ont chuté et la pluie a inondé les tentes endommagées. Les gens se sont retrouvés sans les produits de première nécessité, comme les couvertures et la nourriture. Seul un filet d'aide entre actuellement dans la bande de Gaza en raison de la fermeture des frontières et d'autres restrictions. La frontière critique de Rafah avec l'Égypte est fermée depuis mai 2024, laissant les camions bloqués. Cette situation a un impact significatif sur la situation des habitants de Gaza et entrave gravement le travail du secteur humanitaire. L'IFRC réitère ses appels :L'accès sûr et sans entrave de l'aide à la bande de Gaza et à toutes ses parties, y compris le nord. La protection des civils, des travailleurs humanitaires, du personnel de santé et de leurs installations. La libération inconditionnelle de tous les otages. L'IFRC espère que le cessez-le-feu marquera le début d'un soutien accru aux populations et ouvrira la voie à une paix durable.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview:À Beyrouth:Mey Al Sayegh, +9613229352A GenèveTommaso Della Longa, +41 79 708 4367Hannah Copeland, +41 76 236 9109In London:Nichola Jones, +44 7715459956

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Croissant-Rouge palestinien : Soutenir Gaza face au froid hivernal, aux inondations soudaines et à la crise de la santé mentale

« Nous avons reçu plus de 22 000 camions d'aide avant la fermeture du point de passage de Rafah en mai 2024. Depuis la fermeture, le Croissant-Rouge palestinien n'a reçu que 58 camions d'aide, ce qui est absolument rien. »C'est ainsi que Nebal Farsakh, porte-parole du Croissant-Rouge palestinien (CRP), résume la situation humanitaire tragique à Gaza, aggravée par les conditions hivernales difficiles.Accablés par le froid, les fortes pluies et les inondations, des centaines de milliers d'habitants de Gaza sont encore plus exposés aux maladies et à la mort. Beaucoup vivent dans des tentes, des espaces ouverts ou même dans les rues, sans aucune protection.« Dans les camps de déplacés, de nombreuses familles n'ont pas les vêtements et l'équipement nécessaires pour se protéger des intempéries », poursuit M. Farsakh. « En outre, des rapports récents indiquent que seuls 20 % des besoins en matière d'abris sont satisfaits, ce qui fait que plus d'un million de personnes n'ont pas d'endroit adéquat pour se loger.Les personnes déplacées dont les abris ne sont pas correctement aménagés pour l'hiver sont confrontées à de graves menaces. Les intempéries peuvent endommager leurs abris et les inondations peuvent contaminer les sources d'eau, ce qui favorise la propagation des maladies.Les conditions hivernales difficiles, combinées à une aide insuffisante, ont gravement entravé la capacité des équipes du Croissant-Rouge palestinien à fournir un soutien essentiel. Mais les difficultés ne s'arrêtent pas là.Les pénuries de carburant ont paralysé les services d'ambulance, obligeant les évacuations à se faire souvent à pied dans des conditions météorologiques périlleuses. Cette situation met à rude épreuve non seulement les équipes du Croissant-Rouge palestinien, mais aussi les personnes âgées et les personnes handicapées qui doivent supporter de longs trajets.L'impact des déplacements, des difficultés physiques et de la crainte constante pour leur sécurité et leur bien-être a eu des conséquences dévastatrices sur la santé mentale de tous les habitants de Gaza, en particulier des enfants.« La santé mentale de tous les habitants de Gaza, et en particulier des enfants qui sont profondément traumatisés, est une préoccupation constante », a souligné M. Farsakh. « Il y a au moins 17 000 enfants non accompagnés ou séparés de leurs parents. La plupart des enfants ne peuvent pas aller à l'école ; ils vivent sous des bombardements constants et n'ont pas accès à la nourriture.Les équipes de santé mentale et de soutien psychosocial du Croissant-Rouge palestinien travaillent sans relâche pour apporter un sentiment de soulagement. Dans les abris du sud et du centre de la bande de Gaza, elles ont organisé des événements comprenant des spectacles, des jeux et d'autres activités pour apporter des moments de joie aux enfants. Mais l'ampleur de la crise est écrasante.Un nombre impressionnant de 1,2 million d'enfants à Gaza sont confrontés à un risque accru de conséquences à long terme sur leur santé mentale s'ils ne reçoivent pas l'aide urgente et essentielle dont ils ont besoin. L'impact psychologique de ce conflit sera probablement profond et durera toute la vie de ces enfants s'ils ne sont pas protégés et soutenus de manière adéquate.Sans une amélioration spectaculaire de l'accès à l'aide humanitaire et de l'acheminement des fournitures, les habitants de Gaza continueront d'endurer des souffrances physiques et mentales considérables.Pendant ce temps, l'aide alimentaire et les fournitures mobilisées par le réseau de la FICR restent sur le tarmac et dans les entrepôts, alors que les difficultés d'acheminement à Gaza se poursuivent« L'aide que nous avons reçue depuis la fermeture du point de passage de Rafah est négligeable, ce qui a un impact considérable sur nos services de secours. Nous ne pouvons pas faire notre travail. Les habitants de Gaza meurent de faim, de froid et de maladies parce qu'ils ne reçoivent pas l'aide dont ils ont besoin.« Cela ne peut plus durer », conclut M. Farsakh.

