Recherche
- 1125 results found
Du tremblement de terre aux typhons : les Philippines face à une succession de catastrophes implacables
Manille/Kuala Lumpur, le 10 novembre 2025 – Les Philippines sont confrontées à une crise humanitaire sans précédent, alors que des catastrophes successives dévastent des communautés déjà en difficulté. En un peu plus d’un mois, un séisme de magnitude 6,9 à Cebu, suivi du typhon Kalmaegi (nom local Tino), ont bouleversé la vie de millions de personnes. Dimanche encore, le super typhon Fungwong (nom local Uwan) a traversé le pays, laissant derrière lui un sillage de dévastation.Face à ces multiples catastrophes humanitaires, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a lancé un appel d’urgence révisé, en appui à la Croix-Rouge philippine, afin d’intensifier les opérations d’assistance auprès de 284 904 personnes dans plusieurs provinces.Cet appel vise à mobiliser 18 millions de francs suisses (contre 8 millions précédemment) pour fournir des abris d’urgence, des services de santé et d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH), ainsi qu’un appui aux moyens de subsistance. Cependant, les financements disponibles demeurent très insuffisants, compromettant la capacité à fournir une aide vitale.« Les besoins humanitaires explosent, mais les ressources s’amenuisent », a déclaré Sanjeev Kafley, chef de la délégation de l’IFRC aux Philippines. « Sans un soutien urgent, des milliers de personnes se retrouveront sans abri, sans eau potable ni nourriture. Nous ne pouvons pas laisser la fatigue face aux catastrophes éclipser la souffrance de millions d’êtres humains. »« La résilience des communautés est mise à l’épreuve jusqu’à ses limites les plus extrêmes », a déclaré la Dre Gwendolyn Pang, secrétaire générale de la Croix-Rouge philippine. « Nous soutenions déjà des familles qui avaient tout perdu lors du séisme, et maintenant des centaines de milliers de personnes supplémentaires ont été déplacées par les inondations et les glissements de terrain. Avec une nouvelle tempête en approche, la situation est critique. »Le peuple philippin a énormément souffert au cours des dernières semaines. Le 30 septembre, un séisme a frappé Cebu, faisant 79 morts, 559 blessés et endommageant plus de 134 000 habitations, dont 7 295 complètement détruites. Les pertes d’infrastructures sont estimées à 6,76 milliards de pesos philippins (92,2 millions de francs suisses), et plus de 747 000 personnes ont été affectées, selon les chiffres du gouvernement.Alors que les familles commençaient à reconstruire leur vie, le typhon Kalmaegi s’est abattu sur la même région et au-delà, touchant terre à huit reprises à travers les Visayas et Palawan entre le 4 et le 5 novembre. La tempête a affecté plus de 2,4 millions de personnes, et le nombre de morts, de blessés et de disparus continue d’augmenter à mesure que de nouvelles informations parviennent des provinces touchées.Plus de 377 000 personnes se trouvent encore dans des centres d’évacuation surpeuplés ou des abris temporaires plusieurs jours après le passage du typhon, tandis que les eaux stagnantes, les courants forts et les débris massifs entravent les opérations de recherche et de sauvetage. Les services essentiels restent perturbés : 156 municipalités sont privées d’électricité et sept villes connaissent des coupures d’eau, ce qui accroît les risques d’épidémies.Et désormais, le pays peine à se remettre du passage du super typhon Fungwong – le 21ᵉ cyclone tropical de l’année. Au 10 novembre, Fungwong avait touché 230 000 familles à travers l’archipel et causé la mort de deux personnes.Les Philippines sont habituées aux catastrophes naturelles, mais cette succession d’événements n’a rien de banal : elle rappelle avec force l’aggravation des risques climatiques et sismiques auxquels sont confrontés les pays vulnérables. Un soutien urgent est nécessaire pour intensifier les efforts de secours, éviter de nouvelles pertes humaines et aider le pays à se relever de cette dernière catastrophe.Note aux éditeursVisuels: Des photos et videos supplémentaires sont disponible ici.Pout plus d'informations ou pour demander une interview, écrivez-nous à l'adresse: [email protected] Manille: Ellie van Baaren, +63 960 665 9637A Kuala Lumpur: Afrhill Rances, +60 192 713 641 A Genève: Scott Craig, +41 76 370 3575
Mauritanie : une aide vitale pour renforcer la solidarité entre familles hôtes et personnes en déplacement
