Ebola : l’IFRC renforce sa réponse dans l’est de la RDC alors que les risques régionaux augmentent.

A DRC Red Cross volunteer shares an educational leaflet and talks with a community member about Ebola prevention. Supported by the IFRC, volunteers are going door-to-door to combat misinformation and encourage early medical care.

Un volontaire de la Croix-Rouge de la RDC partage des informations sanitaires vitales et échange avec un membre de la communauté sur la prévention d’Ebola. Soutenus par l’IFRC, les volontaires effectuent des visites porte-à-porte pour lutter contre la désinformation et encourager une prise en charge médicale précoce.

Photo: Socièté de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo

Kinshasa/Nairobi/Genève, 21 mai 2026 — La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) intensifie les efforts de réponse à Ebola en République démocratique du Congo, en Ouganda et dans les pays voisins, et a lancé un appel d’urgence régional de 29 millions de francs suisses.

La Croix-Rouge de la République démocratique du Congo, avec le soutien de l’IFRC, a déployé 200 volontaires dans les zones de santé de Bunia et Rwampara pour soutenir l’engagement communautaire et les activités de santé publique en première ligne.

Les volontaires de la Croix-Rouge effectuent déjà des visites porte-à-porte dans les communautés touchées afin d’aider les familles à comprendre comment Ebola se propage, de lutter contre la désinformation et d’encourager une prise en charge précoce dès l’apparition des symptômes. Une émission radio de la Croix-Rouge renforce également ces messages à plus grande échelle.

Les familles sont également sensibilisées à ne pas toucher ni laver les corps des personnes suspectées d’être décédées d’Ebola, cette pratique restant l’un des modes de transmission les plus fréquents lors des flambées épidémiques. Dès le premier jour des activités, les volontaires de la Croix-Rouge ont atteint 645 familles.

Ariel Kestens, chef de délégation de l’IFRC à Kinshasa, a déclaré : « La souche Bundibugyo est particulièrement préoccupante, car les preuves concernant l’efficacité des traitements et des vaccins développés pour la souche Zaïre restent limitées. L’épidémie se propage rapidement dans des zones où les systèmes de santé sont déjà fragiles et où les mouvements transfrontaliers de population sont fréquents. La priorité est désormais d’agir rapidement et de travailler étroitement avec les communautés, car les prochains jours seront décisifs. Nous appelons la communauté internationale à faire preuve de solidarité et à soutenir la réponse vitale du Mouvement Croix-Rouge Croissant-Rouge. »

Gregoire Mateso, Président national et Secrétaire général de la Croix-Rouge de la RDC à Kinshasa, a déclaré : « Les populations ont peur, mais lorsque les volontaires de la Croix-Rouge fournissent des informations claires et un soutien concret, les communautés sont davantage enclines à consulter rapidement et à suivre les mesures de prévention. Cela démontre clairement que nos volontaires ont gagné la confiance des communautés qu’ils servent, et cette confiance est essentielle pour stopper la propagation du virus Ebola Bundibugyo. »

L’épidémie se propage dans des zones déjà affectées par l’insécurité, la faiblesse des systèmes de santé et les mouvements constants de population, compliquant davantage les efforts de riposte.

Les craintes d’une propagation régionale plus large augmentent également. L’Ouganda a déjà confirmé des cas d’Ebola Bundibugyo liés à l’épidémie en cours, tandis que les pays voisins, notamment le Burundi, le Rwanda et le Soudan du Sud, renforcent leurs dispositifs de préparation dans les zones frontalières à haut risque.

Robert Kwesiga, Secrétaire général de la Croix-Rouge ougandaise à Kampala, a déclaré : « Nous avons placé nos équipes et nos volontaires en état d’alerte maximale et renforçons leur préparation pour un déploiement rapide en soutien à la réponse nationale contre Ebola. En tant que Croix-Rouge ougandaise, notre rôle ne se limite pas à soutenir les interventions sanitaires d’urgence ; nous sommes également aux côtés des communautés pour renforcer la sensibilisation, instaurer la confiance et contribuer à prévenir une propagation supplémentaire de la maladie. Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et nos partenaires afin de garantir que les communautés des zones à haut risque reçoivent un soutien rapide, des informations fiables et une assistance humanitaire vitale. »

Les précédentes flambées d’Ebola ont montré que la chaîne de transmission peut être interrompue plus rapidement lorsque les communautés font confiance à la réponse, recherchent rapidement des soins et ont accès à des informations fiables ainsi qu’à un soutien adapté.

Un financement urgent est nécessaire pour étendre la surveillance, déployer des équipes supplémentaires d’inhumation sécurisée, fournir des équipements de protection et intensifier les efforts de réponse de première ligne dans les communautés touchées et les zones frontalières à haut risque.

Pour plus d'information ou pour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] 

A Kinshasa: 

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