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Communiqué de presse

L'IFRC est consternée par l'assassinat d'Alaa Al-Derawi, volontaire du Croissant-Rouge palestinien

Genève, le 4 décembre 2024: La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est profondément attristée par l'assassinat d'un secouriste du Croissant-Rouge palestinien à Gaza aujourd'hui.Alaa Al-Derawi, membre de l'équipe médicale d'urgence du Croissant-Rouge palestinien, a été tué par balle dans la région de Khan Younis, à Gaza, peu après avoir transporté des patients pour les soigner. Il rentrait à la base lorsque l'incident s'est produit.L'IFRC adresse ses plus sincères condoléances aux proches d'Alaa Al-Derawi, à son équipe et à tous nos collègues du Croissant-Rouge palestinien qui travaillent sans relâche à Gaza dans des conditions extrêmement dangereuses.En vertu du droit international humanitaire, les hôpitaux, les ambulances, les travailleurs de la santé et leurs patients doivent être respectés et protégés dans toutes les situations.Toute attaque contre les travailleurs de la santé, les ambulances et les installations médicales est inacceptable. Cette nouvelle tragédie a eu lieu la veille de la Journée internationale des volontaires, un moment de rassemblement mondial pour appeler à la protection de tous les volontaires et commémorer ceux qui ont été tués alors qu'ils travaillaient pour soutenir leurs communautés.La mort d'Alaa Al-Derawi porte à 32 le nombre total de membres du réseau de l'IFRC tués dans le monde cette année.Nous réitérons avec force notre appel à un respect sans faille des emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-Rouge et des services humanitaires cruciaux qu'ils représentent.Pour plus d'informations: [email protected]   A Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 Hannah Copeland +41 76 236 9109 À Beyrouth: Mey Al Sayegh, +961 7617 4468 Nichola Jones, +44 77 154 59956