A Rosso-Mauritanie, sur les rives du fleuve Sénégal, le va-et-vient incessant des pirogues et du ferry rythme le quotidien. Chaque jour, des centaines de personnes traversent le fleuve, reliant la ville mauritanienne à sa jumelle sénégalaise du même nom, de l’autre côté de la rive.Sa position géographique en fait un carrefour économique et migratoire majeur entre la Mauritanie et le Sénégal, agissant comme une porte d'entrée vers le Sénégal et un point de transit pour les migrants subsahariens vers le Maghreb et l’Europe.Depuis plusieurs mois, la ville de Rosso-Mauritanie fait face à un afflux croissant de migrants en transit, souvent épuisés par un long voyage, arrivant avec peu de ressources, sans assez d’eau potable, ni nourriture suffisante, ni abri adéquat.Les Points de services humanitaires: des bouées de sauvetage pendant le transitPour répondre à ces besoins urgents, le Croissant-Rouge mauritanien a mis en place deux Points de Services Humanitaires (PSH), l’un à l’embarcadère de Rosso, l’autre au siège du comité local. Pour de nombreux migrants en transit, ces espaces de répit leur offrent une aide vitale.« Nous leur donnons de la nourriture, de l’eau, des kits d'hygiène, un soutien psychosocial et des services de rétablissement des liens familiaux pour ceux qui cherchent à contacter leurs proches.» explique Mohamed Ould Lemine, responsable des programmes volontariat et migration du CRM. «Mais l’augmentation quotidienne des arrivées a rapidement saturé nos capacités ».Les familles hôtes, premières lignes de solidaritéDerrière cette urgence visible, une autre pression plus silencieuse s’exerçait : celle pesant sur les communautés hôtes de Rosso, elles-mêmes vulnérables et aux ressources limitées. Ces familles sont pourtant les premiers contacts des migrants ou personnes en déplacement, leur offrant un geste de solidarité.Pour soutenir à la fois les migrants et les communautés hôtes, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a mobilisé 375 000 francs suisses via sonFonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes (IFRC-DREF). Cet appui vise à soutenir 4 500 migrants et 600 familles hôtes les plus vulnérables, renforçant ainsi les capacités locales d’entraide et la cohésion sociale.Une réponse plus équitable et inclusiveLoin du tumulte de l’embarcadère, des dizaines de volontaires du Croissant-Rouge mauritanien sont mobilisés dans plusieurs quartiers de Rosso-ville dans une opération de distribution de cash en faveur de 600 familles vulnérables. Ce soutien financier leur permet de répondre à leurs besoins essentiels et de retrouver un peu de stabilité.« Il était temps que les acteurs humanitaires pensent à nous aussi. C’est la première aide que nous recevons. », confie Mohamed Tahet Ould Sidi, le chef du quartier de Haye Nezaha 1, dans la banlieue de Rosso, exprimant un sentiment d’abandon longtemps ressenti.Dans la cour de sa concession, devenue pour un après-midi un point de distribution, l'espoir renaît. Sous un soleil ardent, des femmes, souvent seules à la tête de leur famille, viennent chercher un soutien qui fait la différence.« Avant, on vivait simplement, mais on arrivait à s’en sortir.» confie Salma Hemet, 54 ans, mère de sept enfants avec un mari sans emploi, habitante du quartier de Jadida. «Puis, tout est devenu difficile les prix du riz et du sucre ont augmenté, et nos revenus ont disparu. »Construire une résilience partagéePour l’IFRC et le CRM, cette approche intégrée reflète une vision à long terme qui considère l'aide non pas comme une œuvre caritative, mais comme un investissement dans la résilience commune.« En soutenant à la fois les migrants et les familles hôtes, nous reconnaissons leur rôle crucial », explique Makan Boubacar Sissao, chargé de programme Migration à l’IFRC.« Nous ne nous contentons pas de distribuer de l'aide ; nous renforçons la cohésion sociale et aidons les communautés à renforcer ensemble leur résilience. »
Philippines: Le tremblement de terre de Cebu
La province philippine de Cebu se remettait encore difficilement de la dévastation causée par un séisme de magnitude 6,9 lorsqu’elle a été frappée par le puissant typhon Kalmaegi (connu localement sous le nom de Tino), ainsi que huit autres provinces voisines. Depuis, le super typhon Fungwong (nom local Uwan) a également traversé le pays, laissant derrière lui un sillage de destructions. Le présent appel d’urgence révisé élargit l’opération d’urgence initialement centrée sur le séisme de Cebu — limitée à une seule province et à une seule catastrophe — pour en faire une intervention multi-provinciale et multi-aléas, visant à répondre aux effets combinés du séisme, des récentes tempêtes et des typhons encore attendus cette saison. Cette montée en échelle met l’accent sur une assistance intégrée — abris et moyens de subsistance, santé, ainsi qu’eau, assainissement et hygiène — afin de répondre aux besoins croissants des populations déplacées et des communautés les plus touchées. En conséquence, les besoins de financement totaux passent de 8 millions à 18 millions de francs suisses, tandis que le nombre de familles ciblées augmente de 14 588 à 56 981.
Travailler avec la nature pour protéger les personnes
Cet important rapport de l'IFRC et du WWF met en évidence le fait que le pouvoir de la nature pour protéger les personnes est négligé. Il montre comment les solutions fondées sur la nature peuvent réduire la probabilité d'occurrence du changement climatique et des événements météorologiques. Et comment elles peuvent sauver des vies en prévenant l'exposition à ces dangers et en aidant les communautés vulnérables à s'adapter et à résister aux dangers d'un monde qui se réchauffe. Statistiques clées du rapport: Les solutions fondées sur la nature pourraient réduire de 26 % l'intensité des risques liés au climat et aux conditions météorologiques; Les solutions fondées sur la nature pourraient offrir aux pays en développement une protection précieuse contre le coût économique du changement climatique, en leur permettant d'économiser au moins 104 milliards de dollars US en 2030 et 393 milliards de dollars US en 2050; Plus de 3,3 milliards de personnes vivent dans des endroits très vulnérables au changement climatique; De 2010 à 2019 seulement, les catastrophes soudaines liées au changement climatique et aux conditions météorologiques ont tué plus de 410 000 personnes. Cliquez ici pour en savoir plus sur le partenariat entre l'IFRC et le WWF. Veuillez noter que le rapport complet n'est disponible qu'en anglais. Le fichier disponible sur cette page est le résumé du rapport.
Le soutien international limité compromet le rétablissement des populations touchées par l'ouragan Melissa à Cuba
Santiago de Cuba / Panama / Genève, 21 novembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a averti que les besoins humanitaires de la population touchée par l’ouragan Melissa dans l’est de Cuba augmentent plus rapidement que le soutien international nécessaire pour fournir une aide humanitaire à court et moyen terme.Trois semaines après que Melissa a touché terre à Cuba, les données de la Défense civile et du Système des Nations Unies indiquent que plus de 2,2 millions de personnes ont été affectées, principalement dans les provinces de Santiago de Cuba, Granma et Holguín. En outre, la perte de plus de 150 000 hectares de cultures menace la sécurité alimentaire, et les dommages subis par plus de 155 000 habitations exposent la population aux épidémies de dengue, d’oropouche et de chikungunya déclarées dans le pays. De plus, les coupures d’électricité limitent le fonctionnement des usines de traitement de l’eau et des services de santé, en particulier à Santiago de Cuba, où 500 000 personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité.« D’innombrables familles ont tout perdu : toits, matelas, nourriture, animaux, des biens essentiels à la survie dans la dignité et le bien-être », a déclaré Carlos Pérez Díaz, président exécutif de la Croix-Rouge cubaine. « Dès la première minute, les équipes de la Croix-Rouge cubaine se sont rendues dans les zones les plus touchées par Melissa pour distribuer de l’aide et offrir un soutien psychosocial, mais nos efforts restent insuffisants face à l’ampleur des besoins que nous constatons, en particulier dans les zones rurales et dans les zones côtières où Melissa a touché terre. »Les 20 premières tonnes d’aide de l'IFRC, arrivées à Cuba par voie aérienne le 2 novembre, ont déjà été entièrement distribuées par les volontaires de la Croix-Rouge cubaine. Cet envoi comprenait des kits de cuisine, d’hygiène et de couchage, des couvertures, des moustiquaires, des lampes solaires, des bâches en plastique et des kits d’outillage. Ces articles ont été remis aux familles dont les maisons ont été détruites, aux personnes âgées vivant seules, aux personnes en situation de handicap, ainsi qu’aux femmes enceintes ou aux femmes ayant des enfants ou des personnes dépendantes à leur charge.« La préposition de fournitures humanitaires dans notre hub logistique au Panama nous a permis d’acheminer une aide vitale dans les 72 premières heures après le passage de l’ouragan Melissa, et la capacité d’organisation et de coordination de la Croix-Rouge cubaine nous a permis de la distribuer en un temps record », a déclaré Cristian Torres Bermeo, directeur adjoint de l'IFRC pour les Amériques. « Nous avons l’expérience, la capacité opérationnelle et la présence locale nécessaires pour atteindre les zones les plus vulnérables, mais nous avons besoin de davantage de soutien financier afin d’aider les milliers de familles qui nécessitent encore une assistance urgente et, dès que les conditions le permettront, de passer à la phase de relèvement précoce. »Le 31 octobre, l'IFRC a lancé un