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Communiqué de presse

Gavi, l'IFRC et l'UNICEF collaborent pour répondre aux urgences en Palestine

Genève / Amman, le 4 octobre 2024 – Des milliers de personnes touchées par le conflit dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban vont recevoir des vaccins essentiels, grâce à un nouveau financement de 20 millions de dollars US de Gavi, l’Alliance du vaccin (Gavi).Ce financement, qui sera acheminé par l’intermédiaire de l’UNICEF et de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), viendra compléter les efforts du ministère palestinien de la Santé pour rétablir les services de santé essentiels. En plus de la livraison de vaccins de routine vitaux aux communautés qui en ont le plus besoin, Gavi a également approuvé une dérogation pour permettre à la Palestine d’accéder gratuitement aux vaccins par le biais des stocks mondiaux de vaccins financés par Gavi et gérés par le mécanisme du Groupe international de coordination (GIC) de l’OMS, en cas d’épidémies de choléra et de méningite.« Gavi s’engage à contribuer à répondre à la crise sanitaire et humanitaire urgente en Palestine et pour les réfugiés palestiniens au Liban », a déclaré le Dr Sania Nishtar, PDG de Gavi, l’Alliance du vaccin. « Nous saluons les efforts inlassables de nos partenaires, qui continuent de fournir des services de santé essentiels dans les conditions les plus difficiles. Ensemble, nous devons faire tout ce que nous pouvons pour garantir que les enfants, au milieu de l’horreur de leur vie quotidienne, aient toutes les chances d’accéder à leur droit fondamental à un bon départ dans la vie. »Dans le cadre de ce programme de soutien, 2 millions de dollars US, acheminés par l’intermédiaire de l’UNICEF, serviront à financer la distribution de vaccins et la réhabilitation d’infrastructures essentielles telles que les équipements de la chaîne du froid utilisés pour stocker les vaccins. Ils serviront également à soutenir la solarisation de cinq établissements de santé, renforçant ainsi leur capacité à fournir des soins maternels et néonatals, ainsi qu’une gamme d’autres services de santé intégrés. 11,8 millions de dollars US, approuvés dans le cadre de la politique de Gavi en faveur des populations fragiles, des urgences et des déplacements de population, financeront l’achat de vaccins de routine ainsi que l’assistance technique par l’intermédiaire de l’UNICEF.« Dans les zones de conflit comme l’État de Palestine et le Liban, les enfants sont parmi les plus vulnérables et la vaccination est souvent leur dernière ligne de défense. Ce financement n’est pas seulement un investissement dans les vaccins, c’est un investissement dans leur vie », a déclaré Adele Khodr, Directrice Régionale de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. « À Gaza, depuis le début du conflit, l’UNICEF a réussi à acheter et à livrer plus de 1,55 million de doses de différents vaccins administrés dans le cadre de la vaccination de routine, et plus de 1,65 million de doses de vaccin contre la polio ont récemment été utilisées pour répondre à l’épidémie de polio à Gaza. Nous continuons d’appeler à un cessez-le-feu pour permettre aux enfants et aux femmes d’accéder aux interventions sanitaires essentielles pour sauver des vies, notamment la vaccination. »Les 7,3 millions de dollars restants, gérés par l'IFRC, aideront le Croissant-Rouge palestinien (CRP) et la Croix-Rouge libanaise (CRL) à atteindre les plus vulnérables : les enfants « zéro dose » – ceux qui n’ont jamais reçu un seul vaccin de routine – ainsi que les enfants qui n’ont pas bénéficié des vaccinations de routine essentielles à Gaza en raison de la crise. De même, des efforts seront déployés pour fournir des vaccins essentiels aux réfugiés palestiniens vivant dans des camps au Liban. En parallèle, des compléments nutritionnels et des colis alimentaires seront distribués par l'IFRC aux familles dont les enfants souffrent de malnutrition ou aux mères qui ont un accès limité à des repas de qualité, un effort qui vise également à répondre à des défis sanitaires plus vastes.« Chaque enfant à Gaza, en Cisjordanie et dans les camps de réfugiés au Liban mérite d’avoir la chance de vivre en bonne santé. Face à des difficultés inimaginables, les volontaires dévoués du Croissant-Rouge palestinien et de la Croix-Rouge libanaise mettent leur bien-être et leur sécurité en jeu pour distribuer des vaccins qui sauvent des vies. La récente campagne de vaccination contre la polio, qui a permis de vacciner plus d’un demi-million de jeunes enfants, démontre l’immense confiance que les familles accordent aux vaccins et aux organisations qui cherchent à les distribuer », a déclaré le Secrétaire Général de l'IFRC, Jagan Chapagain. « Notre partenariat avec Gavi offre de l’espoir, mais cet espoir s’amenuise chaque jour qui passe, car nos équipes ne peuvent pas atteindre en toute sécurité ceux qui en ont désespérément besoin en raison de l’insécurité et du manque d’accès. Les volontaires ne se contentent pas de distribuer des vaccins : ils assurent l’avenir et le droit fondamental à la santé. La sécurité des humanitaires doit être garantie pour qu’ils puissent poursuivre leur travail humanitaire sans crainte. »L'IFRC et ses membres, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, jouent un rôle crucial dans les efforts mondiaux de vaccination. Leurs bénévoles, profondément ancrés dans les communautés locales, instaurent la confiance et veillent à ce que les enfants reçoivent les vaccins essentiels. En adaptant leurs approches à la diversité des besoins et des contextes, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comblent les lacunes en matière d’accès aux soins de santé, en particulier dans les zones vulnérables et touchées par les conflits. Leur travail permet de lutter contre la désinformation sur les vaccins et de prévenir la propagation de maladies évitables.La Palestine a toujours maintenu une couverture vaccinale élevée. En 2022, le taux de couverture de la première dose du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTP), un indicateur couramment utilisé pour la couverture vaccinale globale, était de 99,43 %, ce qui témoigne de la résilience de son système de santé et de l’engagement des professionnels de santé. Cependant, le conflit en cours a entraîné des dommages aux infrastructures, de graves pénuries d’eau et de nourriture et la perturbation des services essentiels dans la bande de Gaza, fracturant le système de vaccination et de soins de santé de routine et laissant les enfants exposés à un risque élevé de contracter des maladies infectieuses dévastatrices. Gavi est encouragé par le succès de la récente campagne de vaccination contre la polio qui a atteint les enfants vulnérables et, à mesure que le conflit évolue, tous les partenaires restent déterminés à garantir qu’aucun enfant ne soit laissé de côté dans l’accès au pouvoir salvateur des vaccins.Contacts MediasGaviCirũ Kariũki+41 79 913 94 41, [email protected] Sharafudeen+41 79 711 55 54, [email protected] Ammar00962791837388, [email protected]À BeyrouthMey El Sayegh, +961 03 229 352À GenèveTommaso Della Longa, +41 79 708 43 [email protected]

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Déclaration : Israël/Territoire palestinien occupé : Après une année de souffrance, l'humanité doit l'emporter

« Le monde reste sur ses gardes. Les otages doivent rentrer chez eux. Les bombes doivent cesser de tomber. L’aide doit pouvoir parvenir là où elle est le plus nécessaire.Le 7 octobre marque le premier anniversaire des terribles attaques qui ont conduit à une escalade majeure des hostilités armées en Israël et dans le territoire palestinien occupé.Le besoin urgent de paix et de stabilité n’a jamais été aussi évident. Cependant, les efforts politiques et diplomatiques n’y sont pas encore parvenus. L’aide humanitaire ne peut remplacer la volonté politique.Douze mois plus tard, la situation est toujours aussi désastreuse et ses conséquences se propagent. Des millions de personnes ont désespérément besoin d’aide humanitaire. Au cours des deux dernières semaines, nous avons également assisté à une escalade alarmante des hostilités au Liban.Partout, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont réagi immédiatement, mobilisant ambulances et volontaires pour fournir des soins médicaux, aider les blessés et apporter une aide humanitaire essentielle aux personnes touchées.Malgré les conditions exceptionnellement dangereuses et les obstacles permanents à l’accès, nos équipes sont restées résolues dans leur engagement à aider les personnes dans le besoin.Malheureusement, beaucoup ont payé le prix ultime de leur service à l’humanité : 27 employés et volontaires ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions au cours de cette crise, six du Magen David Adom en Israël et 21 de la Société du Croissant-Rouge palestinien à Gaza et en Cisjordanie.Aujourd’hui, nous honorons leur mémoire et exprimons notre solidarité avec toutes les victimes du conflit. Nous pleurons ces pertes tragiques et restons profondément préoccupés par le fait que ce conflit continue de s’intensifier, causant davantage de souffrances humanitaires dans toute la région."Les humanitaires et les civils doivent être respectés et protégés.Les otages doivent rentrer chez eux.Les bombes doivent cesser de tomber.L'humanité doit l'emporter."La déclaration ci-dessus peut être attribuée à la présidente de l'IFRC, Kate Forbes, et au secrétaire général de l'IFRC, Jagan Chapagain.Nos appels:L'IFRC ne prend parti que pour l'humanité. Nous réitérons nos appels à toutes les parties pour qu'elles :Protéger les civils, les humanitaires, les personnels de santé et les installations médicales. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal rouge doivent être respectés et protégés, et toutes les parties doivent assurer la sécurité des personnes fournissant une aide humanitaire.Garantir un accès sûr et sans entrave à l'aide et aux services essentiels, partout dans la bande de Gaza.Ouvrir tous les points de passage frontaliers disponibles pour assurer un flux continu et élargi d'aide humanitaire, notamment de fournitures médicales, de nourriture et de carburant, vers Gaza, en particulier via les points de passage de Rafah et de Kerem Shalom.Libérer immédiatement et sans condition tous les otages.Pour plus d'informations, merci de nous contacter à l'adresse:[email protected]À Beyrouth:Mey El Sayegh, +961 03 229 352À Budapest:Nora Peter, +36 70 953 7709À Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Andrew Thomas, +41 76 367 6587