appel d’urgence visant à récolter 15 millions de francs suisses (18 millions USD) pour fournir, sur deux ans, une aide d’urgence, un soutien au relèvement précoce et au renforcement de la résilience à 100 000 personnes. Les contributions reçues par l’organisation ne représentent que 16,3 % du montant requis, alors que les besoins sur l’île continuent d’augmenter.L’appel d'urgence international de l'IFRC restera ouvert pendant les 24 prochains mois. Les gouvernements, les entreprises, les fondations et même les particuliers peuvent apporter des ressources qui permettront aux communautés de reconstruire leurs maisons, de se protéger contre les maladies transmises par les moustiques, de prendre soin de leur santé mentale, de reprendre des activités productives, de compter sur l’énergie solaire pour faire face aux coupures d’électricité et de se préparer à la prochaine saison des ouragans.L'IFRC possède une solide expérience dans la mise en œuvre d’opérations humanitaires à Cuba. En travaillant main dans la main avec la Croix-Rouge cubaine – et son réseau de plus de 35 000 volontaires – et en coordination avec les autorités publiques ainsi que les acteurs humanitaires nationaux et internationaux, elle a répondu à des dizaines d’ouragans et de tempêtes, notamment Ian, Oscar, Rafael, Matthew, Irma et Sandy, toujours guidée par ses principes fondamentaux et avec des interventions fondées sur des évaluations des besoins et un dialogue avec les communautés affectées.Pour plus d'informations où pour demander d'interview merci d'écrire à l'adresse [email protected] Santiago, CubaSusana Arroyo Barrantes, +507 69993199Au PanamaMaría Victoria Langman, +507 65501090A GenèveNora Peter +36 70 953 7709
Conférence des donateurs de l'IFRC-DREF
Les principaux donateurs du monde entier se réunissent chaque année au secrétariat de l'IFRC à Genève, en Suisse, pour s'engager à verser de nouveaux fonds ou à renouveler leurs contributions au Fonds d'urgence pour les réponses aux catastrophes de l'IFRC, ce qui rapproche considérablement le Fonds de son ambition stratégique de porter le montant du IFRC-DREF à 100 millions de francs suisses d'ici à 2025.
Alerte précoce, action rapide
Une action rapide, encore connue sous le nom d'action anticipée ou action basée sur les prévisions, signifie prendre des mesures pour protéger les populations avant qu'une catastrophe ne survienne sur la base d'une alerte précoce ou une prévision. Pour être efficace, elle doit impliquer un engagement significatif avec les communautés à risque. Découvrez comment l'IFRC soutient les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge afin que celles-ci soientefficaces dans l'alerte précoce et l'action précoce.
La nature au service des personnes
L'IFRC s'associe au WWF, la plus grande organisation de protection de l'environnement au monde, pour travailler avec la nature et protéger les populations de la crise climatique.
Servir avec le coeur: La Journée internationale des volontaires 2025 rend hommage au don du cœur et à l’esprit d’être « Local, partout »
L’IFRC annonce la fermeture du Point de service humanitaire en mer et la fin de son partenariat avec SOS MEDITERRANEE
Budapest/Genève, 9 décembre 2025 – La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) regrette d’annoncer la fermeture de son opération de soutien aux personnes en mouvement en Méditerranée centrale, menée en partenariat avec SOS MEDITERRANEE à bord du navire de recherche et de sauvetage Ocean Viking.Malgré des efforts considérables, l’IFRC n’a pas pu mobiliser les ressources nécessaires pour poursuivre l’opération au-delà de 2025. En conséquence, le personnel du réseau de l’IFRC ne sera plus présent à bord de l’Ocean Viking, et SOS MEDITERRANEE assumera seule les coûts opérationnels du navire.Cette mission a constitué une bouée de sauvetage pour des milliers de personnes, les arrachant aux eaux périlleuses de la Méditerranée et leur garantissant sécurité, dignité et soins. Au cours des quatre dernières années, les équipes du réseau IFRC présentes à bord de l’Ocean Viking ont contribué à sauver plus de 8 600 personnes, dont 2 200 enfants.« C’est avec une immense douleur et tristesse que nous voyons les contraintes financières impacter directement une opération aussi vitale et salvatrice », a déclaré Maria Alcazar Castilla, Directrice régionale adjointe de l’IFRC pour l’Europe. « Nous sommes reconnaissants envers tous nos partenaires qui ont soutenu cette importante initiative, qu’il s’agisse de financements, de l’envoi de personnel à bord ou de plaidoyer en faveur des migrants ».À bord de l’Ocean Viking, les équipes IFRC ont fourni des services humanitaires post-sauvetage, notamment des soins médicaux, les premiers secours, un soutien psychosocial, de la nourriture et des informations sur les procédures d’asile en Europe. Au fil des années, les équipes IFRC ont participé à 156 opérations de sauvetage, distribué 96 000 repas, apporté 6 500 consultations médicales et transmis 3 200 messages « sain et sauf » aux familles des survivants. Ce travail s’est déroulé dans un environnement de plus en plus restreint et dangereux, rendant la prestation d’une aide humanitaire impartiale toujours plus difficile.« Nous remercions SOS MEDITERRANEE pour leur partenariat au fil des années. Les opérations de recherche et de sauvetage demeurent une nécessité humanitaire, afin que les personnes en détresse en mer puissent être conduites en lieu sûr. Même si notre coopération prend fin, nous souhaitons que leur travail se poursuive aussi longtemps que nécessaire », a ajouté Maria Alcazar Castilla.Si le travail de l’IFRC en mer se termine, notre engagement envers les personnes en mouvement demeure inébranlable. Les équipes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continuent d’apporter une assistance humanitaire le long des routes migratoires, depuis le débarquement jusqu’à l’intégration. Cela comprend l’Espagne, l’Italie et la Grèce, où les Sociétés nationales sont présentes sur les littoraux, ainsi que de nombreuses autres à travers l’Europe et au-delà, offrant soins de santé, soutien psychologique, hébergement sûr, nourriture et aide au rétablissement des liens familiaux.À l’échelle mondiale, grâce à plus de 600 points de services humanitaires, les migrants et les personnes déplacées peuvent accéder à des espaces sûrs et neutres pour obtenir un soutien, une protection et des services essentiels à chaque étape de leur parcours.Note aux rédacteurs :La Méditerranée centrale est l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde, avec plus de 25 000 personnes ayant perdu la vie ou disparu au cours des dix dernières années. Chaque jour, de nombreuses personnes risquent leur vie en mer, à bord de bateaux surchargés et non adaptés à la navigation.En juillet 2021, l’IFRC a conclu un partenariat avec SOS MEDITERRANEE – une organisation maritime et humanitaire européenne menant des opérations de recherche et de sauvetage pour sauver des vies en Méditerranée centrale. L’opération est menée depuis le navire de sauvetage Ocean Viking.Depuis 2021, l’IFRC a reçu un soutien financier total de 5,2 millions de francs suisses pour l’opération humanitaire en mer, avec les contributions les plus importantes provenant de la Croix-Rouge suédoise, de la Croix-Rouge islandaise et de la Croix-Rouge néerlandaise, ainsi que de la Ligue islamique mondiale. Un soutien additionnel a été reçu de la Croix-Rouge canadienne, de la Croix-Rouge danoise, de la Croix-Rouge finlandaise, de la Croix-Rouge française, de la Croix-Rouge irlandaise, de la Croix-Rouge japonaise et de la Croix-Rouge monégasque.D’autres partenaires ont soutenu la mission par le déploiement de personnel, notamment la Croix-Rouge américaine, la Croix-Rouge belge, la Croix-Rouge finlandaise, la Croix-Rouge française, la branche de la Croix-Rouge de Hong Kong (de la Société de la Croix-Rouge de Chine), la Croix-Rouge islandaise, la Croix-Rouge italienne, le Croissant-Rouge koweïtien, la Croix-Rouge monégasque, la Croix-Rouge slovaque et la Croix-Rouge suédoise.La Croix-Rouge suédoise, grâce à une généreuse contribution de la loterie Post Code suédoise, continue de soutenir SOS MEDITERRANEE dans l’adoption de technologies avancées visant à renforcer l’efficacité des opérations de recherche et de sauvetage en mer. Ce projet se poursuivra en 2026.· Visuels:Photos et vidéos supplémentaires disponibles ici: LINK· Audio:Une interview sur IFRC News, le podcast d’actualités hebdomadaire de l’IFRCPour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse : [email protected] Budapest:Nora Peter, +36 70 953 7709A Genève:Tommaso Della Longa, +41 79 708 43 67
Alors que l'épidémie d'Ebola en RDC est déclarée terminée, l'IFRC appelle à investir dans la surveillance communautaire