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L'IFRC est attristée par l'assassinat de deux autres membres du Croissant-Rouge palestinien.

C'est avec une profonde tristesse que la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) confirme la mort de deux membres du personnel paramédical du Croissant-Rouge palestinien.Haitham Tubasi et Suhail Hassouna étaient tous deux en service dans une ambulance du Croissant-Rouge palestinien clairement identifiée lorsqu'elle a été touchée le 29 mai. Tous deux ont été tués sur place dans la zone de Tal Al-Sultan, à l'ouest de Rafah.L'IFRC adresse ses plus sincères condoléances à leurs familles, à leurs amis et à leurs collègues du Croissant-Rouge palestinien.Depuis le début du conflit, le réseau de l'IFRC a perdu 24 membres dans l'exercice de leurs fonctions. 20 employés et volontaires du Croissant-Rouge palestinien ont été tués, ainsi que 4 employés du Magen David Adom en Israël.Nous sommes dévastés par ces pertes. La protection des travailleurs humanitaires est une obligation légale et morale.Le niveau de souffrance humaine à Rafah et dans l'ensemble de la bande de Gaza est inadmissible.Plus d'un million de personnes, dont des volontaires et des employés du Croissant-Rouge palestinien, ont fui à plusieurs reprises en quête de sécurité, sans pouvoir accéder aux services de base.Visitez notre page intitulée En mémoire où nous rendons hommage à leur service et à leur sacrifice.

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Déclaration : L'IFRC est consternée par l'assassinat d'un autre collègue du Croissant-Rouge palestinien

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est consternée par le meurtre d'un autre membre du réseau. Mohammed Awad Allah Musa, volontaire paramédical du Croissant-Rouge palestinien, a été tué le samedi 20 avril alors qu'il apportait une assistance médicale à des blessés dans la ville d'Al-Sawiya, dans le district de Naplouse. Nos pensées et nos condoléances vont à la famille de Mohammed Awad Allah Musa, à ses amis, à ses proches et à ses collègues du Croissant-Rouge palestinien en ce jour horrible. Depuis le début du conflit, le réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a perdu 22 membres. Dix-huit membres du personnel et volontaires du Croissant-Rouge palestinien ont été tués à Gaza et maintenant en Cisjordanie, ainsi que quatre membres du Magen David Adom en Israël (MDA).Nous réitérons notre appel : les travailleurs humanitaires et de la santé doivent être respectés et protégés. C'est une obligation morale et juridique.

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Gaza : Une famille de volontaires qui aide les autres tout en faisant face aux dures réalités du conflit