Kinshasa/Nairobi/Genève – 5 décembre 2025 — À la suite de la déclaration du ministère de la Santé annonçant la fin officielle de la 16e épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) appelle à un renforcement urgent de la surveillance communautaire, à une prévention et un contrôle plus efficaces des infections, ainsi qu'à des investissements à long terme dans les systèmes de santé locaux afin d'éviter une résurgence.L'IFRC avertit que la période qui suit immédiatement l'épidémie reste critique, en particulier dans les communautés déjà fragilisées par le choléra, la variole du singe et la précarité des infrastructures sanitaires. Afin de réduire le risque de flambées, la Croix-Rouge de la RDC, avec le soutien de l'IFRC et d'autres Sociétés nationales, se concentre sur le renforcement de la surveillance communautaire afin d'identifier et de signaler rapidement les maladies ou les décès inhabituels.Ariel Kestens, chef de la délégation nationale de l'IFRC à Kinshasa, déclare :« Contenir une épidémie d'Ebola est une étape cruciale, mais le véritable défi commence maintenant. Les communautés ont besoin d'un soutien continu pour détecter rapidement les menaces sanitaires. Investir dès aujourd'hui dans la surveillance communautaire, les agents de santé locaux et le renforcement des systèmes est la meilleure protection contre d'éventuelles épidémies. »Les communautés restent essentielles pour empêcher de nouvelles flambéesLes volontaires de la Croix-Rouge de la RDC ont joué un rôle déterminant dans la maîtrise de l'épidémie et resteront en première ligne pendant la phase post-épidémique. Leur travail actuel comprend la détection précoce, la coordination étroite avec les dirigeants locaux, la promotion de l'hygiène et la lutte contre la désinformation, une approche communautaire particulièrement vitale dans les zones reculées où les services de santé officiels sont limités.Gregoire Mateso, président national de la Croix-Rouge de la RDC, déclare :« Les communautés de première ligne et les volontaires de la Croix-Rouge ont une fois de plus démontré ce que l'action précoce peut accomplir. Cependant, le cycle des épidémies se poursuivra s'il n'y a pas d'investissement à long terme. Il est temps d'arrêter de reculer et de renforcer notre état de préparation en nous appuyant sur les leçons apprises. »Pendant l'épidémie, la Croix-Rouge de la RDC a procédé à 118 inhumations sûres et dignes et a déployé plus de 500 volontaires formés à la lutte contre les épidémies. Les activités de communication sur les risques et d'engagement communautaire ont touché plus de 236 000 personnes, et la promotion de l'hygiène et le soutien à la décontamination ont bénéficié à plus de 78 000 personnes. La Croix-Rouge a également fourni un soutien psychosocial à 2 500 personnes, tandis que les efforts nationaux de vaccination ont permis d'immuniser plus de 47 500 personnes, démontrant ainsi l'impact crucial de l'action locale dans la protection des communautés.Nécessité d'une meilleure préparationMalgré une maîtrise rapide, l'épidémie a mis en évidence les faiblesses des systèmes de santé locaux, notamment la capacité d'isolement limitée, la pénurie d'équipements de protection et les lacunes en matière de prévention et de contrôle des infections. Les épidémies simultanées de choléra et de Mpox ont encore grevé les ressources, tandis que les groupes vulnérables, en particulier les femmes, les enfants et les familles déplacées, ont été exposés à des risques accrus.Ces lacunes soulignent l'urgence d'une résilience à long terme et d'une meilleure préparation au niveau communautaire. L'IFRC appelle ses partenaires et les donateurs à unir leurs efforts pour renforcer la surveillance communautaire, améliorer la prévention et le contrôle des infections, renforcer les systèmes d'approvisionnement en eau, d'assainissement et d'hygiène, soutenir et former les volontaires locaux, qui sont les premiers intervenants dans les zones reculées, et développer les services psychosociaux et de protection.Pour plus d'informationsPour demander une interview, merci de nous écrire à l'adresse: [email protected] Kinshasa:Jean-Michel Ntalemwa: +243 999 842 933A Naïrobi:Susan Mbalu: +254 733 827 654A Genève:Tommaso Della Longa: +41 79 708 43 67Scott Craig: +41 76 370 35 75
Dépliant et études de cas sur la préparation pour intervention efficace
Ce bref dépliant souligne l'importance de renforcer les capacités de préparation des Sociétés nationales afin de garantir une assistance humanitaire rapide et efficace. Il résume également l'approche de la préparation à une intervention efficace (PER) de l'IFRC, en expliquant ses principes clés, ses phases et ses activités. Le dépliant est disponible en anglais, français, espagnol et arabe. Plusieurs études de cas de Sociétés nationales utilisant l'approche PIE sont également disponibles pour lecture et téléchargement ci-dessous.
IFRC dévoile son Plan mondial 2026 pour répondre à la hausse des besoins humanitaires grâce à un renforcement de l’action locale menée par les communautés.
Genève, 12 décembre 2025 – IFRC a lancé aujourd’hui un résumé de son Plan mondial 2026, présentant les priorités opérationnelles de l’organisation pour l’année à venir, alors que les besoins humanitaires atteignent des niveaux sans précédent, tandis que les financements de l’action humanitaire continuent de diminuer.Le plan met en lumière les défis urgents auxquels sont confrontées les communautés à travers le monde, allant de la multiplication des catastrophes liées au climat aux conflits prolongés, en passant par l’augmentation des déplacements, les urgences sanitaires et l’aggravation des vulnérabilités. Dans de nombreuses crises, le personnel et les volontaires de l’IFRC, de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont de plus en plus souvent les seuls acteurs humanitaires encore présents, alors que d’autres organisations réduisent leurs activités ou se retirent.« Les besoins humanitaires augmentent, les défis se multiplient et les financements diminuent. De nombreuses organisations doivent quitter les communautés au moment même où elles ont le plus besoin de soutien. Pas nous », a déclaré Jagan Chapagain, Secrétaire général de l’IFRC. « Le réseau de l’IFRC est local, partout, et en 2026, cela ne changera pas. »Un plan de 3,4 milliards de CHF axé sur la protection des personnes les plus à risque.Le besoin total de financement du réseau de l’IFRC pour 2026 s’élève à 3,4 milliards de francs suisses (une ventilation détaillée est disponible dans le document de synthèse du Plan mondial). Parmi les principaux domaines d’investissement de l’IFRC figurent :Les catastrophes et les crisesLa santé et le bien-êtreLa migration et les déplacementsLe climat et l’environnementLes valeurs, le pouvoir et l’inclusionLes appels d’urgenceLe renforcement des fonds à vocation spécifique, notamment le IFRC-DREF (Fonds d’urgence pour les réponses aux catastrophes) et la National Society Investment Alliance (NSIA).Un soutien accru à l’action menée au niveau localDans le cadre du Plan mondial, l’IFRC consacrera 75 % de l’ensemble des ressources mobilisées au niveau international au niveau national, en plaçant davantage de personnes et d’expertise au plus près des communautés. Elle renforcera la capacité des Sociétés nationales à diriger les interventions d’urgence, à élargir les réseaux de volontaires et à approfondir la redevabilité envers les communautés affectées.Le plan s’inscrit dans la continuité du processus de « Renewal » en cours au sein de l’IFRC, une transformation initiée par le Secrétaire général de l’IFRC afin de rendre le Secrétariat de l’IFRC plus agile, davantage ancré au niveau local, plus efficace, plus efficient et plus responsable, à travers de larges consultations menées auprès du personnel, des Sociétés nationales et des partenaires.Faire les choses autrement avec moins de ressourcesAvec 191 Sociétés nationales, 17 millions de volontaires et 289 000 branches locales, l’IFRC demeure le plus grand réseau humanitaire au monde. Toutefois, le contexte dans lequel elle opère devient de plus en plus fragile, marqué par la hausse des besoins humanitaires et des risques accrus pour le personnel humanitaire. Cinquante-sept membres du personnel et volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions au cours des deux dernières années. La protection du personnel humanitaire, afin de pouvoir remplir efficacement notre mandat, constitue une priorité majeure pour l’IFRC en 2026.Un appel à investir dans des actions locales efficaces et éprouvées.L’investissement dans des réponses menées au niveau local demeure l’un des moyens les plus rentables et à fort impact pour répondre aux besoins humanitaires. Les Ressources régulières, financement non affecté de l’IFRC, seront particulièrement importantes en 2026, car elles fournissent la flexibilité nécessaire pour ancrer l’action locale, maintenir les services essentiels et soutenir les Sociétés nationales en première ligne face à l’augmentation des besoins humanitaires.Avec le Plan mondial 2026, l’IFRC renouvelle son engagement à être locale, partout, en veillant à ce que les communautés disposent d’un soutien de confiance à proximité lorsque cela compte le plus — et invite ses donateurs et partenaires à financer ce Plan.Lire le résumé du Plan mondial 2026.Le Plan complet sera publié en janvier 2026.Pour plus d’informations, consultez la page web du Plan mondial 2026.Pour toute demande média, veuillez nous écrire à l'adresse: [email protected] Genève: Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367 Scott Craig, +41 76 370 3575
L'IFRC lance un appel d’urgence alors que le Sri Lanka fait face aux pires inondations depuis des décennies.