« Je me lève tôt, à sept heures du matin, pour répondre aux besoins de la famille, puis je me rends au marché voisin, qui se trouve à un kilomètre de là. J'y cherche de quoi nourrir mes enfants affamés.»C'est ainsi que commence une journée typique pour Youssef Khoder, volontaire du Croissant-Rouge palestinien dans le nord de la bande de Gaza. Youssef est issu d'une famille de volontaires. Sa mère est infirmière en obstétrique, ses frères Mahmoud et Ibrahim sont également infirmiers.« Nous travaillons au point médical du Croissant-Rouge palestinien à Jabalia depuis sa création», explique-t-il. «Nous avons été déplacés et avons dû nous rendre dans un centre d'hébergement, mais la situation a changé et nous sommes retournés chez nous. »Après avoir acheté de la nourriture au marché, Youssef et sa femme allument un feu pour préparer les repas de leurs jeunes enfants. La fille aînée, Ayloul, a 6 ans, Mohammed 4 ans et Ghaith 2 ans. Mohammed a 4 ans et Ghaith 2 ans. Ensuite, Youssef part rejoindre ses frères au point médical de Jabalia.« Nous marchons 2 kilomètres aller-retour chaque jour pour atteindre le point médical où nous sommes volontaires», explique-t-il. « Nous faisons notre travail parce que c'est notre devoir humanitaire, en continuant à servir notre peuple dans le nord de la bande de Gaza.»Un point essentiel pour la santé communautaire en période de conflitLe point médical consiste en une grande tente, à l'intérieur de laquelle se trouvent une douzaine de brancards ou de lits d'hôpitaux roulants. Le poste médical de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, est resté opérationnel et a fourni des services médicaux et sanitaires à des milliers de personnes touchées, même lorsque les principaux hôpitaux étaient hors service ; il continue de fournir des services malgré la pénurie de médicaments.Pendant que ses frères s'occupent des patients, Youssef prend des photos pour documenter le travail de ses collègues du Croissant-Rouge palestinien. Il s'agit d'un rôle important pour documenter les besoins humanitaires et rendre compte au monde de ce que fait le Croissant-Rouge pour tenter de répondre à ces besoins.Cette tâche n'est pas aussi facile qu'il n'y paraît. Avec les coupures de courant et les infrastructures de communication endommagées, le simple fait d'envoyer les photos au siège n'est pas si simple.« Après la prière de l'après-midi, je marche un kilomètre jusqu'à un endroit en altitude pour capter un signal et avoir accès à Internet. Je passe une demi-heure à envoyer des fichiers à l'administration avant de retourner au point médical. Nous passons une heure avec nos collègues avant de repartir, en nous arrêtant parfois au marché pour acheter de la nourriture pour le suhoor et pour le lendemain. Mais la nourriture est rare et les prix sont très élevés ».Pendant le Ramadan, tout cela se faisait en jeûnant du lever au coucher du soleil. Après le travail, ils rentraient chez eux avant de rompre le jeûne (iftar). «Ma famille et moi nous asseyons ensemble. Je romps le jeûne avec eux, je fais la prière du Maghrib, je prends le thé, puis je retourne à pied au point médical. Je travaille quelques heures avant de rentrer tard à la maison.Concernant la pénurie de nourriture, c'est comme si nous jeûnions depuis 6 mois, ce n'est pas seulement pendant le Ramadan.Nous continuons à travailler avec encore plus de détermination qu'avant, et nous prions pour rester en mesure de servir la population, et pour que les jours sombres de Gaza s'achèvent bientôt».

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Même dans les moments les plus sombres, les femmes sont fortes et persévérantes.

En tant que responsable médias et porte-parole du Croissant-Rouge palestinien, Nebal Farsakh a été la voix du Croissant-Rouge palestinien pendant l'une de ses périodes les plus difficiles et les plus sombres.Pour les téléspectateurs, les adeptes des médias sociaux et les auditeurs de radio du monde entier, le visage, les messages et la voix de Nebal Farsakh ont mis en évidence les défis humanitaires quotidiens - et souvent mortels - auxquels sont confrontés la population de Gaza et ses collègues.À l'occasion de la Journée internationale de la femme, nous avons demandé à Nebal Farsakh de réfléchir au rôle que jouent les femmes dans la réponse humanitaire, ainsi qu'à sa propre approche de la vie en tant que femme professionnelle au cours d'un conflit dévastateur.«Je crois que les femmes sont capables de tout, et c'est vraiment mon approche de la vie.« Je suis mariée et j'ai un fils de dix ans et une fille de quatre ans. En tant que famille, nous n'avons pas de stéréotypes sur les femmes; mon mari m'aide à accomplir les tâches ménagères et à m'occuper des enfants.« Et bien sûr, j'essaie de transmettre cela à mes enfants également, en ce sens que j'enseigne à mon fils comment se comporter avec sa sœur, et à ne pas lui demander de le "servir". Je tiens à ce qu'il y ait une égalité entre eux et j'insiste sur le fait que les femmes doivent défendre leurs pleins droits, qu'il s'agisse du droit à l'éducation, à l'héritage ou d'autres droits.« Sur le plan professionnel, je brise les stéréotypes liés au genre grâce à mon travail de responsable des médias et de porte-parole de la Société du Croissant-Rouge palestinien. Certains peuvent penser que les femmes ne sont pas assez fortes, qu'elles ne sont pas capables de travailler de longues heures ou d'être disponibles en dehors des heures de travail, mais je travaille sans relâche depuis que la guerre contre Gaza a commencé il y a cinq mois, en apparaissant dans les médias, en diffusant des informations et en essayant d'être une source de soutien et une oreille attentive pour mes collègues à Gaza. »Briser les stéréotypes« La guerre de Gaza m'a confirmé que les volontaires et les employées du Croissant-Rouge palestinien sont un parfait exemple de femmes qui brisent les stéréotypes. Nous avons des femmes secouristes qui sont présentes sur le terrain, apportant les premiers soins et un soutien médical, malgré les dangers et les difficultés.« Par exemple, une auxiliaire médicale a continué à sauver des vies malgré la détention de son mari, et malgré tous les autres défis, tels que l'approvisionnement en nourriture et en eau potable pour ses enfants. Elle était suffisamment forte et puissante pour mener à bien sa mission humanitaire.« Et notre collègue Hidaya Hamad, qui a été tuée alors qu'elle se trouvait dans son bureau au siège de la Société du Croissant-Rouge palestinien. Huda, qui était directrice des volontaires, était présente à l'hôpital Amal jusqu'au dernier moment ; elle a été une source de soutien et de force pour les volontaires et ses collègues jusqu'à son dernier souffle.« Hidaya, ainsi que les employées et les volontaires du Croissant-Rouge palestinien, sont le meilleur exemple de la force des femmes et de leur capacité à briser les stéréotypes sexistes. Même dans les moments les plus sombres, les femmes sont fortes et persévérantes, pas seulement les hommes.»

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Gaza : Son travail consiste à raconter leur histoire. Aujourd'hui, leur douleur est aussi son histoire.

Les gens d'à côté : Une série en cours sur les personnes qui aident les autres alors qu'elles sont confrontées aux mêmes difficultés.Chaque jour, Amr se réveille en sachant qu'il doit d'abord s'assurer de la nourriture et de l'eau pour lui et sa famille. Ensuite, il se rend au travail.Amr Ali est responsable des médias au Croissant-Rouge palestinien (CRP). Comme tous les autres citoyens de Gaza, il se bat pour protéger sa famille et prendre des décisions sur ce qu'il faut faire ensuite, ou comment agir, dans le cadre de la violence armée actuelle.Dans le cadre de son travail, Amr documente les activités du Croissant-Rouge palestinien, telles que les interventions d'urgence et la distribution de nourriture, d'eau et d'articles de secours.« J'ai parlé à des personnes qui se sont réfugiées dans le bâtiment du Croissant-Rouge palestinien", explique Amr par le biais de messages WhatsApp.« Ils m'ont demandé ce que nous devions faire, où nous devions aller et comment nous pouvions protéger nos enfants. Je n'ai pas pu leur répondre car je me pose les mêmes questions. »Récits de perteDans le cadre de son travail, Amr tente de mettre en lumière les violations des droits et les souffrances des habitants de Gaza ; il écoute le personnel et les personnes déplacées qui séjournent au siège du Croissant-Rouge palestinien - des histoires de pertes, de blessures, d'évacuation et de déplacement.«Il y a tant d'histoires tragiques qui sont restées gravées dans ma mémoire, des scènes dont j'ai été témoin au cours de mon intervention aux blessés dans le besoin, aux morts et à leurs familles ; ces scènes ne s'effaceront jamais de ma mémoire. Je lutte contre l'insomnie parce que je crains que mes proches ne subissent le même sort », a-t-il déclaré.Amr a entendu des récits d'amis qui ont été forcés de marcher pendant des heures entre la ville de Gaza, au nord, et le sud de la bande de Gaza, qui ont été victimes d'explosions en chemin et qui ont dû rebrousser chemin la première fois qu'ils ont essayé de fuir.« La sœur de mon ami était terrifiée et incapable de bouger. Il a dû l'aider à marcher tout en aidant ses trois jeunes enfants », raconte Amr. Toute la famille a fini par s'en sortir.En mouvementEn raison du conflit, Amr a également quitté le nord avec sa famille et s'est temporairement installé dans la maison de son frère à Khan Yunis, où se trouvaient également 30 autres personnes. Il ne sait rien de l'état actuel de sa maison, et la dernière information qu'il a reçue était une photo montrant que sa maison était partiellement endommagée. Mais ce n'est pas sa maison qui le préoccupe le plus, ce sont les enfants.« C'est très grave pour les enfants", a-t-il déclaré. "Ils ont peur et ne savent pas ce qui se passe ni pourquoi. J'essaie de jouer avec eux et je fais du bruit pour les distraire de ce qui se passe dehors.« Il y a quelques jours, mon enfant m'a demandé de lui préparer un sandwich parce qu'il était affamé. Je n'ai rien pu lui faire parce que nous n'avions ni farine, ni pain, ni biscuits.«Je me sens comme un père inutile qui ne peut pas faire la chose la plus simple pour son fils.»Sortir du radarLa situation s'étant aggravée, Amr et sa famille ont dû se rendre plus au sud, où ils ne connaissent personne et n'ont nulle part où loger. La famille vit actuellement dans une tente.Comme beaucoup de personnes touchées par la crise, Amr a perdu tout contact avec la population. La destruction des infrastructures et les coupures de courant qui en ont résulté ont rendu la communication quasiment impossible, même pour un spécialiste de la communication comme Amr. Les récentes tentatives pour contacter Amr afin de prendre de ses nouvelles et de lui demander certains de ses travaux photographiques à Gaza ont été infructueuses.La situation d'Amr se répète dans toutes les maisons de la bande de Gaza, alors que la nourriture et l'eau se raréfient et que les infections se multiplient. Les combats incessants ont laissé les familles dans l'incertitude quant à la suite des événements.Le personnel et les volontaires du Croissant-Rouge palestinien fournissent des soins médicaux dans les hôpitaux et les postes médicaux, des services d'ambulance, des messages de santé publique et un soutien psychosocial aux habitants de Gaza. Les équipes coordonnent également la réception et la distribution d'une aide vitale, telle que de la nourriture, de l'eau, des médicaments et d'autres articles d'urgence. Elles le font tout en s'inquiétant de la souffrance de leurs familles et en vivant elles-mêmes dans des conditions difficiles.