Colombo, Kuala Lumpur, Genève, 4 décembre 2025 – IFRC a lancé un Appel d’urgence de 5 millions de francs suisses afin de soutenir la Croix-Rouge du Sri Lanka dans sa réponse aux inondations et glissements de terrain catastrophiques provoqués par le cyclone Ditwah, qui a frappé le Sri Lanka le 27 novembre 2025.Apportant des pluies torrentielles dépassant 350 mm en l’espace de 24 heures, une quantité exceptionnelle de pluie tombée en une seule journée, le cyclone a déclenché des inondations et des glissements de terrain généralisés dans les 25 districts du pays, touchant plus de 1,46 million de personnes et faisant de cet événement l’une des pires catastrophes que le pays ait connues depuis des décennies.« L’ampleur de cette catastrophe est immense », a déclaré John Entwistle, Chef de la délégation cluster pays de l’IFRC pour l’Asie du Sud, actuellement au Sri Lanka. « Si les eaux de crue se retirent dans certaines zones, les besoins humanitaires restent critiques. Des personnes ont perdu des proches et leurs habitations, et ont un besoin urgent de nourriture, d’eau, d’abris et de soins médicaux. Plus de 1,5 million de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire en raison des pertes de récoltes, de la perturbation des moyens de subsistance et de la hausse des prix. L’appel de l’IFRC nous aidera à fournir dès maintenant une aide vitale et à soutenir le relèvement sur le long chemin qui s’annonce. »Les autorités font état de centaines de décès, tandis que de nombreuses personnes sont toujours portées disparues alors que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent. Plus de 230 000 personnes restent déplacées, réfugiées dans des centres d’hébergement surpeuplés avec un accès limité à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Plus de 20 800 habitations ont été endommagées ou détruites, tandis que d’importants dégâts aux infrastructures, 78 routes et 15 ponts affectés, près de 278 000 bâtiments inondés et plus de 65 000 coupures d’électricité et de télécommunications, continuent de restreindre l’accès aux communautés touchées. Les inondations demeurent un risque majeur dans les zones en aval, les niveaux des rivières dans plusieurs bassins clés continuant d’augmenter malgré la baisse des précipitations.L’IFRC a fourni un appui technique et financier essentiel à la Croix-Rouge du Sri Lanka, permettant le prépositionnement de stocks essentiels tels que des matériaux d’abris, des kits d’hygiène et des fournitures de santé dans les zones à haut risque. Ce soutien a également renforcé la préparation aux catastrophes grâce aux Protocoles d’Action Anticipée et à l’adaptation au climat.Afin de permettre une action immédiate, l’IFRC a déjà débloqué 100 000 francs suisses de son Fonds d’urgence pour les interventions en cas de catastrophe (DREF), avec une allocation supplémentaire d’un million de francs suisses en cours pour intensifier les opérations avant le lancement complet de l’appel.La Croix-Rouge du Sri Lanka a mobilisé plus de 3 500 volontaires, qui mènent des évaluations rapides, soutiennent les évacuations, fournissent les premiers secours et distribuent de l’eau potable, des kits d’hygiène, de la literie et des rations alimentaires.« Nos volontaires travaillent sans relâche pour soutenir les communautés qui ont tout perdu », a déclaré le Dr Mahesh Gunasekara, Secrétaire général de la Croix-Rouge du Sri Lanka. « Les besoins urgents incluent des repas préparés, de l’eau potable, des médicaments et des abris, mais l’ampleur des destructions signifie qu’un soutien durable est indispensable pour éviter une aggravation de l’insécurité alimentaire, des maladies et de la pauvreté. »Les services essentiels ont été gravement perturbés. Les hôpitaux et établissements de santé restent inondés ou endommagés, limitant l’accès aux soins et perturbant les services de santé maternelle, infantile et reproductive. Les centres d’évacuation surpeuplés peinent à répondre aux besoins des femmes enceintes et allaitantes, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, tandis que les besoins en santé mentale et en soutien psychosocial augmentent. L’accès à l’eau potable demeure gravement compromis en raison de systèmes d’approvisionnement en eau endommagés ou contaminés.L’Appel d’urgence de l’IFRC soutiendra les services d’abris d’urgence, de santé, d’eau et d’assainissement, de moyens de subsistance et de protection, tout en renforçant la résilience des communautés face aux futurs chocs liés au climat.Note aux rédacteurs: Visuels du Sri LankaPour plus d’informations ou pour demander une interview, veuillez nous écrire à l'adresse: [email protected] Kuala Lumpur:Afrhill Rances, +60 19 271 3641 A Genèvae:Tommaso Della Longa, +41 79 708 4367Scott Craig, +41 76 370 3575