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Trois membres du Croissant-Rouge palestinien tués : "C'est inacceptable", déclare l'IFRC.

Genève, 02 février 2024 : La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est choquée et profondément attristée par le meurtre de trois membres du Croissant-Rouge palestinien dans la bande de Gaza - un employé et un volontaire le 31 janvier 2024 et un employé le 2 février 2024.Lors du premier incident, deux collègues, Naeem Hasan Al-Jabali et Khalid Kulab, se trouvaient tous deux près de l'entrée de l'hôpital Al-Amal du Croissant-Rouge palestinien à Khan Younis lorsqu'ils ont été tués. Aujourd'hui, Hedaya Hamad a été tué au siège du Croissant-Rouge palestinien, qui se trouve dans la même enceinte que l'hôpital Al-Amal.Ces décès surviennent après plusieurs jours de bombardements et de combats autour de l'hôpital, qui ont entravé l'accès aux locaux et créé un climat de panique et de détresse parmi les patients et les milliers de personnes déplacées.L'IFRC adresse ses plus sincères condoléances aux familles des personnes tuées ainsi qu'à leurs amis et collègues du Croissant-Rouge palestinien. En vertu du droit international humanitaire, les hôpitaux, les ambulances, les travailleurs de la santé et leurs patients doivent être respectés et protégés dans toutes les situations. Toute attaque contre le personnel de santé, les ambulances et les installations médicales est inacceptable.Nous réitérons avec force notre appel au respect inébranlable des emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-Rouge et des services humanitaires cruciaux qu'ils représentent.L'IFRC se tient aux côtés du Croissant-Rouge palestinien et demande instamment la protection de toutes les installations et de tous les travailleurs médicaux. Nous saluons le dévouement des volontaires et du personnel paramédical du Croissant-Rouge, dont beaucoup ont perdu des membres de leur famille ou ont été touchés, mais qui continuent de répondre aux besoins.Depuis le début du conflit, le réseau de l'IFRC a perdu 14 membres. Onze employés et volontaires du Croissant-Rouge palestinien ont été tués, ainsi que trois membres du Magen David Adom d'Israël. Cela est inacceptable.Pour plus d'informations ou pour arranger une interview, merci de nous écrire à l'adresse:[email protected] Beyrouth:Mey Al Sayegh: +961 761 74468A Genève:Tommaso Della Longa +41797084367Mrinalini Santhanam +41 76 381 5006Andrew Thomas +41 76 367 6587

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Déclaration : L'IFRC condamne l'assassinat de quatre membres du Croissant-Rouge palestinien à Gaza.

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) condamne, avec la plus grande fermeté, le meurtre de quatre membres dévoués de l'équipe d'ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien (CRP) et des deux patients qu'ils transportaient. Ils ont été tués lorsque l'ambulance a été touchée le 10 janvier 2024. Youssef Abu Muammar était le chauffeur de l'ambulance. Fadi Fouad Al-Maani était un ambulancier. Islam Abu Riyala était secouriste, tandis que Fouad Abu Khamash était volontaire. Tous ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions, à bord d'un véhicule portant clairement l'emblème protecteur du Croissant-Rouge. Ces décès sont choquants et totalement inacceptables. En vertu du droit international humanitaire, les ambulances, les travailleurs de la santé et leurs patients doivent être respectés et protégés. La tragédie de Youssef, Islam, Fadi et Fouad porte à huit le nombre d'employés et de volontaires du Croissant-Rouge palestinien tués dans l'exercice de leurs fonctions à Gaza depuis le mois d'octobre. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et à tous les membres du Croissant-Rouge palestinien. Les établissements et le personnel de santé doivent être protégés et respectés dans toutes les situations. Toute attaque contre le personnel de santé, les ambulances et les installations médicales est inacceptable. Nous réitérons avec force notre appel à un respect sans faille de l'emblème du Croissant-Rouge et des services humanitaires cruciaux qu'il représente.

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Déclaration : L'IFRC condamne les attaques contre l'hôpital Al-Amal et appelle à un plus grand respect de l'emblème protecteur du Croissant-Rouge

Genève/Beyrouth, 5 janvier 2024 La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) est consternée par les bombardements incessants sur l'hôpital Al-Amal et le siège du Croissant-Rouge palestinien à Khan Yunis. Ces frappes ont entraîné la perte de vies civiles innocentes, dont celle d'un nourrisson de cinq jours, et ont déplacé des milliers de personnes qui s'étaient réfugiées à l'hôpital. L'un de nos collègues, un volontaire des services médicaux d'urgence du Croissant-Rouge palestinien, a été blessé lors de cette frappe, qui s'ajoute aux 26 blessés depuis le début de l'escalade des hostilités et aux quatre collègues qui ont tragiquement perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions. Après que les services de santé du nord de la bande de Gaza ont été largement détruits, le système de soins de santé de la partie sud de la bande de Gaza est au bord de l'effondrement. La plupart des hôpitaux du nord, y compris l'hôpital Al-Quds du Croissant-Rouge palestinien, ont cessé leurs activités en raison de la pénurie de carburant, du manque de médicaments, d'équipement médical et d'accès sécurisé. L'hôpital Al-Amal, l'un des rares à fonctionner encore dans le sud, est dûment marqué de l'emblème du Croissant-Rouge. Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-Rouge symbolisent une assistance humanitaire neutre et indépendante à tout moment, et garantissent une protection en cas de conflit et de catastrophe dans le monde entier. Les bombardements incessants, associés à une grave pénurie de carburant et de fournitures, ont poussé l'établissement de santé à ses limites. Les bombardements incessants ont perturbé les ambulances et le personnel paramédical du Croissant-Rouge palestinien, entravant l'aide médicale vitale et les soins d'urgence de base. L'accès aux soins médicaux est un droit fondamental et le blocage de ces services est inacceptable. L'IFRC se tient aux côtés du Croissant-Rouge palestinien et demande instamment la protection de toutes les installations et de tous les travailleurs médicaux. Nous saluons le courage des volontaires et du personnel paramédical du Croissant-Rouge palestinien, dont beaucoup ont perdu des membres de leur famille ou ont été détenus, mais qui continuent de réagir de manière désintéressée. Nous appelons toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire. Cela signifie qu'il faut protéger les civils, les travailleurs de la santé et les installations. Nous demandons un passage rapide et sans entrave de l'aide humanitaire, ainsi qu'un accès sûr et sans entrave pour les travailleurs humanitaires. Dans tout conflit ou crise, l'accès aux soins de santé est une question de vie ou de mort. Les habitants de Gaza ont suffisamment souffert, et les soins de santé sont l'une des dernières lueurs d'espoir. Il est impératif, d'un point de vue humanitaire et moral, de veiller à ce que la population de Gaza puisse accéder aux soins de santé pendant cette période de conflit intense. Pour plus d'informations, merci de nous écrire à l'[email protected] A Beyrouth: Mey Alsayegh: +961 3 229 352 A Genève: Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67 Mrinalini Santhanam: +41 76 381 50 06

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From bombing to blackouts: Palestine Red Crescent teams navigate life-and-death challenges to save lives

Ever since armed violence erupted in Israel and the Gaza Strip on October 7, the work of emergency service crews has continued non-stop, often in the most harrowing of circumstances.Every day, Palestine Red Crescent Society (PRCS) ambulance crews head out into the streets of Gaza, saving lives while risking their own, as even ambulances and hospitals have come under attack.Since the beginning, PRCS teams have been tirelessly responding, providing first aid and psychosocial support, transporting the dead and distributing essential aid as the fighting continues.Sadly, four PRCS volunteers lost their lives while on duty, making their colleagues’ work even more difficult as they try to cope with the loss.“To be completely honest, I am afraid, much like everyone else,” Haitham Deir, a PRCS paramedic working at the Rafah branch. “I left my children at home with no access to food, water or electricity. When I’m on duty, I call them periodically to check on them, and this constant worrying is overwhelming, adding to the fact that we face gunfire and constant bombing, and some of us get injured or die.“All of these challenges take a toll on our psychological well-being. Nevertheless, we persist. It’s a moral obligation, and I will continue to work until the very end.”‘Our eyes and ears’Apart from the incessant bombing and gunfire, PRCS crews have been struggling with intermittent communications blackouts, which means there’s often no way for people to call in for an ambulance when there is an attack.This has heavily obstructed their response. However, the PRCS ambulance teams have found creative ways to ensure paramedics can find people when there is an urgent need.“We strategically placed our ambulances, and we had to use our eyes and ears to watch out for bombings,” says Mohammed Abu Musabih, director of operations and emergencies for the PRCS in the Gaza strip. “Teams were then dispatched to areas that were bombed, because that’s where people will most likely need assistance.”“We also placed ambulances near hospitals, and we relied on arriving ambulances carrying injured people to give us information about the location they came from,” he continued. “The ambulance crews then headed off to the location.” Unfortunately, in most cases, even the most creative attempts have been ineffective as PRCS teams find it extremely difficult to reach people in need due to infrastructure damage, roadblocks and military sieges going on in various parts of the city.Supplies running out, winter coming onThe situation inside Gaza hospitals has been all the more tragic, with doctors and nurses resorting to traditional medicine as supplies ran out. Many hospitals were forced to suspend their services due to lack of fuel.Thousands of Palestinians have also sought refuge in hospitals, but after coming under siege, many people - including the sick and wounded - had to evacuate, with nowhere to go.A great deal of affected people in Gaza are currently living in tents or open spaces; this leaves them extremely vulnerable as winter approaches, and with it comes the threat of flooding and the potential spread of disease. PRCS ambulance crews and other volunteers will be there doing whatever they can to ensure people get the best possible care under the circumstances.As of December 11, PRCS crews have provided emergency care to more than 11,000 people and they transported the bodies of more than 3,500 people who died due to the fighting. Crews in the West Bank have cared for more than 3,000 injuries and transported more than 80 people killed in the conflict.“Ever since the hostilities began, the Palestine Red Crescent Society teams and volunteers were on the frontline saving lives, day-in and day out, with no break,” says Hossam Elsharkawi, regional director for Middle East and North Africa.“The unprecedented level of challenges they faced is beyond comprehension. We highly salute them; they have shown humanity at its best. In parallel, we call on the international community to fast-track diplomatic solutions that address root causes, including an end to the inhumane siege on Gaza, and enable more humanitarian aid to get into all parts of Gaza, including fuel.”